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JazzBulletin   -   jeudi 16 août 2018 au vendredi 31 août 2018

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Panama Jazz Festival 2018 : entrevues avec Chucho Valdés, Danilo Pérez, Hesham Galal et Patricia Zarate du Pan-African Jazz Project et une vingtaine de vidéos de concerts...


Panama Jazz Festival 2018 150x150.jpgAu 15e Panama Jazz Festival (15-20 janvier 2018), nos entrevues avec Chucho Valdés, Danilo Pérez, Hesham Galal et Patricia Zarate du Pan-African Jazz Project mais aussi nos vidéos de concerts de l'Ateneo et du Global Stage de Chucho Valdés & The Afro-Cuban Messengers (Cuba), Marco Pignataro Quartet Almas Antiguas (US), The Digger Descendants Calypso Band (Panama), Josean Jacobo y Tumbao (République Dominicaine), Fundacion Armonia Colectiva (Costa Rica), Danilo Pérez Ben Cross Terri Lyne Carrington PanaMonk (Panama/US), The Pan-African Jazz Project (Panama/Égypte), Proyecto Shuruka (Panama), Yogev Chetrit Trio (Israël), Pureza Natural (Panama), 4 on a Swing (Inde), Shuffle Demons (Canada), Tambo Jazz Collective (Panama), Luis Carlos Pérez Band (Panama), Luciana Souza & The Berklee Global Jazz Institute (Brésil/US), Ran Blake et le New England Conservatory Jazz Ensemble (US), Shea Welsh Group (US), Ruben Amador y Yahuba (Porto Rico), Santi Debriano Quartet (US) et German Pinzon (Panama).




Pour la playlist YouTube de toutes ces vidéos du PJF 2018, c'est ici ou en mode liste sous la grille d'images...



Toutes nos vidéos du Panama Jazz Festival 2018...


Toutes nos vidéos du PJF 2018, les liens sont dans la liste en bas de la grille...

capture d'écran 23 videos PJF 2018.jpg

Vendredi 19 janvier, 2018

Chucho Valdés - entrevue, Tabu et Congadanza @ L'Ateneo, c'est ici

Chucho Valdés & The Afro-Cuban Messengers
- Congadanza @ L'Ateneo, c'est ici

Marco Pignataro Quartet Almas Antiguas - Estate @ L'Ateneo, c'est ici

The Digger Descendants Calypso Band  @ Global Stage, c'est ici

Josean Jacobo y Tumbao - Cruzando El Rio @ Global Stage, c'est ici

Fundacion Armonia Colectiva @ Global Stage, c'est ici

Jeudi 18 janvier, 2018

Danilo Pérez - entrevue, PanaMonk et Bright Mississipi @ L'Ateneo, c'est ici

Danilo Pérez Ben Cross Terri Lyne Carrington PanaMonk - Bright Mississipi @ L'Ateneo, c'est ici

Hesham Galal Patricia Zarate Pan-African Jazz Project - entrevue, Lamma Bada Yatathana (Blues Andalus) et Rainy Day @ L'Ateneo, c'est ici

The Pan-African Jazz Project - Lamma Bada Yatathana (Blues Andalus) @ L'Ateneo, c'est ici

Proyecto Shuruka
- Chelelé  @ Global Stage, c'est ici

Yogev Chetrit Trio - I Will Wait  @ Global Stage, c'est ici

Pureza Natural @ Global Stage, c'est ici


Mercredi 17 janvier, 2018

4 on a Swing
- Joshua @ Global Stage, c'est ici

Mardi 16 janvier, 2018

Shuffle Demons
- One Good Turn @ Global Stage, c'est ici


Tambo Jazz Collective
- Tambo Swing @ Global Stage, c'est ici

Luis Carlos Pérez Band - La Aparicion @ l'Ateneo, c'est ici

Luciana Souza & The Berklee Global Jazz Institute - Chorinho Pra Ele @ l'Ateneo, c'est ici

Lundi le 15 janvier, 2018

Ran Blake and the New England Conservatory Jazz Ensemble
- Memphis @ l'Ateneo, c'est ici

Shea Welsh Group
- Sancho T. Panza @ Global Stage, c'est ici

Ruben Amador y Yahuba
- Seis de Boston, @ Global Stage, c'est ici

Santi Debriano Quartet
- Awesome Blues, Whatever @ l'Ateneo, c'est ici

German Pinzon
@ Global Stage, c'est ici



On discute avec le pianiste cubain Chucho Valdés au Panama Jazz Festival le 19 janvier 2018, a propos du festival, du répertoire pour ce concert, ses musiciens, un moment WOW!, et plus!

