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JazzBulletin   -   jeudi 19 avril 2018 au jeudi 17 mai 2018

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Étant donné que sortiesJAZZnights.com est consacré au millieu du jazz du Québec, nous nous concentrons sur les CD jazz d'artistes du Québec ou qui sont présents sur la scène du jazz au Québec sans toutefois exclure les artistes internationaux.


Les commentaires de Christophe Rodriguez sont indépendants de la rédaction et n'ont pas de lien avec les activités commerciales entre l'artiste et sortiesJAZZnights.com.

Pour communiquer directement avec Christophe : rod.chris@hotmail.com
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Éditeur - développement des affaires
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claude.thibault@sortiesjazznights.com
514-815-6104



 Dominique Fils-Aimé - Nameless

12 avril 2018

Demi-finaliste de La Voix et faisant partie de l’équipe du chanteur Pierre Lapointe, la chanteuse montréalaise Dominique Fils-Aimé vient de réussir un joli coup d’envoi avec ce Nameless. Après deux écoutes, nous pouvons d’ores et déjà considérer qu’il faudra compter avec elle dans les prochaines années, avec cette voix gorgée de soul qui ne sent pas le trafiqué. Puisant aux sources de la musique afro-américaine des années 60 et 70, sans toutefois vouloir faire revivre le genre, cette jeune dame a beaucoup de potentiel. Que vous aimiez Billie Holliday, les Staple Singers, les Supremes, tout cela avec plusieurs louches de modernité, bien le pari est gagné. Tout d’abord, retenons le grain de la voix juste assez puissante et sensuelle, la modulation, qui donne tout son cachet à chaque composition et bien entendu, l’esprit ou si vous préférez : avoir de l’âme.

Pour vous convaincre du bien-fondé de nos écrits jubilatoires, écoutez Rise. Trois minutes et quelques de bonheur tout simplement envoyé avec cette petite voix qui vient lentement vous chercher. Courageuse aussi, Dominique Fils-Aimé ouvre avec Strange Fruit, LA pièce si nous pouvons nous exprimer ainsi. De cet hymne au combat qui valut à la chanteuse Billie Holliday bien des problèmes, puisqu’elle dénonçait en termes voilés les lynchages, notre chanteuse se l’approprie tout en gardant le message, particulièrement direct et puissant. En fermeture, elle annonce le retour de Nina Simone avec l’incontournable Feeling Good. Là encore, nous sommes en mesure de découvrir l’intelligence de Dominique Fils-Aimé qui joue ce classique sur un mode a capella, qui déconstruit un peu la pièce, sans oblitérer toute l’essence du message.

Bravo!

Strange Fruit / Birds / Home / Sleepy / Nameless / Rise / Unstated / Feeling Good

Pour écouter Rise, c'est ici

Pour écouter l'EPK de Nameless, c'est ici

Pour écouter et acheter, www.domiofficial.com et bandcamp


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


Rémi Bolduc Jazz Ensemble - Sax Zenith : Live at the Yardbird Suite

29 mars 2018

Il est difficile de ne pas aimer le saxophoniste alto Rémi Bolduc. En plus d’être professeur à plein temps à l'École de musique Schulich de l'Université McGill, il a multiplié au cours des dernières années de très beaux projets. Nous songeons à celui qui faisait un clin d’œil à notre enfance en reprenant des thèmes de séries télévisées (Cote d'écoute), et bien entendu, ses hommages bien sentis à Oscar Peterson (Swingin' with Oscar) et Dave Brubeck .

Ce pilier du jazz montréalais/québécois se retrouve cette fois-ci, à la tête d’une phalange de saxophonistes, et pas n’importe laquelle. Pour ce Sax Zenith enregistré devant public au Yardbird Suite d'Edmonton (son 10ième opus), il a recruté les meilleurs dont l’altiste P.J. Perry, les saxophonistes ténors Phil Dwyer, Kirk McDonald et Kelly Jefferson - sans oublier les fidèles Fraser Hollins à la basse et Dave Laing à la batterie - pour une nouveauté au potentiel imposant. Le philosophe Jean-Paul Sartre disait : «  Le jazz, c’est comme les bananes, ça se consomme sur place ». Nous lui donnerons amplement raison, avec ce disque roboratif, gorgé de swing qui rappelle les belles années Blue Note. Suivant un canevas bien établi et autour de sept compositions originales, Rémi Bolduc et ses complices s’en donnent à cœur joie.  Dans un esprit très libre, mais pas free jazz, mais ou tout un chacun ne se limite pas à un simple chorus, la dynamique du groupe est un modèle de swing qui en réjouira plusieurs. Point n’est besoin d’être un passionné «  pointu » pour comprendre que le jazz se vit maintenant, comme dans The Mentor, Someone in Love et le très beau Sax Zenith.

