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JazzBulletin   -   jeudi 21 juin 2018 au dimanche 8 juillet 2018

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Du Jazz d’ici avec Rémi-Jean LeBlanc, Simon Denizart, René Lussier, Vincent Rehel, et plus, au Festival International de Jazz de Montréal, du 28 juin au 7 juillet!

FIJM18_web_150x150_RemiJean.jpgC’est la fête du Jazz d’ici à la 39e édition du Festival International de Jazz de Montréal!

Jeudi le 28 juin, le prodige de la basse Rémi-Jean LeBlanc nous fera passer une incroyable soirée. Il revient à la tête d’un quartette avec le guitariste newyorkais Nir Felder, le pianiste Rafael Zaldivar et le batteur Samuel Joly pour interpréter les pièces de son nouvel album, Déductions! (lisez notre entrevue avec Rémi-Jean ici).

Le lendemain, vendredi le 29 juin, le pianiste Simon Denizart et le percussioniste Elli Miller Maboungou nous enivrent avec leur jazz mélodique doux et subtil aux envolées parfois rocambolesques dignes des plus belles pages du néoclassique. Il nous présenteront les pièces de son plus récent album : Darkside.  Voici une vidéo du duo.

Samedi le 1er juillet, le fameux mélodiste et guitariste René Lussier, qui est à l’origine de nombreuses créations, aussi bien de musiques de films que d’albums originaux, chacun dans un style particulier, nous présente son nouveau projet pour une soirée groove inoubliable avec la complicité de Julie Houle, Robbie Kuster, Luzio Altobelli et Marton Maderspach. Un spectacle à ne pas manquer !

Enfin, dimanche le 2 juillet, le pianiste de renom Vincent Rehel nous offre les pièces de son dernier album : Le capitaine ivre, accompagné de Jean-François Lemieux à la basse, de Max Sansalone à la batterie et de la chanteuse Sonia Johnson et du trompettiste Jacques Kuba Séguin ! Une soirée délirante nous attend!

Pour toute la programmation de la série TD Jazz d'ici La Presse+, c’est ici

Billets et infos au montrealjazzfest.com


Le saxophoniste alto David Binney et son Alhambra Quartet, une référence a un quartier de Los Angeles, avec le pianiste Luca Mendoza, le bassiste Logan Kane et le batteur Nate Wood au Gesù dans la Série Jazz dans la nuit, jeudi le 5 juillet au 39ième Festival International de Jazz de Montréal.

David Binney interview.jpgJ'ai discuté avec David Binney de sa demeure de Los Angeles au sujet de son retour à Los Angeles de NY, la différence entre le millieu de la musique de LA et de NY, comment il a crée l'Alhambra Quartet, ce qu'ils vont jouer jeudi le 5 juillet, ce qu'il aime le plus de la musique, ce qu'il aime le moins de la musique, sa reconnaissance comme compositeur, quelques jeunes saxophonistes prometteurs, ce qu'il entendit jeune qui l'a allumé au jazz, les autres instruments qu'il aimerait jouer, son saxophone, ce qu'il écoute en conduisant et un moment musical WOW qu'il a eu.
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CT - Comment s'est crée l'Alhambra Quartet?

David - Ça fait longtemps que je joue avec le batteur Nate Wood, pendant plusieurs années à NY, et a Los Angeles avant son départ pour NY. Je voulais faire quelque chose avec Nate à Montréal. Je viens de revenir à Los Angeles après plusieurs années à NY et depuis que j'y suis, j'ai joué avec beaucoup de jeunes musiciens, il y un toute nouvelle génération de musiciens très actifs à Los Angeles. Il y eu comme un déclin à NY dans le millieu du jazz et de arts, c'est devenu très dispendieux et beaucoup viennent ici. Aussi beaucoup de jeunes musiciens du Monk Institute et de l'USC restent ici après leurs études. J'ai donc rencontré plusieurs de ces musiciens et j'ai joué avec eux. Comme le bassiste Logan Kane qui viens d'avoir 21 ans et qui est fabuleux. Aussi Luca Mendoza, un superbe pianiste de 19 ans et le fils du fameux musicien Vince Mendoza - Vince vous le dira, Luca a tout un son et est impresssionant. J'ai donc voulu rassembler ces jeunes d'ici, c'est le son que j'entendais et c'était bon. Ça va être un super concert. Originalement c'était un trio mais j'ai ajouté Luca, ça serait donc super si ça se savait et que Luca sera de la partie. Et je voulais amener un band de Los Angeles au concert de Montréal.