 

chucho avec claude 150x150.jpgOn discute avec le pianiste cubain Chucho Valdés au Panama Jazz Festival le 19 janvier 2018, a propos du festival, du répertoire pour ce concert, ses musiciens, quelques moments WOW! qu'il a eu dans sa carrière, Irakere 45 ans plus tard, Arturo Sandoval, Art Tatum, être un jeune musicien à Cuba aujourd'hui et le futur de la musique face à la technologie. Voici la transcription de l'entrevue vidéo avec des extraits de Tabu et CongaDanza.

CT : Bonjour Chucho, bienvenue au Panama Jazz Festival...

CV : Je suis très heureux d'être ici au 15e Panama Jazz Festival. J'aimerais dire un gros merci au grand grand pianiste Danilo Pérez. (c'est l'instigateur du Panama Jazz Festival)

CT : Qu'est-ce qu'on entendra comme musique?

CV : Je vais jouer des pièces de différents albums, le plus récent, Border-Free, bien sur, et de la nouvelle musique pour le PJF. C'est ce qu'on va jouer, de la nouvelle musique et des albums précédents.

CT : Parlez-nous de vos musiciens...

CV : Yelsi Heredia est à la basse, Yaroldy Abreu Robles est aux congas et percussions et Rodney Barreto joue la batterie.

CT : Vous avez eu une grande carrière et avez joué avec plusieurs des grands du jazz, parlez-nous d'un moment WOW de votre carrière...

CV : Seulement un, c'est difficile, car il y en a plusieurs, comme les Grammys en 1980 avec Irakere pour CBS Records, ma rencontre avec Bill Evans, un des mes pianistes préférrés. Pour moi Bill Evans est un dieu, Recevoir une Doctorat Honoris Causa en musique de Cuba, et un autre grand moment était de jouer à la Maison Blanche pour la Journée Internationale du Jazz en 2016 pour Barack and Michele Obama.

CT : Quand vous avez lancé Irakere il y 45 ans pensiez-vous que ça durerait si longtemps?

CV : Non jamais. On a joué longtemps ensemble and ensuite chacun a eu une grande carrière musicale, plusieurs sont quelques-unes des meilleurs musiciens du monde : Paquito D'Rivera, Arturo Sandoval...

CT : Justement Arturo Sandoval, quelles sont les chances d'un retour d'Arturo pour un future projet Irakere.

CV : Je ne sais pas. Je crois tout de même qu'Arturo Sandoval est un des grands trompettistes de la planète.

CT : Quel effet à eu la musique d'Art Tatum sur vous?

CV : Quand j'étais assez jeune mon père (Bebo) m'a enseigné la musique de Art Tatum, un des préférrés de mon père et j'ai joué beaucoup de sa musique. Il mérite tout mon
respect.


CT : Comment est la situation aujourd'hui pour un musicien de jazz latin à Cuba?

CV : Je pense que c'est un des moments forts. Avec le Havana Jazz Festival pour lequel je suis le Président Honoraire, et avec la présence des plus grands noms du  jazz tels Wynton Marsalis, Joe Lovano et Dizzy Gillespie, la jeune génération de musiciens cubains est fortement influencé par ces musiciens ainsi que Brad Mehldau, Danilo Peréz, Herbie, Chick, Keith...

CT : Quel est l'avenir de la musique par rapport à technologie et Internet?

CV : Je préfère le piano acoustique, la basse acoustique bass, mais la technologie c'est l'avenir. Peût-être que je suis de l'autre génération et je préfère le vrai son.

