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JazzBulletin   -   jeudi 21 septembre 2017 au samedi 14 octobre 2017

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Entrevues avec Uzeb, Bria Skonberg, Kellylee Evans, Stanley Clarke, Mark Guiliana et Jowee Omicil et nos vingtaine d'extraits vidéos!


Voici nos entrevues avec Uzeb, Bria Skonberg, Kellylee Evans, Stanley Clarke, Mark Guiliana et Jowee Omicil...

et nos extraits vidéos d'UZEB, MISC, Mark Guiliana, Hudson, Jowee Omicil, The Bad Plus, Andrea Lindsay, Huu Bac, Roberto Fonseca, Bill Frisell et Thomas Morgan, Jeremy Pelt, Django All-Stars, Flavia Coelho, Danilo Perez, Joshua Redman, Camille Bertault et Dan Tepfer, Ravi Coltrane et David Virelles, Riverside avec Dave Douglas, Chet Doxas, Carla Bley, Steve Swallow et Jim Doxas, Chouk Bwa Libete et Ariel Pocock.
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Uzeb est en concert jeudi le 29 juin au FIJM. Il y a déjà 25 ans qu'Uzeb, le célèbre groupe jazz/fusion québecois jouait leur dernier concert au FIJM 1992. Voici notre entrevue vidéo avec le trio. Voici aussi notre extrait vidéo de New Hit du concert du FIJM.
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uzeb trois 150x150.jpgUzeb reviens après toutes ces années pour un concert R3UNION, jeudi le 29 juin 2017 à la Salle Wilfrid-Pelletier du 38e FIJM. J'ai donc rencontré le guitariste Michel Cusson, le bassiste Alain Caron et le batteur Paul Brochu pour en savoir plus sur ce retour en force et leur état d'esprit. Voici la transcription de cette entrevue vidéo.
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CT : C'est quoi le feeling d'un retour après toutes ces années?

Michel : C'est vraiment excitant, j'ai pas l'impression que ça fait 25 ans qu'on a joué, mais plutôt deux mois. Il y un bon buzz!

Alain : Quand on a décidé de repartir l'aventure pour l'été prochain  - qui n'est pas un retour avec un nouveau disque - on a fait un scan de ce qui serait intéressant de jouer, on s'est mis d'accord sur les pièces qu'on allait jouer. On a donc un bon setlist, et avec la technologie d'aujourd'hui les sons et les arrangements seront encore meilleurs, au goût du jour et avec nos identités. On veut ramener Uzeb au niveau en terme de performance, d'exécution, et sonore. du Uzeb 110%!

Paul : Pour moi c'est comme un suite logique parce tout au long de ces 25 ans j'ai travaillé avec Michel et Alain et leurs projets respectifs. C'est un plaisir de retourner sur un stage avec eux, il y une magie qui est vraiment ben le fun à vivre!
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CT : On peu s'attendre à quoi comme matériel? un best of? un peu de tout?

Alain : Ça sera pas un peu de tout, ça sera beaucoup de choses précises. On a choisi les pièces qu'on avait envie de jouer, les thèmes qui nous touchaient au niveau sonore ou de la structure des tounes, et aussi les "hits" d'Uzeb, on garde la surprise! On revisite des arrangements, on refait des parties d'une nouvelle façon, c'est comme ça que ça se passe entre nous. Chaque fois qu'on joue il y toujours une nouvelle idée. On veut que les gens reconnaissent Uzeb. On veut pas arriver avec quelque chose de complètement neuf, on veut faire du Uzeb. Et on a l'impression que c'est ce que le public veut. Ça va être une belle réunion.
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CT : Il y aussi un son Uzeb, serez-vous capable d'être fidèles à ce son?

