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JazzBulletin   -   jeudi 16 mai 2019 au vendredi 31 mai 2019

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Le Yves Léveillé Quintette lance Phare au Petit Outremont mercredi le 22 mai, 3ième concert de la série Bourdonnements Jazz.

Yves Leveille - Phare.jpgVenez découvrir l’univers du pianiste et compositeur Yves Léveillé, lauréat 2018 du Prix André Gagnon en musique instrumentale de la Fondation de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs (SPACQ). Avec ce concert, vous plongerez dans le monde de musiques originales finement ciselées par celui qui cultive l'art de la beauté mélodique et harmonique, et un excellent piano jazz. Phare offre un univers multicolore, tantôt dynamique et audacieux dans un équilibre périlleux entre écriture et improvisation, tantôt paisible et imprégné d’une lumière rêveuse.

Phare présente des pièces aux titres évocateurs tel que Phare, la pièce-titre, qui rappelle à l’artiste la persévérance et un point de stabilité nécessaire dans un monde bouleversé et toujours changeant. Le titre évoque aussi la présence magnétique du fleuve qui a habité la jeunesse du musicien et ces navires qui se rendaient à bon port à Québec après une longue traversé océanique qu’il pouvait facilement imaginer périlleuse. Que ce soit Eau trouble ou bien La lune dans sa bulle, chacune des huit pièces de l’album est une occasion de voyager, de se laisser porter par l’imaginaire et ainsi faire de la musique du nouvel album son expérience propre comme auditeur.  

À ses côtés, quatre jazzmen de premier plan parmi les plus audacieux au Québec : Yannick Rieu au saxophone, Jacques Kuba Séguin à la trompette, Guy Boisvert à la contrebasse et Kevin Warren à la batterie.

Le public est également invité au 7 à 8 avant le concert et à rencontrer les artistes (un goûter sera servi) pour une discussion sur le jazz…à vos questions et discussions !

yvesleveille.ca
sa
page Facebook

Mercredi le 22 mai : Le Yves Léveillé Quintette lance Phare : 20h / Casse-croute : 19h

Tarifs : Achat de billets (concert + casse-croûte 7@8) : Régulier 33 $ / Aînés 28 $ / Étudiants 23 $. Rabais série Bourdonnements jazz : 10% de rabais pour 2 concerts / 15% de rabais pour 3 concerts. Pour acheter des billets, c'est ici

Théatre Outremont
1248 Bernard O    
514-495-9444

Le 4e et dernier concert de la série Bourdonnements Jazz, le Bourdonnement International, aura lieu mercredi 12 juin auquel Yves Léveillé invitera sur la scène du Petit Outremont ses complices de l’international, le multi-instrumentiste Paul McCandless (Oregon), la pianiste Eri Yamamoto et le batteur Ikuo Takeuchi.


Christian Scott aTunde Adjuah, Gilad Hekselman, Jim Doxas, Webster et 5 For Trio, Undercover avec Paul Brochu, et André Larue @ Série le D'Auteuil de Québec Jazz en Juin du 20 au 30 juin à Québec.

2 - FQJEJ image 16 mai 2019.gifLors du premier Festival Québec Jazz en Juin qui aura lieu du 20 au 30 juin 2019, le nouveau D'Auteuil (Quartier Saint-Roch de Québec) présentera une série de 6 spectacles de très haut niveau mettant en vedette près d'une cinquantaine de musiciens de la scène locale, provinciale et internationale.

Le concert d'ouverture du Festival aura lieu jeudi le 20 juin avec le guitariste Gilad Hekselman et son trio qui viendra présenter son album Ask for Chaos, sorti l’année dernière. Il ne sera pas le seul à présenter son nouvel album puisque le batteur montréalais réputé Jim Doxas en quartette avec Al McLean, Lex French et Adrian Vedady viendra lancer son tout nouvel album Homebound vendredi le 21 juin en plateau double avec l’ensemble du contrebassiste de Québec Alex Le Blanc. Samedi le 22 juin, soyez témoins d'une rencontre du jazz avec le hip-hop avec Webster et 5 For Trio.