CT - Alors vous jouerez quoi jeudi le 5 juillet au Gesù?

David - Beaucoup de nouvelle musique écrite depuis le dernier album. Peut-être une pièce du dernier album et quelques pièces de Luca. Une pièce qu'il a écrit sur un discours d'un prof de Columbia, Cornel West et une autre qui est un morceau odd time qui change beaucoup et qui est très bon. D'autre pièces de moi, peut-être une pièce de Logan. Et peut-être des pièces venant de d'autres albums précédants. Beaucoup d'improvisation, des solos, beaucoup de variété.

CT - Ce que tu aimes le plus de la musique? la créativité ? la rencontre avec les musiciens ?

David - Oui tout ça et plus. Je ne sais pas pourquoi mais ça m'attire et ça me semble être la bonne chose à faire. C'est comme une addiction, j'aime composer, j'aime produire et jouer de la musique, c'est comme la bonne chose à faire avec ma vie, de présenter la musique au public et que le public l'apprécie. C'est quelque chose de positif, ça contribue de façon positive à notre société. Aussi ce qui est vraiment super c'est tout ce monde que j'ai rencontré dans la musique, ils sont ouverts d'esprit et créatifs. c'est aussi l'occasion de voyager comme à Montréal, que je n'aurai pas connu sans la musique.

CT - Ce que tu aimes le moins de la musique?

David - Ce que j'aimes le moins comme dans le vie en général : la célébrité. L'adulation de certaines personnes pour une musique ou un musicien comme étant le meilleur quand en réalité ce n'est pas du tout le cas. Et ça impacte la quantité de nos concerts et engagements vers le bas. C'est aussi une des raisons qui m'a motivé à revenir à Los Angeles. Il y beaucoup de chicanes de clocher à NY parce que c'est si dispendieux et qu'il y moins d'occasion de jouer et ça peut créer une drôle de situation ce que je sens moins ici. On a vraiment un super band que le public aimerait mais on n'est pas engagé et remplacé par d'autres, et quand on voit c'est qui on est estomaqué. A NY a un moment donné j'ai même arrêté de chercher des engagements, j'ai plutôt joué comme sideman, été producteur et mettais ma musique sur Bandcamp.

CT - Ton travail de composition est-il méconnu?

David - Definitivement. Si tu regardes l'influence que mon South band a eu sur plusieurs groupes, si tu écoutes la musique de certaines pièces spécifiques tu peut entendre l'influence. Beaucoup de gens du millieu universitaire a un moment donné ont entendu ma musique et elle devenue assez populaire dans le millieu collégial. Donc oui peut de reconnaissance et je ne suis pas le seul à la dire. Demandez à Chris Potter, Craig Taborn et Brian Blade et ils vous diront la même chose. Peut-être à ma mort dans mon euloge. La politique et les labels font aussi partie de l'équation. Dans le cas de Blackstar, le band de Donny McCaslin avec David Bowie,  ça n'aurait pas eu lieu sans moi et la presse ignora ce fait. Donny ne voulait d'un projet électrique et j'ai du le convaincre, j'ai monté le band, je lui ai dit qui embaucher, j'ai écrit plusieurs compositions mais aucune notorieté.

CT - Quelques jeunes saxophonistes prometteurs?

David - Des jeunes musiciens comme Shai Golan, originalement d'Israël, il a étudié au Manhattan School of Music, j'ai beaucoup joué avec lui au 55 Bar de NY, il a étudié avec Donny McCaslin et Donny disait qu'il ne savait pas quoi lui montrer, il voulait plutôt lui poser plein de questions, alors a surveiller.Henry Solomon qui est aussi ici fait des choses intéressantes. Un autre très bon joueur est Josiah Boornazian, et ils sont tous ici à LA.

CT - Qui as-tu écouté plus jeune qui t'alluma au jazz?

