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JazzBulletin   -   jeudi 19 juillet 2018 au dimanche 5 août 2018

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La saxophoniste, compositrice, chef d'orchestre, arrangeure et professeure Christine Jensen avec Dave Restivo, Lex French, Adrian Vedady et Greg Ritchie mercredi le 1e août au Festi Jazz Mont-Tremblant.

Christine Jensen 150x150.jpgChristine Jensen sera accompagnée d'un ensemble incluant le pianiste torontois Dave Restivo, le trompettiste d'origine néo-zélandaise Lex French, l'omniprésent Adrian Vedady à la basse et Greg Ritchie à la batterie. Voici quelques mots échangés par courriel avec Christine qui était en vacances avec sa famille après un concert au Halifax Jazz Festival.
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CT - Christine, parlons racines et musique, ta mère était musicienne, ta soeur est la trompettiste Ingrid Jensen et souvent l'influence musicale viens de frêres et soeurs...ça s'est passé comment pour toi?

Christine Jensen - J'ai grandi dans une maison pleine de musique. Ma mère était une pianiste accomplie et enseignait au primaire, mes soeurs Ingrid et Janet ont eu la chance de participer a un programme d'instrument a vents très jeune. J'ai pris des cours de piano tout petite mais l'intérêt pour la musique commence réellement quand j'ai joué du saxophone dans le groupe de l'école. Mes deux soeurs m'ont influencé avec la musique qu'elle écoutaient à la maison. On aimait tout ce qui était populaire à l'époque, de Manhattan Transfer à The Police. Ma mère nous a influencé avec Oscar Peterson et des grands chanteurs tels Mel Torme et Ella Fitzgerald.

CT - Quel était ton premier amour musical? quelles chansons?

Christine Jensen - J'adorais la musique qui unissait le pop et le jazz, et rapidement j'ai écouté David Sanborn et Michael Brecker. Je jouait avec les mélodies de David Sanborn sur ses disques. Sinon jouer All Blues and le combo jazz du sécondaire a été mes premiers pas vers l'improvisation et le jeu du saxophone.

CT - Comment as-tu évolué vers le jazz?

Christine Jensen - Mes soeurs et ma mère furent mes premières influences, il y avait beaucoup de musique autour de moi. Je dirai aussi que jouer dans les groupes de dance était une grande influence. J'aimais le son de tout ces instruments qui jouaient en harmonie et comment chaque section échangeait avec la musique écrite.

CT - Quand as-tu commencé à jouer du saxophone?

Christine Jensen - J'ai commencé en 6e année, j'avais 11 ans. Ingrid avait déjà choisi la trompette et Janet le trombone. Ils ont insisté que je joue le saxophone.

CT - Tu seras en concert au Festi Jazz de Mont-Tremblant avec Lex French, Dave Restivo, Adrian Vedady et Greg Ritchie...comment ça s'est passé?

Christine Jensen - C'est un mélange d'amis de longue date et de nouveaux amis en musique. J'ai beaucoup joué avec le pianiste Dave Restivo de Toronto. C'est un virtuose qui partage ses idées en improvisation. Nous avons commencé à jouer ensemble en 2002, et nous nous sommes toujours rejoints dans notre amour de la composition et notre dialogue d'improvisation. Greg a toujours eu une force rythmique dans ma musique avec lequel c'est facile communiquer. Adrian, Lex et moi travaillons sur de nouveaux projets, donc on passe beaucoup de temps ensemble. C'est un grand plaisir de partager la scène avec Lex, nous adorons jouer le répertoire jazz classique et prenons quelques libertés avec des nouvelles compositions que nous écrivons. C'est un trompettiste incroyable avec une grande écoute!

CT - Quel répertoire jouerez-vous en Quintette le 1e août? De la musique d'Infinitude ton dernier album en 2016 ?

Christine Jensen - Je commence à avoir un très grand répertoire de musique que j'ai écrite dans lequel piger. On jouera quelques nouvelles compositions de la dernière année, et quelques pièces d'Infinitude. On puisera aussi dans mon répertoire d'album de petites formations qui mettent en vedette Dave Restivo, incluant quelques compositions que Lex et moi aimons jouer incluant du Thelonious Monk et du Duke Ellington.