Les musiciens de l’émission « En direct de l’Univers », Paul Brochu (ex-UZEB), Jean-François Groulx, Benoît Lasanté et Peter Kasilenko poursuivent l’aventure avec leur projet Undercover Quartet, sur la scène du D'Auteuil vendredi le 28 juin.  Pour le samedi 29 juin, le festival a décidé d’offrir une soirée Carte Blanche au saxophoniste André Larue, bien connu de la scène jazz québécoise mais aussi pour son implication dans le projet de Hubert Lenoir.  Trompettiste américain à la réputation internationale, Christian Scott aTunde Adjuah sera au D’Auteuil avec son groupe pour le concert de clôture de Québec Jazz en Juin, dimanche le 30 juin. 

La relève n'est pas en reste puisque vous pourrez aussi découvrir le group 4 pour E et leur hommage à Esbjorn Svensson et Pulsart  Trio en 1e partie les 20 et 28 juin.

Afin d’assister à tous les concerts du festival de haut calibre présentés aux D'Auteuil, nous vous proposons le Forfait D'Auteuil vous donnant accès aux six spectacles avec un rabais de 25%.

D'Auteuil sur FB
228 St-Joseph E Québec
581-741-7471

Pour en savoir plus, www.jazzenjuin.com

Pour la page Facebook du Festival, c'est ici


Le party de lancement du Amalia Jam Session dimanche le 26 mai ressuscite l'esprit du Epoxy Jam sessions a St-Henri.

Amalia Jam Session 150x120.jpgLe Amalia Jam Session démarre dimanche le 26 mai et voici ce qu'en disait il a quelques jours le guitariste Sam Kirmayer sur son Facebook :

On a vraiment apprécié votre support pour le Epoxy Jam Session, et on a été touché par vos commentaires. Depuis que le jam au Epoxy a été annulé il y 8 semaines, on a travaillé fort pour le remettre sur pied, alors on est très heureux d'annoncer que le jam EST DE RETOUR!!!

The jam session démarre dimanche le 26 mai. Même heure, même poste, même groupe (quasiment) mais dans une toute nouvelle place. Le Amalia Fado & Jazz (3704 Notre-Dame O, a quelques pas du Métro Lionel-Groulx). Inscrivez l'événement a votre agenda et soyez-y dimanche le 26 mai a 20h30 pour nous donner un coup de pouce!

André White sera de retour avec nous (Valérie et Sam) dans le house band. Par contre, comme vous l'avez peut-être entendu, le bassiste Jonathan Chapman part pour Toronto cet été, ce dimanche 26 mai sera donc sa dernière présence dans le house band et il sera ensuite remplacé par Mike De Masi


Amalia Jam Session - party de lancement
Dimanche 26 mai 20h30
3704 Notre-Dame O

Le House Band : Sam Kirmayer (guitare) Andre White (piano) Jonathan Chapman (basse) Valérie Lacombe (batterie)


Quelques mots avec le pianiste Vijay Iyer qui présente Far From Over - et plus - au Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), samedi le 18 mai.

Vijay Iyer piano 150x217.jpgLa qualité de la musique et la vision des projets du pianiste Vijay Iyer en font la tête d'affiche de la jeune génération jazz. Et ce favori de la planète jazz, avec 4 reconnaissances d'artiste de l'année de Downbeat n'a qu'une quarantaine d'années. Il a collaboré avec Steve Coleman, Wadada Leo Smith, Rudresh Mahanthappa et plusieurs autres. La souplesse de son jeu et sa musique est supporté par l'innovation, la créativité et un esprit d'aventure.

Ce n'est pas sa première présence au FIMAV, il y était en 2006 avait Fieldwork avec l'alto Steve Lehman et la batteur Tyshawn Sorey qui sont de retour avec son Sextet qui lançait Far From Over en 2017 sur ECM. Le groupe est complété par Graham Haynes (cornet/clairon/électronique), Mark Shim (sax tenor) et Stephan Crump (basse). Ce jazz est puissant, virtuose, réfléchi, viscéral, et très vivant.

