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TOUTE L'ACTUALITÉ JAZZ DU QuÉBEC DEPUIS 2003

JazzBulletin   -   jeudi 11 octobre 2018 au mercredi 31 octobre 2018

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Pour les musiciens
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Le Big Band de l’Université de Montréal jazze avec Tim Hagans, trompettiste et compositeur de renommée mondiale ! Mercredi 17 octobre, 19 h 30, salle Claude-Champagne.

TimHagansRedJacket_150X150.jpgLe Big Band de l’Université de Montréal, sous la direction de Ron Di Lauro, est heureux d’accueillir le réputé trompettiste Tim Hagans dans le cadre d’un concert qui mettra à l’honneur ses compositions pour grand orchestre de jazz.

Ayant collaboré notamment avec Thad Jones, Dexter Gordon, Joe Lovano, Bob Belden et plusieurs autres sommités, Tim Hagans s’est révélé un leader et un compositeur inspiré au sein de ses propres formations. Il s’est également fait connaître pour ses collaborations avec de grands ensembles, notamment le NDR Big Band de Hambourg et le Big Band de Norrbotten en Suède.

Lors du concert du 17 octobre avec le Big Band de l’UdeM, Tim Hagans brillera par ses performances en tant que soliste invité. Des œuvres extraites de son récent projet musical Faces Under The Influence, inspiré des personnages des films du cinéaste John Cassavetes, seront interprétées lors de cet événement.

« Les lignes du trompettiste, plaisamment situées entre les éclats brownesques et les murmures à la Miles, couvrent un vaste registre émotionnel. Cela donne une approche audacieuse prête à contourner les règles pour ornementer les recoins les plus oubliés d’une pièce musicale. La poésie qu’il insuffle dans les grandes ballades du jazz peut imposer le silence à toute la salle. » - Jim Macnie, the Village Voice

Les jeunes musiciens du  Big Band se surpasseront assurément aux côtés de ce musicien d’exception !

Salle Claude-Champagne, 220, avenue Vincent-d’Indy (métro Édouard-Montpetit). 14 $, gratuit (étudiants). Billetterie : musiqueumontreal.tuxedobillet.com ou en vente à la porte


Quelques mots avec le trompettiste et compositeur Tim Hagans qui sera en concert avec le Big Band de l'Université de Montréal mercredi le 17 octobre et qui donnera deux cours de maîtres mardi le 16 et jeudi le 18 octobre.

Tim Hagans 150x168.jpgLe trompettiste Tim Hagans sera à l'Université de Montréal pour un concert avec le Big Band de l'Université de Montréal mercredi le 17 octobre ainsi que deux cours de maîtres, mardi le 16 octobre (16h30) pour les étudiants en musique et jeudi le 18 octobre (11h) spécifiquement pour les trompettistes. J'ai discuté avec Tim quelques jours avant son périple montréalais. Tim Hagans est un trompettiste, arrangeur et compositeur avec 3 Grammys a son actif et une carrière d'une quarantaine d'années ayant partagé la scène et enregistré avec Stan Kenton, Joe Lovano, Dexter Gordon, Thad Jones, Bob Belden et beaucoup plus.
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CT - Tim quel plaisir de discuter avec toi...

Tim Hagans - J'ai hâte de revenir à Montréal, j'ai joué et présenté des cours de maîtres à l'Université McGill ainsi qu'a Concordia avec Jan Jarczyk mais c'est une première à l'Université de Montréal. J'adore Montréal et la seul musique de film que j'ai jouée est celle d'un film tourné à Montréal, The Score, avec Robert De Niro et Marlon Brando.

CT - Vous serez donc à Montréal dans quelques jours pour jouer avec le Big Band de l'Université de Montréal (17 octobre) ainsi que pour y donner deux cours de maître les 16 et 18 octobre...comment ça s'est concrétisé ? Vous connaissiez le directeur musical du Big Band le trompettiste Ron Di Lauro?

Tim Hagans - Je connais Ron depuis des années, on s'était rencontré à la dernière conférence IAJE de 2008 à Toronto, une de ces grandes conférences où l'on se croise toute la journée, il m'avait dit qu'il voulait m'inviter à venir à l'Université. J'avais beaucoup de musique de Big Band et j'aime beaucoup travailler avec les étudiants.
 