Michel : Oui et non. À l'époque j'avais deux réfrigateurs d'équipements, ça nous coûtait une fortune en transport! Il y a des affaires qui seraient impossibles à recréer. J'ai toujours été branché sur la technologie et aujourd'hui plus que jamais, ça me fascine totalement, le niveau de précision qu'on peut atteindre avec ça. Donc en ce qui me concerne c'est une grosse mise à jour de mes sons. À l'intérieur d'un morceau il y plusieurs sons qui changent et je peux me permettre de programmer ça très précisement, ça sera donc une belle relecture en 2017. Les gens vont être contents d'entendre ça, comme un bon vin qui a bien vieilli. On est un band qui fait beaucoup de disques live alors ça se passe beaucoup dans le moment présent, on ne ferme pas de portes et c'est possible qu'on sorte un disque après, mais pas avant. On arrivera pas à la Place des Arts avec un album mais il va peut-être se créer sans qu'on s'en aperçoive.

Paul : J'ai besoin de certains pads pour déclencher des sons sauf que ça va être beaucoup plus...petit mais avec un son plus gros! C'est beaucoup plus facile de programmer
tout ça aujourd'hui.

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CT : C'est quoi vos sources, votre inspiration...

Alain : Quand j'ai rencontré Michel on jouait du Charlie Parker mais aussitôt qu'on a commencé il a branché un pédale, moi j'ai grossi l'ampli, on a mis un backbeat avec tout ça et ça été le début de la fusion, du jazz/rock, du jazz...avec un son rock. Après ça on a intégré plusieurs autres influences. Ça toujours été un jazz avec une ouverture sur le monde. Du jazz avec de l'improvisation, le langage du jazz, et un son avec des influences d'ailleurs, des rythmes cubains, de l'harmonie classique, etc. J'écoutais Charlie Parker, Coltrane et tout ça mais aussi Weather Report, Chick Corea, Herbie Hancock, Tower Of Power, Blood Sweat and Tears, Chicago. J'ai jamais été trop branché sur le rock progessif sauf Yes peut-être à cause de Chris Squire, j'écoutais aussi du Motown et du R&B. On écoutait beaucoup de musique qui se jouait de façon précise, comme Steely Dan, avec une mise en place rythmique, donc une attitude beaucoup plus pop, beaucoup plus studio, mais avec des élements d'improvisation jazz et une grande rigueur d'exécution.

Michel : C'est intéressant comme question et je vais faire un parallèle. Tout le monde à Spotify, Apple Music, etc. A un moment donné je tape Jimmy Hendrix et j'écoute les albums que j'avais en vinyle et que j'ai pas écouté depuis 40 ans. Je réalise que c'est directement relié, je trouvais qu'ils avaient une grande liberté, ils jammaient. Dans le rock, ils prenaient ça de Miles, Miles Davis influencait le rock, et vice-versa. Hendrix avait des phrases identiques aux miennes, et que j'ai jamais repiqué. Il y aussi Cream, ils ont pas duré longtemps mais t'écoute ça, ils partaient une pièce puis ça durait 10 minutes. On a un peu pris de ça en power trio. Au tout début Jean St-Jacques (batterie-vibes-claviers) était un apport extraordinaire dans le groupe, quand est devenu le trio final il y a eu une liberté qui s'est installée dans le groupe. Maintenant 25 ans plus tard on arrive avec plus de maturité et on va jouer avec ça.

Paul : Assez jeune, vers 13-14 ans je jouais beaucoup de rock. A un moment donné j'ai entendu Billy Cobham et ça a changé ma vie. Après ça j'ai découvert Buddy Rich, Genesis, Gentle Giant, Frank Zappa. Je mettais le disque et je jouais avec. Évidemment Weather Report, Chick Corea, Miles...
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CT : Quant vous étiez St-Eusèbe Jazz, quel était le 1e morceau que vous avez joué à...St-Eusèbe?

Michel : On a pas joué à St-Eusèbe, c'est peut-être la seule erreur que tu as lu sur Wikipedia à propos d'Uzeb. La vraie histoire c'est qu'on allait jouer notre premier show en 1975, Jean St-Jacques, qui était batteur à l'époque (ensuite vibraphoniste et clavieriste), Luc Beaugrand et moi, on a regardé le calendrier, c'était l'anniversaire de St-Eusèbe et c'était à Acton Vale. Ensuite c'est devenu Eusèbe Jazz et ensuite Uzeb. Alain est arrivé en 1977 et Paul en 1980. On a probablement joué un pièce de Chick Corea, Spain, quelque chose de beaucoup trop difficile pour notre âge!
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CT : Sur la dizaine d'albums, lequels sont vos préférrés ?

