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TOUTE L'ACTUALITÉ JAZZ DU QuÉBEC DEPUIS 2003

JazzBulletin   -   jeudi 22 juin 2017 au samedi 22 juillet 2017

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Du vrai gros jazz au Festival avec The Stanley Clarke Band, Still Dreaming de Joshua Redman, Danilo Pérez et Jean-Willy Kunz.

1C - The Stanley Clarke band-Hallway-2016__300.jpgAu panthéon des bassistes jazz fusion, il y a quelques intouchables : le regretté Jaco Pastorius, notre Alain Caron national et le grand Stanley Clarke. Ce dernier a fondé le groupe Return to Forever avec Chick Corea, enregistré avec les plus grands musiciens et reçu le prix Miles-Davis en 2011. Il profitera de son passage au Festival le 3 juillet au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts pour nous présenter son plus récent album. En première partie, The Jeremy Pelt Quintet.

Jean-Willy Kunz et L’orgue dans tous ses états le 5 juillet. Ce concert, unique en soi parce qu’il mène l’orgue bien au-delà de la musique d’église, est aussi une occasion spéciale d’entendre l’organiste en résidence de l’Orchestre symphonique de Montréal « chez lui », sur son instrument, le majestueux Grand Orgue Pierre-Béique. Jean-Willy Kunz sera précédé du jeune organiste virtuose Christian Lane. Une soirée haute en couleur et en émotions !  Pour la vidéo, c'est ici

Artiste novateur captivant sur scène, le pianiste panaméen Danilo Pérez retrouve le bassiste Ben Street et le batteur Adam Cruz le temps d’une prestation enlevante  où jazz flirte avec musique latine ! Ensuite, inspirés par l’œuvre révolutionnaire et expérimentale du légendaire quartette Old and New Dreams, de filiation colemanienne, Joshua Redman et ses trois compères présentent l’audacieux projet Still Dreaming à la Maison symphonique le 4 juillet.

Billets et infos au montrealjazzfest.com


Des concerts très chauds au Festival International de Jazz de Montréal : Concha Buika, Jane Bunnett, Arturo Sandoval, Michael Kaeshammer et Lisa Simone!

FIJM17_150x150_LisaSimone.jpgVoici quelques suggestions pour les amateurs de voix chaudes et envoutantes au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts durant le Festival.

Le 4 juillet, la superbe chanteuse espagnole d’origine équato-guinéenne Concha Buika, gagnante d’un Latin Grammy, livre avec sa voix riche et puissante et son charisme désarmant une musique aux racines flamencos inspirée de jazz, d’afrobeat, de soul et de pop, d’une profonde intensité et émotion. Elle vient nous présenter des pièces de son plus récent album, Para Mí (2017). Mais d’abord, le flamenco viscéral des Barcelonais Rosalía et Raül Refree.

Découvrez Concha Buika par vous-même avec cette vidéo

Un gros programme double de jazz afro-latin le 5 juillet. La saxophoniste et flûtiste canadienne Jane Bunnett ouvre la soirée avec son album  Maqueque pour lequel elle s’est entourée de 5 jeunes musiciennes cubaines surdouées. Ensuite, c’est le grand retour au Festival, après 14 ans d’absence, de l’un des grands maîtres de la trompette jazz afro-latin, Arturo Sandoval. Cet ancien protégé de Dizzy Gillespie ne souffle depuis plus de 50 ans rien d’autre que de la magie.

Arturo Sandoval en 2015 en vidéo

Michael Kaeshammer, le pro du boogie-woogie, ne permet aucune résistance avec sa virtuosité, son talent vocal et son charisme indéniable. Il sera suivi par la fille de Nina Simone, qui a eu mille vies avant de sortir à 52 ans son premier album. Même si sa musique célèbre une filiation totalement assumée, lorsque Lisa rentre en scène son histoire d’amour avec le public n’appartient qu’à elle. Lisa Simone le 6 juillet

Billets et infos au www.placedesarts.com


Le jazz brésilien du pianiste Manoel Vieira et son 5tet, vendredi le 30 juin au Vendredis Jazz de l'Espace Cercle Carré.