CT - J'ai lu que c'est le trompettiste Thad Jones avec qui vous avez joué qui vous a encouragé à écrire votre musique, comment ça s'est passé?

Tim Hagans - En 1979 il était en pause du Mel Lewis Orchestra et était à Copenhagen et moi en Suède, il m'a invité à jouer avec son groupe qui se voulait un ensemble de compositeurs, il ne voulait pas tout écrire et lança une invitation à tous pour des compositions. Nous répétions plusieurs fois par semaine et avions beaucoup de concerts. Je lui avait dit que je n'avais jamais écrit pour un big band mais plutôt joué dans plusieurs big band et que j'aimais beaucoup sa musique. Il m'a dit d'apporter une pièce a une répétition, et c'est ça qui m'a lancé. Le premier arrangement que j'ai écrit fut enregistré, le deuxième par contre était un désastre, il y avait plein de trucs qui ne fonctionnaient pas, on s'est donc assis et il m'a dit tu ne peut faire ça, et ça et ça, etc...j'ai donc plus appris avec cette deuxième pièce que la première. Il m'a aidé plusieurs années avec mon écriture. J'étais impressioné par l'écriture de mes pairs mais j'était plutôt concentré sur l'apprentissage de le trompette et j'avait le temps pour rien d'autre. Quand j'ai commencé avec le Stan Kenton Band en 1974 plusieurs musiciens et compositeurs associés avec le groupe écrivaient de la musique et ça m'impressionnait, c'était incroyable. On jouait tous les soirs donc j'avais pas de temps pour l'écriture et les arrangements. Toute la journée sur l'autobus de tournée j'écoutais Clifford Brown, Freddie Hubbard et Miles et le soir on était en concert. C'est seulement lorsque je me suis installé en Suède que le timing était bon pour commencer à écrire.

CT -  Ton album Faces Under The Influence présente 7 suites inspiré par 7 personnages du cinéaste John Cassavetes et que tu as enregistré avec le NDR Big Band de Hamburg...ce sont des personnages fort intenses, tout comme la musique, c'est son intensité qui vous plait dans son cinéma?

Tim Hagans - Pour moi, plus que tout autre cinéaste ses personnages sont VRAIS, avec des VRAI émotions et comme j'ai écrit dans le texte de l'album on est témoins de gens avec une intensité émotionnelle très vivante, Cassavetes était entouré de plein d'amis et de sa femme Gena Rowlans et c'était comme un band de jazz, ils avaient une façon intime de communiquer, il ne restait qu'a partir la caméra. C'était un fin observateur de la nature humaine car même si c'était des scènes écrites, tout semblait si naturel, et c'était ça son grand talent. Et il n'y avait pas beaucoup de musique dans ses films, comme cette scène très intense dans A Woman Under The Influence avec Gena Rowlands et Peter Falk qui argumentent avec intensité. Dans un film hollywoodien il y aurait eu une incroyable musique orchestrale pour supporter ces échanges, mais avec Cassavetes non. J'ai donc commencé à entendre la musique qui émanait de ces personnages qui vivaient ces scènes. Et ce qui m'intéresse c'est comment décrire musicalement ces personnages.

CT - Et que jouerez vous avec le Big Band de l'UdeM?

Tim Hagans - Des bribes de mon parcours musical. Trois compositions que j'ai écrit dans les années 80 fortement influencées par Thad Jones, pas les pièces que j'avais écrit pour lui mais que j'ai écrit un peu plus tard après un peu de perfectionnement. Je vivais à Cincinnati et je jouais avec le Blue Whisp Big Band, un band qui joue encore aujourd'hui depuis 1980. J'ai joué trois ans avec ce groupe et c'est pour eux que j'ai écris ces pièces. On va jouer un boogaloo, un de mes grooves préférés qu'on pouvait entendre sur l'étiquette Blue Note dans les années 60, des trucs comme Watermelon Man, Sidewinder de Lee Morgan, un genre avec un feel mi-jazz et mi-rock. C'est Boo et je l'ai écrit pour Randa Brecker qui avait été invité par le Norrbotten Big Band (Suède), pour lequel j'étais le directeur artistique de 1996 à 2011. Ron Di Lauro jouera la partie de Randy, et moi l'autre. Et quelques autres trucs de cette période.

CT - Vous avez beaucoup joué en Europe - vous voyez une différence entre la scène de jazz américaine et celle en Europe?