Alain : On peut pas vraiment demander à un artiste lequel il a préféré. C'est comme nos enfants, ils ont chacun leurs caractères et leurs personalités différentes. Sur chacun des disques on a toujours fait du mieux qu'on pouvait au moment ou on l'a fait. Il y a des pièces et des compositions qui sont mieux réussies que d'autres. Sur chaque disque il y une empreinte qui relate bien ce qu'on était à ce moment-là. Évidemment il y a de la maturité qui s'est installée au niveau de l'écriture, de la production et tout ça. Si j'écoute le premier disque qu'on a fait (Uzeb live in Bracknell - 1981), c'était complètement vert, c'était jeune, mais l'énergie qu'il y avait là-dessus, c'était incroyable...

Paul : Je suis d'accord avec Alain. Je préfère la formule trio, le dernier album, World Tour (1990), selon moi, démontre bien l'efficacité du trio.
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CT : Quels sont vos moments WOW! d'Uzeb?

Alain : Quand j'ai vu le saxophoniste Michael Brecker jouer à côté de moi...

Michel : Quand on a fait la 1e partie de Miles Davis à Toronto, où je suis devenu spectateur. Une leçon de musique 501. C'était en 1985 à Ontario Place,  moment fabuleux, magique, 14,000 personnes, pendant une heure j'étais soufflé. Pas juste les notes qu'il jouait, mais les silences, et comment il dirigait sans dire un mot, juste en bougeant.
 
Alain : J'ai une anecdote à ce sujet, je ne sais si vous vous en souvenez. On fait la balance de son et un moment donné, on entend dire que Miles Davis ne veut pas de première partie! Il voulait pas qu'on joue!...on braille, c'est épouvantable, ça n'a pas d'allure. Finalement ils l'ont amené à l'hôtel et ils nous on dit qu'on allait jouer quand même, whew! Une autre anectode avec Miles. Il est juste devant moi - c'était mon idole - et on avait beaucoup entendu parler de lui, et je me dis, il faut que je lui parle, il faut que je lui parle, plus je m'approchais de lui, plus je me demandais quoi lui dire, mais qu'est-ce que je vais lui dire...finalement je suis passé tout droit et je lui ai pas dit un mot! Je ne parlais pas bien l'anglais à l'époque et les phrases que je me disais dans ma tête me semblaient toutes ridicules. J'ai opté pour le silence, comme lui. Quand on a joué à Djakarta et en Israël aussi c'était fantastique.

Paul : Jouer avec Michael Brecker, Don Elias, quand on fait l'Olympia de Paris, c'est des bons souvenirs.
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CT : Aujourd'hui vous écoutez quoi?

Michel : J'ai pas beaucoup de temps pour écouter beaucoup de musique. Je vais sur Spotify et Apple Music et je tape des noms. Ça peut être aussi bien de la musique électronique, l'autre jour j'écoutais Meshell NdegeoCello, ça peut être totalement éclectique. Dans le jazz je préfère les vieux crus qui ne vieillissent pas. Je ne me tanne jamais d'écouter Miles.

Alain : J'ai toujours un album de Bill Evans pas loin et que j'écoute quand je sais pas où je m'en vais. Ou je ressors un Miles Davis de temps en temps. Dirty Loops, Snarky Puppy, Kurt Rosenwinkel, et je fouille sur Youtube. Mais avant d'écrire un album j'écoute moins de musique pour trouver le silence.

Paul : Je n'écoute pas tant de musique que ça, peut-être à cause du fait que je travaille la-dedans. Comme j'enseigne, j'ai plusieurs suggestions de mes élèves, du jazz newyorkais comme Aaron Parks, Ari Hoenig, etc....et du bon vieux Miles.
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CT : Si vous pouviez jouer avec n'importe quel artiste mort ou vivant, ça serait qui?

Alain : J'ai arrêté de jouer de la contrebasse quand Bill Evans est décédé, je rejouerais de la contrebasse pour jouer avec lui.