Maonel-Vieira.jpgManoel Vieira est un pianiste virtuose né à Sergipe au Brésil avec une formation classique en piano. Après avoir obtenu une maîtrise au Federal Universidade da Bahia il a par la suite débuté une carrière de soliste dans différents orchestres symphoniques du Brésil ainsi qu'une carrière d'enseignant aux conservatoires de musique de Sergipe, d'Alagoas et de Bahia. Son amour pour le classique, le jazz et la musicalité de la musique populaire brésilienne décrit bien le pianiste qu'il deviendra. Il peu passer de Prokofiev, Mozart à Gershwin, Thelonius Monk et Piazzola avec la même virtuosité et passion musicale.

En 2015 il s'installe à Québec, où il complétera un doctorat à l'Université Laval en piano jazz et improvisation. D'ailleurs il vient d'y remporter en 2017 le 1ier  prix de Musique Jazz. Il fait maintenant carrière sur plusieurs scènes locales et canadiennes. Soulignons son passage au FIJM en 2016 et son retour en 2017 sur deux scènes extérieures le 30 juin pour terminer la soirée au Vendredis Jazz de l'Espace Cercle Carré. du Vieux Montréal.

Vendredi le 30 juin, la musique de Manoel Vieira nous fera voyager aux rythmes des mélodies brésiliennes en poussant les limites de l'interprétation et de la découverte musicale. Il sera accompagné par les excellents musiciens Carlos Henrique à la batterie, Jairzinho Teixiera au saxophone, Alciomar Oliviera au trombone et Thierry Sterckeman à la contrebasse.

Pour voir la vidéo de Assum Preto, c'est ici

Venez prendre part à cette belle fête brésilienne en plein coeur du Vieux Montréal, au 36, rue Queen entre Wellington et de la Commune!

Un cocktail musical à 18h30 précédera le concert du Manoel Vieira 5tet - Entrée : 45$ (cocktail et concert) / entrée : 25$ (concert) / Réservation : (514) 397-0430 cartonsuper@bell.net
Vendredi le 30 juin, à 20h - 36, rue Queen - Ce concert est le dernier de la série Vendredis Jazz de l'Espace Cercle Carré.


Uzeb en concert jeudi le 29 juin au FIJM. Il y a déjà 25 ans qu'Uzeb, le célèbre groupe jazz/fusion québecois jouait leur dernier concert au FIJM 1992. Voici notre entrevue vidéo avec le trio.

uzeb trois 150x150.jpgUzeb reviens après toutes ces années pour un concert R3UNION, jeudi le 29 juin 2017 à la Salle Wilfrid-Pelletier du 38e FIJM. J'ai donc rencontré le guitariste Michel Cusson, le bassiste Alain Caron et le batteur Paul Brochu pour en savoir plus sur ce retour en force et leur état d'esprit. Voici la transcription de cette entrevue vidéo.
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CT : C'est quoi le feeling d'un retour après toutes ces années?

Michel : C'est vraiment excitant, j'ai pas l'impression que ça fait 25 ans qu'on a joué, mais plutôt deux mois. Il y un bon buzz!

Alain : Quand on a décidé de repartir l'aventure pour l'été prochain  - qui n'est pas un retour avec un nouveau disque - on a fait un scan de ce qui serait intéressant de jouer, on s'est mis d'accord sur les pièces qu'on allait jouer. On a donc un bon setlist, et avec la technologie d'aujourd'hui les sons et les arrangements seront encore meilleurs, au goût du jour et avec nos identités. On veut ramener Uzeb au niveau en terme de performance, d'exécution, et sonore. du Uzeb 110%!

Paul : Pour moi c'est comme un suite logique parce tout au long de ces 25 ans j'ai travaillé avec Michel et Alain et leurs projets respectifs. C'est un plaisir de retourner sur un stage avec eux, il y une magie qui est vraiment ben le fun à vivre!
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CT : On peu s'attendre à quoi comme matériel? un best of? un peu de tout?

Alain : Ça sera pas un peu de tout, ça sera beaucoup de choses précises. On a choisi les pièces qu'on avait envie de jouer, les thèmes qui nous touchaient au niveau sonore ou de la structure des tounes, et aussi les "hits" d'Uzeb, on garde la surprise! On revisite des arrangements, on refait des parties d'une nouvelle façon, c'est comme ça que ça se passe entre nous. Chaque fois qu'on joue il y toujours une nouvelle idée. On veut que les gens reconnaissent Uzeb. On veut pas arriver avec quelque chose de complètement neuf, on veut faire du Uzeb. Et on a l'impression que c'est ce que le public veut. Ça va être une belle réunion.
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CT : Il y aussi un son Uzeb, serez-vous capable d'être fidèles à ce son?