J'ai discuté avec Vijay Iyer a propos du son ECM, leur répertoire, l'esprit de sa musique, les influences, ce qui l'a allumé au piano, Thelonious Monk, la sérénité, ce qu'il écoute, et un moment musical WOW.
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CT - Vous avez enregistré 6 albums sur ECM avec Manfred Eicher incluant votre dernier avec ce sextette - Far From Over - il y a un son ECM ?

Vijay Iyer - Chacun de mes albums est différent, et quand on pense à l'histoire du label, quelque chose comme 1600 albums il y a rien qui se dégage et qui se perpétue sur tous ses albums concernant le son, il y a énormément de diversité. Le label existe depuis longtemps, est très prolifique et sa longue vie lui donne en partie l'importance qu'il a. On pourrait dire la même chose de Blue Note qui a produit une grande partie de l'histoire du jazz. Peut-être que le fait que la majorité des albums ont été produits par la même personne nous incite a penser qu'il y une identité ECM. Manfred serait le premier à réfuter cette idée, son travail est de servir l'artiste, la musique et le public.
 
CT - Vous jouerez plusieurs morceaux de Far From Over et plus a Victoriaville...

Vijay Iyer - Le groupe existe depuis huit ans alors il y a beaucoup de répertoire au-delà de cet album et chaque fois c'est différent, il y aussi des pièces du dernier album en trio qu'on jouera en version sextette, il y aura du nouveau matériel, et du plus vieux. Comme tout groupe qui joue beaucoup il y toujours plus qu'un album.

CT - Il a quelque chose qui m'a touché en écoutant Far From Ever, j'ai senti quelque chose de transcendant et pourtant je ne suis pas une personne spirituelle...

Vijay Iyer - J'ai joué sur deux douzaine d'albums, avec beaucoup de groupes très actifs qui ont des identités collectives et qui dégagent beaucoup en performance avec une sorte d'unité, quelque chose qui est au delà des notes et de la musique, il y quelque chose de plus profond, je l'espère. En général ce que je valorise en musique, ce n'est pas la démonstration des abilités musicales mais plutôt ce qui touche les gens sur le plan humain. Ça veut dire qu'il y plus de vulnérabilité, de mystère, beaucoup d'émotions et oui c'est peut-être juste de dire qu'il y une certain spiritualité auquel on aspire, car on est humains.

CT - Votre musique est puissante et pleine d'aventure, superbement écrite, quelles sont vos influences ?

Vijay Iyer - Ce sont des expériences spécifiques, des musiciens et des gens dans ma vie, et des idées que je tente de développer depuis longtemps, en fait c'est l'histoire de la musique et l'histoire des idées. Coltrane aspirait a un idéal, c'était un chercheur, il lisait beaucoup, essayait plein des formules, expérimentait beaucoup, il créait influencé par les idées de ses prédécesseurs. Des gens comme Lester Young, Coleman Hawkins, Sonny Rollins, Charles Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Miles Davis, il créait a partir de ce qu'il entendait, d'idées spécifiques et de façons de faire. Je travaille avec des idées et des gens. J'ai étudié beaucoup de musique, et tout ces musiciens que j'ai nommé, mais aussi beaucoup de vocalistes et de traditions rythmiques, et des musiques du monde, d'Afrique Centrale et de l'Ouest, des Caraïbes, du Nord de l'Inde, de l'Indonésie, de Java, le gamelan, le Japon, du hip-hop et de la musique électronique. Aussi j'ai grandi en étudiant le violon pendant une quinzaine d'années, dans des orchestres, des quatuors a cordes, des ensembles de musique de chambre et dans cette grande famille du violon.

CT - Qui avez-vous entendu plus jeune qui vous a allumé au piano ? 

Vijay Iyer - Le premier pianiste que j'ai entendu était ma soeur, au début j'ai appris a l'oreille petit a petit pendant que j'étudiais le violon. Je ne voulait pas devenir pianiste en tant que tel, le piano était une zone de recherche et d'exploration et ce n'étais pas en relation avec des morceaux au piano. Quand j'avais 13-14 ans j'ai commencé à écouter des gens qu'on pourrait
catégoriser dans le jazz mais celui qui m'a vraiment allumé au piano c'est Thelonious Monk. Dans les années 80 j'écoutais Herbie Hancock, Keith Jarrett, Kenny Kirkland, Red Garland, Michel Petrucciani, pour en nommer quelques-uns mais c'est Monk avec qui j'ai connecté. Quand j'entendais un virtuose comme Oscar Peterson ça ne me touchait pas, mais avec Monk on était dans la même famille.


