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JazzBulletin   -   jeudi 30 juillet 2015 au samedi 5 septembre 2015

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Étant donné que sortiesJAZZnights.com est consacré au millieu du jazz du Québec, nous nous concentrons sur les CD jazz d'artistes du Québec ou qui sont présents sur la scène du jazz au Québec sans toutefois exclure les artistes internationaux.


Les commentaires de Christophe Rodriguez sont indépendants de la rédaction et n'ont pas de lien avec les activités commerciales entre l'artiste et sortiesJAZZnights.com.

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514-815-6104



 Montreal Hard Bop Five - Montreal Hard Bop Five

30 juillet 2015

Montreal Hard Bop Five étaient bien présents lors du Festival International de Jazz de Montréal 2015, ainsi que plus récemment au Mexique, au Festival Internacional de Verano à Queretaro. Sur le modèle du batteur Art Blakey et de ses Jazz Messengers, ce quintette collectif montréalais « pur jus » est vraiment à prendre en considération. Plutôt que de répéter les classiques, bien que ce ne soit pas une mauvaise chose, ces jeunes interprètes ont modélisé l’essence de leurs ainés, avec des compositions originales toutes plus swing les unes que les autres. Aux esprits chagrins qui trouvent que la note bleue est tout sauf accessible, offrez-leur cet CD qui contient plusieurs essences de hard bop.

Ouvrez la machine avec le roboratif Bobby Big Wood, poursuivez avec Appolo et enchainez avec le Down At Dino’s, composition du grand saxophoniste alto Dave Turner. On déguste ces pépites en tapant du pied, tout en écoutant le travail du jeune trompettiste David Carbonneau, du saxophoniste ténor Cameron Wallis qui signe presque toutes les compostions, du pianiste Jonathan Cayer qui rend hommage à un de ses maitres Horace Silver sur Horace, du contrebassiste Fred Grenier, et, du batteur Alain Bourgeois.

Plus que du swing estival, c’est un antidote à la morosité post-festivalière !

Pour en savoir plus, cliquez ici

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Annie Dominique Quintet - Tout Autour

16 juillet 2015

Parce que les femmes musiciennes solistes ne sont pas monnaie courante en cette terre montréalaise et québécoise, autant vous en faire profiter. La jeune saxophoniste Annie Dominique est tout ce qu’il a plus d’intéressant, justement parce que la constance est présente avec de très bonnes idées. Encore une fois, il n’y a point de standards autour des neuf plages, mais bien des compositions personnelles et plusieurs solos qu’elle partage allègrement avec le joueur de trombone Jean-Nicolas Trottier.

Jazz costaud dirons certains, avec en filigrane, l’ombre des regrettés John Coltrane et certainement Michael Brecker, sans toutefois vouloir copier ou s’approprier la pensée. Étude no. 1 nous donne une bonne idée du talent intuitif de la saxophoniste Annie Dominique, tout comme AM où elle « déroule » un fort joli sens de la ballade (il y a du Dexter Gordon là-dessous). Pour le morceau de choix, nous nous réservons Another Waltz. Soulignons aussi le travail essentiel de la section rythmique composée de Jonathan Cayer au piano, Sébastien Pellerin à contrebasse et Éric Thibodeau à la batterie.

www.anniedominique.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 L'Orchestre national de jazz de Montréal - Dans la forêt de ma mémoire

2 juillet 2015

Des grands orchestres avec l’âme du swing, ils n’en restent plus beaucoup. Avec beaucoup de moins de subventions que l’Orchestre national de Jazz en France, notre Orchestre national de jazz de Montréal conçoit beaucoup, avec très peu. Grâce à des bénévoles et l’infatigable travail de son président Jacques Laurin et les musiciens, ne l’oublions pas, voici une première mouture qu’il nous faut saluer.

Plus près de la sonorité de Gil  Evans que du roboratif trio Basie/Ellington/Kenton, cette machine à swing proprement « huilée » (parfois trop) explore l’univers des compositeurs et compositrices. Dans le cas présent et sous la direction de Christine Jensen avec comme invité la trompettiste Ingrid Jensen et pour la composition, la pianiste Marianne Trudel, entrez chers amis dans La forêt de ma mémoire.