Michel : Oui et non. À l'époque j'avais deux réfrigateurs d'équipements, ça nous coûtait une fortune en transport! Il y a des affaires qui seraient impossibles à recréer. J'ai toujours été branché sur la technologie et aujourd'hui plus que jamais, ça me fascine totalement, le niveau de précision qu'on peut atteindre avec ça. Donc en ce qui me concerne c'est une grosse mise à jour de mes sons. À l'intérieur d'un morceau il y plusieurs sons qui changent et je peux me permettre de programmer ça très précisement, ça sera donc une belle relecture en 2017. Les gens vont être contents d'entendre ça, comme un bon vin qui a bien vieilli. On est un band qui fait beaucoup de disques live alors ça se passe beaucoup dans le moment présent, on ne ferme pas de portes et c'est possible qu'on sorte un disque après, mais pas avant. On arrivera pas à la Place des Arts avec un album mais il va peut-être se créer sans qu'on s'en aperçoive.

Paul : J'ai besoin de certains pads pour déclencher des sons sauf que ça va être beaucoup plus...petit mais avec un son plus gros! C'est beaucoup plus facile de programmer
tout ça aujourd'hui.

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CT : C'est quoi vos sources, votre inspiration...

Alain : Quand j'ai rencontré Michel on jouait du Charlie Parker mais aussitôt qu'on a commencé il a branché un pédale, moi j'ai grossi l'ampli, on a mis un backbeat avec tout ça et ça été le début de la fusion, du jazz/rock, du jazz...avec un son rock. Après ça on a intégré plusieurs autres influences. Ça toujours été un jazz avec une ouverture sur le monde. Du jazz avec de l'improvisation, le langage du jazz, et un son avec des influences d'ailleurs, des rythmes cubains, de l'harmonie classique, etc. J'écoutais Charlie Parker, Coltrane et tout ça mais aussi Weather Report, Chick Corea, Herbie Hancock, Tower Of Power, Blood Sweat and Tears, Chicago. J'ai jamais été trop branché sur le rock progessif sauf Yes peut-être à cause de Chris Squire, j'écoutais aussi du Motown et du R&B. On écoutait beaucoup de musique qui se jouait de façon précise, comme Steely Dan, avec une mise en place rythmique, donc une attitude beaucoup plus pop, beaucoup plus studio, mais avec des élements d'improvisation jazz et une grande rigueur d'exécution.

Michel : C'est intéressant comme question et je vais faire un parallèle. Tout le monde à Spotify, Apple Music, etc. A un moment donné je tape Jimmy Hendrix et j'écoute les albums que j'avais en vinyle et que j'ai pas écouté depuis 40 ans. Je réalise que c'est directement relié, je trouvais qu'ils avaient une grande liberté, ils jammaient. Dans le rock, ils prenaient ça de Miles, Miles Davis influencait le rock, et vice-versa. Hendrix avait des phrases identiques aux miennes, et que j'ai jamais repiqué. Il y aussi Cream, ils ont pas duré longtemps mais t'écoute ça, ils partaient une pièce puis ça durait 10 minutes. On a un peu pris de ça en power trio. Au tout début Jean St-Jacques (batterie-vibes-claviers) était un apport extraordinaire dans le groupe, quand est devenu le trio final il y a eu une liberté qui s'est installée dans le groupe. Maintenant 25 ans plus tard on arrive avec plus de maturité et on va jouer avec ça.

Paul : Assez jeune, vers 13-14 ans je jouais beaucoup de rock. A un moment donné j'ai entendu Billy Cobham et ça a changé ma vie. Après ça j'ai découvert Buddy Rich, Genesis, Gentle Giant, Frank Zappa. Je mettais le disque et je jouais avec. Évidemment Weather Report, Chick Corea, Miles...
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CT : Quant vous étiez St-Eusèbe Jazz, quel était le 1e morceau que vous avez joué à...St-Eusèbe?

