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JazzBulletin   -   jeudi 2 février 2012 au mercredi 8 février 2012

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Pour les musiciens
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Manu Katché, Geoffrey Keezer, Robert Glasper, Terence Blanchard, Tord Gustavsen, Steve Kuhn, Christian Scott, Omar Sosa, Paolo Fresu, Brian Setzer, Sonny Rollins, Houston Person, Vic Vogel, Roy Hargrove, Ahmad Jamal, Bobby Bazini, Allen Toussaint

 
Éric Seguin
commente 6 concerts de jazz au 31e Festival International de Jazz de Montréal !


Eric Seguin 96X96 Mon coup de coeur du 31e FIJM, c'est la prestation de Christian Scott (5 juillet Gesù) qui m'aura le plus impressionné cette année. Tout comme Robert Glasper, Christian Scott s'inscrit totalement dans son époque sans pour autant faire un volte-face au passé. Avec Christian Scott, Robert Glasper, Tigran Hamassian ou encore Yaron Herman que l'on a pu voir plus tôt cette année, une belle relève se dessine dans le monde du jazz, et c'est tant mieux!                                         



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Manu Katché 1er round  - Manu Katché Quartet : 28 juin (Gesù)

Manu Katche 100X75 pour voir un extrait de Manu Katché au Gesù, cliquez ici

Et voici le batteur le plus médiatique de la planète! Animateur de l'émission télévisée One Shot Not,  jury à La Nouvelle Star en 2007, Manu Katché n'est pas un batteur comme les autres. Du studio à la scène en passant par la radio et la télévision, ce touche-à-tout a collaboré avec de grosses pointures: Sting, Peter Gabriel,  Dire Straits, Michel Jonasz, Paul Young, Youssou N'Dour, Stephan Eicher, Sheila E, Simple Minds, Tears For Fears, Tori Amos, Tracy Chapman, Joni Mitchell, etc. En tant que leader, Manu Katché a enregistré trois albums pour le label de Manfred Eicher - ECM, et c'est ce matériel qu'il est venu nous présenter à Montréal.

Un regret: le pianiste Marcin Wasilewski n'est pas de la partie et on a hâte qu'il nous rende visite au Quartier des Spectacles.  Heureusement Manu Katché se rattrape et nous permet de découvrir le saxophoniste Tore Brunborg, un son limpide qui vient du froid. Le jeu de Manu Katché ne déçoit pas, c'est du travail d'orfèvre. Manu multiplie les motifs et varie les techniques, ce, sans jamais sortir du cadre qu'il s'est fixé. On sort de la salle impressionné, avec le sentiment d'avoir assisté à une classe de maître.

On reverra Manu Katché mercredi le 30 juin au Gesù en compagnie du bassiste Richard Bona et du guitariste Sylvain Luc. Une belle rencontre en perspective.
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Geoffrey Keezer - Joel Miller Trio : 30 juin (Upstairs 21h15)

Geoffrey Keezer RJ Leblanc 100X75Pour remplacer a pied levé Danilo Perez dans le quartet de Wayne Shorter, il faut être une pointure. Pas forcément connu du grand public, Geoffrey Keezer est l'un des pianistes les plus doués de sa génération.  De Diana Krall à Barbara Hendricks, en passant par Kenny Barron, Chick Corea , Mulgrew Miller et Joshua Redman, Geoff Keezer a multiplié les projets musicaux les plus divers. 

Hier soir le 30 juin, en compagnie du saxo Joel Miller et le bassiste Rémi-Jean Leblanc, la magie a opéré. Pour leur première prestation ensemble, la formation a fait mouche. La maîtrise technique de Geoffrey Keezer est époustouflante, la facilité avec laquelle il virevolte sur le piano est déconcertante . À la  contrebasse puis basse électrique, Rémi-Jean Leblanc vient nous confirmer qu'il est le digne successeur de Michel Donato, qui fut d'ailleurs son professeur. Son jeu est inventif et sa technique en amélioration constante. Pour finir, Joel Miller vient insuffler au jeu de Keezer un supplément d'âme et son plaisir de jouer est communicatif.