Ici, nous ne parlons pas du jazz qui fait taper du pied, mais bien de courtepointes. Comme des artisans horlogers, la pianiste, la chef d’orchestre, les musiciens de haut calibre ainsi que la trompettiste invitée travaillent les motifs et le langage orchestral. Jamais pompeux dans son essence, une chance, l’ONJM  est une formation au service de la musique qui dépasse souvent le cadre du jazz. Au fil des plages, vous croiserez des esquisses de Stravinsky, les nuances et textures d’un Jimmy Giuffre, la complexité d’une Carla Bley et certainement, quelques pans de l’univers du regretté contrebassiste Charlie Haden avec son Liberation Orchestra. En sept esquisses, Marianne Trudel et la chef d’orchestre Christine Jensen ont réussi un petit miracle.

Deux concerts exceptionels à venir du l'Orchestre national de jazz de Montréal :

En concert de clotûre du Festival de Lanaudière (Joliette), sous le direction de Mathias Rüegg, dimanche le 2 août, 14h

Au Festival Orford (Orford), sous la direction de Christine Jensen,  avec Karen Young et Ingrid Jensen, samedi le 8 août, 20h

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Guillaume Bouchard - Basse continue

18 juin 2015

Dans notre chronique, il est souvent question des musiciens de Montréal et peu ceux de la ville du maire Labeaume (Québec). Pourtant, que de talents existent dans ce château fort comme le contrebassiste Guillaume Bouchard et ses complices. Sur le thème d’une contrebasse engagé, confondant la solidité d’un Mingus à la fluidité de Ray Brown, notre homme a convié quelques experts, dont le sous-estimé saxophoniste Michel Côté pour ce Basse continue...

Comme toujours, il fait croire que c’est plus une mode cet absence de "standards", le contrebassiste nous offre onze compositions originales très mouvantes, ancrée dans un post-bop de fine allure, avec un guitariste - André Lachance, qui évoque parfois Barney Kessel. Également sur ce disque, François Côté à la batterie et Anne Thivierge à la flûte alto. Allez, on écoute cette nouveautéavec un plaisir non dissimulé.

guillaumebouchardjazz.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Chantale Gagné - The Left Side Of The Moon

4 juin 2015

Ayant choisi la Grosse Pomme comme terre d’adoption, la pianiste montréalaise Chantal Gagné  « murit » bien avec les années. Pour cette deuxième offrande qui comprend des musiciens de calibre : Lewis Nash à la batterie, Peter Washington à la contrebasse et Steve Wilson au saxophone, elle livre un discours intelligent  emprunte de sagesse avec des bribes de musique classique (After You) qui confère une autre grandeur à son travail.

Du jazz roboratif qui puisse autant dans le modernisme que dans les sillons tracés par les anciens, et, un swing qui dégage. Si le saxophoniste Steve Wilson n’est pas parmi mes préférés, je peux lui reconnaitre un travail intense, musclé qui colle parfaitement avec les idées émises par la pianiste. De la sonorité Chantal Gagné, nous pouvons affirmer qu’elle est ronde et charnue - un peu comme in Bordeaux bien vieilli - et des trilles qui évoque parfois Erroll Garner ainsi que notre Oscar Peterson. Un vrai travail d’unité, surtout quand l’inventif Lewis Nash accompagne son hôte avec intelligence et précision.

chantalgagne.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Jonathan Turgeon Trio - Au fil des feuilles qui craquent

21 mai 2015

Et nous pourrions dire ; allez, les jeunes. Après le pianiste Guillaume Martineau, Révélation Radio-Canada 2015-2016 en jazz, il faudra aussi compter dans nos rangs le pianiste Jonathan Turgeon. Comme toujours, aucun standard à la clé -- je vais finir par croire que ceux-ci ont été bannis du « nouveau vocabulaire musical », mais plutôt une très longue suite personnelle.