David - J'avais 12 ans et je me souviens du jour exact. Mes parents étaient des amateurs de jazz et avaient une collection d'albums de jazz. J'écoutais du Hendrix et du Sly and The Family Stone et des choses comme ça. Ils étaient dans l'autre pièce et écoutaient la télé et j'écoutais My Favorite Things de Coltrane et un saxophoniste de LA, John Klemmer, qui jouait un peu dans le genre free jazz. Dans les années 80 il avait lancé l'album Touch. J'avais dit à mes parents que je voulais devenir saxophoniste et ils avaient dit ok, on verra ce qu'on peut faire. Deux semaines plus tard j'avais un saxophone et et un prof, à l'école secondaire où j'allais on me permettait de terminer mes cours 15 minutes avant les autres pour aller dans une autre pièce apprendre avec le prof. A 14 ans je savais déjà que je voulais aller vivre à NY et jouer de la musique et suis revenu de NY l'an passé. Ma mère était intensément fière, elle jouait mes albums, et tout ce qui paraissait dans la presse était encadré. Elle était une immense supporteure.

CT - Quel autre instrument aimerais-tu jouer?

David - Probablement le piano pour pouvoir y jouer plus qu'un note à la fois et pour l'écriture, mais plus probable serait la basse électrique, j'en ai une et j'en joue un peu. Peut-être la batterie, j'en ai une aussi mais pas de cymbales.

CT - Qu'est-ce que tu écoutes dans l'auto?

David - Il rit. C'est une bonne question car c'est ce que je disais a quelqu'un et ils étaient assez surpris. Les postes de radio de LA sont meilleures que celles de NY, beaucoup de radios universitaires qui semblent assez libre de jouer ce qu'ils veulent. J'aime bien la musique électronique et le rock et c'est surtout ce que j'écoute ces jours-çi. Mais ce qu'écoute depuis environ un mois quand j'embarque dans ma voiture c'est du nouveau country, il y plein de trucs que j'aime la-dedans, les paroles et les textes, la production, le fait que c'est encore des vrais musiciens - comme à Nashville. Il a quelque chose d'innocent que j'aime, beaucoup de musique d'aujourd'hui est sombre et triste mais pas cette musique. On parle de relations, de sortir s'amuser le vendredi soir et des trucs comme ça. Et c'est bon pour conduire.

CT - On jase sax...combien en as-tu et quel est ton préféré?

David - J'ai un saxophone Melody C que j'utilises autour de LA, un soprano mais 99,99% du temps, comme à Montréal, je joue mon alto Selmer Mark VI.

CT - Parles-nous d'un moment WOW que tu as eu en jouant?

David - Il y eu quelques bons concert au 55 Bar de NY, parce que le musique est demeurée fidèle à la vraie improvisation. Il y eu des moments, comme une soirée  avec Nate Wood à la batterie, Matt Mitchell au piano, Matt Brewer à la basse, c'était malade et c'était WOW. Incroyable. Je devrais tous filmer.

Voyez cette superbe video de David Binney à Los Angeles nommée Future Philosophy :

https://www.youtube.com/watch?v=z0ah6qHEWLs&feature=youtu.be

David Binney's Alhambra (LA)
David Binney au sax
Luca Mendoza au piano
Logan Kane à la basse
Nate Wood à la batterie

Jeudi le 5 juillet 22h30 au Gesù
Jazz dans la nuit
Festival International de Jazz de Montréal
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Entrevue : Claude Thibault


Le guitariste virtuose Stéphane Wrembel nous parle de jazz manouche, de Django, de Woody Allen, la musique de films, The Django Experiment 1 et 2, ses musiciens, un moment WOW de sa carrière, le Festival Django a Gogo, en concert au FestiVoix de Trois-Rivières  vendredi le 6 juillet et au Festival International de Jazz de Montréal samedi le 7 juillet.

wrembelentrevue.jpgCT - Stéphane qu'est-ce qui t'a attiré au jazz manouche et la musique de Django?

SW - C'est pour découvrir d'avantage le jazz que je me suis tourné vers Django, bon je sais que ce n'est pas un guitariste de jazz, même s'il joue des accords de jazz parfois, mais ça va beaucoup plus loin, et en fait c'est dans cet esprit que je suis tourné vers Django. J'ai donc acheté un des ses disques, je l'ai écouté beaucoup plus et c'était la révélation.

CT - Qu'est-ce que tu a appris dans les camps manouches qui était au delà de la musique et des notes?