Tim Hagans - En Amérique de Nord les auditeurs on tendance a être catégorisés par genre. Les amateurs de musique country n'écoutent que du country, les amateur de rock classique n'écoutent que du rock, les amateurs de jazz que du jazz, et évidemment tout le monde écoute la musique de leur jeunesse. Si vous avez grandi dans les années 60 même si vous écoutez du classique vous écouterez des fois les Beatles, James Gang, des trucs comme ça de temps en temps mais il y peu de croisement. En Europe c'est pas du tout comme ça, le public peut être fan de jazz et deux jours plus tard écouter du folkore balkan et une semaine plus tard un Orchestre Symphonique, ils écoutent aussi du pop de leur enfance, donc beaucoup plus de diversité musicale. C'est excellent pour la scène musicale car vous pouvez jouer pour un public qui n'a jamais entendu votre musique and ils vont adorer et s'identifier ce qui crée un public très diversifié, et ça c'est une grande différence. Une des raisons est que le soutien des arts provient des taxes. Et ça se transmets aux musiciens, aux États-Unis il y a très de subventions et d'occasions de jouer et sans un aspect commercial les musiciens se demandent quoi jouer comme répertoire qui pourrait générer plus de public. Si vous jouez pour cette raison au lieu de votre coeur et que 20 personnes veulent venir ententre votre coeur, ce n'est pas une vision d'ensemble. Je dis ça en blague un peu mais avec les clubs de NY c'est la quantité de filets mignons et la quantité du public qui compte par rapport au répertoire proposé. Ils s'impliquent dans le choix des musiciens d'accompagnement s'ils n'aiment pas votre batteur par exemple. Beaucoup  d'organismes subventionneurs s'intéressent aux statistiques et aux chiffres et visent le retour de l'investissement et ce n'est pas le raison d'être des subventions aux arts. Et je crois que c'est dangeureux.

CT - A Montréal vous donnerez deux cours de maître à l'Université de Montréal, c'est important pour vous de transmettre le jazz à la prochaine génération et quelle sera votre approche?

Tim Hagans - Ça ne sera pas du style est-ce qu'il y a des questions. Je donnerai deux cours de maître, un pour les trompettistes et un autre pour les étudiants de musique les 16 et 18 octobre. Le premier est ouvert à tous les étudiants, d'habitude je commence sur leur importance dans notre société en tant qu'artistes, musiciens et improvisateurs, ce qui est important par rapport à l'improvisation, et ensuite je leur donne des devoirs qu'ils auront à faire toute leur vie. J'ai une opinion assez forte sur l'improvisation et une grosse partie de mon raisonnement c'est que ça devrait être improvisé. Donc comment être dans le moment, des exercises qui ne remplacent pas ce qu'ils font déjà mais qui sont une autre façon de voir ce qu'ils font, et peut-être une rencontre des deux approches. Et ensuite je réponds aux questions. Aujourd'hui plus que jamais ils ont des questions sur le marché du travail et l'industrie de la musique, la scène musicale en Europe probablement à cause de mon expérience en Europe. C'est bon pour eux d'échanger avec un musicien qui roule depuis 46 ans et de discuter de vrais expériences de la vie d'artiste. Je me souviens quand je participais à des cours de maître, j'était très attentif et je m'accrochais a chaque mot même si je n'étais pas d'accord avec l'approche. Je crois que l'échange d'informations est important peu importe l'âge des participants et du présentateur. En fait je pose beaucoup de questions aux participants car je veut comprendre comment ils pensent.

CT - Quelques jeunes trompettistes à surveiller?

Tim Hagans - Marquis Hill et Ambrose Akinmusire, car ces deux musiciens font comme faisaient nos héros. Ils ont un son et un feeling rythmique incroyable, jouant des mélodies et des improvisations comme j'ai jamais entendu auparavant et j'en ai entendu beaucoup, ce qui est un problème concernant mon opinion de trompettistes...Quand je les écoute je suis surpris et ça me ramène au temps où j'avais pas encore entendu autant de musique.

CT - Vous écoutez quoi dans votre voiture?