CT -  Et l'égalité in jazz? Comment voyez-vous la situation à Montréal pour les musiciennes?

Christine Jensen - Je vois du progrès. Je crois qu'en étant conscient de la situation, avec l'aide du mentorat et un fort support des collègues, nous pouvons tous aller de l'avant vers un environnement plus équillibré pour les instrumentalistes. J'enseigne à beaucoup de nouveaux jeunes musicians et si j'avais à donner un conseil, ça serait de fortement développer sa musicalité, de trouver sa propre voix ou son propre son dans cette musique. C'est une longue route pleine de surprises.

CT -  Ok une pas facile...que pensez-vous de la situation du jazz? comment améliorer son sort?

Christine - Je crois que le jazz évolue toujours dans sa palette. D'une certaine façon le jazz se porte pas trop mal à Montréal considérant la poignée de lieux qui en font jouer, plein plein plein de bons musiciens créatifs prêts à s'investir dans de nouveaux projets. Il y a aussi plusieurs artistes internationaux qui se font une place enviable dans cette ville, et avec succès. On pourrait avoir plus de médias, en termes de publicistes, de journalisme et de partage de contenus. Avec l'aide du Gouvernement, ça serait super si CBC et Radio-Canada prennait un plus grand rôle créant plus de plateformes musicales. Ceci aiderai vraiment la communauté jazz et ça manque cruellement. J'aimerais aussi que le public réalise qu'il peut dépenser ses sous sur la musique live. Aller a un concert dans un club de jazz, c'est quand même moins cher qu'aller au cinéma.

CT - Tu as joué avec plein de bons musiciens et groupes, parles-nous d'un moment WOW!!! que tu as eu en jouant...

Christine Jensen - Il y en a trop, mais je crois que jouer avec Kenny Wheeler a Banff en 1994 m'a préparé pour toutes les situations. J'ai pris mon courage a deux mains et lui ai demandé de jouer ma musique en quintette. C'était la meilleure expérience pour moi, entendre ma musique jouée par un maître et un de mes héros. Aussi jouer avec mon Orchestre de jazz au Lincoln Center en 2011, avec un bébé de 7 mois dans ma loge, mon mari Joel Miller (sax), ma soeur Ingrid (trpt) et mon beau-frêre Jon Wikan (batterie), c'était vraiment super. Sur scène avec tous mes héros et ma famille en concert, devant un public attentif. Dernier moment mémorable, la tournée du Christine Jensen Jazz Orchestra au Canada/US en 2015. De précieux moments.

CT - Tu as enregistré une multitude d'albums et de projets depuis une dizaine d'années en plus d'enseigner, de jouer régulièrement, de diriger l'ONJM...(voici la liste : Infinitude/Transatlantic Conversations/Habitat/Treelines/Under the Influence Suite/Flurry/Look Left/A Shorter Distance/Collage)..

Tu travailles sur un prochain?

Christine Jensen - Oui tout à fait je prépare d'autres aventures d'enregistrement qui continueront de documenter mon évolution en tant qu'improvisatrice et compositrice. Je serai en Suède pour un concert et plus avec mon ami Maggi Olin dans le but d'enregistrer un grand ensemble. Je veut aussi poursuivre un autre projet d'enregistrement afin de capter l'intriguante musique du guitariste Ben Monder dans la prochaine année. Je veut travailler différentes orchestrations et formes afin de bien marier son son avec le mien et les autres membres du groupe.

CT - Qu'est-ce que tu écoutes en voiture?

Christine Jensen - Pas grand chose. Je suis captivée par des balados-diffusions sur l'actualité, ou la fiction. Si j'ai le luxe du silence en conduisant, je vais tenter de rattraper la musique des mes amis. Par contre, j'écoute avec plaisir Gil Evans, Egberto Gismonti ou Wayne Shorter :-)

CT - Qu'est-ce que tu aimerais dire à nos lecteurs au sujet du concert 5tet du 1ier août?