Michel : On a pas joué à St-Eusèbe, c'est peut-être la seule erreur que tu as lu sur Wikipedia à propos d'Uzeb. La vraie histoire c'est qu'on allait jouer notre premier show en 1975, Jean St-Jacques, qui était batteur à l'époque (ensuite vibraphoniste et clavieriste), Luc Beaugrand et moi, on a regardé le calendrier, c'était l'anniversaire de St-Eusèbe et c'était à Acton Vale. Ensuite c'est devenu Eusèbe Jazz et ensuite Uzeb. Alain est arrivé en 1977 et Paul en 1980. On a probablement joué un pièce de Chick Corea, Spain, quelque chose de beaucoup trop difficile pour notre âge!
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CT : Sur la dizaine d'albums, lequels sont vos préférrés ?

Alain : On peut pas vraiment demander à un artiste lequel il a préféré. C'est comme nos enfants, ils ont chacun leurs caractères et leurs personalités différentes. Sur chacun des disques on a toujours fait du mieux qu'on pouvait au moment ou on l'a fait. Il y a des pièces et des compositions qui sont mieux réussies que d'autres. Sur chaque disque il y une empreinte qui relate bien ce qu'on était à ce moment-là. Évidemment il y a de la maturité qui s'est installée au niveau de l'écriture, de la production et tout ça. Si j'écoute le premier disque qu'on a fait (Uzeb live in Bracknell - 1981), c'était complètement vert, c'était jeune, mais l'énergie qu'il y avait là-dessus, c'était incroyable...

Paul : Je suis d'accord avec Alain. Je préfère la formule trio, le dernier album, World Tour (1990), selon moi, démontre bien l'efficacité du trio.
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CT : Quels sont vos moments WOW! d'Uzeb?

Alain : Quand j'ai vu le saxophoniste Michael Brecker jouer à côté de moi...

Michel : Quand on a fait la 1e partie de Miles Davis à Toronto, où je suis devenu spectateur. Une leçon de musique 501. C'était en 1985 à Ontario Place,  moment fabuleux, magique, 14,000 personnes, pendant une heure j'étais soufflé. Pas juste les notes qu'il jouait, mais les silences, et comment il dirigait sans dire un mot, juste en bougeant.
 
Alain : J'ai une anecdote à ce sujet, je ne sais si vous vous en souvenez. On fait la balance de son et un moment donné, on entend dire que Miles Davis ne veut pas de première partie! Il voulait pas qu'on joue!...on braille, c'est épouvantable, ça n'a pas d'allure. Finalement ils l'ont amené à l'hôtel et ils nous on dit qu'on allait jouer quand même, whew! Une autre anectode avec Miles. Il est juste devant moi - c'était mon idole - et on avait beaucoup entendu parler de lui, et je me dis, il faut que je lui parle, il faut que je lui parle, plus je m'approchais de lui, plus je me demandais quoi lui dire, mais qu'est-ce que je vais lui dire...finalement je suis passé tout droit et je lui ai pas dit un mot! Je ne parlais pas bien l'anglais à l'époque et les phrases que je me disais dans ma tête me semblaient toutes ridicules. J'ai opté pour le silence, comme lui. Quand on a joué à Djakarta et en Israël aussi c'était fantastique.

Paul : Jouer avec Michael Brecker, Don Elias, quand on fait l'Olympia de Paris, c'est des bons souvenirs.
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CT : Aujourd'hui vous écoutez quoi?

Michel : J'ai pas beaucoup de temps pour écouter beaucoup de musique. Je vais sur Spotify et Apple Music et je tape des noms. Ça peut être aussi bien de la musique électronique, l'autre jour j'écoutais Meshell NdegeoCello, ça peut être totalement éclectique. Dans le jazz je préfère les vieux crus qui ne vieillissent pas. Je ne me tanne jamais d'écouter Miles.

Alain : J'ai toujours un album de Bill Evans pas loin et que j'écoute quand je sais pas où je m'en vais. Ou je ressors un Miles Davis de temps en temps. Dirty Loops, Snarky Puppy, Kurt Rosenwinkel, et je fouille sur Youtube. Mais avant d'écrire un album j'écoute moins de musique pour trouver le silence.