SW - Ça c'est difficile à expliquer. Ils ont encore un façon traditionelle d'apprendre et s'enseigner, ils n'ont pas de structure d'école, c'est donc toujours du maître à l'élève, du un a un. Surtout Ils ont une autre façon de faire, ce sont des choses qui se vivent et qui ne racontent pas avec des mots et qu'on ne peut pas décrire rationnellement. C'est comme voir un film sur Paris et le jour ou tu y va, et que tu y marches, c'est autre chose, il va y avoir ce petit quelque que tu ne peut pas décrire. Il y une autre culture, une autre façon de vivre, une autre vibe, j'ai donc appris cette technique comme ça avec eux, maître à élève. Ils ont gardé la technique et le vocabulaire de Django avec eux, mais dans un état d'esprit différent, si t'écoutes du Django ça ne sonne pas comme du jazz manouche, il y autre chose dans Django. Django c'est un peu comme un plaque tournante, tu peut prendre autre chose avec Django et aller dans différentes directions. La première approche c'est quand même avec les manouches, était Django était manouche.

CT - Il faut parler un peu de Woody Allen et Midnight in Paris/Vicky Cristine Barcelona, ça t'a donné le goût d'écrire plus de musique de films?

SW - Tu est né pour faire de la musique de film ou pas. Moi c'est quelque chose que j'ai toujours eu de la facilité et beaucoup de plaisir à faire donc j'aimerais écrire plus de musique de films. Le problème du film c'est qu'il y a de grosses structures, faire un film c'est une affaire de gros sous et des grosses équipes et ça prends des moyens énormes. Le plus dur ce n'est pas de composer la musique mais d'entrer dans le cercle des compositeurs de musique films. Sinon oui j'adorerai faire plus de musique de films, je ne ferais que ça.

CT - Et ton répertoire pour ces concerts c'est la musique de tes plus récents albums et peut-être quelques petits standards manouche?

SW - Chaque concert est différent, ça dépends de notre mood, de la salle et du public. En général on ne joue que mes morceaux mais là j'ai un projet, The Django Experiment 1 et 2, deux albums qui sont sortis en mars au Carnegie Hall pour le Festival Django à Gogo sur lequel on reprends un peu les morceaux de Django mais à notre son. On a enregistré un son qui est le plus proche du son du concert, live dans un studio avec nos amplis comme si ont était en concert. On essaie de garder l'esprit du son de concert et aussi de New York. Ça c'est un peu le concept du Django Experiment. En fait on est un peu en tournée pour ça, on est là pour sortir ces deux albums, on a aussi le Live In India etc...A mon avis on va faire un peu de tout, on va faire du Django et du non-Django. Et bien sur les morceaux de Woody Allen. Nous on prends des influences de partout en fait, l'Inde, l'Afrique, etc...

CT - Justement, comment mets-tu ces influences dans ta musique?

SW - Moi je reviens toujours aux archétypes. C'est l'Europe qui a développé l'harmonie, jusqu'au fond de sa grammaire, et l'Inde à développé le rythme, aussi au bout de sa grammaire. Je vois la musique comme cinq choses, une trilogie et un duo, donc la trilogie de l'harmonie, le rythme et le son et ensuite le duo de l'état d'esprit de la composition et l'état d'esprit de l'improvisation. Je pense que la mélodie aide tout ça. Et après ça dépends comment tu fonctionnes quand t'improvises ou que tu composes, c'est de trouver la courbe mélodique de ces cinq choses, et ça situe en dehors des styles. Le rythme a été développé en Inde, l'Afrique aussi. En Europe ça fait 1000 ans qu'on travaille sur l'harmonie pour arriver à quelque chose d'assez extraordinaire.

CT - Parles-nous les musiciens de ton band...

SW - À la guitare il y a Thor Jensen qui viens plutôt du rock américain, le slide, la Strat, la Telecaster, les amplis à lampes, c'est un guitariste très très complet, c'est un des meilleurs guitaristes de rock que j'ai entendu. On a une base harmonique et rythmique, on a des structures mais à l'intérieur c'est quand même ouvert. Il connait très bien Django et le jazz, il a une très grande palette, un bon timing. À la basse on a Ari Folman-Cohen, lui il a commencé le violon classique quand il était tout petit, après il est passé  à la contrebasse, il a joué beaucoup de funk, de soul, et R&B, de choses comme ça, et après il a joué beaucoup de jazz, il a un son très puissant et un niveau d'attaque très puissant, il marque très bien le temps, c'est une tower of power comme on dit (rires), une centrale nucléaire, et avec des solos monstrueux. À la batterie on a Nick Anderson, c'est un des meilleurs batteurs au monde, très très en demande à NYC. Il a une culture musicale énorme, il joue dans des groupes de punk, de reggae, de jazz, de classique, contemporain, etc...Il joue tout très bien et a un timing et un son absolument génial. Quand il accompagne avec les balais, quand on fait du swing, j'ai jamais entendu quelqu'un accompagner comme ça.  