Pour l'entrevue vidéo, c'est ici

Entrevue : Claude Thibault

Musique : Tabú et CongaDanza de Border-Free (2014)
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Le jazz social du pianiste panaméen Danilo Pérez au Panama Jazz Festival 2018, on échange sur le pourquoi du Festival, sa vision de la musique et son impact sur l'humain, l'évolution de PanaMonk depuis sa création il y 22 ans, et plus!

 

danilo pour article entrevue.jpgAvec le pianiste panaméen Danilo Pérez au Panama Jazz Festival 2018, on échange sur le pourquoi du Festival, sa vision de la musique et son impact sur l'humain, l'évolution de PanaMonk depuis sa création il y 22 ans, le lien entre Monk et la musique du Panama, un moment WOW de sa carrière et pourquoi on devrait participer au prochain Panama Jazz Festival.  Voici la transcription de l'entrevue vidéo.

CT : Danilo qu'est-ce qui t'a motivé a créer la Fondation Danilo Pérez et le Panama Jazz Festival?

DP : En 1989 avec Dizzy Gillespie nous sommes allés au San Sebastian Jazz Festival (Espagne). J'ai vu comment toute la ville s'est transformée dans une événement grandiose axée sur le jazz, et beaucoup de visiteurs y étaient pour cette raison et j'ai pensé que ça serait peut-être une bonne idée pour le Panama, un événement axé sur le tourisme culturel, c'était quelque chose qu'on n'avait pas. Par rapport à la Fondation, j'ai eu un grand mentor dans le vie, mon père. Il m'a appris que le musique était importante dans notre vie quand on est enfant. Il avait compris que le musique devait jouer un rôle important dans la vie des enfants. C'était un éducateur, donc c'était essentiel. J'ai été élevé dans un environnement d'éducateurs et je crois que la musique est fondamentale dans le développement humain. Lorsque j'ai gagné ma bourse pour aller étudier au États-Unis, j'ai fait la promesse qu'après mon éducation, je reviendrais enseigner. Alors avec mon rêve du PJF on a crée la Fondation Danilo Pérez.

CT : A la conférence de presse d'ouverture du PJF tu as dit des mots très inspirants et touchants, et je te cite : "Les changements sociaux et l'éducation c'est comme
l'improvisation, il faut être ouvert d'esprit, créatif et en mode collaboratif...tu peut élaborer?

DP : Une des choses que mon père m'a appris c'est que la musique peut vous permettre de voir le monde autrement. Alors voir le monde a travers la lentille de la musique et s'en servir comme outil afin de développer le travail d'équipe, la concentration, l'écoute, la réaction, l'improvisation, toutes ces compétences qu'on apprends, aide l'humain à se développer. Je pense que c'est important d'utiliser les compétences que le musique enseigne et de s'en servir dans d'autres secteurs. Et en plus la musique donne à l'auditeur la possibillité de se transformer, ce qui crée un lien profond. La musique a ce pouvoir de non seulement vous donner des valeurs mais aussi de guérir. Pour moi étant donné la situation que nous sommes en 2018, où la plus grande menace que nous vivons sont les conflits, en tant qu'artiste nous avons la responsabillité d'utiliser la musique comme un outil et un antidote aux conflits.

CT : comment PanaMonk as-t-il évolué depuis sa création il y 22 ans?

DP : Quand j'ai commencé à jouer je n'étais pas un grand fan de Monk. Mais je dirais qu'avec le temps je suis allé vers Monk. et l'expérience que j'ai eu avec Wynton Marsalis, c'est à dire la connection entre la Nouvelle Orléans et le Panama, les liens et l'histoire que nous partageons m'ont aidé à comprendre Monk à un autre niveau. Quand j'ai fait l'album PanaMonk (1996) je le comprenais dans le sens rythmique et structure. Monk m'a crée une ouverture avec mes origines panaméennes...dans le jazz. Avec Wayne Shorter et mon expérience de composition, j'entends maintenant des trucs que je n'entendais pas, une partie émotive très puissante et ça m'accroche. Quand j'entends son Just A Gigogo, ça me touche a chaque fois et je pleure. 22 ans plus tard j'ai grandi et je me sens connecté émotivement. Il y a un lyrisme que je n'entendais pas dans le passé et je suis beaucoup plus sensible à ça.