Nous souhaitons ardemment qu’un festival de jazz ouvre sa scène à cette super équipe qui rend heureux. Entretemps vous pouvez voir le Rémi Bolduc Jazz Ensemble qui presenter Swingin' with Oscar au Centre culturel de Beloeil vendredi le 15 juin, pour savoir plus, c'est ici

Someone in Love / Clavardage / The Mentor / Salsa Saxophono / Sax Zenith / Things You Usual-Lee Are / The Revellers

Pour écouter et acheter, remibolduc.com et cdbaby

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Ensemble Gaudreault Turgeon - Jonctions

15 mars 2018

Avouons que nous sommes gâtés en ce moment. Après le disque magnifique du flûtiste François Richard, le tandem composé du guitariste Samuel Gaudreault et du pianiste Jonathan Turgeon se met lui aussi de la partie avec Jonctions. J’ai souvent reproché, au cours des dernières chroniques de CDJazz le manque de swing, l’apport abstrait des compositions aussi intelligentes soient-elles, mais tout droit sortie de l’usine universitaire, et bien dans le cas présent, la question ne se pose même pas. Ces deux jeunes musiciens en connaissent un long bout sur l’histoire du jazz, et nous retrouvons, en essence, le mélange des Jazz Messengers et du Modern Jazz Quartet.

Prenons pour exemple la pièce d’ouverture : La maison de verre. Le message passe bien, l’unité fait corps et toutes nos félicitations au soyeux contrebassiste Alex Le Blanc qui nous raconte une belle histoire. Tiens, si nous parlions du guitariste Samuel Gaudreault. Je suis certain que notre homme a écouté plus d’une fois Jim Hall et dans une moindre mesure, un autre géant : Joe Pass. Dans Novembre, il introduit avec une infinie douceur le thème, puis la communion se fait avec les autres membres du groupe. Au hasard des plages, vous allez entendre les trompettistes Lex French et Christopher Kerr-Barr, le saxophoniste Alex Dodier, toute la finesse du batteur Eric Maillet, sans oublier le pianiste Jonathan Turgeon, certainement l’un des plus brillants de cette jeune génération. Comme toujours, les standards sont absents, mais ne nous plaignons pas puisque nous découvrons des compositions conçues comme de fins mécanismes d’horlogerie tels : La forge, On verra, ou L’homme plante. Bravo.

La maison de verre / Novembre / Truyard pt.1 / Truyard pt.2 / L'homme plante / Pièce à géométrie variable / La forge / On verra /

Compositions : Samuel Gaudreault et Jonathan Turgeon

Pour écouter et acheter, ensemblegaudturg.bandcamp.com et iTunes

Jonctions
  sera lancé à Québec : mercredi le 28 mars @ 17h, au District St-Joseph, l'événement sur Facebook, c'est ici


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 François Richard Quartet - Libération

1 mars 2018

Ils ne sont pas légion dans le monde du jazz, les musiciens qui ont choisi la flûte traversière. Homme discret, mais oh, combien brillant, François Richard est en quelque sorte notre secret bien gardé. Improvisateur redoutable, compositeur aux idées parfois aventureuses, mais toujours avec un sens du travail bien fait et de l’exploration, son nouvel opus va dans ce sens-là. Comme toujours, Libération fait appel à des compositions personnelles, dont le maître mot est sans contredit le sens du swing. Parce que l’hiver est encore bien présent malgré le redoux, choisissez Winter Blues. Ah ça monsieur, c’est du jazz qui déménage avec ce petit battement qui met aussi en vedette le jeune pianiste Guillaume Martineau, la contrebassiste métronomique de Rémi-Jean LeBlanc et la pulsation du batteur Martin Auguste.

Au cœur  de ce blues hivernal, notre ami François Richard offre de belles envolées qui évoquent parfois Yussef Latteef et Frank Wess. Fin comme un renard, horloger de la note bleue, François Richard agence ses compositions comme un artisan de la plus belle heure. De la flûte alto et celles en do et en sol, tout étudiant devrait écouter attentivement les changements de ton ainsi que la finesse des architectures. Au sein de ce quartette, tout un chacun est libre de s’exprimer, de se renvoyer la balle, comme nous pouvons le constater dans : Dark Waltz, Libération, et De 7 à 8. C’est probablement l’un des plus beaux disques de cette jeune saison.