CT - Parles-me d'un moment WOW dans ta carrière, ayant joué avec plein d'excellents musiciens...

SW - Le concert de Carnegie Hall le 3 mars dernier à Django a Gogo avec Stochelo Rosenberg,  Al Di Meola, Larry Keel, c'était vraiment un moment magique, il y eu vraiment quelque chose, jouer Carnegie Hall c'est un grand moment, avec cette combinaison de joueurs, c'est quelque chose qui n'a jamais été fait tu vois. On a joué Mediterranean Sundance (Al Di Meolo), c'est le rêve de tout guitariste. J'écoute ça depuis que j'ai quinze ans. Et j'écoute Stochelo depuis l'âge de 17 ans donc c'est un de mes maîtres, ensuite jouer du Django avec Di Meola il n'a jamais fait ça, et là il joue Nuages avec nous, ensuite Indifférence, plein de trucs comme ça, c'était absolument génial.

CT - J'aime comment en arrivant a NY en 2003 tu as trouvé du travail en visant tous les restos avec musique live.

SW - Les gigs dans les restaurants ça permets de garder un certain niveau technique, de travailler des nouveaux morceaux, et d'être incognito. Quand je suis arrivé à NY en 2003 c'était vraiment pour faire des sous, donc je jouais dans les restaurants et donnais des cours. J'ai trouvé tous les restos français à NY et je les appellés un par un pour trouver les endroits ou il y avait de la musique live, sur Yahoo j'ai offert des cours de guitare donc après une semaine j'avais  3-4 gigs de resto régulières et 7 élèves. Un an après j'était à 9 gigs par semaines et une vingtaine d'élèves, je travaillais très dur. C'était intense au niveau physique, jouer tout  les soirs, ce qui donne a peu près 450 concerts par an.

CT - As-tu eu l'occasion de jouer avec Woody Allen au Carlyle?

SW - Non mais j'ai eu l'occasion de le rencontrer sur le tournage de Magic in the Moonlight à Nice, je jouais dans une scène qui a été coupé au montage, j'ai donc découvert Woody de l'intérieur. Il est très calme et très gentil.

CT - Au Festival Django A Gogo que tu as crée, travailles-tu autant que tu t'amuses?

SW - En fait j'arrive pas à séparer le travail de l'amusement avec la musique. Le dernier était quand même très stressant, il fallait le faire mais c'était beaucoup de stress et quand je suis rentré sur scène au Carnegie le 3 mars avec Stochelo et Al tout ça s'est effacé. J'ai travaillé sur tout, vraiment tout, la publicité, l'horaire des concerts et des classes de maîtres, les élèves, etc. Il y boite de NY qui a acheté le Festival et ça sera en mai maintenant, donc c'était mon dernier comme producteur. Je demeure comme directeur artistique et je suis déja en train de préparer le prochain.

CT - Qu'est-ce que t'aimerais dire à nos lecteurs concernant tes concerts au Québec?

SW - Comment décrire notre musique aux gens, cela à toujours été un problème pour notre publicité, personne à jamais réussi à décrire notre musique, ça tombe dans  aucun style. Ce qui est important pour nous c'est le message qui est contenu à l'intérieur de la musique, on rentre vraiment dans le domaine du rêve et de la philosophie et de l'âme du monde, l'énergie et le voodou de NY, c'est explosif comme concert, tu t'ennuies pas. Et comme on joue tout le temps et toute l'année ensemble c'est comme l'équipe de Barcelone en 2010 (soccer), tout le monde est un attaquant, tout le monde est un défenseur, tout le monde est un millieu de terrain, on joue tellement ensemble qu'on se connait par coeur, c'est une expérience explosive ces concerts.

Vidéos : Pour Apocalypse, c'est ici / pour Blues Mineur, c'est ici / pour Irene's GJ Adventures 251, c'est ici
The Django Experiment 1 et The Django Experiment 2 sur CDBaby. Le Festival Django a Gogo
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Trois-Rivières au FestiVoix - Vendredi le 6 juillet @ 17h45
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Montréal au Festival International de Jazz de Montréal - Samedi le 7 juillet @ 20h
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Entrevue : Claude Thibault


Le maître harmoniciste, pianiste et compositeur Howard Levy en concert et classe de maître au Résonance lundi le 2 juillet.

