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TOUTE L'ACTUALITÉ JAZZ DU QuÉBEC DEPUIS 2003

JazzBulletin   -   jeudi 18 mai 2017 au mercredi 31 mai 2017

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Bulletin SJNPRO

Pour les musiciens
et professionnels
du jazz

La série Jazz d’ici La Presse+ du Festival International de Jazz de Montréal à L’Astral, de Daniel Clarke Bouchard à Parlor Social en passant par Guillaume Martineau et Lucioles.

FIJM17_150x150_SJN_GM.jpgLe Festival International de Jazz de Montréal, qui aura lieu du 28 juin au 8 juillet, propose comme chaque année une série complète regroupant des artistes jazz
locaux. Chaque soir à L’Astral à 18 h, c’est le moment idéal pour encourager notre scène jazz à nous tout en faisant de belles découvertes. Voici un aperçu de cette programmation...

Le jeudi 29 juin, voyez le jeune prodige, le pianiste Daniel Clarke Bouchard. Le vendredi 30 juin, c’est au tour des célèbres sœurs Jensen (Christine au saxophone et Ingrid à la trompette) accompagnées par la guitare écorchée de Ben Monder. Le samedi 1er juillet, le montréalais d’origine haïtienne, Jowee Omicil,  souffleur multi-instrumentiste signé sous Blue Note, sera en concert. Le dimanche 2 juillet, c’est Andrea Lindsay qui nous présentera Entre le jazz et la java, et le lendemain, lundi le 3 juillet, c’est le trompettiste parisien montréalisé Hichem Khalfa qui sera là avec et son quartette.

Le mardi 4 juillet, le pianiste virtuose Guillaume Martineau (photo) avec son projet Lucioles, intriguant ! S’il y a un groupe qui peut faire aimer le jazz à une nouvelle  génération, c’est bien Misses Satchmo mercredi le 5 juillet! Au menu le jour suivant, jeudi le 6 juillet : impros groovy et expérimentations sonores avec Parc-X Trio.

Pour le dernier weekend du Festival, nous aurons droit le vendredi 7 juillet à la trompettiste Rachel Therrien qui nous présentera son 3e album,  Pensamiento: Proyecto Colombia. Et comme dernier concert de cette série, le samedi 8 juillet, nul autre que Parlor Social : Dessy Di Lauro et Ric’Key Pageot.

Ajoutez du jazz local à vos calendriers en visitant le Jazz d’ici La Presse+

Bon jazz d’ici !


La série Invitation TD : les triades de spectacles avec le trio The Bad Plus, le chanteur-guitariste John Pizzarelli et le saxophoniste Ravi Coltrane - à ne pas manquer!

FIJM17_150x150_SJN_RaviColtrane-.jpgLe Festival International de Jazz de Montréal propose cette année une programmation remarquable. Dans le cadre de sa série Invitation TD, le Festival nous présente trois artistes qui bruleront les planches du Gesù pour trois soirs chacun.

Pour entamer cette série, le jeudi 29 juin, le trio jazz-rock américain The Bad Plus interprétera son dernier opus, It’s Hard. Le lendemain, le groupe offrira un concert  avec le saxophoniste Rudresh Mahanthappa, qui mélange jazz, musique indienne et classique. Le samedi, pour sa dernière représentation, The Bad Plus jouera avec le guitariste new-yorkais Kurt Rosenwinkel pour nous faire savourer de sublimes improvisations musicales.

C’est le chanteur-guitariste John Pizzarelli qui poursuit cette série le 3 juillet, avec trois concerts, en commençant avec la multi-instrumentiste Catherine Russell, qui nous  interprétera du Billie Holiday. Le 4 juillet, l’artiste américain reprend la scène avec son épouse, Jessica Molaskey, grande dame des music-halls. Pour clore sa suite de concerts, John Pizzarelli replonge dans les chansons de Sinatra avec Daniel Jobim.