Michel : Il y en a tellement...comme je fais beaucoup de musique de films, j'aimerais rencontrer Thomas Newman. J'ai pas d'idole comme tel. Je trouve que c'est le fun d'avoir la chance de partager la musique, d'avoir un langage commun et de le partager. En Afrique il y a plusieurs années je me suis retrouvé dans un discothèque de Dakar avec le chanteur Alioune Mbaye Nder, il connaissait Uzeb, j'avais ma guitare, on a jammé, et c'était phénoménal.

Paul : Jaco Pastorius, Chick Corea, Herbie Hancock. Miles Davis, j'aurais vraiment aimé ça!
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Uzeb R3UNION
Jeudi, le 29 juin 2017 @ Salle Wilfrid-Pelletier du 38e FIJM
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Entrevue : Claude Thibault
Pour l'entrevue vidéo, c'est ici
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La trompettiste/chanteuse newyorkaise Bria Skonberg : aventure et amour au Festival International de Jazz de Montreal, lundi le 3 juillet pour le lancement de With A Twist.
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bria_skonberg_3.jpgLa trompettiste/chanteuse newyorkaise Bria Skonberg sera au Festival International de Jazz de Montreal, lundi le 3 juillet pour lancer son plus récent With A Twist. La jeune musicienne de Chilliwack (C.B.) possède une très belle technique à la trompette ainsi qu'une belle voix pleine de douceur.  Elle est musicienne, performeuse et même un peu comédienne. Elle aime échanger avec le public et fait des blagues. Pour elle un concert c'est comme la vie, elle veut le vivre à fond, rire, pleurer, tout sentir, elle veut la totale, en profiter, et le partager avec son public. Voici quelques mots échangés il y quelque jours.
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CT - Bria vous lancez "With A Twist" au FIJM, lundi le 3 juillet, 2017... ça commence bien!
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BS - C'est tellement une belle occasion et j'ai vraiment hâte, ça sera ma première fois au FIJM.  C'est une belle aventure et j'adore ça!
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CT - En plus de la musique de "With A Twist" il y aura de l'amour et du positivisme le 3 juillet?
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BS - Avec la tendance dans nos sociétés ces jours-çi, je crois que c'est la meilleure chose que nous puissions faire, on a tous besoin de tout l'amour et de tout le positivisme qu'on puisse trouver! Dans cette ère de communications électroniques, c'est bien de faire un vrai contact avec du vrai monde...
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CT - Bria, tu joue la trompette et tu chantes, comment se partagent les deux dans l'espace musical?
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BS - Ils ont chacun une voix différente et c'est intéressant de voir comment je joue avec chacun. Ce sont deux "instruments" lead qui portent la mélodie sauf que je peux faire des choses avec la voix que je ne peux pas faire avec la trompette et vice-versa. Mon jeu de trompette est plus à l'avant-scène et prends plus de place. Il y plus de puissance et de confiance. Quand je chante c'est plus doux, mais pas toujours.
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CT - Tu m'a fais découvrir la trompettiste et chanteuse des années 30 Valaida Snow... c'est une inspiration... talent et caractère...