De la poésie dites-vous, que oui et qui trouve son essence dans la mouvance Mehldau, avec un sens du swing bien à lui. Ce Au fil des feuilles qui craquent est loin d’être monotone, puisque notre jeune pianiste et son trio, avec le contrebassiste Hugo Blouin et le batteur Jean-Philippe Godbout, juxtaposent les idées apprises -- il faut bien commencer quelque part -- avec une profondeur de style qui augure bien pour « ces avenirs meilleurs ».  Comme son autre complice, le pianiste Jérôme Beaulieu, nous avons foi en Jonathan Turgeon. Pari gagné.

https://jonathanturgeon.bandcamp.com/

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 Lisanne Tremblay - Violinization

7 mai 2015

Tiens, tiens, une petite nouvelle et pas dans n’importe quel rayon! L’interprète en question a opté pour le violon, instrument outrageusement dominé par Stéphane Grappelli, Svend Admussen, le très coloré Ray Nance de la phalange ellingtonienne, puis Jean-Luc Ponty et Didier Lockwood. De ce pur contenu montréalais, Lisanne Tremblay est entourée du pianiste Rafael Zalvidar, du contrebassiste Rémi-Jean LeBlanc et du batteur Philippe Melanson, nous pouvons en tirer quelques constatations après plusieurs écoutes.

Elle n’a pas choisi la voie de la simplicité, en introduisant des schémas qui font inévitablement penser aux exercices de style de Jean-Luc Ponty. Maitrisant bien son instrument, elle offre dix plages personnelles qui se ressemblent parfois un peu trop. Préférant le gout du risque au  style « sentimentaliste », ce qui est nettement à son avantage, elle surutilise un peu trop l’aspect rugueux de l’archet. Ce qui confine l’auditeur à un rendez-vous, qui peut soit le laisser sur sa faim ou le faire fuir !

lisannetremblay.com


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 André Leroux - Synchronie-Cités

23 avril 2015

Dire que le saxophoniste André Leroux est talentueux, relève de l’euphémisme. Puissant improvisateur, membre du grand orchestre de Vic Vogel et du quatuor à géométrie variable Quasar, tout est dans cette « bête musicale ».

Depuis plus de vingt ans, il côtoie les rivages du jazz avec un bonheur incendiaire et une intensité qui évoque parfois son maitre; John Coltrane. En cette veille d’un autre FIJM, le voici donc avec Syncronie-Cités, une nouveauté costaude qui s’adresse autant au profane qu’au plus consumé des passionnés de la note bleue. Si le titre facile peut faire sourire, la musique comme toujours, s’inscrit dans le courant de l’authenticité et de la fusion neuronale pour les âmes en quête d’élévation « spirituelle ».

N’ayez crainte, nous ne parlons pas ici des aventures parfois cosmiques d’un Pharoah Sanders, mais bien d’un jazz ancré dans la modernité. Entouré d’une solide équipe dont le guitariste Benoit Charest, le pianiste James Gelfand et le joueur de trombone Muhammad Abdul Al Khabyr, tout est mené avec précision, intelligence et finesse. En neuf plages sous haute tension et qui devraient s’avérer on ne peut meilleur « de visu », nous avons retenu : Ejecta, Série Noire et Outer Space Boss.

Un très beau cadeau printanier.

Pour écouter Lost de Wayne Shorter au FIJM 2013, cliquez ici

Pour en savoir plus : André Leroux

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 Rémi Bolduc Jazz Ensemble - Hommage Dave Brubeck

9 avril 2015

Je n’ai jamais aimé Dave Brubeck, trop poli, trop « mainstream », mais je savais fort bien qu’il était un formidable ambassadeur du jazz. Ce respect, je le devais aussi à son alter ego, l’altiste Paul Desmond, homme des phrases simples et…inimitables, tout comme le batteur, Joe Morello et le contrebassiste Eugene Wright. Cette « phalange » d’exception aura porté vers la note bleue, un nombre incalculable de spectateurs pour cette dernière, n’était visiblement pas leur tasse de thé.

