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Étant donné que sortiesJAZZnights.com est consacré au millieu du jazz du Québec, nous nous concentrons sur les CD jazz d'artistes du Québec ou qui sont présents sur la scène du jazz au Québec sans toutefois exclure les artistes internationaux.


Les commentaires de Christophe Rodriguez sont indépendants de la rédaction et n'ont pas de lien avec les activités commerciales entre l'artiste et sortiesJAZZnights.com.

Pour communiquer directement avec Christophe : rod.chris@hotmail.com
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 Susie Arioli - Spring

17 décembre 2015

Ah que voilà un joli cadeau du temps des fêtes qui fleure bon le swing et les années folles. Pour ce 9e opus, la chanteuse et compositrice Susie Arioli a pour ainsi dire sorti le service de vaisselle du dimanche. Dans un esprit évoquant un peu les Ziegfried Folies et le Great American Songbook, elle s’est entourée d’une pléiade de musiciens, tous aussi costauds les uns que les autres. Faisant fi du minimalisme d’antan, cela préfigure de belles heures en vue des différents festivals de jazz, l’alignement fait rêver. Comme grand patron de cet opus ensoleillé, le pianiste et vibraphoniste Don Thompson qui s’est adjoint les services du trompettiste Kevin Turcotte, du batteur Terry Clarke, du contrebassiste Neil Swanson et du guitariste Reg Schwager. Au rayon des vents, nous soulignerons aussi  l'exceptionnelle présence des saxophonistes Phil Dwyer, Andy Ballantyne, Shirantha Beddage et du tromboniste Kesley Grant.

Réalisé par le très intuitif John Snyder, ce mini grand orchestre dont le regretté John Kirby aurait été fier, soutient à merveille à la chanteuse. Est-ce l’effet du temps qui passe , mais la voix plus grave et moins «  enfantine » de Susie Arioli donne du coffre à : Mean To Me, Travelin’ Light, et plus encore, au très swing After You’ve Gone, cheval de bataille des géants que firent Sydney Bechet et Roy Eldridge. Soulignons aussi dans cette nouvelle cuvée, Loverboy et Can’t Say No, compositions personnelles de la dame en question. Disons-le,  Spring est une jolie réussite, qui, sans bouleverser les codes, trouvera sans fausse modestie, sa place auprès d’un large public.

susiearioli.com

Susie Arioli sera en concert de janvier à mars 2016 à St-Eustache, Saint-Jean-sur-Richelieu, Montréal (11 fév), Québec (19 fév), L'Assomption, Longueuil, Gatineau, Val d'Or, St-Hyacinthe, Salaberry-de-Valleyfield, Laval et Terrebonne.

Pour en savoir plus, consultez nos calendriers Extérieur de Mtl et Grande région de Mtl

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Jagg - Mercure

3 décembre 2015

Gagnant du concours Jazz en Rafale 2014, Jagg est un quartet solide et inventif. Composé du tromboniste Gabriel Gagnon, du contrebassiste Antoine Pellegrin, du saxophoniste alto Jules Payette et du batteur Guillaume Pilote, cette jeune formation, un peu didactique, pige dans un jazz aux contours variables où le trop écrit se ressent.

Après deux écoutes serrées, nous retenons le travail du contrebassiste, manifestement influencé par le regretté Jaco Pastorius et le saxophoniste alto, à l’attaque sèche où l’absence de vibrato se fait nettement sentir. Entre cette 1e mouture réalisée en studio et la pensée de ces jeunes musiciens, toute la difficulté est d’appréhender l'esprit novateur.  Nous décelons ci et là plusieurs bonnes idées, ainsi qu’une certaine unité dans la formation, mais avec une absence de swing.

Si la mode est aux compositions personnelles, tant mieux, mais il aurait été aussi intéressant pour cette première d’y inclure un ou deux standards. Nous aurions pu constater de quel bois se chauffait ce quartet , et donc, distinguer le travail d’écriture sur ces incontournables que sont les standards.