CT - J'ai lu quelque part qu'une des choses qui vous plaisait le plus c'était d'être calme et immobile, mais avec tout vos projets votre vie est loin d'être calme et sereine, comment vous faites ?

Vijay Iyer - En fait il y une certain sérénité quand on joue de la musique, ce focus et courant qui passe peut subjuguer et d'une certaine façon éclipser le monde extérieur. Je dit souvent à mes étudiants que lorsqu'on joue il y une partie de nous qui ne joue pas, qui est immobile et qui observe.

CT - Vous écoutez quelle musique ces jours-çi ?

Vijay Iyer - Il y a beaucoup de musique qui passe dans ma vie dans une journée, tu sais je vois beaucoup de musique live en vivant a New York, et beaucoup de musique de mes amis. Tyshawn Sorey par example qui est sur Far From Over (c'est le batteur et il sera avec lui au FIMAV), sa musique est singulière, spéciale, mystérieuse, j'aime écouter cette musique, elle me transporte ailleurs.

CT - Vous avez joué avec une foule de musiciens de plusieurs environnements, parlez-nous d'un moment WOW qui vous a marqué...

Vijay Iyer - Il y en a deux qui me viennent spontanément, et les deux sont en quelque sorte similaires. Le premier c'est le saxophoniste Roscoe Mitchell, je l'ai entendu souvent dans les années 90 et j'ai commencé à jouer avec lui au début des années 2000. Il réussit a bousculer la conscience de ce que la musique peut être, ce qu'elle peut faire, ce qui la compose, ce qu'elle peut accomplir, au début j'étais subjugué et je me disais, ce n'est pas de la musique...mais qu'est-ce que c'est ? J'étais dans la vingtaine et je n'avais jamais rien vécu de comparable. Je ne savais pas que la musique pouvait être ça, une pure exploration sonore, sans notes. Je l'ai vu dans toutes sortes de configurations, avec le Art Ensemble de Chicago, en solo, en duo, etc, et je me suis retrouvé à ses côtés, dans ses groupes, sur scène et vivant cette expérience à ses côtés. L'autre c'est la violoncelliste Okkyung Lee, elle avait joué avec moi et m'avais invité la voir jouer au Tonic qui est maintenant fermé. Elle avait un trio avec un joueur de table tournante et un batteur, encore je ne savais que la musique pourrait être comme ça. Quelques années plus tard elle donna un concert à Harvard et c'était un moment révolutionnaire, très électrifiant, une grande oeuvre d'art, une performance audacieuse, j'étais plus qu'impressioné, j'étais abasourdi.

(
Roscoe Mitchell sera également au FIMAV de cette année - quelques heures avant Vijay -)))

https://vijay-iyer.com/

https://vijayiyer.bandcamp.com/

Pour voir la vidéo en studio de Far From Over video, c'est ici

Vijay Iyer : piano, claviers / Graham Haynes : cornet, clairon, électroniques / Steve Lehman : sax alto / Mark Shim : sax tenor / Stephan Crump : basse / Tyshawn Sorey : batterie
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Samedi le 18 mai @  22h (Colisée Desjardins - 400 Boul. Jutras E - Victoriaville, QC G6P 0B8)
Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV)
2 heures de Montréal
1-819-752-7912
info@fimav.qc.ca

Pour l'événement sur Facebook, c'est ici

Pour en savoir plus et la billeterie, c'est ici
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entrevue : Claude Thibault
crédit photo : Lena Adasheva