Cette longue introduction nous conduit vers Rémi Bolduc, éminent saxophoniste alto montréalais, compositeur et professeur d’université qui en compagnie de quelques complices, se sont mis dans l’idée de rendre hommage au fondateur de Time Out. Un coup de chapeau ne veut pas dire une relecture, bien qu’il faille respecter certains codes. En premier lieu, l’interprète doit assoir le thème, le rythme, une partie de « la sève », pour que tout un chacun se reconnaisse. Comme il est aussi question d’arrangements, Rémi Bolduc a choisi d’y « injecter » un peu de sa science. Avec son crayon, il a revu légèrement : Rondo A la Turk, Far More Blues, Charles Matthew Halleeluja (deux titres peu connus), Everybody’s Jumpin - cheval de bataille du grand saxophoniste Johnny Hodges et Three To Get Ready.

Entouré du pianiste François Bourassa, très swing en l’occurrence, du contrebassiste chantant Fraser Hollins et du batteur Dave Laing, hélas beaucoup moins à l’aise dans ce registre, la machine Brubeck est sur les rails. Beaucoup moins diaphane que Paul Desmond et plus près de Julian Cannonball Adderley (son rond et charnu avec un tranchant qui évoque aussi le saxophoniste baryton Pepper Adams), Rémi Bolduc virevolte. Ajoutant plusieurs chorus, tout en rudoyant un peu les « espaces temps », il exprime une agilité parfois étonnante avec un sens du « personnel » qui est loin d’être négligeable. Toujours alerte, la section rythmique donne un bon coup de fouet, je redécouvre presque le pianiste François Bourassa, ce qui n’est pas le cas du batteur (n’est pas esprit de Joe Morello qui veut).

Malgré un manque de romantisme, Rémi Bolduc et ses corsaires ont trouvé un terrain d’entente qui est tout, sauf de l’amateurisme.

Pour en savoir plus, écouter des extraits de voir des vidéos de ce projet, visitez remibolduc.com

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 John Roney - Préludes, live à la Chapelle historique du Bon-Pasteur

26 mars 2015

Des talents vous dites, attendez voir! John Roney, pianiste bien connu de la scène montréalaise a plus d’un « tour dans son sac », et cette nouveauté le prouve. Si le jazz est sa matière première, que dire du classique avec cette nouveauté plus que réjouissante. En douze plages, nous passons d’un univers à l’autre avec une maestria qui peut rendre jaloux tant le travail est de précision.

Des choix, il y a comme ce Prelude To A Kiss (Duke Ellington), deux Gershwin avec des Préludes ma foi peu entendus . D’un acte à l’autre, nous passons à Debussy, Chopin (oh que c’est beau), et le redoutable Scriabine. Autant de Préludes et autant de réussites. Ben, tout est là, on ne peut pas en dire plus!

https://myspace.com/johnroney

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 Samuel Blais David Liebman - Cycling

12 mars 2015

Disons-le tout de go, c’est du lourd comme du puissant. Altiste de premier plan, Samuel Blais qui « tâte » aussi du baryton et du soprano est allé à la rencontre du saxo soprano/tenor David Liebman. Ce grand monsieur, certainement plus à l’aise au soprano qu’au ténor, perpétue dans un genre personnel l’esprit coltranien, et, il ne doit pas être pris à la légère.

De son âme qui est trempée dans un chaudron de notes bleues abrasives aux longues mélopées, l’altiste Samuel Blais en fait son affaire, dans une imposante communion. Certes, il faut avoir des connaissances et des notions jazz dit postmoderne pour comprendre ce Cycling, où le vent souffle fort.

Du travail qui mérite une attention soutenue.

Compositions et arrangements de Samuel Blais et David Liebman.

Avec Morgan Moore à la basse et Martin Auguste à la batterie.

www.samuelblais.com

www.davidliebman.com

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 Jean-Nicolas Trottier Trio - Acid Bunny

26 février 2015

Tromboniste de premier plan et chef d’orchestre à ses heures, Jean-Nicolas Trottier donne toute la mesure de lui-même avec cette nouveauté. Si vous êtes passionné par le trombone - instrument que nous entendons peu souvent hélas - courez chez votre disquaire ou cliquez ici pour le téléchargement.

