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TOUTE L'ACTUALITÉ JAZZ DU QuÉBEC DEPUIS 2003

JazzBulletin   -   jeudi 16 novembre 2017 au jeudi 30 novembre 2017

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Le Carolyn Fe Blues Collective @ MduJazz Montréal samedi le 18 novembre et Dwight Grant @ MduJazz Laval vendredi le 17 novembre.

Carolyn Fe chapeau 150x150.jpgCe samedi 18 novembre le chanteuse Carolyn Fe Blues Collective sont sur la scène de MduJazz Montréal! (21h30)

Cashbox Canada a surnommé Carolyn Fe l'évolution du Blues. La revue The Blues Report produit par Blues Underground, cite que leur musique n'est pas le blues de vos grands-parents et que le Carolyn Fe Blues Collective n'est pas le genre a rester dans la norme avec leur interprétation du blues.  Si vous croyez que les chansons de blues se ressemblent tous, tournez la page regardez et écoutez le Carolyn Fe Blues Collective. Ils ne cessent de pousser les limites de ce style musical avec l'influence du passé et de la musique d'aujourd'hui. La page Facebook du 18 novembre, c'est ici

Elle sera aussi avec nous pour le Réveillon du Nouvel An - Visitez maisondujazz.ca Montréal et réservez vos places dès maintenant.
 
Ce vendredi 17 novembre le chanteur Dwight Grant aka Mellow Dee est avec nous à la MduJazz Laval! (21h)

Né à Ottawa, Dwight Grant aka Mellow Dee joue du piano et chante depuis l’âge de 5 ans. Toujours positif, Dwight a commencé à écrire des chansons à l’âge de dix ans. Ses inspirations étaient et sont toujours fondées sur la spiritualité. Il a chanté avec de nombreuses chorales internationales, a participé à des ateliers Gospel, il a performé sur plusieurs comédies musicales comme “Bye Bye Birdie” et a aussi participé a des Festivals de jazz et de blues. En Octobre 2003, Dwight s’est renommé Mellow Dee. Un nom qu’il se donnait lors de concours de talents et divers événements musicaux. Une des grandes décisions de Mellow Dee fut de se retirer définitivement du monde de l’automobile pour faire de la musique à plein temps. Il s’est produit au “Apollo Theatre” à Harlem NY, il a remporté le Molson Canadian Idol 2003 et le Molson Canadian Rockstar 2004. Un spectacle tout en douceur teinté de soul et de RnB.

Visitez maisondujazz.ca Laval et réservez vos places pour le réveillon du Nouvel An.

Pour la MduJazz Montréal, réservez vos places au 514-842-8656
maisondujazz.ca Montréal
Maison du Jazz Montréal - 2060 Aylmer, Montréal

Pour la MduJazz Laval, réservez vos places au 450-232-5582
maisondujazz.ca Laval
Maison du Jazz Laval - 1639 boul de l’Avenir, Laval

Visionnez les dizaines de vidéos d'artistes à la Maison du Jazz Montréal et Laval sur youtube.com/maisondujazz


Le guitariste virtuose Stéphane Wrembel nous parle de jazz manouche, Django, Woody Allen, la musique de films, les concerts de Québec (16 nov), Trois-Rivières (17 nov) et Montréal (18 nov), The Django Experiment 1 et 2, ses musiciens, un moment WOW de sa carrière, le Festival Django a Gogo et plus.

