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JazzBulletin   -   jeudi 18 septembre 2014 au dimanche 12 octobre 2014

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Bulletin SJNPRO

Pour les musiciens
et professionnels
du jazz

Entrevues avec Gianmaria Testa, Dr. Lonnie Smith, Rémi Bolduc, David Sánchez, Richard Galliano, Vic Vogel, Grégoire Maret, James Carter, Cedar Walton, CéU, Get the Blessing, Jef Neve et Neil Cowley.

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Entrevues de Christophe Rodriguez (CDJazz) :

Le chanteur, guitariste et compositeur italien Gianmaria Testa - le 4 juillet au Théâtre Maisonneuve de la PdA
L'organiste et claviériste Dr. Lonnie Smith - les 1-2 juillet au Upstairs
Le saxophoniste québécois Rémi Bolduc fête son 50e - le 5 juillet à L'Astral
Le saxophoniste David Sánchez sur le projet cubain Ninety Miles - le 29 juin au Club Soda
L'accordéoniste Richard Galliano présente Bach to Piazzolla - le 28 juin à la Maison symphonique de Montréal

Vic Vogel et le Jazz Big Band, influence afro-cubaine - le 29 juin à L'Astral
L'harmoniciste suisse Grégoire Maret - le 30 juin à L'Astral
Le polysaxophoniste James Carter - le 3 juillet au Club Soda
Le pianiste Cedar Walton - le 6 juillet au Gesù

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Entrevues vidéos de Chrystelle Maechler (Le bon plan jazz) et Claude Thibault :

La chanteuse brésilienne CéU - le 30 juin au Club Soda

Get the Blessing - le 1e juillet au Gesù
Le pianiste Jef Neve et son trio - le 3 juillet à L'Astral
Neil Cowley en trio - le 6 juillet à l'Astral
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Visitez également notre section de commentaires de concerts à Vus au 33e FIJM
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La chanteuse brésilienne CéU - 30 juin au Club Soda

pour voir un extrait du concert, cliquez ici

pour voir l'entrevue, cliquez ici

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Jef Neve Trio - 3 juillet à L'Astral

pour voir l'entrevue avec quelques extraits du concert, cliquez ici

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Get the Blessing - 1e juillet au Gesù

pour voir l'entrevue avec quelques extraits de concerts, cliquez ici

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Neil Cowley Trio - 6 juillet à L'Astral

pour voir l'entrevue avec quelques extraits de concerts, cliquez ici

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Discussion avec le polysaxophoniste James Carter dans la série Jazz Beat au 33e Festival International de Jazz de Montréal, mardi le 3 juillet (Club Soda 18h)


james_carter_150X150.jpg« Monstre » du saxophone, multi-instrumentiste surdoué, James Carter sera une nouvelle fois parmi nous. Loin des hommages à Billie Holliday ou à l’univers manouche, At The Crossroads s’inspire des années orgue/batterie/saxophone avec un fort soupçon de gospel. Une nouvelle aventure, qui sait !

Que dire à un musicien qui sait tout faire, sinon que de lui parler de cette nouveauté ?
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JC - « C’est déjà un bon début (rires). En fait, le disque devait s’appeler : Both Sides and Good News en référence à certains passages de la Bible. Pour moi At The Crossroads est un disque assez « churchy », même si vous mentionnez la période des  années 50/60 - soit Jimmy Smith, Baby Face Willette et des gros ténors. Dans mon esprit, je cherche un fil conducteur qui nous ramène au plaisir de jouer et de faire partager une certaine idée du jazz. »
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CR - Vous êtes aussi l’un des rares musiciens de jazz américain à avoir abordé la musique de Django Reinhardt :
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JC - « Même si tout cela peut avoir l’air lointain, j’aime le phrasé de Django, ses idées musicales souvent un peu étranges, la poésie qui se dégage de ses oeuvres et sa technique, souvent imparable. Il faudrait l’écouter plus souvent, plutôt que de chercher la modernité à tout prix. »
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CR - Musicalement parlant, vous êtes un phénomène : sax ténor, baryton, soprano, clarinette basse :
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JC - « Je n’aime pas beaucoup ce terme qui fait penser au Cirque Barnum. Disons que j’essaie à travers tous ces instruments d’avoir une palette sonore qui permet d’expérimenter plusieurs choses. J’ai aussi écouté beaucoup de chanteuses pour comprendre les techniques de chant et la façon de faire couler une note. Vous me parliez aussi des aigües, cela vient aussi du fait que j’en ai écouté certains comme Roy Eldridge, Cat Anderson, Charlie Shavers qui exploraient d’autres registres. Toujours écouter, s’améliorer, mais ce n’est pas un secret. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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James Carter Organ Trio - mardi 3 juillet 18h au Club Soda 1255 St-Laurent 514-871-1881