Pour finir cette série, le saxophoniste Ravi Coltrane (photo) nous prépare trois soirées épatantes. Le 6 juillet, il jouera aux côtés du pianiste cubain David Virelles. Il  sera de retour le lendemain avec son inégalable quartette, Adam Rogers, Yunior Terry et E.J. Strickland. Pour conclure la série Invitation TD en beauté, le saxophoniste, nous présente son projet The Void, accompagné par son sextette.

Billets et infos au www.montrealjazzfest.com

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Bon Festival !


Jazz et musique du monde avec les sons du Dan Bau, de l'erhu et de la quena de Huu Bac et son 5tet, vendredi le 26 mai au Vendredis Jazz de l'Espace Cercle Carré.

huubacquintet26maivendredisjazz.jpgVendredi le 26 mai, les Vendredis Jazz vous convient à une soirée entre jazz et musique du monde avec le Huu Bac Quintet. Le groupe existe depuis 2013 et a déjà à son actif quelques tournées au Canada ainsi que plusieurs prix. En 2014 il remporte le Prix Rideau / ROSEQ, l'Entrée en Scène  Loto Québec 2015-2016, le Stingray Choice Award en 2015 et le “Prix Coup de Coeur du Public” de la Vitrine des Musiques Locales Métissées en 2016.

Le fondateur du groupe est Huu Bac Quach, un jeune vietnamien arrivé au Québec à l'âge de deux ans et totalement intégré à sa société d'accueil, qui joue plusieurs instruments exotiques auxquels il a le talent d'influer des accents nord-américains, dans un mélange harmonieux de cultures. Son parcours musical commence à Montréal à l'Université McGill avec une base solide en guitare jazz. Par la suite il découvre la beauté du monocorde vietnamien, le Dan Bau. Son destin l'amènera au Conservatoire de musique de Shanghai où il apprend  l'instrument chinois l'erhu. Plus tard il sera invité pour une tournée musicale au Pérou avec le groupe Sinidos Vivos. Ce contact avec la musique afro-péruvienne et la musique des Andes sera une source d'inspiration dans son parcours artistique. Il apprendra la flûte de bambou des Andes, la quena. Il travaillera aussi avec le Cirque du Soleil et le réalisateur artistique Robert Lepage.

Le premier album de Huu Bac Quach en tant que compositeur-interprète est  On The Steps of St-Paul's et sera lancé fin juin. Un deuxière album, avec un titre a venir,  sortira cet automne.

Pour le spectacle du vendredi 26 mai au Vendredis Jazz de l'Espace Cercle Carré, Huu Bac Quach sera accompagné de quatres musiciens chevronnés :

Huu Bac Quach : guitare jazz, Dan Bau, erhu, quena
Guillaume Martineau : piano
Zoé Dumais : violon
Olivier Babaz : contrebasse
Étienne Mason : batterie

Les Vendredis Jazz à l'Espace Cercle Carré -  Huu Bac Quintet, vendredi le 26 mai, à 20h - 36, rue Queen - billets 25$ étudiants 15$ - réservations :  514-397-0430  cartonsuper@bell.net,  La série se termine avec dernier Vendredi Jazz de la saison, le Thiago Ferté Quartet le 30 juin.


L'excentrique et jazzy Andrea Superstein brise les règles au Centre Segal, dimanche le 28 mai.

Andrea-Superstein_150x150.jpgExcentrique. Jazzy.

Originaire de Montréal, l’artiste vancouvéroise Andrea Superstein souligne la parution de son deuxième album What Goes On. Pour ce tour de force excentrique, elle fait équipe avec le réalisateur et lauréat d’un prix Juno Les Cooper (Jill Barber). L’enregistrement parait sous étiquette Cellar Live.

Vous devez connaître les règles afin de les casser. Andrea Superstein connaît les règles. Et elle les casse. Elle, comme l'a déclaré Tom Harrison,  critique de musique, «redéfinit le jazz». En jouant sur ses goûts éclectiques et ses connaissances musicales étendues, Superstein emmène les auditeurs lors d'un  voyage musical qui commence à Tin Pan Alley jusqu'a aujourd'hui.