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BS - Oui c'était une pionnière de l'époque qui jouait la trompette et qui a chanté avec plusieurs grands comme Bud Powell. Une de ses pièces bien connues "High Hat, Trumpet, and Rhythm" est sur With A Twist, c'était une grande vedette de années 1920-1930.
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CT - La première journée que tu as vécu à NY tu as joué au Washington Square Park avec comme spectacteur le trompettiste Wynton Marsalis qui t'a applaudi... c'est comme un scénario de film de la jeune fille qui part pour NY pour le succès et la gloire qui se réalise...
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BS - Aller vivre à NY était un gros changement dans ma vie ayant vécue que chez mes parents toute ma vie. Donc cette performance au Washington Square Park, mon 1ier jour de vie à NY, et Wynton Marsalis qui m'écoutait - une vraie histoire - c'était vraiment quelque chose. C'était super et un signal que j'étais à ma place à NY.
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CT - Parles-nous du New York Hot Jazz Festival que tu as lancé avec un ami...
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BS - J'ai créé le New York Hot Jazz Festival avec Michael Katsobashvili qui s'occupe des "grandes" idées et moi je m'occupe des détails, comment rendre ça confortable pour les musiciens. Mon autre rève était de créer un camp de jazz, comme ceux auquels j'ai participé plus jeune en Californie. J'ai beaucoup de plaisir dans ces camps, on sort de notre quotidien avec une centaine de personnes qui ont le même intérêt, qui veulent partager et être inspirés. Donc chaque année quand j'étais ado j'étais dans un camp. Maintenant j'enseigne au Sacramento Jazz Camp for kids et j'organise le New York Hot Jazz Adult Camp.
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CT - En quelques mots on peut s'attendre à quoi le 3 juillet à L'Astral?
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BS - Hummm... soupirs et pause... c'est pas facile pour moi de décrire ma musique... je suis une aventurière de la vie et ce qui fait qu'un concert est vraiment spécial c'est l'équation de l'énergie des musiciens et du public, j'observe beaucoup le public et comment il réagit. Je ne fait pas toujours le même concert et j'essaie de m'inspirer du lieu et de son énergie, que ce soit un club de jazz, un concert en salle ou un festival de jazz extérieur par exemple. J'ai toujours quelques surprises que je prévois mais qui changent selon le lieu. Et j'adore rencontrer le public, c'est comme un rendez-vous arrangé tu sais. C'est la première fois qu'on se rencontre et tout part de là. Le public et l'ambiance me donne beaucoup d'énergie, j'ai hâte de les rencontrer. Aussi quand je vois le lieu ça me donne des idées sur comment ça va se passer.
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CT - Parles-nous du groupe...
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BS - Ce groupe ce sont les musiciens et personnes que j'apprécie le plus, tu sais c'est plus que seulement moi ce concert, c'est comme une famille. Donc Mathis Picard au piano, Russell Hall à la basse, Evan Arntzen au sax, et Elizabeth Goodfellow à la batterie.
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Bria Skonberg (avec Mathis Picard Evan Arntzen Russell Hall Elizabeth Goodfellow)
Lundi 3 juillet 21h
Le Club Series at L'Astral
305 Sainte-Catherine O.