Ponctuation / Winter Blues / Libération / Une Tempête / De 7 à 8 / Dark Waltz / La Bossa à Casa Nova / Balade 2017

Pour écouter/acheter su iTunes, c'est ici

Pour en savoir plus, francoisrichard.net


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Suzi Silva - Fad'Azz

15 février 2018

En cette période où le manque de soleil se fait sentir, rien ne vaut la chaleur du fado combiné aux accents du jazz. Disons que pour une belle surprise, c’en est toute une. Ne connaissant pas la jeune chanteuse Suzi Silva, ce Fad’Azz vous aidera très certainement à passer ce qu’il reste d’hiver. Tout d’abord, ce qui nous frappe est la voix. Riche, avec beaucoup d’amplitude et juste ce qu’il faut de tendresse pour se laisser bercer par ces rythmes venus du continent européen, mais aussi avec des essences sud-américaines. Pour une fois, le choix des titres tombe sous le sens et la première pièce Fado Mestiço - Amanhã, donne le ton, et point de déception à l’horizon.

Au swing inhérent, nous rajouterons la qualité exceptionnelle des musiciens qui entourent cette jeune dame, en commençant par l’accordéoniste Sergiu Popa. Dans la veine du grand Richard Galliano, le jeu est souple et avec ce petit soupçon de légèreté qui donne des ailes aux paroles de ce fado, pas toujours triste. Parmi les compagnons de route, nous soulignerons le jeu à l’archet du contrebassiste Olivier Babaz et les petites touches rock du guitariste Ivan Garzon qui évoque parfois le jeu de Carlos Santana (O Meu Amor). Continuons sur notre lancée avec le pianiste Yannick Anctil qui offre plus qu’un accompagnement costaud. Et n'oublions pas Bruno Roy à la batterie/percussions, Liberto Medeiros à la guitare portugaise et Paulo Bottas au piano sur certaines pièces. Montréalaise bien établie, Suzi Silva offre aux montréalais un bien joli poème, mi-chanté, mi-dicté (Chanson pour une Ville) qui est une invitation à redécouvrir nos rues...une fois qu’elles seront déneigées !

Fado Mestiço - Amanhã / Ce coeur que je Garde - Fado Menor / Fado Tango Afro-Cubano / O Meu Amor Não Gosta de Fado
Chanson pour une Ville / Fleurs Silencieuses / Acreditar


Pour voir la vidéo de Fado Mestiço - Amanhã, c'est ici

Pour écouter et acheter : https://suzi-silva.bandcamp.com/album/fadazz

Pour en savoir plus : http://suzi-silva.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Quatuor André Lachance - The Orange Challenge

1 février 2018

Au cours des derniers mois, il a été peu question de guitaristes, alors corrigons le tir. De Vancouver, mais originalement de Lévis, je découvre un artiste des cordes, André Lachance.  Sous le titre The Orange Challenge, nous sommes en présence d’un jazz très fusionnel, nettement inspiré par les expériences du grand Pat Metheney. Autour de rythmes parfois légers, mais jamais simples, André Lachance au centre du débat fait preuve d’un don certain pour les lignes mélodiques épurées, tout cela en symbiose avec les membres de son équipe.  S’il est question d’improvisation, parfois dans un univers clos (nous sentons le travail soigné des compositions), The Orange Challenge demande une écoute très attentive.

Marquant le pas, le batteur Joe Poole épaule de façon intelligente le claviériste et pianiste Brad Turner ainsi que le bassiste Chris Gestrin, qui n’est pas sans évoquer les effluves lointains du défunt groupe Genesis. En neuf plages, nous sommes en présence de contextes musicaux différents, tous marqués par l’empreinte du guitariste, bien que Claude (plage 4) - un hommage au regretté batteur Claude Ranger - nous rapporte non pas à Pat Metheny, mais bien à John McLaughlin dans Electric Guitarist. Malgré toutes les qualités du disque, je cherche encore ce petit moment qui nous fera vibrer, ce doux parfum de swing enlevant. La méthode, c’est une chose, mais faut-il encore faire battre le cœur.