Tim Hagans - La première chose que j'écoute a NY c'est le Sports Radio car c'est tellement vibrant. Mais sur le plan musical c'est le moment d'écouter les albums qu'on m'envoie, j'en reçoit tellement et c'est le seul temps libre que j'ai. Et si je suis sur un projet d'écriture je vais surtout écouter la musique classique du 20e siècle pour m'inspirer et me donner des idées, comme le compositeur polonais Witold Lutoslawski, ainsi qu'Aaron Copland et Olivier Messiaen, un des mes héros. J'aime aussi écouter le silence, plein de choses se produisent avec un silence prolongé.

CT - Vous avez joué avec une foule de grands musiciens tels Stan Kenton, Joe Lovano, Dexter Gordon, Thad Jones, évidemment, pour en nommer que quelques-uns... vous pourriez nous parler d'une moment WOW que vous auriez eu?

Tim Hagans - Un moment WOW serait le premier concert avec le chef d'orchestre et pianiste Stan Kenton, le 23 juin, 1974 (il y 44 ans). C'était le début de ma carrière professionnelle. J'avais entendu le groupe plusieurs fois en concert ainsi qu'a un camp musical, j'avais 19 ans et ils m'ont invité à jouer la 4e trompette et je me souviens des premières notes de musique. C'était une ballade, Here's That Rainy Day, Stan commençait toujours avec une ballade, il y avait huit mesures du thème joué par les trombones et ensuite c'était moi, j'avais déjà entendu cet arrangement et je devais me rappeller que je n'étais pas dans le public mais bien sur scène en train de jouer, ces premiers 50-60 secondes de ma carrière était un de mes moments WOW de ma carrière. Et il y eu mon association avec le saxophoniste Bob Belden. Nous avions enregistré Treasure Island en 1989 et sa musique sur cet album était très différente de tout ce que j'avais entendu avant et encore aujourd'hui ça me donne le frisson. Dans les environs de 1988 on a joué dans un club de NY et plusieurs fois j'ai eu des moments WOW a écouter Bob jouer sa musique. C'était tellement unique, personel, et incroyable.
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Entrevue : Claude Thibault
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Pour en savoir plus, Tim Hagans

Pour sa page YouTube, c'est ici

Cours de maître Tim Hagans pour tous - mardi le 16 oct 16h30 , pour en savoir plus, c'est ici
Cours de maître Tim Hagans pour trompettistes - jeudi le 18 octobre, pour en savoir plus, c'est ici

Tim Hagans avec le Big Band de l'Université de Montréal, dir. Ron Di Lauro
Mercredi 17 octobre 19h30
220 Vincent-d'Indy, Mtl
514-343-6427

Pour en savoir plus sur ce concert, c'est ici


Vidéos de Nazing Street de Kim Zombik / Nicolas Caloia au Dièse Onze et Carte Blanche de John Hollenbeck au Ministère vendredi le 5 octobre à L'OFF Jazz.

John sticks.jpgLa chanteuse Kim Zombik et le contrebassiste Nicolas Caloia étaient au Dièse Onze vendredi le 5 octobre dernier dans le cadre de L'OFF Jazz.

Voyez la vidéo de Nazing Street, un pièce inspirée de l'enfance de Kim et des rues de Boston par un duo fort original. On aime!

Pour la voir, c'est ici

Le même soir on se déplacait au Ministère, un nouveau lieu fort apprécié de cette 18e édition de L'OFF Jazz, pour la Carte Blanche du batteur/percussioniste et prof. de McGill John Hollenbeck avec l'aide du saxophoniste Erik Hove, du trompettiste Simon Millerd, de Pierre Hébert à l'animation vidéo (il faut voir!) ainsi que de Terri Hron à la programmation électronique. Spectaculaire!

Pour voir notre montage de quelques extraits de la 1ière partie de cette soirée Carte Blanche, c'est ici

L'OFF Jazz se poursuit jusqu'au samedi 13 octobre. Allez-y et encouragez nos artistes!



Le Festival International de Jazz de Québec est en cours jusqu'au samedi 20 octobre.

FIJQ 2018.jpgLe Festival International de Jazz de Québec est en cours jusqu'au samedi 20 octobre, pour en savoir plus visitez festivaldejazzdequebec.com


Recherchées : Formations jazz de niveau collégial, universitaire et semi-professionnel pour le concours du nouveau JPL Victo Jazz ! Courez la chance de jouer à ce festival qui présente David Linx et le Brussels Jazz Orchestra, Habana Café, Andrea Lindsay, Michel Lambert et Dawn Tyler Watson et +, et de gagner une bourse de 2000$ et un mentorat.