Pour entendre deux pièces de With A Twist
Pour Allright, Ok, You Win, c'est ici
Pour Whatever Lola Wants, c'est ici
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Entrevue : Claude Thibault
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La chanteuse Kellylee Evans fait un retour tout en douceur au Upstairs dans le cadre du 38e FIJM, mardi le 4 juillet.
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kellylee.jpgLa chanteuse Kellylee Evans est un caméléon, son charme naturel et son style d'improvisation vocal on brillé tout au long d'une aventure musicale d'une dizaine
d'années naviguant entre jazz, soul, pop, et R&B. Dynamique, allumée et moderne, celle qui vécut deux chocs, celui d'être frappée par la foudre et d'une commotion cérébrale a choisi le Upstairs pour un retour sur scène tout en douceur dans le cadre du 38e FIJM. J'ai voulu en savoir plus sur cette chanteuse qui vit maintenant a Ottawa.
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CT - Kellylee après les albums Fight or Flight, The Good Girl, Nina, et I Remember When, ton dernier album Come On en plein de grooves r&b, soul, hip-hop, quel était l'inspiration derrière ce projet?
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KE - Une envie de bouger et d'avoir plus de plaisir sur scène, une envie de m'éclater, d'avoir une fête, d'une musique plus énergisante, un son plus "summer pop" qu'on peut écouter en voiture. On l'a lancé en novembre 2015 en France, car je n'avais pas eu la chance de jouer depuis mon accicent.  (NDLR : Elle a été frappée par la foudre dans sa maison le 8 juin 2013).
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CT - Tu passes aisement du jazz au R&B au soul, tu as besoin de cette diversité et de cet éclatement ?
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KE - Oui, ça parles plus de ma vie, dans la réalité j'écoute toutes sortes de musique, comme on mange toutes sortes de cuisines. Je ne pourrai jamais refaire la même chose, tout ce que je fait dans ma vie, c'est un mélange de tout, c'est plus normal non? J'aimerais bien faire un album électro, peut-être d'opéra, j'aime aussi le classique donc il y toujours ce mélange.
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CT - J'ai lu que cet album raconte l’histoire d'une femme frappée par la foudre, qui en survivant décide de reprendre sa vie en main et d’affirmer haut et fort sa  féminité et son envie d’amour, donc le coup de foudre dans tous les sens?
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KE - Oui ça vraiment changé ma vie et ça continue de changer ma vie, ça ne sera jamais comme avant. Ça fait 4 ans le coup de foudre et j'ai frappé ma tête il y 18 mois et depuis ce temps je suis un peu en retraite. Ce concert du 4 juillet au Upstairs sera mon premier en 18 mois donc je ne sais comment ça va se passer, est-ce que je vais toujours aimer jouer sur scène et faire le contact avec le public? Ça s'est vraiment la différence. Quand tu vis un tel choc, en fait deux chocs, tu ne prends plus rien pour acquis. Rien n'est certain.
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CT - Quelles sont les chanteuses - au delà de Nina - qui t'inspirent?
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KE - En fait maintenant j'aide la nouvelle génération de chanteuses, j'enseigne à l'Université Carlton depuis un peu plus de 6 mois, j'étais avec une étudiante après qu'elle ai chanté un chanson qu'on travaillait et elle m'a dit, c'est à toi de choisir une chanson, chose que normalement moi je leur demande. Il y avait un album de jazz pour les enfants au piano et j'ai choisi Ella Fitzgerald. Je me souviens de cette époque quand j'ai commencé a apprendre le jazz, cette joie qu'il y a dans sa voix, une clarté, une effervescence, j'ai adoré ça. Tu sais je n'écoute pas beaucoup de musique maintenant mais hier on a écouté Ella et ça m'a rappellé cette époque, j'ai aussi adoré Sarah Vaughan. Mais franchement pour moi c'est aussi Donna Summer, Diana Ross et Michael Jackson. Sur Come On j'ai été inspirée par Diana Ross car j'avais envie de revenir à mes racines, à la musique que j'écoutais quand j'étais jeune.
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CT - Et le processus créatif et les arrangements tu les abordes seule en premier et ensuite avec tes collaborateurs comme Éric Legnini? Comment ça se passe?
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KE - J'enregistre mes idées sur mon iPhone en voiture, dans l'avion, dans le métro, ensuite j'écris les paroles que je partage avec mes collaborateurs, comme Éric. Des fois il me donne un musique et je trouve les paroles. Des fois j'ai une inspiration comme ça en lisant un livre ou en regardant un film, des fois c'est une musique qu'on me donne.
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CT - Et comment est-ce différent quand ce sont tes textes?