wrembelentrevue.jpgCT - Stéphane qu'est-ce qui t'a attiré au jazz manouche et la musique de Django?
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SW - C'est pour découvrir d'avantage le jazz que je me suis tourné vers Django, bon je sais que ce n'est pas un guitariste de jazz, même s'il joue des accords de jazz parfois, mais ça va beaucoup plus loin, et en fait c'est dans cet esprit que je suis tourné vers Django. J'ai donc acheté un des ses disques, je l'ai écouté beaucoup plus et c'était la révélation.
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CT - Qu'est-ce que tu a appris dans les camps manouches qui était au delà de la musique et des notes?
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SW - Ça c'est difficile à expliquer. Ils ont encore un façon traditionelle d'apprendre et s'enseigner, ils n'ont pas de structure d'école, c'est donc toujours du maître à l'élève, du un a un. Surtout Ils ont une autre façon de faire, ce sont des choses qui se vivent et qui ne racontent pas avec des mots et qu'on ne peut pas décrire rationnellement. C'est comme voir un film sur Paris et le jour ou tu y va, et que tu y marches, c'est autre chose, il va y avoir ce petit quelque que tu ne peut pas décrire. Il y une autre culture, une autre façon de vivre, une autre vibe, j'ai donc appris cette technique comme ça avec eux, maître à élève. Ils ont gardé la technique et le vocabulaire de Django avec eux, mais dans un état d'esprit différent, si t'écoutes du Django ça ne sonne pas comme du jazz manouche, il y autre chose dans Django. Django c'est un peu comme un plaque tournante, tu peut prendre autre chose avec Django et aller dans différentes directions. La première approche c'est quand même avec les manouches, était Django était manouche.
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CT - Il faut parler un peu de Woody Allen et Midnight in Paris/Vicky Cristine Barcelona, ça t'a donné le goût d'écrire plus de musique de films?
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SW - Tu est né pour faire de la musique de film ou pas. Moi c'est quelque chose que j'ai toujours eu de la facilité et beaucoup de plaisir à faire donc j'aimerais écrire plus de musique de films. Le problème du film c'est qu'il y a de grosses structures, faire un film c'est une affaire de gros sous et des grosses équipes et ça prends des moyens énormes. Le plus dur ce n'est pas de composer la musique mais d'entrer dans le cercle des compositeurs de musique films. Sinon oui j'adorerai faire plus de musique de films, je ne ferais que ça.
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CT - Et ton répertoire pour cette tournée du Québec c'est la musique de tes plus récents albums et peut-être quelques petits standards manouche?
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SW - Chaque concert est différent, ça dépends de notre mood, de la salle et du public. En général on ne joue que mes morceaux mais là j'ai un projet, The Django Experiment 1 et 2, deux albums qui sont sortis en mars au Carnegie Hall pour le Festival Django à Gogo sur lequel on reprends un peu les morceaux de Django mais à notre son. On a enregistré un son qui est le plus proche du son du concert, live dans un studio avec nos amplis comme si ont était en concert. On essaie de garder l'esprit du son de concert et aussi de New York. Ça c'est un peu le concept du Django Experiment. En fait on est un peu en tournée pour ça, on est là pour sortir ces deux albums, on a aussi le Live In India etc...A mon avis on va faire un peu de tout, on va faire du Django et du non-Django. Et bien sur les morceaux de Woody Allen. Nous on prends des influences de partout en fait, l'Inde, l'Afrique, etc...
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CT - Justement, comment mets-tu ces influences dans ta musique?
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SW - Moi je reviens toujours aux archétypes. C'est l'Europe qui a développé l'harmonie, jusqu'au fond de sa grammaire, et l'Inde à développé le rythme, aussi au bout de sa grammaire. Je vois la musique comme cinq choses, une trilogie et un duo, donc la trilogie de l'harmonie, le rythme et le son et ensuite le duo de l'état d'esprit de la composition et l'état d'esprit de l'improvisation. Je pense que la mélodie aide tout ça. Et après ça dépends comment tu fonctionnes quand t'improvises ou que tu composes, c'est de trouver la courbe mélodique de ces cinq choses, et ça situe en dehors des styles. Le rythme a été développé en Inde, l'Afrique aussi. En Europe ça fait 1000 ans qu'on travaille sur l'harmonie pour arriver à quelque chose d'assez extraordinaire.
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CT - Parles-nous les musiciens de ton band...
