Entrevues avec Hugh Masekela, Jill Barber, George Wein, Jeremy Pelt, Jean-Pierre Zanella, Phil Woods, Stéphane Belmondo, Madeleine Peyroux, Anat Cohen, Gretchen Parlato, Harold Lopez-Nussa, Sly Johnson, Erik Truffaz et The Jacob Fred Jazz Odyssey !
Visitez également notre section Vus au FIJM (critiques de concert)
Pionnier du jazz sud-africain et pianiste Hugh Masekela - 27 juin au Club Soda
La chanteuse et femme fatale Jill Barber - 3 juillet au Club Soda
Fondateur du Newport Jazz Festival et pianiste George Wein - 26 juin au Gesù
Trompettiste Jeremy Pelt - 30 juin a L'Astral
Saxophoniste émérite du QC Jean-Pierre Zanella - 3 juillet a L'Astral
Saxophoniste vétéran Phil Woods - avec Grace Kelly le 2 juillet au Gesù
Trompettiste Stéphane Belmondo - 27 juin au Gesù
+ Entrevues vidéo (en descendant la page) avec...Madeleine Peyroux, Anat Cohen, Gretchen Parlato, Harold Lopez-Nussa, Sly Johnson, Erik Truffaz et The Jacob Fred Jazz Odyssey !
Pianiste Harold Lopez-Nussa - 25 juin a L'Astral
pour voir un extrait du concert, cliquez ici
pour voir l'entrevue avec Harold, cliquez ici

Clarinettiste Anat Cohen - 26 juin au Gesù
pour voir un extrait du concert, cliquez ici
pour voir l'entrevue avec Anat, cliquez ici

Chanteur/beatboxer Sly Johnson - 26 juin a L'Astral
pour voir un extrait du concert, cliquez ici
pour voir l'entrevue avec Sly, cliquez ici

Chanteuse Gretchen Parlato - 28 juin a l'Astral
pour voir un extrait du concert, cliquez ici
pour voir l'entrevue avec Gretchen, cliquez ici

Chanteuse Madeleine Peyroux - 29 juin à la Place des Arts
pour voir l'entrevue avec Madeleine, cliquez ici

The Jacob Fred Jazz Odyssey - 1e juillet à l'Astral
pour voir l'entrevue avec extraits de concert avec JFJO, cliquez ici

Trompettiste Erik Truffaz - 4 juillet au Gesù

pour voir un extrait du concert, cliquez ici
pour voir l'entrevue avec Erik, cliquez ici
Entretien avec le trompettiste Stéphane Belmondo, au 32e Festival International de Jazz de Montréal, lundi le 27 juin (Gesù 19h)
Un trompettiste heureux, parlez-en à Stéphane Belmondo. Après avoir gentiment croisé le fer avec le saxophoniste / flûtiste Yussef Lateef, exploré le savoir de Fauré et Nadia Boulanger dans Hymne sans oublier Milton Nascimiento, il sera enfin parmi nous. Membre de la confrérie des trompettistes du sud de la France : Tony Amouroux, Dominique Rieux, Robert Astre, le fin bugliste/trompettiste présentera : The Same as it Never was Before (Veve).CR - Après lui avoir demandé son secret d’improvisateur, motus et bouche cousue, tout en avouant qu’il est un amateur qui apprend toujours, le voici parti sur les rails du disque et concert.
------------------------------------------------------------
SB - « Plutôt que de chercher la complexité ou le truc qui marche, rien ne vaut le naturel, même si je ne suis pas un compositeur au sens strict du terme. C’est après le disque et tournée avec Yussef Lateef que j’ai véritablement eu envie de composer quelque chose ou du moins, exprimer une partie de moi-même. Avec cette nouveauté où je retrouve le pianiste Kirk Lightsey, un vieux complice établi depuis longtemps à Paris et le batteur Billy Hart, que dire plus. Un écrin pour instrumentiste »
----------------------------------------------------------
C’est justement le fond de notre pensée
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
Stéphane Belmondo - lundi 27 juin 19h - Gesù 1200 Bleury - 514-871-1881
pour lire notre commentaire sur ce concert et en voir un extrait, cliquez ici
Entretien avec le pionner et pianiste jazz sud-africain, Hugh Masekela, après 18 ans d'absence, au 32e Festival International de Jazz de Montréal, lundi le 27 juin (Club Soda 19h)
Trente ans d’exil en Angleterre, un soutien indéfectible à Nelson Mandela et son Afrique du Sud libre de toutes ségrégations et le jazz, régnant de mille feux. Après dix-huit ans, le bugliste, trompettiste, compositeur Hugh Masekela fait un retour plus qu’attendu au FIJM.