Howard Levy 150x150.jpgLauréat de plusieurs Grammy et membre foundateur de Bela Fleck & The Flecktones, l'harmoniciste Howard Levy donnera un concert intimeet une classe de maître au Résonance, lundi le 2 juillet.

Un musicien hors-norme, Howard Levy est un maître reconnu de l'harmonica diatonique, un pianiste superbe, un compositeur novateur, un chef d'orchestre, un enseignant, un producteur et un résident de la région de Chicago. Ses voyages musicaux l'ont emmené partout dans le monde. Autant dans le jazz, la musique classique, le rock, le folk, le latin et la musique du monde, il apporte une nouvelle approche lyrique à tout ce qu'il joue.

Cela a fait de lui un favori auprès du public dans le monde entier, et un artiste d'enregistrement recherché par Kenny Loggins, Dolly Parton, Paquito D'Rivera, Styx, Donald Fagen et Paul Simon. En tant que sideman, Howard est apparu sur des centaines de CD et a joué sur de nombreuses musiques de films.

En concert avec Greg Amirault (guitare), Joel Kerr (basse), et Martin Auguste (batterie)

"…Howard Levy est une révélation ; on se demande des fois s'il joue vraiment de l'harmonica, car il a la portée et la profondeur d'une saxophoniste.” Geoff Dyer, The London Observer

″…est peut-être le plus important innovateur technique de l'instrument…” Kim Field, Harmonicas, Harps, and Heavy Breathers.

L'événement Facebook, c'est ici

www.levyland.com

Classe de maître - 15h30 à 17h30: $40
Classe de maître et concert 20h30: $65
Concert : $35 (porte) - $30 (https://www.eventbrite.ca/e/howard-levy-tickets-46760542040)
+ critique en direct pendant la classe de maître : $85 (espaces limités avec réservations obligatoire)


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Urban Science Brass Band - Live and Raw Vol 1.

Que voilà une nouveauté joyeuse et estivale. La plupart des festivaliers, surtout ceux du Festival International de Jazz de Montréal ont certainement déjà croisé et dansé au son du Urban Science Brass Band. Remontant aux origines du jazz, ainsi qu’aux bandas que l’on retrouve en Espagne et dans le sud de la France, cette équipe d'une douzaine de musiciens et danceurs sous la direction du saxophoniste Vincent Stephen-Ong plus 2 chanteurs/MC soutenus par quelques appareillages électroniques, connait bien la chanson pour reprendre une expression familière.

Si vous aimez le proverbe : comment faire du neuf, avec du vieux, et bien celui s’applique parfaitement à ce disque enregistré devant public un soir de 1ier janvier au Lion d'Or. Si c’est parfois « un peu tout croche » dans la prise de son, il serait bien malheureux de bouder son plaisir. Comme l’été s’installe avec son lot de réunions entre amis et autres BBQ bien arrosés, mais avec modération, il vous faudra danser!!! Tout est bon à consommer et musicalement, ces joyeux drilles tiennent la route. Si vous avez aimé Zebda avec Tomber la chemise, The Next Episode vous rappellera de bons souvenirs, tout comme Feels So Good qui n’a rien à voir avec la composition du bugliste Chuck Mangione . Sur cette lancée, nous trouverons le très funky No Problem, ainsi qu’une joyeuse reprise de Rapper’s Delight, pièce hautement festive.

Cette nouveauté très réussie ouvre avec beaucoup de clins d’œil et d’humour la saison des festivals!!!

Entendez les tous les jours au Festival International de Jazz de Montréal du 28 juin au 7 juillet @ 17h en mode déambulatoire, départ angle Sainte-Catherine et Saint-Urbain.

Intro / Humble / Rapper's Delight / No Problem / Get Ur Freak On / Bad and Boujee / The Message / Feels So Good
Alright / Crazy in Love / Pass the Courvoisier / The Next Episode / Apache

Urban Science Brass Band
Vincent Stephen-Ong (sax alto et chef d'orchestre)
K.O.F (MC)
Scynikal (MC)
Lex French (trompette)
Andy King (trompette)
Isaac Gesse (trompette)
Christopher Vincent (trombone)
Julie Richard (sousaphone)
T-Cup (batterie)
Anthony Pageot (batterie)
Krypto (dance)
Abnormal (dance)
mettant en vedette : Don Mescal (hôte)

Pour voir un échantillon vidéo, c'est ici

Pour la page Facebook, c'est ici

Pour en savoir plus : Urban Science Brass Band

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


TVJAZZ  5 octobre 2017
Rémi-Jean Leblanc Rafael Zaldivar Greg Ritchie avec Ben Wendel - Interpersonal Standpoint - L'OFF Jazz, le 5 oct 2017


L'intense improvisation de Gorilla Mask au Résonance lundi le 25 juin prochain.