« Un délice vocal. C’est rythmé, décontracté, sombre et intense. Tout simplement superbe. »
— Guy Zinger, Adore Jazz

« Si vous pensiez qu’un chanteur ne pouvait apporter rien de nouveau à un classique, détrompez-vous. »
— The Whole Note

“Une nouvelle decouverte sur la scène de jazz.”
— Radio Canada

Pour sa vidéo de Love Me or Leave Me, c'est ici

Andrea Superstein - voix
John Roney - piano
Rémi-Jean LeBlanc - basse
Mark Nelson - batterie

Dimanche le 28 mai, 20h
segalcentre.org / 514.739.7944
5170 Côte-Ste-Catherine, Mtl


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Steve Amirault - Hold On, Let Go

Bien connu du public montréalais et surtout du monde du jazz, le pianiste/chanteur Steve Amirault - parti à Toronto depuis deux ans - a plus d’un tour dans son sac . Avec ce Hold On, Let Go qui évoque certainement le temps jadis, nous entrons de plain-pied dans le monde des standards qui ont fait cette époque. Est-ce l’âge ou l’époque qui invite l’ami Amirault à revisiter Moon River, Embraceable You, et Lullaby Of Birdland ? Peut-être pas, puisque si nous lisons attentivement les notes du livret, la figure de sa mère se cache dans Just Believe

Dans une certaine mesure, le pianiste/chanteur a choisi la voie de la simplicité, pour exprimer des sentiments, mais aussi croyons-nous, pour rendre hommage à certaines pièces qui sont devenues des socles pour tous les musiciens. Si la chaleur peut enfin arriver et que l’envie de tendresse/volupté vous prends, courez chez votre disquaire ou commandez directement ce petit bijou sur steveamirault.com

Lentement mais sûrement, il faut à tout prix prendre son temps, car nous pénétrons dans l’univers de Steve Amirault. Mais oui, il sait nous charmer comme émouvoir avec What A Wonderful World, Embraceable You ou l’incontournable Lullaby Of Birdland qui fit les belles heures de la grande Sarah Vaughan. Connaissant à fond les trucs du métier, il joue sur les accords comme dans All Of Me, tout en se faisant crooner de charme et de très bon goût. Oh, une autre surprise avec le Pennies From Heaven, qui nous rappelle à quel point les pianistes Art Tatum et Errol Garner furent essentiels . Je ne sais plus quel chanteur nous offrait le plus beau des voyages, mais avec Steve Amirault, la ballade est aussi réjouissante que nostalgique. Bravo !

steveamirault.bandcamp.com
steveamirault.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


TVJAZZ  5 septembre 2014
Jowee Omicil - For My People - Dièse Onze le 5 sept 2014


Le Liberté Big Band - Montréal Formation, de Liberté-Anne Lymberiou, mardi le 30 mai au Résonance.

libertebigband150x150.jpgUn big band avec 17 excellents musiciens de la scène montréalaise sous la direction de la talentueuse jeune pianiste, compositrice et chef d’orchestre Liberté-Anne
Lymberiou
.

C’est une première ! Liberté-Anne Lymberiou nous présente à Montréal ses compositions et ses talents comme directrice de cette grande formation, le Liberté Big Band. Lymberiou est récemment  graduée du programme de performance jazz du City College of New York. Mi-québécoise, mi-grecque, née à Montréal, elle a débuté ses études en jazz au Cegep Vanier et s’est installée à New York en 2012. À la suite de circonstances fâcheuses aux douanes canado-américaines, elle est refoulée en sol canadien et ne peut rentrer à NY, du moins pour l’instant. Elle se tourne alors vers la scène jazz montréalaise et monte un concert pour notre plus grand bonheur.
 
Son amour pour le big band l’a inspirée et se révèle dans la fluidité de ses compositions. Chez cette pimpante jeune femme de 25 ans, les pièces sont très différentes les unes des autres. « C'est comme ça que je compose », dit-elle. Ses pièces prennent des tournures inattendues et très diversifiées.