Paul : Je n'écoute pas tant de musique que ça, peut-être à cause du fait que je travaille la-dedans. Comme j'enseigne, j'ai plusieurs suggestions de mes élèves, du jazz newyorkais comme Aaron Parks, Ari Hoenig, etc....et du bon vieux Miles.
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CT : Si vous pouviez jouer avec n'importe quel artiste mort ou vivant, ça serait qui?

Alain : J'ai arrêté de jouer de la contrebasse quand Bill Evans est décédé, je rejouerais de la contrebasse pour jouer avec lui.

Michel : Il y en a tellement...comme je fais beaucoup de musique de films, j'aimerais rencontrer Thomas Newman. J'ai pas d'idole comme tel. Je trouve que c'est le fun d'avoir la chance de partager la musique, d'avoir un langage commun et de le partager. En Afrique il y a plusieurs années je me suis retrouvé dans un discothèque de Dakar avec le chanteur Alioune Mbaye Nder, il connaissait Uzeb, j'avais ma guitare, on a jammé, et c'était phénoménal.

Paul : Jaco Pastorius, Chick Corea, Herbie Hancock. Miles Davis, j'aurais vraiment aimé ça!
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Uzeb R3UNION
Jeudi, le 29 juin 2017 @ Salle Wilfrid-Pelletier du 38e FIJM
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Entrevue : Claude Thibault
Pour l'entrevue vidéo, c'est ici
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Pour voir toutes nos entrevues du Festival International de Jazz de Montreal incluant Bria Skonberg et Kellylee Evans, c'est ici


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Janis Steprans Quintet - Ajivtal

Cela fait plus de 25 ans que je suis la carrière du saxophoniste alto Janis Steprans. Pupitre essentiel du grand orchestre de Vic Vogel à une époque, cet interprète qui peut jouer dans tous les styles est un trésor bien gardé. Au-delà des modes et du passage du temps, son style toujours en finesse signifie une approche du jazz qui devrait satisfaire le plus grand nombre. Pour ce Ajivtal qui fait référence au pays de ses ancêtres, les neuf plages ci-présentes sont autant de pépites qu’une certaine leçon autour de la note bleue.

Écoutons pour se faire l’oreille Shades of White, tout en finesse, l’homme exprime des sentiments à travers un jeu fluide et fortement nuancé. Le sachant altiste, nous le découvrons, saxophoniste soprano avec des intonations Coltrane dans Luna’s Tune, qui là encore, reste un joli modèle de travail. Il fait dire que Janis sait s’entourer, avec le pianiste Geoff Lapp, le contrebassiste Adrian Vedady, les batteurs André White/Kenton Mail et le surprenant guitariste Gabriel Hamel.

Maitre des ballades, Chambre No. 5 est un canevas parfait pour exprimer dans différentes tonalités tout ce que peut faire un saxophoniste dont la science de la note juste tombe à point. Sans toutefois tomber dans la musique du monde, Suite de thèmes lettons est aussi un bel exercice à l’alto qui offre des phrases concises, plutôt que des discours verbeux. Nous vous le répétons, c’est du très beau!


janisstreprans.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


TVJAZZ  28 juin 2012
Stanley Clarke et Hiromi au FIJM 2012


Le tromboniste Ryan Keberle et Catharsis avec Camila Meza, jazz politique, mardi le 27 juin au Upstairs.

Ryan-Keberle_Catharsis petit.jpgPour sa première montréalaise, le tromboniste et compositeur Ryan Keberle nous présente son tout nouveau projet Find the Common, Shine a Light avec son groupe  Catharsis. Du jazz politique qui fait du bien à l’âme. Le quatrième album est une réponse à l'agitation politique et sociale croissante, un appel urgent au changement.

Un mélange puissant de musique avec des mélodies accrocheuses, Ryan Keberle nous présente son groupe dans un genre de jazz indie, avec des grooves profond, du blues et du jazz latin, incluant des compositions originales et une interaction passionnante entre les membres du groupe. Le tout, produit par le grand trompettiste Dave Douglas, sur l’étiquette Greenleaf Music.

Ryan Keberle a débuté des études en violon et en piano classique à un jeune âge et il a adopte le trombone pour en faire son instrument de prédilection. Jusqu’à ce jour, le souffleur continue de jouer de la musique de chambre avec un ensemble de cuivres. Il a étudié auprès de Wycliffe Gordon et fut membre du Jazz at Juilliard.