Gorilla Mask 150x150.jpgLe trio Gorilla Mask est conduit par le saxophoniste originaire de Berlin Peter van Huffel, adepte de Coltrane, Ayler et Zorn. On y retrouve le bassiste Roland Fidezius et le batteur Rudi Fischerlehner. Un trio détonnant qui livre de vraies décharges d’énergie sur scène, d’une précision astronomique. Mélange de jazz expérimental, punk-rock et métal, leur musique est un discours véhément, impulsif et libérateur.

Ils ont sorti l’an dernier l’album Iron Lung et viendront présenter un concert riche en improvisation, le premier d’une tournée pancanadienne qui les conduira d’un océan à l’autre, jusqu’à Vancouver. On les retrouvera lundi prochain avec en première partie trois autres improvisateurs de haut calibre, Jason Sharp au saxophone, Nicolas Caloia à la contrebasse et Pierre-Luc Simon à la batterie.

Une soirée qui s’annonce empreinte de folie, de chaos organisé en compagnie de virtuoses à cheval entre les genres. Là où musique rime avec tension, venez assister à un concert de haut niveau, imprévisible et galvanisant.

L'événement sur Facebook, c'est ici

La page Facebook de Gorilla Mask, c'est ici

Pour en savoir plus : gorillamaskmusic.com/

Lundi le 25 juin 22h
Résonance
5175A Ave. du Parc   
514-360-9629
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Benjamin Goron : benjamingoron@gmail.com
Facebook
/ twitter


Entrevue avec le bassiste Rémi-Jean LeBlanc qui lance Déductions avec le guitariste Nir Felder, le pianiste Rafael Zaldivar et le batteur Samuel Joly à l'Astral dans la série Jazz d'ici du 39e Festival International de Jazz de Montréal, jeudi le 28 juin.

RJ Leblanc Deductions 150x150.jpgMaître de son instrument, Rémi-Jean LeBlanc affiche une décontraction déconcertante tandis que ses doigts volent sur le manche avec une dextérité hors du commun. Le prodige de la basse revient à la tête d’un quartette avec l'excellent guitariste Nir Felder - pour interpréter les pièces de son nouvel album, Déductions.
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CT - Rémi-Jean, comment le jazz as-t-il commencé pour toi ?

Rémi-Jean - À Moncton quand j'avais 10-11 ans j'écoutais du Nirvana, du Green Day, et du Smashing Pumpkins. J'ai commencé à jouer avec le trompettiste Roland Bourgeois (père du batteur Al Bourgeois et du saxophoniste André Bourgeois - un vrai acadian jazz mob), il voulait faire un band avec ses fils et cherchait un bassiste. Donc pendant 4 ans tous les mardis on pratiquait et on jammait dans son soul-sol, je slappait et je commençais à improviser. Roland nous donnait des cassettes à écouter et pour pratiquer et il m'avait fait des cassettes de jazz, comme Steve Swallow, beaucoup de Paul Chambers et un band canadien, Metalwood. Roland m'a appris à jouer avec les formes et structures et l'improvisation. Je me souviens d'avoir repiqué des solos de Jean-Pierre Zanella! À 17 ans je suis venu à Montréal pour étudier à l'Université de Montréal.
 
CT - Basse ou contrebasse ?

Rémi-Jean - C'est quasiment égal. Je m'identifie un peu plus à la basse électrique mais j'ai déjà eu des périodes de contrebasse seulement. Ça dépends des projets.  Sur Déductions je joue 2 pièces sur la contrebasse et 5 sur la basse électrique. Mon coeur est un peu plus sur la basse électrique.

CT - Déductions c'est ton 3e album après Neufs histoires plus ou moins courtes pour sept musiciens en 2013 et Ensemble Rémi-Jean LeBlanc en 2009...comment tu le décrit et comment ça s'est préparé et enregistré?