------------------------------------------------------------
CR - Fraichement débarqué de ses terres ensoleillées, c’est à Los Angeles que nous avons rejoint ce combattant de la note bleue.
------------------------------------------------------------
HM - «18 ans, ça fait longtemps, mais appelons cela les hasards de la vie. À 72 ans, il faut bien se ménager un peu (rires) et pourtant, je serais au Playboy Jazz Festival, deux soirs puis direction, le Lincoln Jazz Center où le trompettiste Wynton Marsalis m’attend avec son orchestre. La musique, c’est ma vie! »
------------------------------------------------------------
CR - « Vous avez un très long parcours et comme Dizzy Gillespie, vous n’aimez pas beaucoup les catégories (be-bop, hard-bop, swing) »
------------------------------------------------------------
HM - « Oui, parce que cela fait d’un musicien, un «objet». Comme tout jeune trompettiste, j’ai subi l’influence d’Harry James, de Louis Armstrong, de Bix Beiderbecke et surtout de Clifford Brown. Au fil des décennies, j’ai intégré les racines de mon pays à travers une musique qui se veut internationale. L’inspiration du musicien est un phénomène souvent incompréhensible qui dans mon cas, dépasse les modes, puisque je vis avec l’air du temps. D’où le funk, le fusion, les mélanges de musique du monde ainsi que mon travail avec le pianiste Abdullah Ibrahim, compagnon de longue date »
------------------------------------------------------------
CR - « Et pour Montréal, à quoi s’attendre? »
------------------------------------------------------------
HM - « Nous serons en sextet avec de nouvelles compositions et quelques classiques »
----------------------------------------------------------
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
Hugh Masekela - lundi 27 juin 19h - Club Soda 1255 St-Laurent - 514-871-1881
pour lire notre commentaire sur ce concert et en voir un extrait, cliquez ici
Entretien avec la femme fatale Jill Barber au 32e Festival International de Jazz de Montréal, dimanche le 3 juillet (Club Soda 19h)
Entre le look femme fatale tout droit sorti de la série télévisée culte Mad Men et celui de la jeune fille qui attend le prince charmant, voici les propositions qui s’offrent à l’amateur de note bleue. Bien connue des festivaliers, la chanteuse canadienne Jill Barber viendra nous présenter son tout nouvel opus : Mischievous Moon. Avec cette plongée au coeur des années soixante qui font écho, à Burt Bacharach, Michel Legrand et Herb Alpert, l’interprète a choisi des chemins escarpés. Pour voir un extrait de son passage au Festival en 2009, cliquez ici
------------------------------------------------------------
CR - « À la veille d’une tournée pancanadienne, nous l’avons rejoint dans son fief luxuriant de Vancouver »
------------------------------------------------------------
JB - « En un mot, il fallait que je me surpasse ou si vous préférez que le défi soit important. Je ne voulais pas faire un disque de reprises, même si l’idée est tentante, mais plutôt créer des univers marqués par des influences musicales »
------------------------------------------------------------
CR - « Des histoires d’amour qui ne finissent pas très bien, une forte section de cordes et mieux, encore, des compositions originales »
------------------------------------------------------------
JB - « Parce qu’avant d’être chanteuse, je suis une auteure-compositrice qui a fait beaucoup de choses et pas nécessairement du jazz. Mischievous Moon explore en quelque sorte, la face cachée des sentiments à la manière des standards qui ont marqué le jazz. J’aime aussi lancer un défi au public, en leur racontant des histoires pour qu’ils puissent s’imprègner autant des paroles que de la musique et que celle-ci les poursuit gentiment! »
------------------------------------------------------------
CR - « On sent dans votre style peu ou pas d’influences d’Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan ou Nina Simone, mais plutôt de Patsy Cline »
------------------------------------------------------------