CT : A ton concert du 18 janvier au Panama Jazz Festival, tu as dit qu'il y avait un lien entre la musique de Monk et celle du Panama...

DP : J'ai grandi en écoutant des artistes de jazz du Panama tels Victor Boa, Claris Martin, Pat Gordon, Jim White, Reggie Johnson, et la façon qu'ils jouaient, il y avait une connection avec la musique de Caraïbes, comment ils jouaient les rythmes, entre les temps, il y un feeling, un peu comme le calypso, comme le folkore panaméen tambo, ce que j'appelles le water beat, et quand j'ai entendu Monk j'ai entendu des rythmes qui me rappelaient ce folkore et une connection avec le clave, comme dans Evidence, de Monk. Et j'ai ensuite découvert les Frêres Gonzalez, Jerry et Andy, et leur Rumba Para Monk. Ils avaient fait le connection clave-Monk connection. Il y a un lien avec le tamborito, un feeling caribéen. Si on écoute dans cette perspective, vous entendrez le lien avec le tambor. Et vous entendrez lesles liens entre l'Afrique et l'Amérique du Nord et l'Amérique Latin, le language de Monk est universel, c'est le son afro-américain, comme Randy Weston, c'est un son qui viens d'ici. (se touche la poitrine).

CT : Tu peut me décrire un moment que tu as eu et avec qui?

DP : J'ai eu un moment WOW au Festival International de Jazz de Montréal avec le Wayne Shorter Quartet. J'étais comme en lévitation et loin de mon corps et ensuite on a continué à jouer et je suis devenu très calme, quand on a terminé j'étais comme en transe, John Patitucci (le bassiste de Wayne) m'a aussi dit qu'il avait eu une expérience très spéciale, et aussi Brian Blade (le batteur de Wayne). Après le concert j'ai décrit mon expérience à Wayne et il m'a dit, Danilo c'est ce que j'essaie de te dire qui se passait avec Miles Davis, on était toujours en transe. Et j'ai dit...WOW!

CT : Qu'est-ce que tu aimerait dire à nos lecteurs au sujet du prochain Panama Jazz Festival en janvier 2019?

DP : Dans le monde d'aujourd'hui où la plus grande menace c'est le conflit, je pense qu'on a tous besoin d'une place où ensemble on peut réellement vivre l'expérience d'un changement social par la musique, avec la musicothérapie, le jazz global, et tous ces styles de jazz qui s'unissent, et qui redéfinissent le sens du mot jazz. se vacinnant avec espoir et optimisme, je vous invite donc à vous joindre à nous au Panama Jazz Festival, et d'utiliser la musique comme un outil pour créer l'antidote au conflit. J'espère vous voir en 2019.

Pour voir la version vidéo de cette entrevue avec des extraits du concert de PanaMonk avec Ben Cross et Terri Lyne Carrington le 18 janvier 2018, c'est ici

Le 16e Panama Jazz Festival aura lieu du 14 au 19 janvier 2019.

Entrevue et montage : Claude Thibault
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Le nom The Pan-African Jazz Project attire l'attention. Mais là n'est pas la raison pour laquelle j'ai rencontré le pianiste égyptien Hesham Galal et la saxophoniste panaméenne (et dg du Panama Jazz Festival), Patricia Zarate.


Pan-African Jazz Project 150x150.jpgLe nom The Pan-African Jazz Project attire l'attention. Mais là n'est pas la raison pour laquelle j'ai rencontré le pianiste égyptien Hesham Galal et la saxophoniste panaméenne (et dg du Panama Jazz Festival), Patricia Zarate. Voici la transcription de l'entrevue vidéo.

CT : Patricia, comment s'est crée le le Pan-African Jazz Project?