Liberté-Anne me confie que ce sera une soirée remplie de grands moments, avec ses pièces originales. Des pièces qu’elle joue avec le Liberté Big Band de NY. Elles soulignent son évolution de 2014 à 2016. « Nous allons aussi jouer une pièce originale datant de l'automne 2016, une suite qui s'intitule Suite For Heartconcerns. Nous jouerons aussi des arrangements de Duke Ellington/Billy Strayhorn et Thelonious Monk avec des interprétations modernes. » La pianiste ajoute : « Mais surtout, il y a une spontanéité innée qui est fondamentale au jazz et à la performance du groupe, je crois que c'est ça qui est le plus important. Le tout avec d’agréables rythmes et du groove. Bien entendu, les membres du groupe sont des musicien(ne)s, interprètes et improvisateur(e)s très doué(e)s. Je les considère parmi les meilleur(e)s à Montréal. Donc, vous pouvez vous attendre à ce que ça "torche", comme on dit.»

L’ensemble nous livrera des pièces qui vont de l’afro-latin au free-jazz, du bebop au funk et plus encore!

Le Liberté Big Band - Montréal Formation

Liberté-Anne Lymberiou, piano et direction
trompettes :  Jocelyn Couture, Rémi Cormier, Jacques Kuba Séguin, Christopher Kerr-Barr
trombones : Modibo Keita, Alexandre Desjardins, Olivier Lizotte
saxophones : Samuel Blais, Jules Payette, Annie Dominique, Evan Shay, Jean-François Ouellet
tuba : Julie Richard
contrebasse/effets: Antoine Pelegrin
percussions : Elli Miller-Maboungou
batterie : Alain Bourgeois

l'événenement sur Facebook, c'est ici
Le groupe sur Facebook, c'est ici

www.libertebigband.com

Résonance
Mardi le 30 mai @ 21h
5175A Ave. du Parc   
514-894-7543
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Coco  coconette@gmail.com
Facebook / twitter
Coco Jazz, mardi soir dès 19h@ 100,1 CKVL FM


La tradition du jazz, l'innovation, et le grand fossé intergénérationnel, par Miguel Zenón.

miguelzenon150x150.jpgLe jazz n'est pas ma musique.

Ceci est devenu clair pour moi assez tôt, assez tôt pour réaliser que, pour le jeune musicien de 18 ans que j'étais, ma toute nouvelle obsession pour la musique de Charlie Parker, Miles Davis et John Coltrane ne suffirait pas - et que si je voulais réellement jouer cette musique un jour, je devrais m'immerser dans sa tradition, son histoire et développement. Je devais plonger dans ce language pour le comprendre et éventuellement l'assimiler. Immersion, imitation, et assimilation: C'est mon processus depuis - pas seulement avec le jazz -  mais avec toute musique. En tant qu'enseignant, un de mes plus grands défis est de faire comprendre ce point à mes étudiants, ce point que les plus mémorables des mes instructeurs répétaient sans cesse : "Assures-toi d'avoir une fondation avant de construire", "Apprends à marcher avant de courrir", et une foule de métaphores qui voulaient en fait dire la même chose : Il faut étudier la tradition pour développer une personalité de musicien de jazz.

Je remarque que pour la plupart, la génération actuelle d'aspirants musiciens de jazz ne pensent pas comme moi à ce sujet. Ils semblent plus conscients de l'état actuel de cette musique plutôt que de son passé, et veulent faire partie de ce qui se passe maintenant. Bien sur, la majorité de mes étudiants sont deux fois plus jeunes que moi, donc un grand fossé intergénérationnel en est peut-être la cause, mais je ne crois pas.  Est-ce que les choses ont tellement changé en vingt ans? Est-ce que le fossé est si grand?

Pour la suite de cet article (en anglais) sur le Huffington Post, publié par Miguel Zenón, c'est ici

Ce texte a été offert gracieusement par Miguel Zenón.


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