JB - « C’est tout un compliment et même un honneur. Il est dommage d’avoir identifié cet interprète sous-estimé au genre country puisque pour moi, elle est inclassable. Son phrasé, la façon dont elle susurrait une histoire, tout cela relève presque de la magie »
----------------------------------------------------------
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
Jill Barber - dimanche 3 juillet 19h - Club Soda 1255 St-Laurent - 514-871-1881
pour lire notre commentaire sur son concert, cliquez ici
Entretien avec le pianiste et fondateur du Newport Jazz Festival, George Wein, de retour avec The Newport All Stars au 32e Festival International de Jazz de Montréal, dimanche le 26 juin (Gesù 19h)
À quatre-vingt-cinq ans, le très modeste pianiste (dixit l’interprète) et fondateur du célèbre Newport Jazz Festival, George Wein, recevra le Prix Bruce Lundvall pour sa contribution à l’univers jazz. Pour ceux et celles qui en douteraient encore, la note bleue conserve, pourvu que l’on soit heureux de jouer avec des amis, un jazz que l’on peut qualifier d’immortel. Pour voir un extrait de son passage au Festival en 2009, cliquez ici
------------------------------------------------------------
CR - « À la veille d’une tournée et d’un passage au Festival de jazz, son deuxième, George Wein reste un enthousiaste convaincu »
------------------------------------------------------------
GW - « Il est vrai que je ne suis pas un pianiste de la trempe des Earl «Fatha» Hines, Errroll Garner ou Oscar Peterson, mais rendu à mon âge, seul le plaisir d’être avec des amis compte »
------------------------------------------------------------
CR - « Pour cette tournée, vous retrouvez le trompettiste Randy Brecker, le saxophoniste Lew Tabackin, le contrebassiste Peter Washington, le batteur Lewis Nash et la toute jeune clarinettiste-saxophoniste Anat Cohen »
------------------------------------------------------------
GW - « D’une certaine façon, nous jouons des standards sur différents modes, sans jamais oublier le swing, matière du jazz et l'on oublie trop souvent que les classiques : I Can't Get Started, Indiana, Cherokee sont la base d’un apprentissage »
------------------------------------------------------------
CR - « La musique, c’est toute votre vie, comme le Newport Jazz Festival dont vous êtes le fondateur »
------------------------------------------------------------
GW - « Oui et avec l’aide des musiciens. Ce gigantesque "happening" à ciel ouvert a permis à des centaines d’interprètes de se faire connaître du plus grand nombre, soit des gens qui n’écoutaient pas nécessairement du jazz. De Miles Davis à John Coltrane, de Charles Mingus à Dizzy Gillespie, sans oublier Duke Ellington, tous sont venus. Oui, parce qu’il y avait une véritable communauté de liens et peut importe le style »
----------------------------------------------------------
CR - « Avec la disparition des grands musiciens, entrevoyez-vous ceux et celles qui feront le jazz des années futures ? »
------------------------------------------------------------
GW - « Pas ne noms pour ne blesser personne, mais d’ici une dizaine d’années, il y aura de nouveaux miles, Parker et Gillespie »
----------------------------------------------------------
D’ici là, notre ami George continuera à titiller la note bleue.
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
George Wein et The Newport All Stars - dimanche 26 juin 19h - Gesù 1200 Bleury - 514-871-1881
pour lire notre commentaire sur ce concert et en voir un extrait, cliquez ici
Entretien avec le trompettiste Jeremy Pelt, au 32e Festival International de Jazz de Montréal, jeudi le 30 juin (L'Astral 21h)
Dans cette marmite jazz où l’art futur bouillonne toujours, selon les mots du légendaire Boris Vian, le trompettiste/compositeur Jeremy Pelt arrive certainement en tête de liste. Héritier d’une tradition qui va de Freddie Hubbard à Howard McGhee et de Miles Davis évidemment à Booker Little, il cultive autant l’art des compositions que celui de la scène. Présent sur tous les fronts : Cannonball Legacy, Miles Davis Tribute, il viendra donner un « coup de sang », jeudi 30 juin.