Christine Jensen -  Plein d'énergie stimulante, des nouveaux sons avec un quintette acoustique. On sera en mode exploratoire et on communiquera avec nos sons. J'imagine qu'on poursuivra notre conversation, tout en en créant de nouvelles en direct. J'ai très hâte de jouer avec ce groupe plein d'énergie, il y aura beaucoup d'improvisations et une navigation de formes connues et nouvelles.

La saxophoniste Christine Jensen avec le pianiste Dave Restivo, le trompettiste Lex French, le bassiste Adrian Vedady et la batteur Greg Ritchie en Concert d'ouverture de la Série Jazz sous les Étoiles sur la Grande Scène du 11e Festi Jazz Mont-Tremblant - Mercredi le 1er août a 21h.

Pour en savoir plus : Festi Jazz Mont-Tremblant
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Entrevue : Claude Thibault


Le Festi Jazz Mont-Tremblant, 11e édition, du 1e au 5 août avec Sylvain Gagnon et son trio, le quartette Leaf, Jiménez-Thouin–Watts-Laing, le jazz brésilien de Lynx et le chanteuse Annie Poulain tous les après-midis à 15h...

Sylvain Gagnon 150x150.jpgLe Festi Jazz Mont-Tremblant présentera sa 11e édition au centre-ville de Mont-Tremblant à l’angle des rues de Saint-Jovite et Charbonneau du mercredi 1e août au dimanche 5 août. C'est près de 50 concerts gratuits avec plus de 120 artistes qui seront présenté sur deux scènes extérieures et dans sept établissements. Près de 20 000 festivaliers du Québec et des autres provinces sont attendus.

Alors que le soleil fera lentement place aux étoiles, les deux séries présentées sur la grande scène vous éblouiront par la qualité des artistes : la série Piano Libre Promutuel Assurance Boréale à 19 h avec les pianistes Vincent Gagnon, Simon Denizart, Arden Arapian, André Dequech et Emie R Roussel (photo).

Et à 21h c'est la série Jazz sous les étoiles qui présente le Christine Jensen Quintet en concert d'ouverture du Festi Jazz Mont-Tremblant mercredi le 1er août , le lendemain, jeudi le 2 août c'est le Axel Fisch Quintet , vendredi le 3 c'est le Michel Ferrari Trio, samedi le 4 août c'est le Grand événement avec le Joe Sullivan Sextet incluant les saxos Kirk MacDonald et Yannick Rieu, le pianiste François Bourassa, le bassiste Adrian Vedady et le batteur André White et dimanche le 5 août c'est le Yoel Diaz Quartet pour le concert de clôture.

Venez vivre une expérience unique avec les séries Rencontres et classe de maîtres à 11h au chapiteau Jazz Lounge. Ces rendez-vous matinaux sous les arbres témoignent de la convivialité exceptionnelle du Festi Jazz Mont-Tremblant. Chaque jour un musicien ou une musicienne converse avec le public, de technique, d’inspiration et de son affiliation avec la musique : Sylvain Gagnon, Jean-Pierre Zanella, Carlos Jiménez, Kirk MacDonald et Normand Guilbeault assureront ces rencontres.

Deux séries de concerts seront présentées sur la scène du Jazz Lounge et vous proposent de découvrir les jeunes loups avec la série Relève Jazz Laurentides à 13h de la relève jazz de la grande région des Laurentides comme le Zachary Boileau Trio, Michael Marcotte Quartet, Samuel Jacques Trio, Arielle Soucy Quartet et le Marcus Lowry Trio. La série Groupe Yves Gagnon Jazz Lounge à 15h propose quand à elle des formations aux divers horizons musicaux du jazz avec entre autre,  le bassiste Sylvain Gagnon (photo) et son trio, le quartette Leaf, Jiménez-Thouin–Watts-Laing, le jazz brésilien de Lynx et le chanteuse Annie Poulain et son quartet, tout ça dans une ambiance festive et conviviale !

À ne pas manquer également les Festi Jam à 22h30 tout les soirs au Chapiteau Jazz Lounge.