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

AFJP - Post Bop Pawn Shop

Professeur de guitare depuis 15 ans au Cégep de Sherbrooke et frère du cinéaste très connu Kim Nguyen, le guitariste et compositeur Annam Nguyen cultive donc la bosse des arts et du jazz. Pour cette nouvelle mouture d'AFJP (diminutif de Annam’s Family Jazz Project), 4 ans après Dim Sun Jazz, il offre avec ses complices une version plus ou moins moderne du bop. Loin de Grant Green ou Joe Pass, évoquant Fred Frith, ainsi que Nguyên Lê dans son jeu, ce Post Bop Pawn Shop est roboratif, piquant avec juste ce qu’il faut pour titiller notre oreille. Comme souvent c'est le cas, les standards sont mis de côté au profit de compositions personnelles qui démontrent le travail accompli, aussi bien par le jeu que l’écriture.

Entouré du batteur Simon Bergeron, du bassiste Jonathan Boudreau, du saxophoniste Thiago Ferté et des invités « surprises », comme la  trompettiste Rachel Therrien et le claviériste Gabriel Vinuela Pelletier, notre tour de pistes peut commencer. À travers un univers singulier, parfois un peu scolaire, le guitariste revisite avec justesse l’essence du jazz : Nicky’s Reggae Groove, la chaleur de la bossa-nova sur Used To Be Bossa qui met en vedette la trompettiste Rachel Therrien, qui est une première rencontre sur disque. Dans un régistre qui oscille entre le rock léger et le jazz, Hot Babe, la pièce d’ouverture est une belle entrée en matière. Nous sommes en présence d’un jazz aux accents rock, typiquement contemporain qui met en vedette le guitariste, sans toutefois oublier ses complices.

C’est du beau travail soudé, imaginatif avec de judicieux espaces poétiques. Bravo !

Hot Babe / Almost There / Post Bop Pawn Shop / Frigid-Air / Nicky's Reggae Groove / Out of Credit /
Used to Be a Bossa / Gossip / Juju / Winter's Coming


afjp.ca


Facebook


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal

 

 


TVJAZZ  2 septembre 2016
Gilad Hekselman Trio - KeeDee - Festi Jazz International de Rimouski, 2 sept. 2016


Le Résonance s’électrise avec le passage du trio du trompettiste Brownman Ali vendredi le 17 mai.

Brownman Ali 150x155.jpgBrut, énergique avec une bonne dose de folie, le Brownman Electryc Trio nous réveille par l’audace et la spontanéité de sa
proposition musicale. Si l’on sent une filiation évidente avec la période tardive de Miles Davis (Bitches Brew), ou la musique de Randy Brecker, le trio bien ancré dans son temps nous plonge dans un univers jazz-steampunk-electro-flyé dont on ressort difficilement indemne.

Leur dernier album en date, Gravitation, compile de nombreux standards revisités à la sauce électrique. On y retrouve autant Bye Bye Blackbird, There Will Never Be Another You que Cantaloupe Island, qui sont entre temps passés à travers des tunnels de distortion gravitationnelle au champ de force déphasé et à la pyrotechnie sonore sous-jacente. Bref, un nouvel univers qui, pour autant, ne nous éjecte pas de nos sièges-repères, puisque les improvisations restent campées dans un langage bebop et modal.

En première partie de soirée, le pianiste David Ryshpan viendra étancher sa soif de créativité avec la section rythmique de Brownman Ali, composée de Sean Dennis à la basse électrique et de Jacob Aylward à la batterie. Puis le pianiste viendra partager la scène avec le trio du trompettiste électrique pour une soirée qui s’annonce…galvanisante!

Branchez-vous au Résonance pour ne rien manquer du passage de ce trio à l’occasion de sa tournée nord-américaine!

Pour en savoir plus sur le Brownman Electryc Trio,  c'est ici

Pour Brownman sur Facebook, c'est ici

Pour David Ryshpan sur Facebook, c'est ici

Pour l'événement Facebook, c'est ici

Vendredi le 17 mai

David Ryshpan Trio @ 21h
(avec Sean Dennis et Jacob Aylward)

Brownman Electryc Trio @ 22h
(avec Brownman Ali, Sean Dennis, Jacob Aylward et David Ryshpan)

Résonance
5175A Ave. du Parc
514-360-9629
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Benjamin Goron : benjamingoron@gmail.com
Facebook / twitter


On discute avec le pianiste et compositeur Yves Léveillé qui lance Phare avec la complicité de Yannick Rieu, Jacques Kuba Séguin, Guy Boisvert et Kevin Warren - mercredi le 22 mai dans la Série Bourdonnements Jazz au Théâtre Outremont.