PZ : Ça fait partie d'une programme de diplomatie culturelle du Panama où nous utilisons la musique pour connaitre d'autres cultures et peuples en utilisant le jazz. On rejoint d'autres musiciens, nous allons dans leur pays et ils viennent ici et on explore les différences de nos musiques. Pour nous ce n'est pas facile de simplement aller en Afrique, afin de découvrir la culture africaine en profondeur même si nous avons les mêmes racines. Il y a tellement de culture et d'histoire en Afrique que nous connaissons pas et que nous découvrons vraiment sur place. Le sens de la musique et comment elle est riche et diversifiée en Égypte est incroyable. Cela a ouvert nos yeux à un tout nouveau monde, l'Afrique, le Moyen-Orient, et les cultures arabes. Ça nous a aidé à comprendre, à respecter et à apprécier leur culture.

CT : Hesham, quelle a été ta réaction quand on t'a proposé de participer au Pan-African Jazz Project?

HG : Quand j'ai reçu les partitions et la musique des différents musiciens du groupe j'ai tout de suite aimé. Je me suis dit, oui j'embarque. J'ai du apprendre les pièces, je me suis assis et appris les morceaux qui semblaient assez bien mais pas faciles. Quand le groupe est venu à Cairo et qu'on a commencé les répétitions,
c'était de la magie.


CT : J'ai eu le plaisir de vous entendre deux fois au Panama Jazz Festival, vous avez joué les pièces Lamma Bada Yatathana (Blues Andalus), Dance of Denial, Historia d'Un Amour et Rainy Day, comment faites-vous vos choix de pièces?

PZ : On choisit des mélodies universelles qui s'adaptent bien et qui laissent une place à l'improvisation, qui est le point commun du groupe. Il y a de l'improvisation dans les racines de la musique égyptienne, comme le jazz et le blues. Si les pièces ont une ouverture avec de la place pour l'impro, ça nous intéresse. On tente de trouver des mélodies qui connectent avec les publics panaméens et égyptiens.

HG : Concernant les arrangements si c'est une pièce égyptienne traditionelle je l'adapte pour que ça fonctionne bien dans un environnement jazz, avec une structure
dans lequel tous les musiciens de jazz se retrouveront, avec de la place pour les solos.

CT : Qui sont les musiciens égyptiens du projet?

HG : Pour le Panama Jazz Festival 2018 il y Bal Qeis qui joue le oud et chante, et moi-même (Hesham Galal) au piano et arrangements. Elle est la nouvelle génération d'oudistes, ce qui est assez différent des oudistes d'il y 30 ans. Elle utilise des effets et autre bidules à pédales comme plein de guitaristes. Elle crée des loops, en jouant par-dessus des loops de basse, d'accords et improvise.

CT : Qui sont les musiciens panaméens du projet?

PZ : C'est un merveilleux groupe de panaméens qui se connaissent depuis longtemps, ce qui nous aide musicalement et qui nous aide quand on explore d'autres styles musicaux. Tout les musiciens sont des enseignants de la Danilo Pérez Fundacion qui a comme mission d'explorer la musique comme un outil de paix et d'échanges culturels. Nous sommes allés en Égypte, Chile, Haïti, en Chine et en Thaïlande. Nous avons musicalement grandi ensemble, on s'aime et ça, ça aide beaucoup a ouvrir le processus musical et la partage.

Patricia Zarate - sax alto / Carlos Agrazal - sax soprano / Joshue Ashby - violon / Graciela "Chelín" Núñez - violon / Luz Acosta - basse / Chale Icaza - batterie / Oscarin Cruz - percussions

CT : Les publics réagissent différement en Égypte et au Panama?

HG : Le concept de s'assoir pour écouter de la musique en Égypte prends de l'ampleur, à Cairo si vous jouez dans un club le public continue de parler, ça se voit beaucoup. Étonnement lorsque que le Pan-African Jazz Project a joué au Cairo Jazz Festival (2016-2017), les gens étaient attentifs...et dansaient sur certaines pièces. Quand nous avons joué le dernier morceau a Cairo en 2017, Patricia a invité le public à danser même si c'était une pièce du Panama, tout le monde s'est levé et a  dansé.