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SW - À la guitare il y a Thor Jensen qui viens plutôt du rock américain, le slide, la Strat, la Telecaster, les amplis à lampes, c'est un guitariste très très complet, c'est un des meilleurs guitaristes de rock que j'ai entendu. On a une base harmonique et rythmique, on a des structures mais à l'intérieur c'est quand même ouvert. Il connait très bien Django et le jazz, il a une très grande palette, un bon timing. À la basse on a Ari Folman-Cohen, lui il a commencé le violon classique quand il était tout petit, après il est passé  à la contrebasse, il a joué beaucoup de funk, de soul, et R&B, de choses comme ça, et après il a joué beaucoup de jazz, il a un son très puissant et un niveau d'attaque très puissant, il marque très bien le temps, c'est une tower of power comme on dit (rires), une centrale nucléaire, et avec des solos monstrueux. À la batterie on a Nick Anderson, c'est un des meilleurs batteurs au monde, très très en demande à NYC. Il a une culture musicale énorme, il joue dans des groupes de punk, de reggae, de jazz, de classique, contemporain, etc...Il joue tout très bien et a un timing et un son absolument génial. Quand il accompagne avec les balais, quand on fait du swing, j'ai jamais entendu quelqu'un accompagner comme ça.  
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CT - Parles-me d'un moment WOW dans ta carrière, ayant joué avec plein d'excellents musiciens...
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SW - Le concert de Carnegie Hall le 3 mars dernier à Django a Gogo avec Stochelo Rosenberg,  Al Di Meola, Larry Keel, c'était vraiment un moment magique, il y eu vraiment quelque chose, jouer Carnegie Hall c'est un grand moment, avec cette combinaison de joueurs, c'est quelque chose qui n'a jamais été fait tu vois. On a joué Mediterranean Sundance (Al Di Meolo), c'est le rêve de tout guitariste. J'écoute ça depuis que j'ai quinze ans. Et j'écoute Stochelo depuis l'âge de 17 ans donc c'est un de mes maîtres, ensuite jouer du Django avec Di Meola il n'a jamais fait ça, et là il joue Nuages avec nous, ensuite Indifférence, plein de trucs comme ça, c'était absolument génial.
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CT - J'aime comment en arrivant a NY en 2003 tu as trouvé du travail en visant tous les restos avec musique live.
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SW - Les gigs dans les restaurants ça permets de garder un certain niveau technique, de travailler des nouveaux morceaux, et d'être incognito. Quand je suis arrivé à NY en 2003 c'était vraiment pour faire des sous, donc je jouais dans les restaurants et donnais des cours. J'ai trouvé tous les restos français à NY et je les appellés un par un pour trouver les endroits ou il y avait de la musique live, sur Yahoo j'ai offert des cours de guitare donc après une semaine j'avais  3-4 gigs de resto régulières et 7 élèves. Un an après j'était à 9 gigs par semaines et une vingtaine d'élèves, je travaillais très dur. C'était intense au niveau physique, jouer tout  les soirs, ce qui donne a peu près 450 concerts par an.
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CT - As-tu eu l'occasion de jouer avec Woody Allen au Carlyle?
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SW - Non mais j'ai eu l'occasion de le rencontrer sur le tournage de Magic in the Moonlight à Nice, je jouais dans une scène qui a été coupé au montage, j'ai donc découvert Woody de l'intérieur. Il est très calme et très gentil.
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CT - Au Festival Django A Gogo que tu as crée, travailles-tu autant que tu t'amuses?
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SW - En fait j'arrive pas à séparer le travail de l'amusement avec la musique. Le dernier était quand même très stressant, il fallait le faire mais c'était beaucoup de stress et quand je suis rentré sur scène au Carnegie le 3 mars avec Stochelo et Al tout ça s'est effacé. J'ai travaillé sur tout, vraiment tout, la publicité, l'horaire des concerts et des classes de maîtres, les élèves, etc. Il y boite de NY qui a acheté le Festival et ça sera en mai maintenant, donc c'était mon dernier comme producteur. Je demeure comme directeur artistique et je suis déja en train de préparer le prochain.
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CT - Qu'est-ce que t'aimerais dire à nos lecteurs concernant tes concerts au Québec?
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SW - Comment décrire notre musique aux gens, cela à toujours été un problème pour notre publicité, personne à jamais réussi à décrire notre musique, ça tombe dans  aucun style. Ce qui est important pour nous c'est le message qui est contenu à l'intérieur de la musique, on rentre vraiment dans le domaine du rêve et de la philosophie et de l'âme du monde, l'énergie et le voodou de NY, c'est explosif comme concert, tu t'ennuies pas. Et comme on joue tout le temps et toute l'année ensemble c'est comme l'équipe de Barcelone en 2010 (soccer), tout le monde est un attaquant, tout le monde est un défenseur, tout le monde est un millieu de terrain, on joue tellement ensemble qu'on se connait par coeur, c'est une expérience explosive ces concerts.
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Vidéos : Pour Apocalypse, c'est ici / pour Blues Mineur, c'est ici / pour Irene's GJ Adventures 251, c'est ici
The Django Experiment 1 et The Django Experiment 2 sur CDBaby. Le Festival Django a Gogo