La formation rejouera à l'Upstairs le 1e juillet à 19h et 21h15.
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Robert Glasper avec Terence Blanchard : 2 juillet (Gesù 18h)

Robert Glasper 100X75Il nous avait fait faut bond l'an dernier avec Mos Def pour suivre la tournée de Maxwell et nous revient cette année pour une série de trois concerts : en trio, accompagné de Terence Blanchard et enfin avec l'artiste hip-hop Bilal. Le Gesù a véritablement vibré hier soir et le duo Robert Glasper -Terence Blanchard a offert aux festivaliers un concert mémorable.  Si l'on met de côté l'extra-terrestre Keith Jarrett, Robert Glasper est sans aucun doute le pianiste de jazz le plus complet en activité. Sur disque, le musicien étonne déjà par la complexité de ses motifs rythmiques  mais c'est en live que Glasper se dévoile le plus. La filiation avec des pianistes comme Herbie Hancock dont il reprend un titre en intro ou encore Ahmad Jamal,  est évidente. Mais là où excelle Glasper, c'est sur le terrain de l'improvisation.  Véritablement porté par le trompettiste Terence Blanchard et un Kendrick Scott totalement libéré à la batterie, Robert Glasper multiplie les envolées et s'abandonne complètement, laissant le public dans un état second.  Cerise sur le sundae, Glasper et ses comparses sont bourrés d'humour et n'hésitent pas à se tourner en dérision, fou rire compris, en déclarant à deux reprises que ce qu'ils venaient  de jouer avait été composé au test de son!
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Tord Gustavsen Ensemble : 3 juillet (Théâtre Jean-Duceppe PdA)

Tord Gustavsen 100X75pour voir un extrait du Tord Gustavsen Ensemble au Théâtre Jean-Duceppe, cliquez ici

Pour son troisième passage au festival, le pianiste norvégien Tord Gustavsen accède enfin à la grande salle du Théâtre Jean-Duceppe.  Après trois albums en trio, Tord Gustavsen s'est adjoint les services de la vocaliste Kristin Asbjørnsen et du saxophoniste Tore Brunborg, mais c'est seulement en quartet, avec ce dernier, qu'il est venu nous  présenter Restored Returned,  son 4ème opus, paru plus tôt cette année sous le label ECM.  Plus sombre que ses précédents albums, Restored Returned ne se démarque pas tant que ça de sa discographie antérieure. En terme de compositions, on sent un certain essoufflement. Le pianiste semble avoir atteint ses limites. A-t-il sinon simplement choisi de demeurer dans sa zone de confort ? Comme il y a 2 ans, Tord livre une prestation irréprochable. Son touché est unique, son minimalisme légendaire. À défaut de se renouveler, Tord perpétue un style qui lui est propre, un son singulier qui s'insère parfaitement dans le courant jazz nord-européen. 
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Steve Kuhn : 4 juillet (Gesù)

Steve Kuhn 100X75pour voir un extrait du Steve Kuhn Trio au Gesù, cliquez ici

pour l'entrevue avec Steve Kuhn réalisée le 4 juillet 2010, cliquez ici

À 72 ans, Steve Kuhn tient encore la forme. Ce pianiste, né à Brooklyn, qui a officié aux côté de Stan Getz, John Coltrane et tant d’autres musiciens de jazz de renom, n’a plus rien à prouver.  Doyen de la série Jazz dans la Nuit présentée au Gesù, Steve Kuhn étonne toujours par la fraicheur et l’énergie de son jeu.  Un tantinet cabotin, le pianiste, avec une formation de haut calibre,  a livré hier une prestation incandescente  empreinte de lyrisme. Au menu du concert, Steve Kuhn a pioché dans l’American Songbook mais aussi dans son propre répertoire. Plus judicieux qu’audacieux, ses relectures de Oceans in The Sky et The Zoo ont été les points culminants de ce concert.
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Christian Scott Quintet : 5 juillet (Gesù)

Christian Scott 100X75pour voir un extrait du Christian Scott Quintet
au Gesù, cliquez ici

pour l'entrevue avec Christian Scott le 5 juillet 2010, cliquez ici

Et voilà la relève! Pour son deuxième passage au FIJM, Christian Scott vient confirmer tout le bien que l’on disait de lui. Le jeune trompettiste de 27 ans est charismatique. Christian Scott habite la scène et sa présence est magnétique. Assurément verbomoteur, le trompettiste alterne entre humour et sérieux, arrogance et humilité, concentration et décontraction.  Christian Scott, c’est avant tout un son très chaud, unique. Christian Scott emploie ce qu’il appelle une « technique de chuchotement ».  Christian a réussi à créé une grande cohésion au sein de son quintet.  C’est une cacophonie savamment organisée, emmenée par le fougueux batteur Jamire Williams. Compositeur inspiré avec LA & The 13th Amendment, Christian Scott sait aussi se frotter aux reprises, en l’occurrence une chanson de Thom Yorke (Radiohead), The Eraser, qui passera à la postérité.
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Christophe Rodriguez commente 9 concerts de jazz au 31e Festival International de Jazz de Montréal !