150x150_competition.jpgVous êtes une formation jazz de dix musiciens et moins résidant au Québec, de niveau collégial, universitaire ou semi-professionnel? Vous avez jusqu'au vendredi 30 novembre pour vous inscrire au concours du tout nouveau festival JPL Victo Jazz. La musique de style jazz est un critère essentiel à respecter, mais les morceaux proposant des influences d'autres styles, comme le blues, le funk, la musique latine ou encore la musique pop sont également acceptés.

Les formations retenues seront conviées à performer devant public lors du festival JPL Victo Jazz qui a lieu du jeudi 7 au samedi 9 février 2019 prochains, et courent la chance de se mériter 2000 $ en bourses, dont 1000 $ offerts par Yamaha Canada, ainsi qu’un accompagnement personnalisé sous forme de mentorat offert par la directrice de l’Agence d’artistes et de concerts Danielle Lefebvre. Les différentes prestations seront évaluées par un jury composé de professionnels du milieu. Rappelons que les formations participantes ne doivent pas déjà avoir de contrat signé avec une agence ou compagnie de production.

Pour en savoir plus sur les critères de sélection et procéder à votre inscription au plus tard le 30 novembre, visitez jplvictojazz.com/voletcompetition.

Jean-Pierre Lambert nous a quitté. Le festival JPL Victo Jazz est né!

Le 22 janvier 2017, le passionné musicien et réputé directeur musical Jean-Pierre Lambert nous a quitté. Sa fougue, son professionnalisme, sa rigueur, son implication et sa détermination ont influencé toute une génération de musiciens et d’enseignants. C’est ainsi qu’animés par la même passion que leur a transmis au fil du temps Jean-Pierre Lambert, une poignée de ses anciens collaborateurs et des membres de sa famille ont eu l’idée de mettre sur pied le tout premier festival de jazz de la région des Bois-Francs (Victoriaville). Un événement que l’on souhaite tout aussi coloré que « Jeepee » pouvait l’être, et qui se veut tout aussi inspirant pour la prochaine génération de musiciens professionnels.

Pour voir notre vidéo de El Otoño du Jean-Pierre Lambert Big Band en répétition en 2014, c'est ici


Le JPL Victo Jazz a lieu du jeudi 7 février au samedi 9 février 2019 au Carré 150 de Victoriaville et inclut le vocaliste belge David Linx avec le Brussels Jazz Orchestra, le groupe Habana Café, la chanteuse Andrea Lindsay, le trompettiste Michel Lambert et la chanteuse Dawn Tyler Watson, le groupe Sortie 210, l'animateur de Quand le jazz est là d'ICI Musique, Stanley Péan, et plus.

Pour en savoir plus, JPL Victo Jazz


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Johanne Desforges - L’essence du temps / Essence of Time

Lancé le 3 octobre au Upstairs, voici L’Essence du temps / Essence of Time, un cinquième album de la chanteuse Johanne Desforges. En français et en anglais, cet album au titre billingue combine habilement la poésie avec certains grands standards de jazz particulièrement réussis. Pour être un peu différente et sortir du lot, la plupart des plages qui nous sont offertes sont l’œuvre de cette compositrice et interprète qui a beaucoup de bagages et un sens du swing. Prenons comme exemple Leave Me or Leave Me, au scat soyeux qui évoque à la fois Sarah Vaughan et la sous-estimée Carmen McRea. Nous poursuivons notre quête avec How Deep Is The Ocean, (Irving Berlin) une autre superbe ballade parfaitement maitrisée qui met en valeur une voix chaude, sans tensions, ainsi que les musiciens qui sont partie prenante de cette belle aventure.

Pour une rare fois, et souhaitons que cela continue, Valérie Lacombe tiens le rhythme à la batterie, à la guitare c'est le très doué Sam Kirmayer, à la contrebasse Jonathan Chapman, et au handpan, sorte de « steel drum  », le fiston Julien Desforges. Après les standards, nous passons aux compositions personnelles en français. Parmi nos préférées, nous avons retenu : La Drague, Essence bien entendu, et la très belle White Lights. C’est une nouveauté courageuse, puisque le jazz en français se fait rare, et sans oublier qu’elle vous permet de découvrir ou redécouvrir une très belle voix.