------------------------------------------------------------
CR - Entre deux tournées, il nous a longuement parlé du processus créatif et de son travail au sein des différents groupes.
------------------------------------------------------------
JP - « C’est une façon de se sentir présent (in the mood), dans un ensemble qui permet d’être en constante évolution. J’aime les défis, trouver de nouvelles idées, collaborer avec des musiciens de toutes tendances qui enrichissent mon vocabulaire musical »
------------------------------------------------------------
CR - « Comme l’hommage à Miles ou votre travail avec le quintette Wired »
------------------------------------------------------------
JP - « Entre autres et vous remarquerez que ce sont des univers bien différents. Dans le cas Miles, nous préservons une certaine mémoire musicale sans toutefois copier, ce qui était tout à fait dans la pensée du trompettiste, tandis que Wired explore d’autres choses qui vont d’une certaine forme de jazz libre (free-jazz) au funk, le tout formé de compostions personnelles »
------------------------------------------------------------
CR - « Justement, dans vos derniers disques : The Talented Mr Pelt, Men Of Honor , Jazz Incorporated, la composition prends beaucoup d’importance »
------------------------------------------------------------
JP - « Loin de moi, et je vous vois venir, l’idée de rejeter les standards, mais la composition est presque un acte de foi pour un musicien. Cela nous permet, avec risques et périls de se distinguer un peu et qui sait, sortir des sentiers battus »
------------------------------------------------------------
C’est ce que nous verrons!
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
Jeremy Pelt - jeudi le 30 juin à 21h - L'Astral 305 Sainte-Catherine O - 514-871-1881
pour lire notre commentaire sur ce concert et en voir un extrait, cliquez ici
Entretien avec le saxophoniste émérite Jean-Pierre Zanella, récipiendaire du prix Oscar-Peterson en concert-hommage à Don Elias au 32e Festival International de Jazz de Montréal, dimanche le 3 juillet (L'Astral 18h)
Après Lorraine Desmarais, Guy Nadon, Vic Vogel, etc., Jean-Pierre Zanella, saxophoniste alto émérite et professeur depuis des lunes au Cégep Saint-Laurent recevra le prix Oscar-Peterson. Éternel jeune premier, « attention on commence à voir les rides », il est aussi grand-père depuis quelques mois, ce qui est un autre prix en soi et les années passent. Dimanche, le 3 juillet, il rendra hommage au percussionniste américain Don Alias dans le cadre d’une réunion entre amis qui ont bien connu ce vétéran de la scène jazz. Pour voir un extrait de Jean-Pierre dans la série Jazz à l'année 2010-2011, cliquez ici
------------------------------------------------------------
CR - Avant toute chose, retour sur la carrière de l’ami Jean-Pierre qui a connu de très beaux jours.
------------------------------------------------------------
JPZ - « Rien ne me prédestinait à devenir musicien. Mon père italien travaillait pour les postes et selon l’histoire, son arrière grand-père était maitre de chapelle. Lors de mon secondaire à l’école St-Stanislas (coin de Gaspé-Laurier), j’ai « choisi» la trompette, il n’y avait pas d’autres instruments puis deux grands professeurs : Miville Bois, René Mazino m’ont fait découvrir : Charles Ives, Duke Ellington, et le saxophone. La musique allait devenir ma vie »
------------------------------------------------------------
CR - « À 53 ans, vous êtes un vétéran de la scène jazz et pop Montréalaise qui a connu, à l’instar des plus jeunes, de belles années comme Beau et Chaud»
------------------------------------------------------------
JPZ - « Que mes étudiants redécouvrent grâce à YouTube (rires) et cela, ne me rajeunit pas. Il est vrai que ce fut un «show» formidable, mélange de toutes les musiques avec une dynamique comme j’en ai rarement connu. Au milieu des années 80, j’étais un "household name" et avouons qu’il y avait encore des musiciens sur les plateaux, on ne peut s’en plaindre, comme des boîtes de jazz : Les Beaux Esprits, l’Air du Temps, le Grand Café, bref une quinzaine d'endroits où il était possible de jouer en toute quiétude »
------------------------------------------------------------
CR - « Tout en poursuivant vos activités de professeur au Cégep Saint-Laurent...»