Comme musicien versatile, le tromboniste a participé à maints projets avec les grands du jazz, les superstars du rock indie et du R&B, dont Maria Schneider, Darcy James Argue, Rufus Reid, Wynton Marsalis, Sufjan Stevens, Alicia Keys et Justin Timberlake. On peut entendre ses compositions dans diverses trames sonores de  films comme ceux de Woody Allen, et même de la comédie musicale de Broadway «In the Heights», qui s’est vu récompensé d’un Prix Tony.

Une catharsis c’est une séparation du bien et du mal, une libération de la parole qui peut mener à la sublimation des pulsions. Ryan Keberle & Catharsis se penche collectivement sur les problèmes de ce monde troublé et nous donne espoir face à des préoccupations actuelles.

Il se produit avec la vocaliste et guitariste Camila Meza, native de Santiago, Chili, dont le New York Times dit que c’est le secret le mieux gardé côté voix/guitare de New York. Son style fluctue entre le folklore et la pop et s’entremêle très bien au jazz de Keberle.
 
Catharsis c’est un groupe de jeunes musiciens talentueux ayant tous joué un rôle majeur sur la scène jazz américaine et même du côté jazz latin, pas surprenant d’entendre tous ces différents rythmes dans leur musique. L’intégrale du nouvel album Find the Common, Shine a Light nous sera dévoilé avec les compositions de  Ryan Keberle, ainsi que des pièces avec arrangements de The Welcome Wagon, de Bob Dylan et des Beatles. Ce sera un concert rempli d’amour et d’espoir. Une révélation!

Ryan Keberle - trombone, claviers et melodica
Camila Meza - voix et guitare
Scott Robinson - saxophone ténor et trompette
Jorge Roeder - basse électrique et acoustique
Eric Doob - batterie

Pour l'excellente vidéo de M. Azul, c'est ici

Ryan Keberle & Catharsis

Mardi le 27 juin 2017 20h
Upstairs
1254 Mackay   
514-931-6808
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Coco  coconette@gmail.com
Facebook / twitter
Coco Jazz, mardi soir dès 19h@ 100,1 CKVL FM


BassDrumBone, avec Mark Helias (basse), Gerry Hemingway (batteries) et Ray Anderson (trombone) jouent The Long Road, et plus, au Résonance le 5 juillet.