Autres artistes faisant partie de la programmation : Michel Donato, Carlos Jiménez, Normand Guilbeault, Dave Lang, Daniel Thouin, Jean-Pierre Zanella, Dave Watts, Jim Hilman Robert Ménard, André Dequesch, Camil Bélisle, Simon Denizart, Norman Lachapelle, Claude Lavergne, Michel Medrano, Thiago Ferte, Morgan Moore, Greg Ritchie, David Restivo, Lex French, etc

Visitez jazztremblant pour toute la programmation


Le collectif Forró Brasa invite la chanteuse Flávia Nascimento dimanche le 22 juillet au Balattou @ Festival International Nuits d'Afrique.

Forro 150.jpgLe joli métissage instrumental proposé par Forró Brasa, rehaussé par la singularité des harmonies vocales, rapproche les cultures traditionnelles québécoises et nord-brésiliennes dans un tempo entrainant, au point d’en faire un tout singulier et plein de charme.

Forró Brasa, né à Montréal, amène son public vers de nouveaux horizons musicaux en mélangeant les traditions musicales du nord-est du Brésil et du Québec. Cette formation est composée de Sarah-Judith Hinse-Paré au violon, de Diogo Ramos à la guitare, Cláudio Nascimento à la zabumba et Lissiene Neiva au triangle. Au-delà de l’envoutant métissage instrumental, vous serez charmés par la singularité des harmonies vocales. Forró Brasa célèbre, la musique, la danse, l’amour, l’histoire et les cultures des deux pays. Diogo Ramos est originaire de Sao Paolo, au Brésil. Sa musique se nourrit de toute une tradition de chansonniers populaires brésiliens. Il participe au groupe Banda Pau D’àgua de 2000 à 2010, avant de venir s’installer à Montréal. Détenteur d’un DEC en techniques d’enregistrement, il a collaboré avec plusieurs artistes tout en poursuivant sa propre carrière de musicien interprète. La Québécoise et Burkinabé Sarah-Judith Hinse-Paré est une talentueuse violoniste. Elle est également chanteuse. Outre le spectacle de Forro Brasa, vous pourrez la voir également cette année à Nuits d’Afrique avec K-iri, le duo jazz-soul qu’elle mène avec Iri Dimako Chordi.

Mais c'est pas tout...pourquoi pas Forró Brasa avec la voix riche et chaude de la chanteuse brésilienne Flávia Nascimento? Québecoise d’adoption, Flávia nous interprêtera des pièces pimenté des rythmes de son pays d’origine : le forró et la musique populaire brésilienne (MPB) sont à l’honneur pour une soirée seulement...

À ne pas manquer!

Festival International Nuits d'Afrique

Forró Brasa et  Flávia Nascimento
Balattou
4372 boul St-Laurent
Dimanche le 22 juillet 23h


On discute avec le trompettiste et compositeur Joe Sullivan qui sera en formule sextet avec les saxos Kirk MacDonald et Yannick Rieu, le pianiste François Bourassa, le bassiste Adrian Vedady et le batteur André White au Festi Jazz Mont-Tremblant samedi le 4 août.

Joue Sullivan.jpgCT - Joe, d'où viens cet amour du jazz quand on viens de Timmins, une petite ville du nord de l'Ontario?

Joe Sullivan - Timmins c'est un peu comme Val d'Or, un ville minière un peu isolée et loin de tout mais avec une bonne scène musicale pour sa grandeur. Nous autres on étudiait la musique avec les Soeurs et il y avait un très bon festival Kiwanis. J'ai donc commencé au piano, comme toute ma famille, mon frêre était le 1e trombone de l'OSM, maintenant il est avec l'Orchestre de Pittsburgh, mon autre frêre Tim est un très bon pianiste de jazz qui a joué avec Bernard Primeau, ma mère et mon oncle chantait et ils écoutaient du jazz plus traditionel. J'écoutais et je jouais plutôt du rock et du pop. J'ai commencé la trompettiste en 11e année mais le jazz est venu plus tard. J'ai déménagé à Toronto et étudié la trompette classique à l'Université de Toronto et l'année suivante à Ottawa (tout mes amis y étaient) ou j'ai terminé mon bac en trompette classique. C'est a cette période que j'ai commencé à écouter du jazz et la musique entre autres de Miles Davis, de Dizzy Gillespie, etc et à cotoyer des musiciens de jazz, il y en avait des très bons a Ottawa mais pas un grosse scène de jazz. J'ai commencé a m'y intéresser, a repiquer des solos, a jammer, mais c'est quand je suis parti à Boston étudier à Berklee que j'ai vraiment commencé a jouer du jazz, ensuite je suis revenu à Montréal à pratiquer comme un fou et suis allé a toutes les jam session pour ensuite retourner a Boston une 2e fois étudier au New England Conservatory. Mon 1e band de l'époque qui jouait mes compositions c'était avec François Théberge, Normand Deveault, Normand Guilbeault et Denis Mailloux. J'ai aussi étudié avec Charles Ellison et Kevin Dean, mes deux idoles de l'époque et j'ai poursuivi mes études pour enseigner, c'est ça qui est arrivé.