Le Temps / How Deep is the Ocean / My Men / Lazy Afternoon / La Drague / Love me or Leave Me / Essence / Ton Ombre / Astrology / White Lights / La Dernière Pluie

Pour voir la vidéo making of, c'est ici

Pour écouter un extrait, c'est ici

Pour en savoir plus, www.johannedesforges.com

Johanne Desforges, voix et compositions
Sam Kirmayer, guitare
Jonathan Chapman, basse
Valérie Lacombe, batterie
Julien Desforges, handpan

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal

 


TVJAZZ  24 mars 2016
Big Band Université de Montréal avec Ignacio Berroa - Mr. Fonebone - Salle Claude-Champagne, le 24 mars 2016


Jeune et prometteur, le TSA Group de Theo Abellard au Bootlegger, ce samedi 20 octobre.

TSA Group 150x150.jpgIl y a six ans, à l’écoute de l’album In My Element de Robert Glasper, le jeune Theo Abellard décide, du haut de ses quinze ans, de troquer le violon classique pour le piano jazz. L’ascension est rapide. Tout en digérant petit à petit ce vocabulaire inconnu en autodidacte, il se nourrit de concerts lors des différentes éditions  du Festival International de Jazz de Montréal et échange avec ses modèles, Robert Glasper mais aussi Justin Brown ou Thundercat.

Il a récemment été admis à l’Université McGill, où il consolide son art auprès de la pianiste et compositrice Marianne Trudel. Plus généralement, sa musique a saveur haïtienne/néosoul revêt une dimension spirituelle pour le jeune musicien qui a grandi dans l’univers gospel de l’Église. Jouer, c’est aussi l’occasion de glorifier Dieu et de mettre du baume à l’âme. Outre les influences gospel, Theo «Sunny» Abellard cite volontiers Herbie Hancock ou encore Bud Powell, qu’il écoute  assidument ces derniers temps.

Samedi prochain au Bootlegger de la rue St-Laurent, le TSA Group réunira, outre le pianiste, Zach Fischer à la guitare, Marie-Ketely Gomes à la basse et Raynal Ismeus à la batterie. Les quatre musiciens joueront majoritairement des compositions de Theo, un jazz spirituel et riche en groove qui trouve son inspiration dans la magie du quotidien. La pièce Walker, par exemple, est inspirée d’un périple de plus de quatre heures à pied qui l’a mené du quartier St-François à Laval jusqu’à Côte-Vertu dans l’ouest de Montréal…De quoi méditer sur le futur de ce jeune pianiste plein de talent !

Pour écouter la pièce Walker, c'est ici

Pour leur page Facebook, c'est ici

La page FB de l'événement, c'est ici

TSA Group

Theo «Sunny» Abellard
, piano
Zach Fischer, guitare
Marie-Ketely Gomes, basse
Raynal Ismeus, batterie

Samedi le 20 octobre @ 20h

Bootlegger, L'Authenthique
3481 St-Laurent, Mtl
438-383-2226
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Benjamin Goron : benjamingoron@gmail.com
Facebook / twitter


Le groupe torontois Allison Au Quartet à la Sala Rossa jeudi le 11 octobre dans le cadre de L'OFF Jazz, édition #19, de retour après leur participation au Festi Jazz International de Rimouski.

Allison Au Quartet 150x150.jpgCT - Allison Au, vous avez beaucoup de succès avec votre groupe et votre musique (Junos 2013 et 2016, entre autres), sachant que "succès" en jazz n'est pas chose facile, est-ce que vous vous pincez pour vous assurer que vous ne rêvez pas?

AA - Je suis très reconnaissante pour toute le notoriété que le groupe reçoit. Je me sens très privilégiée pour tout le support, autant des auditeurs que des bourses gouvernementales qui ont permis au groupe de poursuivre un cheminement créatif enrichissant. Ceci étant dit, le succès est toujours un humble rappel qu'il faut continuer de travailler avec intensité. On doit toujours aller plus loin afin de poursuivre une démarche artistique. D'une certaine façon, je sens que ce n'est que le début du groupe.

CT - Vous étiez en nomination pour un Juno en 2013 pour The Sky Was Pale Blue, then Grey et avez gagné un Juno en 2016 pour Forest Grove, donc l'écriture est essentielle à votre musique...vous saviez assez tôt que l'écriture était importante pour vous?