La chanteuse Marie-Noëlle Claveau assurera sa première partie pour les concerts de Québec, Trois-Rivières et Jonquière.
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Montréal - Samedi le 18 novembre @ 19h et 21h45
Upstairs 1254 Mackay 514-931-6808
Événement Facebook
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Québec - Jeudi le 16 novembre @ 20h30
District St-Joseph 240 Rue St-Joseph E 418-717-0240
Événement Facebook
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Trois-Rivières - Vendredi le 17 novembre @ 20h
Église St-James 811 rue des Ursulines 819-380-9797
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Entrevue : Claude Thibault
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Le Newport Jazz Festival 2017 – Icônes et relève! Par Sheila Horne Mason de Jazz Police

McBride Wein.jpgL'édition 2017 du Newport Jazz Festival, présentée par Natixis Global Asset Management, avait lieu du 4 au 6 août avec des concerts pendant la journée au Fort Adams State Park et un concert le vendredi soir au International Tennis Hall of Fame du Casino de Newport. Le fondateur du Newport Jazz Festival (NJF) George Wein et le tout nouveau Directeur Artistique Christian McBride on présenté une programmation riche en histoire qui honore l'héritage du jazz avec la participation de légendes vivantes, d'artistes établis et artistes de la relève qui sont l'avenir du jazz.

Il y a tellement de choix, avec une programmation étoffée qui inclut Hudson ; Joey DeFrancesco + The People; Vijay Iyer et Wadada Leo Smith (qui ont reçu le prix du  Meilleur Duo de l'Année du Jazz Journalists Association a leur performance) ; Rivers of Sound d'Amir Elsaffar ; Theo Crocker; Cyrus Chestnut Trio; Cyrille Aimée;  Orrin Evans; David Torkanowsky; Henry Threadgill; et plus. Il y en avait pour tous les goûts.

Vendredi le 4 août : Jimmy Greene Quartet : Le saxophoniste Jimmy Greene, le bassiste Ben Williams, le pianiste Kevin Hays, et le batteur Otis Brown III ont joué des pièces de l'album Beautiful Life et du suivant Flowers: Beautiful Life, Volume 2, incluant “Flowers” et “Second Breakfast.”...

Photo : Kevin R. Mason

Pour la suite de l'article en anglais de Sheila Mason sur Jazz Police, c'est ici


 

 


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Simon Legault Quartet - Hypnagogia Polis

Comme Noël approche à grands pas et qu’il faut absolument soutenir nos interprètes d’ici, le nouveau disque du guitariste Simon Legault s’invite à vous. Du titre Hypnagogia Polis que nous pourrions considérer comme étrange mais qui se résume à l'état entre le sommeil et l'éveil, la musique fait appel à un jazz soudé, brillant, et entrecoupé de solides interventions. Comme très souvent, les grands standards de jazz ne sont pas de la partie, donc, il vous faudra une oreille plus avertie pour parfois décoder le message. Autour du guitariste, nous retrouvons le très polyvalent contrebassiste Adrian Vedady, le saxophoniste alto Jules Payette, le pianiste Andrew Boudreau et le batteur Louis-Vincent Hamel.