Yves Leveille visage 150x150.jpgLa série Bourdonnements Jazz, un co-production du Théâtre Outremont et du pianiste Yves Léveillé c'est 4 concerts de mars à juin, le premier était les Improvisateurs Butineurs le 20 mars, suivi de la Ruche Intergénérationelle le 17 avril, le 3e et prochain Bourdonnement sera le lancement de l'album Phare de Yves Léveillé en formation quintette le 22 mai, et le dernier sera le Bourdonnement international le 12 juin.

J'ai donc profité de cette occasion pour discuter avec le pianiste et compositeur Yves Léveillé sur la Ruche Intergénérationelle, le lancement de Phare, les complices de ce projet et ce choix, le studio d'enregistrement, sa quête, ce qui différencie Phare et a quoi on peut s'attendre mercredi le 22 mai.
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CT - Faisont un petit retour en arriève, parlons donc du 2e Bourdonnement jazz  qui avait lieu le 17 avril, la Ruche intergénérationnelle, un chassé croisé de deux générations avec toi-même au piano, Roberto Murray au sax, Fred Alarie à la basse et Martin Auguste à la batterie  suivi de Julien Fillion au sax, Marika Galea à la basse, Valérie Lacombe à la batterie et David Lemyre à la guitare...parles-nous de cette expérience...

Yves Léveillé - Pour ce projet j'avais mandaté Roberto Murray pour la gestion de répétitions et le recrutement des plus jeunes musiciens - tout en étant en contact constant avec Roberto. J'ai moi-même recruté Marika qui avait participé à une de mes classe de maître à Toronto il y a une dizaine d'années et que j'ai revu au Dièse Onze il y a peu. Ça été de belles découvertes, j'ai bien aimé la soirée qui laissait de la place à la musique de ces plus jeunes compositeurs, en créant un équilibre avec certain standards, quelques arrangements de Daniel Lessard (qui a été remplacé par Fred Alarie a pied levé), et plus. C'était de belles découvertes avec de la musique originale, et j'aimé l'interaction entre les musiciens d'expérience et les plus jeunes, je trouvait ça fascinant. A certaines occasions je pouvais me retirer de la scène avec le public et je trouvais ça vraiment super de voir tout ça évoluer. Ça me faisait plaisir d'être un peu le catalyseur de ce projet-là et de laisser une tribune a tout mes collègues. Ça permet aussi de créer de nouveaux liens, plusieurs musiciens de cette soirée n'avaient jamais joué ensemble. Il y a aussi un peu d'aventure avec cette série, comme avec le premier concert il y avait une dimension poésie avec improvisation, et même des textes improvisés, ça aussi ça crée des moments magiques.

CT - Le 3e Bourdonnement jazz - mercredi le 22 mai c'est le lancement ton album Phare avec ton quintette, tes talentueux complices que sont Yannick Rieu (sax), Jacques Kuba Séguin (trompette), Guy Boisvert (basse) et Kevin Warren (batterie). C'est ton 8e album. Parles-nous de ton choix de collaborateurs - tous des nouveaux pour cet enregistrement - ça évolue toujours un peu au fils des albums...pourquoi ces changements ?

Yves Léveillé - Dans la perspective de faire évoluer la musique et d'évoluer soi-même il faut jouer avec d'autres musiciens pour saisir de nouvelles influences et interactions. J'avais fait un concert avec ce même groupe dans la série Bourdonnements de l'an passé. Je forme également le duo Y2 avec Yannick, et j'ai aussi déjà joué avec Guy Boisvert. Les nouveaux venus c'est donc Jacques Kuba Séguin et Kevin Warren qui a une drive très solide, une fougue contagieuse et qui a une autre esthéthique, et ça donne toujours un souffle nouveau. Ceci dit, ça n'exclus pas le possibillité de retourner jouer avec mes collègues précédants. C'est ça la beauté du jazz, on peut créer des opportunités de jouer avec de nouveaux musiciens. Leur jeu, personalité et créativité, tout ça influence la performance du groupe, car chacun a son univers et sa couleur. Des musiciens expérimentés qui ont confiance dans leur potentiel sont capables de s'abandonner dans les projets des autres. Ça aussi c'est intéressant.