AA - J'ai commencé à composer un peu sur le tard, et j'avais aucune opinion particulière concernant l'écriture de ma musique jusqu'a mes études collégiales a Toronto. C'est là que j'ai trouvé un mentor incroyable, le guitariste, vocaliste, compositeur et arrangeur cubain Luis Mario Ochoa. Il était mon prof d'ensemble pendant trois ans et il m'a vraiment encouragé à écrire ma musique. Je crois qu'au début je voyais ça comme une façon d'éviter les problèmes de droits musicaux si j'enregistrais des standards ou la musique des autres. Mais quand j'ai commencé à expérimenter avec la compo, j'ai réalisé que j'avais peu exploré mon identité musicale. Maintenant, mes compositions sont une immense partie de mon identité comme musicienne. Ma musique est aussi devenue un super tremplin qui me permet d'explorer des nouvelles idées pour le saxophone.

CT - Qu'est-ce qui t'a allumée au jazz plus jeune? Des morceaux ou musiciens spécifiques?

AA - Quand j'ai grandi, mon père avait une grande collection de CD et d'albums que j'ai exploré pendant des heures. Ça allait de Jimmy Cliff a Toumani Diabate, de Frank Sinatra a Ry Cooder, de The Pointer Sisters a Rachmaninov. Il avait une très belle collection d'albums de jazz. Et quand j'ai entendu Ella Fitzgerald chanter “Mack the Knife” de son album “Live in Berlin” la première fois, j'étais complètement estomaquée. Je n'avais jamais entendu quelqu'un chanter comme ça. J'étais subjuguée par la chaleur de sa voix et le jeu de la section rythmique. Et c'est ça qui m'a allumée au jazz. Tout ce que je voulais savoir c'était d'ou venait ces sons.

CT - Quelle influence a le public, le lieu et le son du lieu dans votre jeu? Autrement dit est-ce que vous jouez différement en concert et qu'est-ce qui vous influence le plus?

AA - Oui! Mais ça change toujours. C'est toujours agréable de jouer dans un lieu prévu pour le public. Généralement, ce sont de plus grandes salles ou des théâtres qui ont une meilleure acoustique et un ingénieur de son qui aidera le groupe à créer un environnement sonore idéal. Je me sens très confortable et inspiré de jouer dans ce genre de lieux. En même temps j'aime bien jouer dans des plus petits lieux (bars et clubs de jazz) car ils sont plus intimes and c'est plus facile de connecter avec le public. Ceci étant dit, ce sont souvent des endroits bruyants et ça peut m'empêcher de me pousser créativement. Dans ces cas, je me sens un peu en compétition avec les clients bruyants et ça peut être plus difficile de connecter avec la musique.

CT - Comment avez-vous connecté avec Todd Pentney (piano), Jon Marahaj (basse) et Fabio Ragnelli (batterie)?

AA - J'ai rencontré Todd et Fabio au Collège Humber de Toronto, où nous étions tous des étudiants en musique. On a étudié et gradué en même temps. J'ai rencontré Jon quelques années plus tard. Il jouait déjà beaucoup avec Fabio et nous avions plein d'amis en commun. C'était juste une question de temps avant qu'on se rencontre.

CT - Être de bon amis avec les membres du groupe aide à la cohésion?

AA - Oui, c'est sur! Je penses que ça fait qu'on a plus de plaisir à jouer ensemble, et c'est plus naturel. Comme on est des amis, on a un échange franc pendant nos répétitions. Je considère tous les commentaires constructifs de mes collègues afin de consolider mes compositions. Chaque membre est très impliqué dans le processus and ils aident tous vraiment dans la direction que prends la musique. Je crois qu'avoir une relation comfortable avec le groupe a permis à la musique d'atteindre de nouveaux sommets car on se fait confiance et c'est ouvert.

CT - On entendra quoi jeudi le 11 octobre dans le cadre de L'OFF Jazz? La musique de vos deux premiers albums ou celle que vous venez d'enregistrer en studio?

AA - On va jouer la toute nouvelle musique de notre album a venir, qui sera lancé cet automne.

CT - Parlez-nous d'un moment vraiment WOW!!! en jouant avec les musiciens du groupe, où d'autres...