De ce disque particulièrement consistant nous retiendrons Nimzowitsch Defense. Cette composition en hommage au célèbre joueur d’échecs et pédagogue Aaron Nimzowitsch, est une jolie ballade qui met en valeur tous les instrumentistes. Sur Hypnagogia Polis Simon Legault est dans un mode très intérieur et tire un doux phrasé exploratoire, non dénué de sensibilité. La mécanique quantique n'étant pas à la portée de tous, le titre de Quantum Mechanicians illustre peut-être les aléas de la composition et de ses infinies multitudes. Cet album est une très belle carte de visite pour le saxophoniste Jules Payette, digné hértier de Rémi Bolduc et d'un peu de Jackie McLean. Parfois un peu académique et manquant de « sourire », cette nouvelle pierre au jazz montréalais est salutaire par le temps qui courent.

Aethereal spheres (Soundcloud) / Nimzowitsch Defense / The Space Between two Hearts (Soundcloud) / Isms /
The Universe would remain much the Same / Euphemized Blues / Wistful / Quantum Mechanicians


Pour écouter et acheter : iTunes, Spotify, Amazon, Archambault

Pour en savoir plus, simonlegault.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


TVJAZZ  28 mai 2014
Carolyn Fe Blues Collective lancent "Bad Taboo" à la Maison du Jazz, le 28 mai 2014


John Roney se surpasse et réinvente le concert Köln de Keith Jarrett à la Maison de la Culture Marie-Uguay jeudi le 16 novembre.

John Roney.jpgDiplômé en composition et en interprétation, le brillant pianiste canadien qui habite maintenant Montréal, John Roney, nous présentera « le projet le plus ambitieux de sa carrière», sa relecture unique du célèbre concert donné par Keith Jarrett et qui est devenu l’album culte du piano jazz solo. 

Le fameux Köln Concert de Keith Jarrett que l’on retrouve sur le double album enregistré à l'Opéra de Cologne le soir du 24 janvier 1975 (ECM-2-1064) s'est en effet vendu à 3,5 millions d'exemplaires, ce qui en fait le concert de piano solo le plus populaire de l'histoire du disque.

Depuis son arrivée à Montréal, John Roney a eu l’opportunité de jouer avec plusieurs grands noms de la scène jazz locale tels Chet Doxas, Rémi Bolduc, Oliver Jones et fait partie de Piano Caméléons avec Matt Herskowitz. Ces collaborations l’ont amené à jouer dans tout le Canada, en Europe et au Moyen-Orient. De plus, son travail auprès de la soprano Nathalie Choquette l’a fait voyager à travers le monde. Il a aussi joué et enregistré avec des artistes de renom comme Peter Erskine, les bassistes Christian McBride et Alain Caron, le guitariste belge Phillipe Catherine, et les saxophonistes Seamus Blake et Donny McCaslin.

On ne compte plus, à titre d’auteur, ses musiques pour orchestres et ensembles de chambre, ses pièces pour la radio, le cinéma, la télévision et les productions théâtrales.

John Roney est venu en contact avec le ‘’Köln Concert’’ quand il était au secondaire à Mississauga. Il dit qu’à chaque fois qu’il réécoute l’album, il saisit un élément nouveau : «C'est le genre de disque que tu découvres pendant toute ta vie».

Bien sûr, tout en reprenant les mélodies et les thèmes du concert, il y ajoute ses propres improvisations sur les nombreux ostinatos, une caractéristique du jeu de Keith Jarrett.