Solstice / El Gecko's Dilemma / Pavane / Claude / Life Cycle / The Orange Challenge / Vert / Critter Wonderland / Saint-Laurent

Pour écouter et acheter : https://store.cdbaby.com/cd/quatuorandrelachance

Pour en savoir plus, andrelachance.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Min Rager - Train of Thought

18 janvier 2018

Si je connais bien le pianiste Josh Rager, avouons que je connais un peu moins sa femme, la pianiste Min Rager. Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, cette nouveauté tourne depuis une semaine dans mon lecteur, et c’est une belle surprise. Pour qui aime le jazz dynamique, soutenu, sans temps mort, l’occasion fait le larron pour ainsi dire. En huit plages et comme toujours avec des compositions originales, la jeune interprète tisse habilement la toile d’une note bleue, qui fait appel autant au passé qu’au présent.

Mais, il n’y a pas que cela. Si Min Rager est la cheville ouvrière de Train Of Thought qui ouvre avec force des méandres insoupçonnés, nous devons aussi souligner le travail du saxophoniste ténor Kenji Omae, ainsi que celui du contrebassiste Fraser Hollins et du batteur Dave Laing. En écoutant la piste 3, I Never Felt This Way, un très joli duo avec le saxophoniste, j’ai songé à un moment au tandem Kenny Barron/Stan Getz. Si le saxophoniste mord un peu plus dans la note, Min Rager par son approche articulée et sensible me fit inévitablement penser à Kenny Barron, que nous devons absolument redécouvrir.

Parlant de swing, cette nouveauté en regorge. Prenons au hasard, le Let’s Be Cool, un petit joyau ou la pianiste exprime tout son amour pour le blues, un peu comme Duke Jordan mais avec moins d’empreintes que Bobby Timmons, tandis que dans Say What You Mean, elle déroule avec élégance les potins de swing qui remonte aussi loin que Jess Stacy et Count Basie. Par ces temps où il fait parfois bon rester au coin du feu, trois belles ballades vous attendent. Vous aurez compris que nous sommes contents et, longue vie à cette brillante pianiste.

Train of Thought / Beautiful Journey / I Never Felt This Way / Say What You Mean / Dedicated to you / I Wish I Was There / Moonlight Dance / Let's Be Cool

Pour écouter et acheter : https://minragerquartet.bandcamp.com/releases

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Annie Dominique Quintet - Rue Langevin

4 janvier 2018

Saxophoniste ténor et parfois à la clarinette basse, la dame de jazz Annie Dominique offre un jazz singulier empreint de poésie toute montréalaise. Après un premier disque en 2015 intitulé Tout autour, elle fait paraître Rue Langevin, entourée d’une solide équipe de jeunes loups. Dans l’alignement de ce quintette, nous reconnaissons, le joueur de trombone Jean-Nicolas Trottier, le pianiste Jonathan Cayer, le contrebassiste Sébastien Pellerin et le batteur Alain Bourgeois. Avec cette nouveauté particulièrement «  tripative » comme disait si bien l’animateur Jacques Languirand, cette voix de femme qui s’inscrit dans le jazz montréalais est porteur d’espoir.

Faisant appel à des compositions originales, Annie Dominique développe un langage poétique qui n’est pas sans évoquer l’empreinte du défunt saxophoniste ténor Michael Brecker. Cultivant avec l’intelligence l’art de l’ensemble, elle donne libre cours sans que toutefois cela ne sombre dans la cacophonie, ni le compte-rendu scolaire. Au fil des plages, les poètes et autres voyageurs que nous sommes acclimatons notre oreille aux différentes harmonies qui émanent de Rue Langevin, telles la pièce phare Rue Langevin, Unami et Cinquième dimension. De la profondeur il y a, tout comme la recherche d’idées à travers la suite Yosémite. Sans prendre les plages une par une à bras le corps, Rue Langevin demande une écoute attentive et parfois soutenue. Nous voilà heureux alors encouragez cette jeune dame!

Rue Langevin / Cinquième dimension / Yosemite, Pt. 1 / Yosemite, Pt. 2 / Yosemite, Pt. 3 / Yosemite, Pt. 4 / Light Touch / Quelque part sur Mars / Umami

Elle sera en concert vendredi le 30 janvier 21h à la Casa del Popolo dans le cadre du Multiple Chord Music HIEMS Festival 2018

Pour écouter et acheter : https://itunes.apple.com/us/album/rue-langevin/id1271418205

Pour en savoir plus, anniedominique.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


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Journée International du Jazz à Montréal 2018