pour voir un extrait du 3 juillet, cliquez ici



Entrevue avec l'harmoniciste suisse Grégoire Maret dans la série Le Club au 33e Festival International de Jazz de Montréal, samedi le 30 juin (L'Astral 21h)


gregoire_maret_150X150.jpgÀ 35 ans et des poussières, l’harmoniciste suisse Grégoire Maret a joué avec le gotha du jazz. De Pat Metheny à Steve Coleman et de Herbie à Cassandra Wilson, la feuille de toute très garnie illustre l’éclectisme de l’interprète. Pour cette 33 édition du FIJM, il viendra présenter son disque éponyme. Affirmation simple, mais comment fait-on pour se détacher de la sonorité du grand harmoniciste Toots Thielemans ?
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GM - « Dans mon cas, il n’y a pas trop de mystères puisque jeune étudiant au Conservatoire en Suisse, il m’a encouragé à ne pas l’imiter, à trouver un son, bref, il fut un mentor. »
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CR - Comment êtes-vous arrivé au jazz et de fil en aiguille, à New York ?
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GM - « Mon père est un joueur de banjo et mes frères sont aussi musiciens. Toute mon enfance a été baignée dans le jazz et comme le pianiste Jacky Terrasson, je viens d’une famille franco-américaine. Pour être au cœur de l’action, j’ai décidé de perfectionner mon style à New York et aussi prendre le pouls de la ville, soit, me retrouver au cœur de la création. »
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CR - En regardant votre biographie, la liste des jazzmen que vous avez accompagnés ressemble au bottin des artistes...
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GM - « Il faut juste un peu de chance. J’ai commencé avec le saxophoniste Steve Coleman puis Pat Metheny qui aime la sonorité de l’harmonica est venu me chercher. Par le bouche à oreille, j’ai joué avec beaucoup de gens tout en m’adaptant à la situation. Vous savez, Herbie Hancock, Steve Coleman, David Sanborn ou George Benson sont des personnalités de poids avec un talent fou. Il vaut mieux apprendre rapidement et avoir des idées. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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Grégoire Maret Quartet - samedi 30 juin 21h à L'Astral 305 Ste-Catherine O. 514-871-1881

pour voir un extrait du 30 juin, cliquez ici
pour lire notre commentaire sur le concert du 30 juin, cliquez ici



Entrevue avec l'accordéoniste Richard Galliano présente Bach to Piazzolla dans la série les Sommets acoustiques au 33e Festival International de Jazz de Montréal, jeudi le 28 juin (Maison symphonique de Montréal 19h)