PZ : Je crois que les deux publics aiment bien le groupe, on a même un petit fan club ici au Panama, ils aiment le mélange des sonorités et autant en Afrique qu'au Panama, le public adore lorsqu'on joue le rythme panaméen atraversado, ce qui fait danser le public. Comme ce rhythme est joué sur un instrument de percussion panaméen  qui viens de l'Afrique de l'OUest, tout ça tombe sous son sens et les deux publics embarquent.

CT : Comment gérez vous ce groupe avec une telle distance?

PZ : Avec la technologie, ça serait impossible autrement, pour envoyer des fichiers et utiliser le Nuage pour partager notre musique, et on skype.

CT : Et quels sont les futurs projets du PAJP?

PZ : C'est un projet qui a beaucoup de succès, le mélange des sonorités panaméennes et égyptiennes plait et c'est unique. C'est une synthèse de l'histoire de l'Amérique, le trajet de l'Afrique vers l'Espagne, ensuite vers l'Amérique et avec un retour en Afrique. Plusieurs festivals nous on invité déjà, et on nous demande un CD. On veut tout faire mais ça prends du temps et de l'énergie.

CT : Et ça va de soi, vous viendrez éventuellement au Festival International de Jazz de Montréal?

PZ : J'espère que oui, on est prêts...

CT : Patricia, vous êtes également musicothérapeute, la DG du Panama Jazz Festival, et impliquée dans le Latin American Music Therapy Symposium, comment vous faites?

PZ : Beaucoup de travail et peu de sommeil. Je m'occupe de ma santé, comment je me nourris et je suis très disciplinée. J'essaie toujours d'améliorer ma santé  physique et mentale.

Quelques derniers mots...

HG : Je veut personellement remercier Patricia pour cette occasion, c'est elle qui a rendu notre passage au PJF possible.

PZ : Ça été une merveilleuse expérience de rencontrer ces musiciens égyptiens, Hesham et Bal Qeis, and on veut continuer d'explorer la musique d'Égypte et on espère aller ailleurs, pas seulement en Égypte et au Panama. On est très inspiré par l'histoire de l'Égypte et continue!

Chévere! Salam Aleykoum!

Pour voir la version vidéo de cette entrevue avec des extraits du concert de Lamma Bada Yatathana (Blues Andalus) et Rainy Day le 18 janvier 2018, c'est ici

Entrevue et montage : Claude Thibault
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Panama, jazz, Danilo Pérez, éducation et société et un état d'esprit connecté au 15e Panama Jazz Festival.


Danilo Perez articleLe 15e Panama Jazz Festival (PJF) actuellement en cours (15-20 janvier 2018), c'est beaucoup plus qu'un série d'excellents concerts d'artistes du Panama, des Amériques, d'Israël, d'Égypte, de l'Inde, des États-Unis et du Canada, c'est un événement axé sur l'éducation, un événement à caractère social et un état d'esprit connecté. Le pianiste, éducateur et humaniste Danilo Pérez, l'homme derrière la Fundacion Danilo Pérez, présentateur et organisateur du PJF, a livré un message très inspirant en conférence de presse d'ouverture le 15 janvier qui résume bien l'événement et sa vision. Les changements sociaux et l'éducation c'est comme l'improvisation, ça requiert un état d'esprit ouvert, ainsi que de la créativité et de la collaboration - et c'est le leitmotiv du PJF. Sa vision du jazz est très inspirante et nous devrions apprendre de Danilo et de sa vision comme société et millieu du jazz. Nous présenterons bientôt une entrevue avec Danilo mais en plus, des extraits de concert de Panamonk Revisited avec Ben Street et Terri Lynn Carrington.

En plus de la programmation musicale du PJF et grâce au travail acharné de la Fundacion Danilo Pérez et de ses 500 bénévoles sont présentés une quantité impressionante de cliniques et ateliers pour les jeunes musiciens du Panama, de l'Amérique Centrale, des États-Unis et d'autre pays donnés par plusieurs des artistes en concert au PJF.