Disons tout de suite que c’est du jazz costaud, flirtant plus qu’il ne faut avec la modernité et qui évoque sans contredit, les belles années du grand Ray Anderson. En trio avec le contrebassiste Rémi-Jean LeBlanc et le batteur Rich Irwin, Jean-Nicolas soumet en douze plages l’art du trombone, sans difficulté. Si parfois nous sentons « la prise de tête » ou le travail d’écriture, tout est bon à déguster.


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 Dom Gobeil Quintette

12 février 2015

Tiens, tiens, pour ceux et celles qui douteraient encore de la vitalité du jazz montréalais, et bien, le guitariste Dom Gobeil se pose là. Rien d’explosif, mais un quintette tout en finesse qui explore différentes voies, avec sept plages costaudes dont une très belle suite. S’il y a l’art du trio, nous pouvons aussi écrire que l’art du quintette est un genre qui dans cette nouveauté est synonyme d’échange.

Au cœur du système, le guitariste Dom Gobeil, qui évoque parfois Jim Hall, le saxophoniste alto Samuel Blais bien présent, le pianiste Jonathan Cayer fort intéressant, le batteur Éric Thobodeau et le contrebassiste Sébastien Pellerin. On écoute cela lentement pour saisir l’interaction puis plusieurs moments d’illuminations. Bravo !

Pour voir "New Clave" cliquez ici

dominicgobeil.com

dominicgobeil1.bandcamp.com


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 Marianne Trudel - La vie commence ici

29 janvier 2015

Pianiste aux idées et dynamo d’un jazz montréalais, Marianne Trudel célèbre sa nomination pour les Junos dans la catégorie jazz. Dans La vie commence ici où elle fait tandem avec la trompettiste Ingrid Jensen, tout est en place pour un grand disque qui juxtapose des couleurs.

Entre le versant moderniste et le courant jazz de chambre, nul besoin d’être un spécialiste de la note bleue pour s’y retrouver. Avec en plus Jonathan Stewart au saxophone, Morgan Moore à la basse et Robbie Kuster à la batterie, un ensemble soudé qui connait le métier et les échanges avec la trompettiste au son soyeux, nous y sommes. Bravo, Marianne.

Pour voir "Soon" cliquez ici


mariannetrudel.com


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 Marie-Claire Durand Trio - Peu de mots

15 janvier 2015

Allez, en ce petit mois de janvier, nous vous proposons une nouveauté. Comme je ne connaissais pas la pianiste, chanteuse et compositrice Marie-Claire Durand, deux écoutes furent nécessaires pour savoir où elle voulait vraiment venir. Sur fond jazz, neuf compostions personnelles pas trop mauvaises, mais qui assurément, ne passeront pas à l’histoire.

Le problème n’est pas tant la structure rythmique que la voix pas placée du tout, croyez-en votre signataire. Honnêtement, elle aurait dû se réécouter ou alors que quelqu’un lui susurre à l’oreille qu’il y avait de lourdes ambigüités. 

marie-clairedurand.bandcamp.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Rachel Therrien - Home Inspiration

1 janvier 2015

Comme la jeune trompettiste et bugliste Rachel Therrien est l’une de très rares à « s’attaquer » à ce carré d’as masculin, autant le souligner. Pour ce deuxième disque au titre évocateur : Inspiration maison (traduction libre), nous retrouvons une constante : le travail bien fait et les compositions de son cru.

Influencée par Freddie Hubbard et certainement Ingrid Jensen, elle dévoile un style, tout en douceur ce qui ne veut pas dire complexe. Sans avoir une large tessiture et nous sentons parfois l’aspect scolaire, elle donne le ton juste. Avec des complices de choix : Benjamin Deschamps au saxophone alto, Charles Trudel au piano et clavier,  Simon Pagé à la basse et basse électrique ainsi qu’Alain Bourgeois à la batterie, Rachel Therrien livre un contenu infusant.


Pour voir un extrait de Homa sur Home Inspiration, cliquez ici

www.racheltherrien.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréa


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