CT - T'a enregistré Phare où et pourquoi ?

Yves Léveillé - J'étais au Studio 270, une première pour un album complet, j'aime beaucoup la disposition des lieux, un grand espace, des pièces a géométrie variable, et j'aime beaucoup travailler avec l'ingénieur de son Robert Langlois, une bonne oreille, il connait sa mise en place d'une façon impeccable, il y jamais de perte de temps avec lui, et en plus c'est un gars ben
sympathique, ça ça compte toujours dans la balance pour moi. J'aime bien m'entourer de musiciens et de collaborateurs talentueux mais la dimension humaine est bien importante, il doit donc y avoir une bonne entente.


CT - Et sur ce Phare quelle était ton inspiration ? tu veut nous éclairer ?

Yves Léveillé - Phare c'est également la pièce-titre, la première de l'album, une pièce assez forte qui donne le ton à l'ensemble de l'album dans le sens que c'est toujours une quête et la musique est assez contrastée d'une pièce à l'autre. Phare ça englobe un peu la pensée philosophique qui entoure tout ça, une quête perpétuelle du dépassement de soi.

CT - Et en quoi Phare se différencie des autres albums ?

Yves Léveillé - Si on prends l'exemple de l'album Essence des Bois, c'est un album avec beaucoup d'arrangements et des instruments de la famille des bois, on était 7 musiciens, avec Phare il y toujours un peu d'écriture - c'est un peu ma signature - mais c'est plus ouvert, et plus énergique aussi. Je le voulais différent et je ne voulais pas retomber dans les même souliers, un drive plus déterminant, plus d'énergie dans le jeu et dans l'écriture, et ça m'a forcé d'aller sur des terrains un petit peu plus audacieux. Par contre de temps en temps il y a tout de même des moments de sérénité, on a le temps de récupérer. J'ai toujours aimé composer,  c'est ma première passion, et puis le jeu instrumental qui est greffé à tout ça, c'est un tout finalement. Mais j'aime aussi beaucoup l'improvisation. Je suis assez content de mes 8 albums, c'est que de la musique originale que j'ai écrite. Il y a quand même une évolution au fils de années et je vois quand même des changements, même s'ils sont subtils, dans l'évolution de mon écriture. Il y a un peu plus de prise de risque, un meilleur contrôle des lignes mélodiques, de contrepoint, d'orchestration, en général il y a une plus grande maturité. En tout cas j'ose espérer.

CT - Et on peut s'attendre a quoi le 22 mai ?

Yves Léveillé - Le concert est toujours précédé de la formule rencontre avec les artistes avec un léger goûter, on peut jaser avec le public et ça démystifie le concert qui sera du tout nouveau matériel, donc un effet surprise, une belle complicité entre les musiciens, une performance pleine d'énergie, personne va s'ennuyer ce soir-là!

yvesleveille.ca

Bourdonnements Jazz au Théâtre Outremont.
1248 Bernard O
514-495-9444

Le dernier Bourdonnements Jazz de la série présente mercredi le 12 juin, le Bourdonnement international. Yves Léveillé a invité trois de ses amis à traverser la frontière. De San Francisco, le multi-instrumentiste Paul McCandless, co-fondateur du groupe américain Oregon (30 albums); et de New-York, d'origine japonaise la pianiste Eri Yamamoto et le batteur Ikuo Takeuchi.

Le lancement de Phare aura également lieu a Québec deux jours plus tard - vendredi le 24 mai 20h au Palais Montcalm.
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entrevue : Claude Thibault


TVJAZZ  4 juillet 2013
Vijay Iyer Trio au FIJM, jeudi le 4 juillet, 2013


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