AA - Quand je joue, je sens pas toujours que je vis un moment “wow” tellement je suis concentrée sur la musique et la connection avec les autres. Mais j'ai souvent des moments “wow” quand j'ai la chance de prendre un peu de recul et d'écouter la section rythmique. Par exemple, après mon solo, et que Todd commence le sien je suis vraiment ébahie par ce que les autres jouent. Souvent ce sont des sons et des textures que j'aurai jamais imaginé sur ma musique. Quand on joue une pièce qu'on joue depuis un certain temps, et que tout le monde se lance a fond, c'est là que ça deviens excitant. C'est dans ces moments-là que je suis en admiration devant mes collègues et la façon qu'ils donnent une vie à ma musique.

CT - Qu'est-ce que vous écoutez dans votre iPad ou voiture?

AA - Ces jours-çi j'écoute “At the Prelude” du Red Garland Trio, “Daquilo Que Eu Sei” de Ivan Lins et je revisite “Tenor Madness” de Sonny Rollins aussi. J'AIME Sonny et il y plein de solos iconiques sur cet album.
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Pour voir notre vidéo de Looking Up, filmé au Festi Jazz International de Rimouski il y a quelques semaines, c'est ici

La saxophoniste Allison Au, avec Todd Pentney au piano, Jon Marahaj à la basse et Fabio Ragnelli à la batterie.

Jeudi le 11 octobre 20h à L'OFF Jazz
La Sala Rossa
4848 St-Laurent
514-284-0122

Pour voir la vidéo EPK de l'album Forest Grove (2016), c'est ici

Pour en savoir plus, www.allisonau.com
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Entrevue : Claude Thibault


Le guitariste Stéphane Wrembel présente The Django Experiment + ses invités spéciaux Denis Chang et Des Sourcils, dimanche le 28 octobre (14h) au Lion d’Or (Mtl) et samedi le 27 octobre au Grand Théâtre de Québec.

Stephane Wrembel 150x150.jpgLe guitariste virtuose franco-américain Stéphane Wrembel présente l’événement The Django Experiment au Lion d’Or dimanche le 28 octobre prochain en  après-midi (14h) et au Grand Théatre de Québec samedi le 27 octobre. Ces événements, qui mettront en vedette le Stéphane Wrembel Band avec comme invités exceptionnels le guitariste montréalais Denis Chang et le groupe de Québec Des Sourcils, offrira aux mélomanes un véritable Django Fest. Les artistes présenteront, en plus d'interprétations d'oeuvres inspirées de Django, un large éventail de leurs compositions originales issues de leur magnifique univers musical.

Le Stéphane Wrembel Band est formé de Stéphane Wrembel (guitare), Thor Jensen (guitare), Ari Folman-Cohen (contrebasse), et Nick Anderson (batterie).

Pour voir Les Yeux Noirs du Stéphane Wrembel Band, c'est ici

Stéphane Wrembel, originaire de Fontainebleau (France) et installé à New York depuis plus de 20 ans est l'une des références modernes du jazz manouche. Il est mondialement connu pour la composition des pièces titres des films Midnight in Paris (Bistro Fada) et Vicky Cristina Barcelona (Big Brother) de Woody Allen. Cet ancien étudiant de la prestigieuse Université de Berkeley a fait paraître en janvier dernier The Django Experiment III, 3ème album d’une série dédiée à Django Reinhardt, précurseur jazz manouche et l'un des plus importants musiciens du 20e siècle.

Denis Chang est un guitariste manouche confirmé de la scène montréalaise. Le groupe de Québec Des Sourcils, en promotion pour leur nouvel album Baignades, est  composé de Mathias Berry, Antoine Angers et Alexis Taillon-Pellerin.

Le Stéphane Wrembel Band - The Django Experiment -  Denis Chang et Des Sourcils.

Montréal - dimanche le 28 oct à 14h @ Lion d’Or 1676 Ontario E 514-598-0709.
Québec
- samedi le 27 oct à 20h @ Grand Théatre de Québec 269 René-Lévesque E 418-643-8131.

 


TVJAZZ  14 avril 2014
Jean-Pierre Lambert Big Band - El Otoño - en répétition pour le concert du 28 avril au Lion d'Or


TVJAZZ  5 octobre 2018
Kim Zombik Nicolas Caloia - Nazing Street - a L'OFF Jazz 2018


TVJAZZ  5 octobre 2018
John Hollenbeck - Carte Blanche - a L'OFF Jazz 2018


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