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KE - J'ai toujours trouvé que c'est plus facile de chanter mes propres textes parce que je peut les assumer, c'est difficile de trouver quelqu'un qui écrit des textes avec lequel je suis totalement en accord, s'il y juste un idée avec laquelle je ne suis pas d'accord je ne peut pas assumer la chanson, je me sens mal à l'aise. Maintenant je chante mes propres morceaux ou je dois être complètement d'accord avec le texte, les mots ont une puissance.
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CT - Ton français est excellent, tu l'a appris où?
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KE - Quand je suis allé en France pour enregistrer Nina, je ne parlais pas français et je suis dit qu'au retour je vais l'apprendre car je savais que j'y retournerai. J'ai donc écouté la radio française, regardé des films français, lu des bouquins et même des livres de recettes en français. C'est comme ça. Et j'étais très très souvent en France, chaque mois pendant 2-3 ans, mais j'ai adoré ça, j'aime prendre l'avion et aller à l'aéroport.
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CT - Et ta carrière tu veut la faire évoluer plutôt en Amérique ou en Europe?
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KE - Il y 18 mois je croyais que nous allions, ma famille et moi, déménager en France car c'était évident que ma carrière y était, j'y étais quasiment tous les mois. C'était plus difficile ici, c'est beaucoup plus facile en France ou je pouvais chanter devant un salle pleine même un mardi. Mais l'univers avait une autre idée, je ne pouvait pas, je voulais demeurer dans mon pays, être à l'écoute de ma famille et de ma santé, je suis donc restée et je suis vraiment contente. Je suis tombée en amour avec mon pays et avec la ville d'Ottawa car avant j'étais en campagne à l'extérieur de Carleton Place. La France et l'Europe et être dans l'avion me manquent, comme la scène, mais j'ai fait un choix de vie.
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CT - Tu sera avec qui au Upstairs?
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KE - Comme c'est mon premier concert depuis mon accident, il n'y aura pas de batterie et ça sera très doux. J'y serai avec Michael Shand au piano et Ross MacIntyre à la basse. On jouera la musique de toute ma carrière, de Fight or Flight jusqu'a Come On.
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CT - Qu'est-ce que tu aimerais dire à nos lecteurs concernant le 4 juillet au Upstairs
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KE - Ça sera une retrospective et où je suis rendu maintenant. C'est aussi la réponse à la question mais qu'est-ce que Kellylee fait maintenant? Quand Joel du Upstairs m'a contacté pour me demander quand j'allais retourner sur scène, je ne savais pas et je me suis dit que quand ça serait le cas, ça serait au Upstairs à cause de l'intimité et de la proximité des gens. Je ne pourrai faire ce retour qu'a Montréal ou les gens me suivent depuis le début avec un concert pour chaque album. Ça sera la première fois que je joue un éventail si large de tout mes morceaux et de toute ma carrière dans un même concert donc ceux qui me connaissent pour un seul album verront l'ensemble, le tout. Merci!
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Pour en savoir plus sur ce concert, c'est ici
Pour voir la vidéo de Hands Up de l'album Come On, c'est ici
Pour voir la vidéo de Tomorrow In My Turn de l'album Nina, capté à L'Astral en 2011, c'est ici
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Kellylee Evans
Mardi le 4 juillet @ 19h et 21h45
Upstairs
1254 Mackay    
514-931-6808
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Entrevue : Claude Thibault
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Le bassiste Stanley Clarke nous parle de sa musique, jouer avec le relève, les bassistes qui l'ont allumé, les bassistes à surveiller, et plus...
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Stanley Clarke 150x150.jpgDans cette entrevue avec le bassiste Stanley Clarke et quelques extraits de concerts du FIJM 2017 on discute (en anglais) de ce qu'ils joueront au  FIJM, UP!, Return to Forever, son répertoire, son prochain album, jouer avec des jeunes musiciens - une tradition jazz - passer au suivant, Art Blakey et ses Jazz Messengers, ce qu'il recherche d'un batteur, qu'il doit avoir l'esprit libre et farouchement brave, des bassistes qu'il l'ont allumé plus jeune : Ron Carter, Scott LaFaro et Richard Davis sur la basse acoustique et Larry Graham, Billy Cox, James Jamerson et Carol Kaye sur la basse électrique, comment il commmença a jouer du saxophone quand John Coltrane est décédé, ce qu'il écoute dans son Juxebox à la maison et quelques jeunes bassistes à surveiller...