CT - Alors tu sera en concert samedi le 4 août au Festi Jazz Mont-Tremblant en sextet avec les saxophonistes Kirk MacDonald et Yannick Rieu, le pianiste François Bourassa, le bassiste Adrian Vedady et le batteur Andre White...

Joe Sullivan - J'avais joué au Festi Jazz l'an passé avec mon big band (Joe Sullivan Big Band), j'ai donc recontacté Luc du Festi Jazz et lui ai proposé ce projet et il a accepté. C'est pas vraiment mon sextet officiel et pas la même musique non plus. J'ai tendance à jouer des répertoires différents d'un groupe à l'autre, ça me donne un défi additionel et me motives. J'ai un quintette depuis 2 ans avec Yannick Rieu, François Bourassa, Adrian Vedady et Andre White, c'est donc vraiment mon quintette avec en plus le saxophoniste Kirk MacDonald, et on va donc jouer des pièces légèrement re-arrangées pour l'inclure.

CT - Qu'est-ce qui te motives à écrire autant de musique?

Joe Sullivan - En fait ce qui me motives c'est que je deviens un peu tanné de jouer les mêmes pièces, et c'est des nouvelles pièces et de la nouvelle musique qui m'incite à organiser des projets et des concerts, le contraire fonctionne pas pour moi...

CT - Tu diriges aussi le Joe Sullivan Big Band...un des meilleurs big band jazz du QC qui a joué au Festival de jazz de Montréal, Toronto et Ottawa...comment t'en venu cette idée d'un big band?

Joe Sullivan - Il faut se rappeller qu'en fait j'ai commencé comme compositeur plutôt que trompettiste de jazz, j'ai toujours fait ça, même au secondaire avec du rock, du pop, des comédies musicale, etc...quand j'étais à Ottawa j'avais commencé a écrire des pièces de big band comme Round Midnight et d'autres pièces. Plus tard Charles Ellison m'a offert de jouer la 5e trompette dans le Big Band de Concordia et j'avais écrit un arrangement pour le groupe. A un moment donné quand j'enseignais à Vanier (avant McGill), j'ai eu l'idée d'écrire plus de musique pour big band avec mes amis musiciens, on organisait des répétitions de big band. C'est après ça que je me suis décidé à vraiment lancer un big band, vers la fin des années 90. Au début lorsque j'avais un artiste invité j'arrangais des morceaux de l'artiste invité. Ces jours-çi je travaille sur des pièces de Big Band avec des textes anglais et français, ça va être en big band "réduit", on est actuellement en répétition avec la chanteuse Sarah Rossy.

CT - Tu enseignes le jazz depuis plusieurs années, c'est important pour toi de passer le flambeau?

Joe Sullivan - Oui mais seulement à ceux qui veulent le prendre...oui c'est important, je suis très impressionné par les jeunes qui travaillent fort et qui comprennent que ça vient pas pour rien, c'est facile d'apprendre à écrire de la musique médiocre et difficile d'en écrire de la très bonne. Dans ma longue expérience d'enseignement ceux qui réussissent sont ceux qui sont acharnés, qui lachent pas et qui produisent beaucoup...

CT - Et justement tu peut me nommer quelques jeunes trompettistes à surveiller?

Joe Sullivan - Christopher Kerr-Barr un jeune dans la vingtaine à McGill, Lex French (Nouvelle-Zélande), David Carbonneau, pas si jeune mais quand même...Andy King, et plein d'autres...la scène montréalaise est très forte ces temps-çi...plein de bons musiciens...