Un autre élément important du PJF est le Ciudad del Saber (Cité du Savoir) où la plupart des événements ont lieu. La Ciudad del Saber c'est l'ancienne base militaire américaine Fort Clayton juste à côté du Canal du Panama qui est devenu un ensemble d'organismes sociaux, culturels, éducatifs, académiques, d'ONG et d'entreprises technlogiques. Deux des importantes séries du PJF y sont présentées, le Global Stage avec trois concerts en fin d'après-midi et L'Ateneo avec deux concerts chaque soirs, a quelques pas l'un de l'autre.

Lundi le 15 janvier
Le Global Stage démarre avec le guitariste Shea Walsh et son groupe (US), suivi du batteur/percussioniste Ruben Amador et Yahuba (Puerto Rico), pour conclure avec le guitariste German Pinzón Jiménez (Panama). L'Ateneo présentait le pianiste Ran Blake avec les musiciens du New England Conservatory de Boston suivi du bassiste Santi DeBriano avec Craig Handy, Bill O'Connell et Will Calhoun (US). Une première journée de haut niveau. Vidéos a venir de tous ces groupes.

Mardi le 16 janvier
Pour la 2e journée du Global Stage j'ai fait la découverte du Pan-African Jazz Project, une collaboration spéciale du Panama et de l'Égypte issue de la rencontre entre le pianiste égyptien Hishem Galal et la saxophoniste/DG du PJF/musicothérapiste panaméenne Patricia Zarate, entre autres. Nous vous présenterons bientôt une entrevue avec les deux et des extraits de concert de ce projet musical singulier. En 2e partie c'était les Shuffle Demons, un groupe canadien qui mit le feu aux poudres. Pour terminer au Global Stage on entendit le Tambo Jazz Collective qui explore la connection entre le jazz et le folkore panaméen. Un délice! A l'Ateneo le trompettiste Luis Carlos Pérez Band (Panama) présentait son latin jazz et une musique inspirée de la Nouvelle Orléans en 1e partie suivi de la chanteuse brésilienne Luciana Souza avec le Berkelee Global Jazz Institute qui nous offrait un jazz rythmé et des pièces du répertoire brésilien. Vidéos a venir de tous ces groupes.

Mercredi le 17 janvier
Au Global Stage Four On A Swing (Indes) lancent le bal avec de classiques du jazz, bebop et swing, suivi de Paulina Perez and Luna Mestiza (Chili) et pour terminer le groupe panaméen La Colectiva qui nous lance une funsion de jazz, de rock, de funk et musique afro-caribéenne. L'Ateneo est en relache pour la soirée et on quitte la Ciudad del Saber pour un des moments forts du PJF, la soirée de Gala au Centre de Convention Atlapa. L'honneur d'ouvrir la soirée reviens à Danilo Pérez et Luciana Souza qui nous interprètent Amores Como El Nuestro et Maybe A Bolero. Se joignent ensuite a eux le Berklee Global Jazz Big Band dirigé par le sympathique Bill Dobbins pour les pièces Começar de Novo et Flor de Lys. Wayne Shorter, Danilo Pérez, John Patitucci (basse) et Brian Blade (batterie) arrivent finalement sur scène pour 2 pièces qui durent environ 25 minutes d'un jazz wayneshorterien très dans le moment présent, tout à fait dans l'esprit de son plus recent album Without a Net, et un Wayne Shorter assez sobre et assis, le tout, il faut le dire, soutenu par un Brian Blade en puissance, inspiré et en grande complicité a Danilo et John. La soirée se termine avec le retour du Berklee Global Jazz Big Band, Danilo Pérez et deux icônes de la musique locale populaire la charismatique chanteuse panaméenne Sandra Sandoval et son frêre, le plutôt timide accordionniste Samy Sandoval pour trois pièces du répertoire latino, Hola Soledad, El Dia Que Me Quieras et Tu Me Vas à Llorar.

Longue vie au Panama Jazz Festival!

Claude Thibault, éditeur
En direct du 15e Panama Jazz Festival.

pour en savoir plus : panamajazzfestival.com



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