Christophe Rodriguez Trompette1 96X96 Pour cette 31e édition, peu de choses à redire. En faisant le compte, mis à part le concert nullissime du trompettiste Roy Hargrove, cabotin et « pas la du tout », Sony Rollins, saxophone ténor et Ahmad Jamal piano ont largement prouvé que le jazz conserve. En une heure quinze chacun et sans vouloir prouver quoi que ce soit, ces deux hommes ont donné une grande leçon de sagesse et bonheur.
                                       



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Omar Sosa Paolo Fresu : 25 juin (Gesù)

Omar Sosa Paolo Fresu 100X75pour voir un extrait de Omar Sosa Paolo Fresu au Gesù, cliquez ici
Une température idéale, un beau brin de foule et la salle du Gesù remplie à craquer. En ouverture de cette 31e édition du Festival International de Jazz de Montréal, le trompettiste et bugliste italien Paolo Fresu rencontrait le pianiste, claviériste cubain Omar Sosa. Du jazz « yop la boum » pas certain, mais une certaine idée de la communion ou l’improvisation calculée régnait en maitresse. Dans un esprit très ECM (compagnie de disque ou Fresu a enregistré avec le guitariste Ralph Twoner) et que nous retrouverons le 26 juin, le jazz se faisait éthéré, frivole, incantatoire et légèrement spatial. Un jazz pour connaisseurs qui affiche complet et c’est tant mieux
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Brian Setzer Orchestra : 25 juin (Scène TD Place des Festivals)

Brian Setzer 100X75Sous un ciel qui fleurait bon la joie de vivre, le guitariste, chanteur et fondateur des Stray Cats, Brian Setzer débarquaient avec ses joyeux corsaires. Ah mes aïeux, nous l’attendions celui qui convoqua le 25 juin pendant plus de deux heures, les esprits de : Bill Haley, Eddie Cochrane, Louis Jordan et son swing , version guitare Gretsch. Réglé au quart de tour, ce concert d’ouverture fit le bonheur de plusieurs générations avec une générosité sans bornes, de multiples clins d’œil au ciel montréalais ainsi qu’à cette immense foule. Ce « Rock This Town » festivalier fut à la hauteur de nos attentes avec une kyrielle de classiques tels : Your True Love, Dirty Boogie, Sleepwalk, ’49 Mercury sans oublier les versions trio, on ne peut plus redoutables. Comme le titre de son nouveau disque (fin juillet) : Don’ t mess with Big Band, Brian est sa troupe furent impériaux. Alléluia!
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Sonny Rollins : 27 juin (Salle Wilfrid-Pelletier PdA)

Sonny Rollins 100X75
pour voir un extrait de Global Warming par Sonny Rollins à la Salle Wilfrid-Pelletier, cliquez ici
Prix Miles-Davis 2010
, patriarche et mémoire du jazz, le saxophoniste Sonny Rollins a donné un concert d’exception. À 80 ans et ce malgré un lourd problème de hanches, l’heure et quart qu’il a consacré au dénominateur jazz fut un véritable feu d’artifice. Sans fla-fla, la première pièce Global Warming se résuma en un très long solo (!!!) de quinze minutes, magistral où toutes les tonalités et harmonies de la note bleue défilaient en un axe parfait, illustrant à quel pont ce grand monsieur n’avait plus rien à prouver. Soutenu par une équipe magistrale, Bob Cranshaw, basse électrique et Russell Malone, guitariste attentif d’une finesse exquise rappelant Grant Green et Wes Montgomery, le public enthousiaste savait qu’un moment s’écrivait. My One and Only Love, ballade hautement consistante fut ponctuée de mille citations et tel un écrin de perle, Sonny sans trop le vouloir donnait une leçon à ceux ou celles qui en font trop pour épater la galerie. Vous aurez compris que cette soirée fut un de ces rares moments de bonheur et en plus, l’ami Rollins nous a même chanté un blues! 
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Houston Person : 27 juin-28 juin (Upstairs)

Houston Person 100X75Partenaire du Festival International de Jazz de Montréal, le Upstairs (1254, rue Mackay) accueillait le saxophoniste ténor Houston Person, grand routier du jazz. Sonorité lourde héritée du grand Coleman Hawkins, spécialiste des ballades et d’un jazz aux accents soul, il y avait de quoi pavoiser. Sourire en coin, il a enfilé : Let’s Fall In Love, Don’t Get Around Much Anymore, As Time Goes By, soit la quintessence du classicisme bien rodé. Accompagné du trio de la jeune pianiste Julie Lamontagne, précise, inventive et très « Erroll Garner » dans son approche, le tout était complet.