richard_galliano_150X150.jpgAllez, petite confession, l'accordéoniste Richard Galliano plus que le père de la Musette est un interprète qui rend les gens heureux. Que ce soit au sujet de Nono Rotta, Piazzolla plusieurs fois, où tout simplement la bonne Musette qui a fait danser Saint-Germain-Des-Près et ses faubourgs, le touche-à-tout Richard Galliano réussi son pari.  À quelques heures d’un autre départ, l’accent chantant du Midi nous expliqua son détour vers Bach :
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RG - « N’ayez crainte, je ne vais pas me lancer dans une carrière classique (rires). Bach est pour moi un (vieil ami), une source d’inspiration, qu’il me fallait un jour interpréter avec une section de cordes. Juste après la sortie du disque en  2010 : Richard Galliano : Bach (Deutsche Grammophon-Importation), nous sommes partis en tournée et la réponse du public fut  instantané. Tout cela pour dire que Bach à l’accordéon, joué de façon classique est possible. »
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CR - Donc, vous annoncez les couleurs pour Montréal ?
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RG - « Et j’ai hâte de voir cette nouvelle salle (Maison symphonique de Montréal). Il faut préciser que ce concert acoustique avec un ensemble de cordes sera divisé en trois parties. Bach tout d’abord, puis de la Musette ou Nouvelle Musette avec : La valse à Margaux, New Musette, certaines compositions personnelles et enfin, mon hommage à Piazzolla que je (transporte) toujours dans mes bagages. Un tour d’horizon et aussi une autre manière de découvrir ce que peut faire un accordéon et accessoirement, un accordéoniste (rires). »
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CR - Et après ?
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RG - « Retour en Europe où je vais jouer avec le grand organiste Eddy Louiss, plusieurs festivals de jazz et une tournée en Asie, prévue pour septembre. Au programme, Bach et La Nouvelle Musette. J’ai très hâte. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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Richard Galliano Bach to Piazzolla - jeudi 28 juin 19h à la Maison symphonique de Montréal 1600 St-Urbain 514-871-1881

pour voir un extrait de Petite Suite Française du 28 juin, cliquez ici
pour lire le commentaire de Christophe Rodriguez sur concert de Richard Galliano, cliquez ici



Entrevue - Vic Vogel et le Jazz Big Band, Influence Afro-Cubaine dans la série Jazz d'Ici au 33e Festival International de Jazz de Montréal, vendredi le 29 juin (L'Astral 18h)


vic_vogel_150X150.jpgImmuable et telle une Ferrari « vintage », le grand orchestre du non moins célèbre Vic Vogel sera de retour au Festival International de Jazz de Montréal. Pour une 33e année, le corsaire de la note bleue explorera les alliages entre le jazz et la musique afro-cubaine. Concert sous haute tension et préparons-nous à transpirer. Au fil de sa discographie et de ses tournées, Vic Vogel a quelquefois évoqué l’univers afro-cubain à travers des compostions telles : Manteca, Tanga, mais jamais
pendant une heure trente. Vendredi 29 juin à l’Astral, ce sera enfin chose faite.
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CR - Alors Vic, pourquoi un concert complet dédié au jazz afro-cubain ?
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VV - « Eh man, j’ai connu Dizzy Gillespie (trompettiste, chef d’orchestre et compositeur) avec qui j’ai longuement parlé de l’influence cubaine sur le jazz. Ce dernier l’a appris, grâce au percussionniste Chano Pozo au milieu des années quarante et de fil en aiguille, ce mélange est devenu partie intégrante du jazz. »
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CR - On ne parle pas de salsa...
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VV - « Ben non, la criss de salsa — toujours aussi direct le Vic — n’a rien à voir avec le jazz afro-cubain. Ce dernier repose  sur des bases très solides, souvent complexes qui demandent de fortes connaissances, des musiciens aguerris et…une certaine expérience du métier. »
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CR - De quoi sera composé ce portrait ?
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VV - « Des compositions personnelles, ainsi que Con Alma, Tanga (Dizzy Gillespie), Claudia (Chucho Valdès), Delirio  (Chico O’ Farrill), Principe Enano (Ramon Valle) et 17 musiciens, dont mon fidèle congero René Lazaro. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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Vic Vogel et le Jazz Big Band - Influence Afro-Cubaine dans la série Jazz d'Ici - vendredi le 29 juin 18h à L'Astral 305 Ste-Catherine O - 514-871-1881

pour lire le commentaire de Christophe Rodriguez sur concert de Vic Vogel, cliquez ici