------------------------------------------------------------
JPZ - « Oui, mon alma mater depuis vingt ans avecune titularisation toute récente. Malgré le fait qu’il y a ai moins de travail pour les musiciens, les jeunes qui étudient sont motivés, hyperanimés comme Jules Payette et Étienne Lapierre, deux noms à surveiller »
------------------------------------------------------------
JB - « Un moral d’acier, une joie de vivre impénétrable, Jean-Pierre Zanella offrira pour la remise de ce prix un concert-hommage au percussionniste américain Don Alias. »
----------------------------------------------------------
JPZ - « Un géant qui pour différentes raisons, est venu s’établir à Montréal pendant quelques années. Imaginez qu’il a joué avec Joni Mitchell, Miles Davis (Bitches Brew), Herbie Hancock (On The Corner), Sting. Avec ce bagage et tous les encouragements possibles, ce grand monsieur a donné de précieux conseils aux jeunes musiciens que nous étions en 1982-1984. Il a aussi influencé des percussionnistes-batteurs comme Alain Labrosse, Paul Brochu, etc. qui seront présents, en plus de Gene Perla, bassiste avec Don Alias dans Stone Alliance, le guitariste Benoit Charest, et le bassiste Michel Donato. »
------------------------------------------------------------
Un homme heureux, surtout quand le jazz est là!
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
Jean-Pierre Zanella - dimanche 3 juillet 18h - L'Astral 305 Sainte-Catherine - 514-871-1881 - pour voir un extrait de Jean-Pierre dans la série Jazz à l'année 2010-2011, cliquez ici
pour lire notre commentaire sur ce concert, cliquez ici
Entretien avec le saxophoniste Phil Woods, au 32e Festival International de Jazz de Montréal, avec Grace Kelly, samedi le 2 juillet (Gesù 18h)
Dans le cas précis de l'immense saxophoniste Phil Woods qui débuta sa carrière en 1947, le dernier des géants fait figure d’autorité. Malgré les décennies, Phil Woods est un homme modeste, souriant et toujours prêt à aider son prochain. À quatre-vingts ans bien sonnés, il sera au Festival de jazz comme invité d’honneur de la toute jeune saxophoniste alto Grace Kelly (20 ans).
------------------------------------------------------------
CR - À une heure d’un enregistrement-bénéfice pour le Japon (tsunami), le saxophoniste fort alerte a discuté de solos, musique, étudiants et jazz.
------------------------------------------------------------
PW - « Ah, si je savais le secret d’un solo payant, il y a longtemps que j’aurais pris ma retraite. Blague à part, c’est une question d’émotions et de qui avec nous sommes. Rien n’est jamais codifié, du moins dans mon cas, puisque tout est une question d’instinct »
------------------------------------------------------------
CR - « Même après toutes ces décennies »
------------------------------------------------------------
PW - « S’il vous plaît (rires), arrêter de dire que je suis vieux. Si Charlie Parker fut mon idole, je songe aussi à Benny Carter, Johnny Hodges, deux maîtres qui avaient un instinct terrible et le sens d’une note parfaite »
------------------------------------------------------------
CR - « À quinze ans vous avez étudié avec le pianiste-compositeur Lennie Tristano, aussi féru de jazz que de musique classique »
------------------------------------------------------------
PW - « Il fut mon professeur, cinq ou six leçons, mais je ne suis pas certain d’avoir tout compris. La musique est quelque chose qui se digère, la maturation est le fruit d’années de travail à moins, d’être un génie comme Charlie Parker »
------------------------------------------------------------
CR - « À Montréal, vous allez être l’invité de la jeune saxophoniste Grace Kelly, est-ce votre protégée? »
------------------------------------------------------------
PW - « Non, mais c’est une brillante musicienne avec qui j’ai enregistré : "Man With The Hat". Elle est ma Shirley Temple! »
------------------------------------------------------------
Christophe Rodriguez
----------------------------------------------------------
Phil Woods et Grace Kelly - samedi 2 juillet à 18h - Gesù 1200 Bleury - 514-871-1881
pour voir un extrait de ce concert avec Phil Woods et Grace Kelly, cliquez ici
pour voir un extrait de ce concert avec Grace Kelly, cliquez ici