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Vic Vogel Sextet : 28 juin (Théâtre Jean-Duceppe PdA)

Vic Vogel 100X109Le pilier du jazz montréalais, Vic pour les intimes, avait laissé momentanément de côté son grand orchestre pour une formation réduite. Avec ses six corsaires et compagnons de route, Mr Vogel intime a livré un concert touchant ou s’entremêlaient compositions récentes : Nakia et standards dont Lament’s (J.J. Johnson) et Dameron Blues. Pianiste caméléon connaissant l’histoire du jazz sur le bout de ses doigts, Vic Vogel s’est fait majestueux, intense et surtout, brillant en interprétation. De ses acolytes, nous retiendrons le jeu des saxophonistes alto Dave Turner, impérial et Alexandre Côté, jeune homme aux idées trempées dans l’acier qui deviendra certainement un modèle pour plusieurs. Une grande soirée.


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Roy Hargrove Big Band - Roberta Gambarini : 28 juin (Théâtre Maisonneuve PdA)

Roy Hargrove 100X75pour voir un extrait du Roy Hargrove Big Band au Théâtre Maisonneuve, cliquez ici
Après son disque Emergence, le trompettiste, chef d’orchestre et chanteur (!) Roy Hargrove est venu nous présenter le produit fini. Cabotin comme toujours, il menait d’une façon assez désinvolte une bonne machine pas toujours précise, mais qui a su donner le résultat escompté. Entre les compositions personnelles assez rigides, émaillées de quelques solos assez free et les standards qui ont eu la faveur du public, le compte était bon. Nous n’en dirons pas autant de la chanteuse Roberta Gambarini, robe plus que moulée (elle voulait faire compétition à Lady Gaga) qui nous a servi au moins cinq standards dignes de cabarets pour vacanciers. Un concert en demi-teinte.
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Ahmad Jamal : 2 juillet (Théâtre Maisonneuve PdA)
Ahmad Jamal 100X75pour voir un extrait d'Ahmad Jamal au Théâtre Maisonneuvue, cliquez ici

Le jour de ses quatre-vingts ans, Ahmad Jamal, pianiste de premier plan fut accueilli avec respect et chant d’anniversaire à la clé. Comme pour son homologue, le saxophoniste Sonny Rollins, les choses n’ont pas trainé. Entouré d’un trio redoutable, percussions, contrebasse et batterie, Sieur Jamal a vite ouvert les hostilités dans un style très percussif, parfois déroutant, mais oh combien intelligent. De Flight To Moscow à Wild Is The Wind sans oublier le magnifique standard Poinciana, son cheval de bataille, le public est resté bouche bée comme votre signataire. Une heure et quart de pur bonheur et un vrai concert de jazz ou seules les métaphores de la note bleue régnaient en maitre. 
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Bobby Bazini : 2 juillet (Club Soda)

Bobby Bazini 100X75Pour un deuxième soir, le Club Soda affichait complet et même plus, pour la vedette de l’heure : Bobby Bazini. À vingt ans et une poussière, ce jeune homme de Mont-Laurier compositeur, guitariste, chanteur renoue avec un style « ancien », celui des  années soixante, remises légèrement au goût du jour. Avec bonhomie, gentillesse et presque surpris de voir autant de monde,  il a livré un tour de chant solide qui rappelait à bien des égards : Rod Stewart, Billy Joel et Elton John mâtiné avec brin de Yes, surtout pour les claviers. Du rétro – pop séduisant qui ne sentait pas le racolage.

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Allen Toussaint Bright Mississipi - 5 juillet (Théâtre Jean-Duceppe PdA)
Allen Toussaint 100X75pour voir un extrait de Allen Toussaint Bright Mississipi au Théâtre Jean-Duceppe, cliquez ici
Pour explorer le Mississippi et les subtilités des racines orléanaises, le pianiste, compositeur et chanteur Allen Toussaint est un maitre d’œuvre. Sur le thème de Bright Mississippi, titre aussi de sa dernière nouveauté, il avait convié plusieurs artilleurs dont : Don Byron, clarinette, saxophone ténor, Nicholas Payton, trompette et le très subtil guitariste Marc Ribot. De St-James Infirmary à Blue Drag sans oublier la pièce – phare Bright Mississippi, spectateurs et spectatrices étaient conviés à un voyage qui remontait aux sources du jazz. Si Byron en faisait un  peu trop à la clarinette et que Payton ne semblait pas au meilleur de sa forme, Allen Toussaint, patriarche heureux nous « racontait » des histoires avec citations musicales à l’appui. Joyeux.
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Planète jazz anime droite