Rémi-Jean - C'était pas vraiment planifié. C'est pas un album conceptuel non plus. C'est comme un aboutissement, au niveau des pièces et du répertoire ce sont des morceaux qui existent depuis 5-6 ans que j'ai travaillé et retravaillé et retravaillé...Je sentais que j'avais une batch de tounes que j'aimait beaucoup. A la fin de l'été passé j'ai décidé que j'allais enregistrer. Il y avait aussi le contact avec le guitariste Nir Felder, on avait joué ensemble à L'OFF Jazz 2017 et au Upstairs en 2016 et on avait gardé le contact. Je lui ai demandé s'il voulait venir jouer avec moi à Montréal et il a accepté. Je me suis dit que c'était une bonne occasion  d'enregistrer avec lui et aussi le FIJM me proposait un concert pour souligner ce nouvel album.

Chanson pour CJ / Déductions / Guidoue / Shanghai / Talk Loud Not Soft / You Do You / Music Will Always Be Your Friend
Miniature No.1 / Miniature No.2 / Miniature No.3


CT - Donc Déductions, jeudi le 28 juin à l'Astral pendant le FIJM avec le guitariste Nir Felder, le pianiste Rafael Zaldivar et le batteur Samuel Joly...on peut s'attendre à quoi comme vibe?

Rémi-Jean -  Il y aura comme un côté jazz/rock que j'ai, et Nir aussi, c'est sur, et Sam aussi, il joue avec Fred Fortin, Marie-Mai etc. Un peu ambiant aussi. J'aimerais jouer un show qui n'est pas nécessairement une toune après l'autre, on va peut-être faire des segue (enchainement d'une pièce à une autre sans pause) et des vamps (forme musicale qui se répète). Une longue pièce ou comme un suite. Donc rock, mais jazz aussi, un peu ambiant, beaucoup d'improvisations, des interludes, des fois juste la basse, des fois juste la guitare, extravagant, groovy, intense.

CT - Qu'est-ce que tu vas chercher à NY comme musicien?

Rémi-Jean - Le niveau de musicalité est vraiment super haut. C'est super inspirant. Tu passes une semaine là et tu reviens super énergisé, t'est toute wired. Il y comme un animal sauvage qui est indomptable, il y a tellement de drive, c'est attirant. J'aime bien le Small's, le 55 Bar et ma place préférré le Cornelia St. Bar.  Quand il y un bon show au Vanguard j'y vais aussi. La semaine passée j'ai vu le trompettiste Keyon Harrold au Blue Note. (Il sera au FIJM).

CT - Comme bassiste tu cherches quoi dans un batteur?

Rémi-Jean - C'est difficile à dire en mots. Ça viens beaucoup de la conception du temps, où tu places ta note dans la pulsation, il y a des musiciens qui ont tendance a feeler le note un peu en avant, et d'autres un peu en arrière, et d'autres directement dessus. Le bassiste et le batteur doivent le feeler au même endroit. C'est un peu indescriptible. Avec Sam Joly par example ça fonctionne incroyablement bien, on feel tellement les mêmes choses, le drum est grounded mais il a tendance a pousser vers l'avant avec les cymbales, il a un feel super particuler Sam. Tout le monde cherche un batteur exceptionel. Le phrasé du batteur peut changer complètement le son d'un band.

CT - Des bassistes que tu écoute?

Rémi-Jean -  Meshell Ndegeocello, Sam Wilks avec Knower, Tim Lefebvre.

CT - Et après le FIJM qu'est-ce qui se passe?

Rémi-Jean - Je m'en vais faire du camping!

CT - Tu écoutes quel musique dans l'char?

Rémi-Jean - Guillermo Klein, Nate Smith, de la musique émergente...

CT - Tu as joué avec plein de super-bon musiciens, tu pourrais partager un moment musical WOW! que tu as eu avec nos lecteurs?

Rémi-Jean - Avec le saxophoniste Ben Wendel à L'OFF Jazz en 2017 et au Upstairs 2016 avec Rafael Zaldivar et Greg Richtie, il y avait tellement de feu! Aussi en 2011 avec Sam Joly, Yannick Rieu et Rafael Zaldivar, c'était un projet de de Yannick avec plusieurs concerts, c'était comme mon dream band.

Pour voir la vidéo de Interpersonal Standpoint que nous avons capté de Rémi-Jean LeBlanc avec Ben Wendel à L'OFF Jazz 2017, c'est ici

Rémi-Jean LeBlanc Nir Felder Rafael Zaldivar Samuel Joly
- Déductions
Jeudi le 28 juin 18h
La série Jazz d'ici à L'Astral - pour en savoir plus  www.montrealjazzfest.com

Déductions
sur iTunes et Spotify
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Entrevue : Claude Thibault


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