Discussion avec un poète du temps qui passe, le chanteur, guitariste et compositeur italien Gianmaria Testa 33e Festival International de Jazz de Montréal,  mercredi le 4 juillet (Théâtre Maisonneuve PdA  21h30)


gianmaria_testa_150X150.jpgPoète du temps qui passe, amis des infortunés, combattant de la première heure pour ce qui est de l’injustice et des régimes corrompus, le chanteur, guitariste et compositeur italien Gianmaria Testa sera de passage au Festival International de Jazz de Montréal. De la poésie avec des accents rock, une nouveauté dans son cas.  Toujours par monts et par vaux, le chanteur Gianmaria Testa que plusieurs comparent au regretté Georges Brassens est un homme heureux. Malgré les coups de gueule contre le défunt régime Berlusconi, l’injustice et la «quasi» faillite de l’économie européenne, il croit encore à la bonté humaine.
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GT
- « Une chance et je vous dirais que c’est la seule cause intéressante en ce bas monde. La situation, qu’elle soit en Italie ou sur le continent est très difficile, donc chacun se replie sur soi-même et attends que l’orage passe. »
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CR - Avec Vitamia, votre nouveau disque, il y a de nouveaux accents rock, des sons de guitare plus lourds qu’à l’accoutumée :
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GT - « Vitamia est une longue histoire, puisque cette nouveauté où plutôt ce collage de textes provient de la coopération avec un ami qui fait du théâtre. Ce sont de petites mises en scène qui racontent la vie de tous les jours, comme cet homme qui vient de perdre son travail et se retrouve à la rue, le monde qui s’effrite, où la difficulté de pouvoir aimer ? Si la guitare rock vous fait sourire, imaginez-moi à cinquante-quatre ans. Il fallait mettre un peu de mordant, dans ces histoires pas toujours roses! Vous découvrirez des textes anciens comme LeLe, une ballade que j’ai écrite lors de mes dix-huit ans. Un peu fleur bleue, mais fondamentalement, je crois, encore aux belles choses et la musique comme la chanson, adoucit les mœurs. »
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CR - Pas beaucoup de jazz dans tout cela, mais une poésie qui réchauffe les âmes esseulées!
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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Le chanteur, guitariste et compositeur italien Gianmaria Testa 33e Festival International de Jazz de Montréal,  mercredi le 4 juillet (Théâtre Maisonneuve PdA  21h30)

pour voir un extrait du 4 juillet, cliquez ici



Guérissez votre âme en mal de soul/funk avec l'organiste et claviériste Dr. Lonnie Smith au Upstairs pendant le 33e Festival International de Jazz de Montréal, les dimanche 1er et lundi 2 juillet à 19 h et 21 h 45.


dr_lonnie_smith_150X150_entrevue_2.jpgLe jour de son passage au Upstairs pendant le Festival International de Jazz de Montréal, l’organiste et claviériste  Dr. Lonnie Smith célèbrera ses soixante et onze ans. En cinquante ans de carrière, celui qui a fréquenté le gotha du jazz dans des atmosphères souk/funk viendra présenter son nouvel opus : Spiral (Palmetto Records).  Du jazz à l’étuvé qui déménage !

Aussi étrange que cela puisse paraître, Dr. Lonnie Smith, organiste au turban en est seulement à sa deuxième présence.  Un mystère qui s’explique mal et que le Upstairs comblera bien vite, les dimanche 1er et lundi 2 juillet à 19 h et 21 h 45.