Une soirée qui nous fait voyager dans le temps tout en sensibilité et en virtuosité. Ça s’annonce spectaculaire! 

John Roney, piano

Jeudi 16 novembre à 20h
Maison de la Culture Marie-Uguay
6052 Boul. Monk    
514-872-2044
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Coco :  coconette@gmail.com
Facebook
/ twitter
Coco Jazz, mardi soir dès 19h@ 100,1 CKVL FM


Le Carolyn Fe Blues Collective c'est direct, vrai et plein d'énergie. Le public est captivé par l'enthousiasme et l'amour du Blues de la chanteuse Carolyn Fe et nous avons voulu en savoir plus sur cette chanteuse qui lance bientôt un nouvel album.

Carolyn Fe Ivan Garzon 150.x150.jpgCT - Carolyn, comment le blues est-il arrivé dans ta vie, avec tes racines philipines et ton autre passion, la dance?
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CF - Bonne question! Mon amour pour les arts a commencé très jeune. Je pense que tous les philipins ont un intérêt marqué pour les arts, que ce soit la performance ou les arts visuels. En fait j'ai débuté ma carrière artistique comme danseuse. Le blues c'est arrivé beaucoup beaucoup plus tard dans ma vie. J'ai "senti" le blues quand Les Ballets Jazz de Montréal se sont fait connaître. La plupart de chorégraphies était sur le jazz, le rock, et de temps en temps quelqu'un présentait une chorégraphie sur le Blues. Je ne sais ce que c'était mais j'ai eu un feeling. La progression Blues (1-4-5) m'attirait car il y avait une lien avec le mouvement et la façon que je bougeais. C'était primal, vital, instinctif et tout a fait moi...
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CT - Plus jeune, quel artiste de blues t'a influencé et marqué?
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CF - Au début des années 80 j'ai fait une audition pour la comédie musicale "Cats" d'Andrew Lloyd Weber. J'étais sûre de moi pour la danse mais un peu moins pour le chant et je ne savais pas quoi chanter. Je ne voulais pas chanter une pièce d'une comédie musicale, ni une pièce pop genre top 40. Je voulais chanter quelque chose qui me faisait vibrer. Un de mes partenaires de danse était un gros fan de Tom Waits. I'l m'a fait entendre sa collection d'albums de Tom Waits et j'était accrochée. La vie m'a souri également au début des années 80 quand Doudou Boicel m'a contacté pour une audition pour une projet de revue musicale style vintage a son club, le Rising Sun. Je me doutais pas que je rencontrerais et discuterais avec le légende du Blues, Big Mama Thornton! Je suis arrivé et (Doudou) il était occupé, je me suis donc assise au bar, et une femme agée et très maigre qui portait un chapeau de paille était sur la scène et
chantait One Bourbon, One Scotch, One Beer. Je me suis dit, mais je connais cette voix! Après l'audition, Thornton est venue s'assoir au bar et on s'est parlé. Elle m'a beaucoup influencé et je suis honoré de poursuivre cette tradition du blues. En 2009, j'ai lancé mon premier album. J'aurai jamais pensé que je ferait 3 albums de blues avec un autre pour le printemps 2018 et jamais j'aurai pensé que la communauté du blues aimerait mes textes et ma musique avec des reconnaissances et des prix.