CT - Tu écoutes quel musique dans la voiture ?

Joe Sullivan - Plein d'affaires, Joe Loveno, le projet de maîtrise de l'excellent bassiste Jonathan Chapman (un autre à surveiller), je suis un gros fan de jazz genre Mingus, Ellington, Monk, Miles, Coltrane, Sonny Rollins, Art Farmer, Herbien Hancock, je redécouvre mes premiers amours...

CT - Tu as joué avec tellement de bons musiciens tu pourrais partager un moment musical WOw! que tu as eu avec nos lecteurs?

Joe Sullivan - Ben honnêtement j'ai ce feeling-là chaque fois que je joue avec le trompettiste torontois Kevin Turcotte, quand il joue dans mon band je lui donnes toujours un arrangement d'un standard, et lui quand il commence à jouer...watch out!, une grande fluidité et musicalité...A chaque fois aussi que je joue avec le guitariste Lorne Lofsky, le public s'imagines pas a quel point c'est un bijou, il a tout de même joué dans le trio d'Oscar Peterson pendant plusieurs années, check him out. Le saxo Al McLean, l'autre jour au Dièse Onze c'était quelque chose...un jeune maître. Il s'est investi beaucoup dans la scène montréalaise. Entendre Al Mclean jouer Giant Steps dans le band de Vic Vogel (eh oui Vic Vogel répète encore), c'est tellement inventif. On entends pas souvent ça...et plein d'autres...

Le Joe Sullivan Sextet avec les saxos Kirk MacDonald et Yannick Rieu, le pianiste François Bourassa, le bassiste Adrian Vedady et le batteur André White est le Grand Événement de la Série Jazz sous les Étoiles situé sur la Grande Scène du 11e Festi Jazz Mont-Tremblant - samedi le 4 août à 21h.

Pour en savoir plus : Festi Jazz Mont-Tremblant
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Entrevue : Claude Thibault


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Alex Francoeur Group - Missing Element / Live at Upstairs

Comme le disait si bien un philosophe bien connu : « le jazz, c’est comme les bananes, ça se consomme sur place ». Dans cet état d’esprit, le saxophoniste ténor montréalais Alex Francoeur a choisi le Upstairs de rue Mackay comme lieu d’enregistrement de cette nouveauté qui sied parfaitement à cet endroit. Pour ce Missing Element, il a convié la pianiste Gentiane MG, le contrebassiste Levi Dover, le batteur Louis-Vincent Hamel, ainsi que le saxophoniste alto Chris Edmondson. Cette fine équipe qui articule son travail autour des compositions d’Alex Francoeur, soumet un jazz costaud, intelligent, parfois un peu trop près de la partition, mais c’est du bon comme disait si bien Lino Ventura dans Les tontons flingueurs.

Ne lésinant pas sur le temps, ni les chorus, tout un chacun trouve le moyen de s’exprimer, et plus encore, donner des couleurs à des pièces aussi poétiques que :  Tides, I Hear a Rhapsosy, Recovery ou Try. Comme toujours, et, parce qu’il y a absence de standards, un temps d’acclimatation s’impose et nous vous suggérons de commencer avec Tides, qui permet de saisir la symbiose qui unit les membres de cette formation. À deux voix, puisque les deux saxophonistes dialoguent, nous saisissons l’arrière-plan de travail et la synthèse musicale de la formation. Nous avons aussi accroché sur The Dirge qui met en vedette le saxophoniste Alex Francoeur et bien entendu, la pièce phare : Missing  Element. Voilà du beau travail.

Spark / The Dirge / Missing Element / Tides / I Hear a Rhapsody / Recovery / Xdf / Try / Spark - Reprise

Alex Francoeur, sax tenor
Chris Edmondson, sax alto
Gentiane MG, piano
Levi Dover, basse
Louis-Vincent Hamel, batterie

Pour en savoir plus : alexfrancoeur.com

Pour la vidéo de Tides, c'est ici

Alex Francoeur sur FB, c'est ici

Missing Element est disponible sur iTunes et Amazon

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


TVJAZZ  3 octobre 2013
Christine Jensen Jazz Orchestra - Nishiyuu - L'OFF Jazz au Lion d'Or, 3 oct 2013


À la découverte du Brésil avec les guitaristes et chanteurs Filó, Celso et Felipe Machado en Septet au Dièse Onze vendredi le 20 juillet.