Après avoir joué avec George Benson, Ronnie Cuber, Melvin Sparks, Joe Lovano, Lou Donaldson, notre homme a-t-il encore des « choses » à raconter ?
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 Dr. Smith - « Oh que oui! Un musicien s’arrête de penser le jour où il meurt! Tous les jours, j’ai de nouvelles idées pour des compositions, quand ce n’est pas un nouvel horaire de tournée. Même si la scène du jazz a considérablement changé depuis mes débuts en 1950, et que je ne jouais pas encore de l'orgue B3, le public est toujours présent, mais de façon différente. »
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CR - Vous avez partagé la scène avec des musiciens aussi différents que le trompettiste Lee Morgan, le bassiste électrique Marcus Miller, le guitariste Melvin Sparks et bien entendu, George Benson quasi a ses débuts.
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 Dr. Smith - « Et toujours avec l’idée de jouer ce qui me ressemble, peu importe le style, parce que le jazz est une musique tellement vaste. Si vous y tenez, oui je suis plus soul/funk que jazz, mais c’est aussi une façon de cataloguer la musique que je n’apprécie pas beaucoup. Le plus important est certainement d’avoir le sens du partage et plus encore, rendre le public heureux. J’aime ce que je fais et si le public manifeste, même bruyamment, la partie est gagnée. »
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CR - Du jazz à l’étuvé qui déménage ! écoutez The Midnight Creeper, vous verrez !
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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Dr. Lonnie Smith - dimanche 1er et lundi 2 juillet à 19 h et 21 h 45 au Upstairs 1254 McKay 514-931-6808


Pour lire le commentaire de Christophe sur son concert du 1e juillet, cliquez ici



Le saxophoniste québécois Rémi Bolduc célèbre son 50e anniversaire avec un concert et ses complices dans la série Jazz d'Ici au 33e Festival International de Jazz de Montréal, jeudi le 5 juillet (L'Astral 18h)


remi_bolduc_150X150.jpgToujours des allures de « jeune premier » et pourtant, le saxophoniste alto Rémi Bolduc célébrera son cinquantième  anniversaire au Festival International de Jazz de Montréal, avec des musiciens complices. À la veille de son 50e , comment se porte ce pilier du jazz montréalais ?
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RB - « Tu veux savoir si je me sens vieux ? la réponse est non! Malgré la difficulté de faire du jazz, je suis encore là, ma vie est bonne et une certaine forme de sérénité est apparue. Je viens de m’acheter un condo, mes deux enfants (13 et 16 ans) vont bien et mon fils qui joue du saxophone va entrer au Cegep en composition. »
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CR - Cinquante ans et trente ans de jazz derrière le collier, un bilan ?   :
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RB - « Contrairement à ce que tu pourrais imaginer, je suis un pur autodidacte. J’ai commencé ma carrière au saxophone dans les cabanes à sucre et autres “club dates”, bref, j’ai tout appris sur le tas…comme la danse des canards (rires...) »
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CR - Donc le jazz est venu après ?
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RB - « Disons que ma rencontre avec l’univers de Charlie Parker (18 ans) fut décisive. Une piqure qui me fit travailler mon saxophone et toutes gammes, quinze heures par jour. Aussi, il ne faut pas que j’oublie mon ami, le pianiste Luc Beaugrand qui fut un motivateur avec qui j’ai suivi des cours d’improvisation »
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CR - Puis vint Vic Vogel et son grand orchestre ?
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RB - « Disons que j’ai beaucoup appris, même si je jouais du ténor. Une grande école et des rencontres mémorables avec des musiciens qui sont devenus mes amis »
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CR - Passons maintenant à ce concert du cinquantième, une carte blanche :
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RB - « Oui. Avec des gens que j’admire, mais avec qui j’ai peu joué. Sur scène, il y aura donc : François Bourassa, piano, Prix Oscar-Peterson 2007, Jean-Pierre Zanella, saxophoniste, Prix Oscar-Peterson 2011, le saxophoniste ténor André Leroux, ainsi que Dave Laing à la batterie et André White aux claviers et plus. Il y aura beaucoup de choses et surtout, l’idée d’être entre amis. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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pour voir un extrait de Rémi Bolduc sur Giant Stepscliquez ici

Rémi Bolduc dans la série Jazz d'Ici - jeudi 5 juillet 18h à L'Astral 305 Ste-Catherine O - 514-871-1881