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CT - On dit qu'il faut souffrir pour chanter et sentir le blues, c'est vrai?
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CF – Hmmm....peu importe comment on nomme ça, tout le monde souffre et sent le ‘blues’. Sur le plan musical, la base de la musique de l'Amérique du Nord c'est le blues. Donc oui pour chanter et sentir le blues c'est d'avoir vécu le souffrance et même plus, chanter le blues c'est de vivre les hauts et les bas de la vie, les marques de la vie, les besoins, la haine, l'amour, les séparations, le retour, les peurs, l'inconnu, la légèreté et l'intensité de tout ça...
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CT - Ces jours-çi tu est en studio avec un nouveau groupe de musiciens (sauf le bassiste) afin d'enregistrer ton 4ième album, qu'est-ce qui sera différent des précédants?
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CF – C'est moi à 100%. Complètement. C'est un son très très différent pour moi. Mes albums précédents étaient un peu reconnaissables, il y avaient quand même quelques morceaux (Rant de “Original Sin” et Goodbye & Redemption de “Bad Taboo”) qui s'en allait dans la direction que je voulais prendre avec mon blues mais c'était tout.Pour cet album j'ai beaucoup écrit avec Oisin (le bassiste), il a compris le son que je voulais et quand mes nouveaux musiciens ont embarqué ils ont pris le temps de comprendre la direction de cet album. Ce fait un bout que je l'attends ce 4ième album. Certaines des chansons ont été écrites en 2014 mais le timing n'était pas bon. Avec ces nouveaux musiciens, je retourne solide sur le ring, MON RING et ça va sonner. On va reconnaître certaines des formes et on pourrait décrire le genre : folk, rock, même le funk et autres genres – mais en fin de piste, c'est mon Blues. Je me donnes, c'est à moi et bientôt à toi.
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CT - Et les nouveaux musiciens...
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CF – Ahhh...le nouveau groupe. Les nouveaux musiciens. Mes nouveaux chums de scène. Oisin Little : Tu le connais, il est avec moi depuis longtemps. Basse, voix, écriture et repousse les limites. Jean-Francois Hamel : Guitare, JF a commencé sur la guitare classique, a gagné le “Prix du Conservatoire de musique de Québec". Il a rafiné son expérience pop et jazz  avec 25 ans de métier voyageant partout au Québec et en Asie. Ivan Garzon: Guitare, Ivan s'est perfectionné à l'Escuela de Música Creativa de Madrid, en poursuivant sa démarche dans plusieurs genres du jazz : manouche, contemporain et traditionel. Il a joué avec plusieurs artistes de jazz de renom du Canada, des États-Unis et en Europe s'établissant comme un solide musicien de jazz mais ne le limitons pas à ça car c'est sur qu'Ivan sort des sentiers du jazz quand il joue le blues. Brandon Goodwin: Batterie et voix. Brandon est un jazzman et est le gardien du temps peu importe le genre musical. Il s'inspire des légendes telles que Art Blakey,  Ari Hoenig, Roy Haynes, Max Roach, Tony Williams, et Paul Motian ; Brandon peut rocker autant qu'il peut rouler et donner un méchant shuffle à notre musique.
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CT - On peut t'entendre régulièrement à la Maison du Jazz, comme samedi le 18 novembre, qu'est-ce que t'aimerais dire à nos lecteurs concernant ce spectacle?
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CF – La Maison du Jazz a été bonne pour moi et je suis reconnaissante de leur support. C'est ma résidence musicale à Montréal où on peut facilement me trouver une fois par mois. C'est toujours super de revenir à la Maison du Jazz après une tournée. On peut s'attendre à quoi ? Je commence à travailler quand vous arrêtez de travailler, et j'adore ça. Attendez-vous à oublier le bureau et le travail pendant quelques heures. Quand vous venez à mon spectacle, je veut que vous preniez une pause et que vous vous laissier aller. Je chanterai mon répertoire Blues et peut-être quelques tounes que vous reconnaîtrez peut-être. Mais surtout, c'est la fête parce que ça viens de mon coeur...et de mes chums de scène. Laissez-vous aller, profitez de l'ambiance et du concert et appréciez ceux qui vous entourennt. Je vous garantie une soirée de bon souvenirs.
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Carolyn Fe Blues Collective
Maison du Jazz
2060 Aylmer, Mtl
514-842-8656
Samedi le 18 novembre @ 21h30
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Entrevue : Claude Thibault
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TVJAZZ  16 octobre 2014
John Roney Alain Caron Camil Bélisle - C Jam Blues - Les Grands Québécois du jazz au FIJQ, le 16 oct 2014


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