Famille Machado 150x150.jpgChez les Machado, la musique est une affaire de famille depuis la plus tendre enfance. Elle a été à la fois un moyen de communication entre les six frères et un moyen de survie lorsque ils se sont retrouvés orphelins. Accompagnateurs dans des boîtes à chanson ou musiciens d’orchestre de chambre, ils ont adopté la musique populaire brésilienne comme un moteur qui les propulse aujourd’hui sur les cinq continents.

Chacun a fait son chemin et s’est nourri de diverses influences. Le guitariste et compositeur Filó Machado a plus de cinquante ans de carrière dans les bottes, une nomination aux Grammys et a joué avec de grands artistes tels Michel Legrand, Raul de Souza ou Jon Hendricks. Sa musique allie le vocabulaire du be-bop, les rythmes populaires du Brésil et des couleurs chatoyantes puisant dans un large spectre de musiques.

Lui aussi guitariste et compositeur, son frêre Celso Machado vit aujourd’hui à Vancouver. À travers son parcours, il s’est nourri des traditions musicales venant du monde entier et a ainsi contribué à l’évolution de la musique populaire brésilienne, en y incorporant des rythmiques d’Afrique du Nord, d’Égypte ou du sud de l’Italie. On a souvent entendu son jeu virtuose et créatif en solo, mais c’est avec le reste de la famille qu’on pourra l’entendre vendredi prochain.

Petite mention pour la relève, en la personne de Felipe Machado, le jeune guitariste que son grand-père Filó a pris sous son aile et qui s’annonce déjà très prometteur.

Sur la scène du Dièse Onze, on retrouvera sept musiciens enjoués et talentueux, qui nous feront revivre l’espace d’une soirée un grand voyage qui tire ses origines de Ribeirão Preto dans le sud-est du Brésil, avant de faire plusieurs tours du monde et de rapporter des cargaisons de couleurs et de rythmes exotiques.

Une soirée à savourer seul, en couple ou, pour coller à la thématique, en famille !

Avec Filó Machado, Celso Machado et Felipe Machado (voix/gtr), Tico Souza (piano), Vern Dorge (vents), Paco Luviano (basse) et Alan Hetherington (batterie).

Pour en savoir plus sur Filó :
www.filomachado.com

Pour voir Baião do Porão de Filó, c'est ici

Pour en savoir plus sur Celso : www.celsomachado.com

Pour voir Corrida de Jangada de Felipe, c'est ici

Vendredi le 20 juillet 19h
Dièse Onze
4115A St-Denis   
514-223-3543
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Benjamin Goron : benjamingoron@gmail.com
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TVJAZZ  11 octobre 2012
Johnson / Biddle Jr. / Poulain Triades - Le jardin des Orchidées - L'OFF Jazz 2012


TVJAZZ  5 juillet 2018
Dr Lonnie Smith Trio et Chris Potter - au FIJM le 5 juillet 2018


TVJAZZ  28 novembre 2013
Carlos Jiménez Trio - I'll Remember April - Dièse Onze, le 28 nov 2013


TVJAZZ  16 octobre 2014
Joe Sullivan Lorne Lofsky Michel Donato Camil Bélisle - Wheatland - Les Grands Québécois du jazz au FIJQ, le 16 oct 2014


TVJAZZ  6 mai 2016
Axel Fisch Group - PAT - Concert 50e anniversaire - L'Alizée, le 6 mai 2016


TVJAZZ  8 avril 2017
Le Gros Groupe avec Yannick Rieu - Projet Groove 5 - Côté Cour, Festival Jazz et Blues Saguenay, 8 avril 2017


TVJAZZ  5 juillet 2018
Dominique Fils-Aimé - au FIJM le 5 juillet 2018


TVJAZZ  5 juillet 2018
Vincent Peirani Émile Parisien - au FIJM le 5 juillet 2018


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