Discussion avec le saxophoniste David Sánchez sur le projet groove/post-bop/jazz cubain Ninety Miles dans la série Jazz Beat au 33e Festival International de Jazz de Montréal, vendredi le 29 juin (Club Soda 18h)


david_sanchez_150X150.jpgSi le titre peut porter à confusion, non il ne s’agit pas de Miles années 90, mais plutôt de ces 90 miles qui séparent les côtes américaines de Cuba. Un projet, mené de main de maître par le le saxophoniste étoilé David Sánchez, le trompettiste Nicholas Payton qui remplace Christian Scott, et le vibraphoniste Stefon Harris. Avant une longue tournée qui commencera au Brésil, ce jeune homme fort aimable a longuement discuté de ce projet, type longue haleine.
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CR - Alors David Sanchez, pourquoi Christian Scott a disparu ?
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DS - « N’ayez crainte, il ne s’agit pas de disputes. Christian a monté et travaillé longuement sur ce projet, mais en cours de route, son groupe ainsi que d’autres obligations contractuelles ont fait que nous avons dû nous séparer. Une histoire toute  simple comme il en arrive beaucoup en jazz. »
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CR - Ninety Miles fut un projet ambitieux et même risqué ?
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DS - « Risqué est un bien grand mot, mais complexe certainement à cause du manque de temps. Travailler avec des musiciens cubains est chose facile, ils connaissent très bien le jazz, mais il y avait les contraintes de studio et parfois celle de la langue, puisque ni Christian, ni Stefon ne parlaient espagnol. Ninety Miles fut la jonction entre une certaine forme de jazz et les influences cubaines. »
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CR - Pourtant, cela a déjà était réalisé par Dizzy Gillespie entre autres, avec qui vous avez travaillé :
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DS - « En un sens oui, mais nous avons essayé de pousser la recherche harmonique un peu plus loin. Une certaine forme de  modernité post-bop avec notre bagage musical et ceux que les jeunes cubains peuvent écrire, penser et interpréter surtout. Enfin, vous allez entendre tout cela à Montréal avec un quartet plus nous trois. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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David Sánchez Ninety Miles - vendredi 29 juin 18h au Club Soda 1255 St-Laurent 514-871-1881

pour voir un extrait de David Sanchez le 29 juin, cliquez ici



Rencontre avec pianiste et compositeur Cedar Walton dans la série Jazz dans la nuit au 33e Festival International de Jazz de Montréal, vendredi le 6 juillet (Gesù 22h30)


cedar_walton_150X150.jpgÀ 78 ans, le pianiste et compositeur Cedar Walton fait figure de légende. Discrète. À moins que notre mémoire fasse défaut, le passage de cet interprète important est une première au FIJM. Après 
« The Bouncer »
et avant une importante tournée, nous avons essayé d’en savoir un peu plus sur les méthodes de ce grand monsieur.

Pianiste et arrangeur pour les Jazz Messengers, complice du trompettiste Art Farmer ainsi que de la chanteuse Abbey Lincoln, votre carrière est parsemée de rencontres importantes...
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CW - « Si vous voulez (bon, ça commence bien - NDLR) . Celui qui m’a permis de m’exprimer fut le batteur Art Blakey. Il voulait que ses musiciens jouent et ne soient pas simplement des exécutants. Ce fut une période enrichissante, chose que je n’ai jamais connue par la suite. »
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CR - Pourtant, les années 60-70 furent riches avec la compagnie Blue Note :
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CW - « Effectivement et ce n’est pas moi qui vais me plaindre. De Hank Mobley à Freddie Hubbard  et de Blue Mitchell à Lee Morgan, que de talents et surtout d’inventions! Nous passions plus de temps en studio que sur la route. »
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CR - Quelques personnes affirment que vous avez été l’un des architectes du néobop...
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CW - «  Vous savez, le jazz est toujours du jazz avec quelques différences. Dans mes compostions : The Maestro, Suite Sunday et Ugestsu, la complexité va de pair avec le dynamisme hérité des années Blakey. Composer est un acte asse difficile où se  mélange le présent et le passé. »
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Entrevue de Christophe Rodriguez
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Cedar Walton Trio - vendredi 6 juillet 22h30 au Gesù - 1200 Bleury 514-871-1881

pour voir un extrait de Cedar Walton le 6 juillet, cliquez ici



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