ray anderson bassdrumbone.jpgBassDrumBone avec Mark Helias à la basse, Gerry Hemingway à la batterie et Ray Anderson au trombone, célèbrent 40 ans de musique avec la nouvelle musique de The Long Road et une tournée d'envergure aux États-Unis, au Canada ainsi qu'en Europe. Comme ils seront au Résonance mercredi le 5 juillet j'avais quelques questions pour le tromboniste Ray Anderson.
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CT - Bonjour Ray, vous êtes au 6ième jour de votre tournée américaine, ça se passe comment?
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RA - Quel plaisir cette tournée de BassDrumBone. 40 ans d'amitiées musicales et personnelles ça crée une environnement unique : chacun de nous dirige son groupe, mais rien n'est comparable de jouer avec vos meilleurs amis, qui connaissent vos joies et vos états d'âme. La grande confiance et l'amitié que nous partageons libère notre créativité; on peut être fou comme on veut...
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CT - Ça fait 40 ans que vous jouez ensemble, vous semblez avoir beaucoup de plaisir, comme en témoigne la vidéo promo 40ième et de votre dernier CD, The Long Road, comme si c'était la 1ière fois...!
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RA - Tout à fait, et cette reconnection instantanée vient un peu  de notre longévité. Il y une facilité malgré tout le travail. Malgré le fait qu'on doit jouer une nouvelle musique pleine de défis, une belle confiance la fait vivre. Oui on a beaucoup de plaisir, et c'est contagieux.
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CT - Comment tout ça a commencé en 1977?
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RA - C'est commencé quand le bassiste Mark Dresser, que j'ai rencontré en 1975 quand il est arrivé à New York (une amitié encore plus longue!), est reparti pour New Haven, CT, et que je suis allé le visiter pour jouer avec lui. Il vivait près de Gerry et un jour on est passé par là. Mark Helias - le bassiste, était en train de terminer une Maitrise à Yale et il connaissait Dresser et Hemingway. C'est là qu'on a commencé à jouer en trio. Dès le début on voulait continuer le trio. Ça c'est concrétisé quand Gerry nous engageât, Mark et moi, pour un concert à l'école où il enseignait.
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CT - Et qu'est-ce qui vous inspira à créer cette triangulation musicale unique de la basse, batterie et trombone? c'était planifié ou pas du tout?
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RA - Pas du tout. Mais le trio s'est complèté immédiatemment. Nous avons toujours été libres de changer de rôles musicaux : des fois le trombone joue le rythme, des la batterie la mélodie, etc...et ça deviens un son plus complexe, plus complet, avec plein de possibillités. Et ce premier concert s'est très bien passé.
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CT - Vous êtes demeurés ensemble toutes ces années, qu'est-ce qui vous garde ensemble, la combinaison du talent et de l'amitié?
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RA - Nous avons eu quelques pauses, certaines plus longues, mais l'amitié et la synergie est toujours là. Ce qui est plus marquant c'est que chacun continue d'évoluer comme musicien, l'expérience est donc toujours un défi ainsi qu'une occasion d'évoluer. Je m'améliore en jouant avec les gars!
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CT - Avec 10 albums à votre actif, comment la connection as-t-elle évoluée depuis le premier?
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RA - C'est dur de mettre ça en mots mais je sens qu'on a développé une force et qu'on est des musiciens beaucoup plus complets. Je crois qu'on a élargi notre  jeu et notre expression et que nous sommes plus clairs et confiants dans les millions de décisions instantannées que nous prenons en improvisation. En création il y une maturation qui tends vers une simplification et une distillation du jeu : dites ce que vous avez à dire et ne soyez pas redondant. Évidemment il y toujours un temps pour explorer, pour repousser les frontières, mais avec le temps et la maturité, ça se rafine autant dans nos compositions qu'en jouant.
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CT - Vous avez une relation spéciale avec Montreal avec plusieurs concert au FIJM mais aussi avec Félix Stüssi et les Malcommodes...
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RA - J'adore Montréal!! J'ai joué au FIJM plusieurs fois avec mes groupes (je me souviens très bien d'une semaine à diriger plusieurs groupes, un chaque jour, autour de 1981) et d'autres (je me souviens du Charlie Haden's Liberation Orchestra probablement parce qu'on l'avait enregistré). Plus récemment j'ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec Félix Stüssi, un grand compositeur et musicien, et qui est devenu un bon ami. Nous nous sommes rencontrés dans les années 80 pour un concert en Suisse. Je me souviens d'une longue nuit à discuter de musique, de politique, et de la vie. 20 ans (25?) plus tard, Félix vivant à Montréal depuis un certain temps, avait le rêve que je joue dans son quintet et m'a trouvé. Nous avons enregistré dans plusieurs formations, joué un peu partout au Canada, en Europe, et même en duo. Et ça continue, c'est sûr!
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CT - Qu'est-ce qu'on entendra le 5 juillet au Resonance?
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RA - Beaucoup de musique de notre dernier double CD, The Long Road, ainsi que notre très volumineux (40 ans!)livre de musique.
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CT - En quelques mots qu'aimeriez-vous dire à nos lecteurs au sujet du 5 juillet?
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RA -  On est très reconnaissant de pouvoir jouer notre musique. On ne prends rien pour acquis et chaque concert est très spécial pour nous. Le 5 juillet est une occasion unique : on fait pas ça souvent et même si on se prend pour des ados, on ne rajeunit pas! On s'attends à la magie et espèrons vous voir en grand nombre.
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BassDrumBone
Mark Helias - basse
Gerry Hemingway - batteries
Ray Anderson - trombone

Mercredi le 5 juillet 21h
Resonance

5175A Ave. du Parc   
514-894-7543

Pour la vidéo promo de cette tournée The Long Road, c'est ici
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Entrevue : Claude Thibault


TVJAZZ  29 juin 2016
Lisa Simone - FIJM, le 29 juin 2016


TVJAZZ  15 décembre 2016
Entrevue Uzeb R3UNION avec Michel Cusson, Alain Caron et Paul Brochu - le 15 déc 2016


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