Pour l'entrevue vidéo, c'est ici

Stanley Clarke - basse
Beka Gochiashvili - piano, claviers
Cameron Graves - claviers
Michael Mitchell - batterie

Entrevue : Claude Thibault
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Family First avec le batteur Mark Guiliana, un de mes concerts préférés de Jazz dans la nuit (Gesù) au FIJM le 1ier juillet.
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Mark Guiliana concert petit pour primeur.jpgDans cette entrevue (en anglais) - avec un peu de musique de son concert du Festival International de Jazz de Montréal 2017, le batteur Mark Guiliana nous parle de son dernier album Family First, la signification de la famille, son amour de l'enseignement et du partage de la musique - comme à Kosa Montréal - le fait qu'il veut redonner ce qu'il a lui-même reçu, la son plutôt acoustique de ce projet vs ses projets électroniques, le plaisir retrouvé de jouer acoustiquement, les musicians du groupe et leur engagement, la relation avec la basse, la relation avec la batterie quand ce ne sont la sienne, l'espace dans lequels ils jouent et des artistes avec qui il aurait aimé jouer.

Pour l'entrevue vidéo, c'est ici

Pour un extrait vidéo du concert, c'est ici

Mark Guiliana - batterie
Jason Rigby - sax
Fabian Almazan - piano
Chris Morissey - basse

Entrevue : Claude Thibault
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Let's BasH - et c'est la fête avec le multi-instrumentiste Jowee Omicil, à Jazz d'ICI (L'Astral) au FIJM le 1ier juillet.
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Jowee Omicil concert petit.jpgDans cette entrevue entremêlée d'extraits musicaux, Jowee Omicil nous expique le BasH, ses racines, comment il évolue avec sa musique, ce qui fait qu'un concert est BasH, d'où lui vient toute cette énergie et amour, sa famille, ses musiciens, ce qu'il écoutait tout petit et qui l'alluma et avec qui il aimerait jouer.

Né à Montréal de parents haïtiens, résidant à Miami, Jowee Omicil est un multi-instrumentiste à vent et joue dans un style poétique et harmonieux. Il joue le
saxophone alto, soprano et ténor et la clarinette, tous joués aux côtés de grands artistes et jazzmen tels Kenny Garrett, Roy Hargrove, Richard Bona,
Wyclef Jean, Branford Marsalis, entre autres.

Pour l'entrevue vidéo, c'est ici

Pour la vidéo de La Bohème du concert, c'est ici

Jowee Omicil - sax
Jonathan Jurion - clavier Rhodes
Justwody Cereyon - basse
Emmanuel Bertholo Tilo - batterie

Entrevue Claude Thibault
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Uzeb 150X150.jpgVoici toutes nos vidéos captées au 38ième FIJM :

UZEB, MISC, Mark Guiliana, Hudson, Jowee Omicil, The Bad Plus, Andrea Lindsay, Huu Bac, Roberto Fonseca, Bill Frisell et Thomas Morgan, Jeremy Pelt, Django All-Stars, Flavia Coelho, Danilo Perez, Joshua Redman, Camille Bertault et Dan Tepfer, Ravi Coltrane et David Virelles, Riverside avec Dave Douglas, Chet Doxas, Carla Bley, Steve Swallow et Jim Doxas, Chouk Bwa Libete et Ariel Pocock.


Pour New Hit de UZEB, c'est ici

Pour MISC qui revisite James Blake, c'est ici

Pour Mark Guiliana Quartet, c'est ici

Pour Hudson avec John Scofield, John Medeski, Larry Grenadier et Jack DeJohnette, c'est ici

Pour La Bohème de Jowee Omicil, c'est ici

lindsay.jpgPour Wolf Out de The Bad Plus, c'est ici


Pour Le poinçonneur des Lilas d'Andrea Lindsay, c'est ici

Pour Huu Bac Quintet, c'est ici

Pour Roberto Fonseca, c'est ici

Pour Caipi de Kurt Rosenwinkel, c'est ici


joshua150.jpgPour Bill Frisell et Thomas Morgan, c'est ici 

Pour Make Noise du Jeremy Pelt Quintet avec Victor Gould, Vincente Archer, Jonathan Barber et Jacquelene Acevedo, c'est ici

Pour les Django All-Stars avec Samson Schmitt, Ludovic Beier, Pierre Blanchard et plus, c'est ici

Pour Flavia Coelho, c'est ici

Pour The Expedition du Danilo Perez Trio avec Ben Street et Adam Cruz, c'est ici

Pour le Joshua Redman Quartet (photo) avec Ron Miles, Scott Colley et Brian Blade, c'est ici


ariel pocock 150x150.jpgPour Je me suis fait tout petit de la chanteuse Camille Bertault avec le pianiste Dan Tepfer, c'est ici

Pour le saxophoniste Ravi Coltrane avec le pianiste David Virelles, c'est ici

Pour Riverside avec Dave Douglas, Chet Doxas, Carla Bley, Steve Swallow et Jim Doxas, c'est ici

Pour Chouk Bwa Libete c'est ici

Pour So Long de la chanteuse et pianiste Ariel Pocock (photo) avec Adrian Vedady et Guillaume Pilote, c'est ici



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