Pour la vidéo de Suite no 1, 4e mouvement, filmé au Résonance pendant L'OFF Jazz, cliquez ici

http://jagg.bandcamp.com/

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Pierre Labbé Sextet - Tromper Eustache

19 novembre 2015

Tiens que voilà une nouveauté consistante, résonnante de mille feux. Du jazz oui, avec des accents du Moyen-Orient (un peu comme le fit et fait encore Rabih Abou Khalil), des accents rock, et, le prolongement d’une pensée à la Coltrane. Saxophoniste, compositeur et flûtiste, Pierre Labbé livre sur Tromper Eustache, avec ses complices, un univers en fusion comme pour l’atome.

Bien entendu, il faut une oreille parfois exercée, la possibilité d’un esprit ouvert comme dans Inouë Ouïe ou Aparté. De cette homogénéité, nous retiendrons aussi les rôles très importants du guitariste Bernard Falaise, du contrebassiste Clinton Ryder, du pianiste François Bourassa, du batteur Pierre Tanguay et de Frank Lozano, saxophoniste ténor ainsi que clarinettiste.

Tromper Eustache, un disque qui présente tous les attributs d’une grande cuvée.

http://www.sacretympan.com/portfolio/tromper-eustache/

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Emie R Roussel Trio - Quantum - CDJazz #1 de l'année 2015

5 novembre 2015

Avec la récente victoire de la pianiste Emie R Roussel et son trio au gala de l’ADISQ pour disque jazz de l’année, soulignons la persévérance de la jeune musicienne aux idées bien éclairées. Parce que c’est ainsi notre travail, et nous rajouterons surtout, il faut absolument encourager ces talents qui fleurissent aux quatre coins de notre belle province.  Forée dans le sérail du jazz, son père Martin Roussel est pianiste jazz bien connu, la petite Emie a parcouru du chemin, toujours avec la même soif de porter un peu plus loin ses compositions.

Si certains voient dans son jeu une filiation norvégienne, nous pourrions aussi citer Keith Jarrett et l’âme des Jazz Messengers, Bobby Timmons. Avec Quantum, beaucoup plus funky et roboratif que les deux disques précédents, Emie R Roussel et son trio, composé du bassiste Nicolas Bédard et du batteur Dominic Cloutier, « se lâchent lousse ». Nous aimons la précision, le swing et l’effort de présenter un tout créatif. Un trophée bien mérité pour une interprète dont l’avenir est plus que prometteur.

emierroussel.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Emilie-Claire Barlow - Clear Day - CDJazz #2 de l'année 2015

22 octobre 2015

Au fil des ans, nous avons vu la chanteuse et compositrice Emilie-Claire Barlow grimper au sommet des palmarès. Cultivant bien aussi la langue de Molière que celle de Shakespeare, et sans vouloir, s’attirer un autre public, elle travaille ses disques comme un horloger de haute précision. Juxtaposant ou cooptant son métier d’interprète avec celui de compositrice, la montréalaise d'adoption offre toujours un produit de qualité où la dominante reste sans contredit, la note bleue. Avec Clear Day, il semble qu’elle vient de franchir une autre étape, autant par les moyens mises en œuvre que le tout, qui espérons, lui permettra de conquérir une nouvelle portion de la planète.

Sans changer sa voix, ni son approche stylistique tout en douceur, la voici entourée du Metropole Orkest des Pays-Bas ainsi que de son quintette habituel incluant Reg Schwager (gtr), Kelly Jefferson (sax), Chris Donnely (piano) Jon Maharaj (basse) et Larnell Lewis (batterie). En quatorze plages, c’est du beau et du bon qui s’adresse à un large public, sans toutefois sombrer dans la facilité. Aux arrangements qui lui servent d’écrin, la chanteuse fait revivre : Midnight Sun, Fix You, Si j’étais un homme (Diane Tell), Under Pressure ou La Llorna avec un magistral coup de chapeau à la regrettée Lhassa De Sela.

Bravo.

emilieclairebarlow.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Trio YPG / Karen Young Sylvain Provost Normand Guilbeault - You Make Me Feel So Young

8 octobre 2015

Nous avons reçu un bijou précieux qui marque aussi le retour de la chanteuse Karen Young dans le monde de standards. De cette chanteuse qui a influencé nombre d’interprètes d’ici, nous retiendrons la simplicité du phrasé, une voix cristalline, parfois chatoyante, sans oublier, une connaissance encyclopédique des avatars de la note bleue.

Dans une formule minimaliste, mais combien solide, elle s’est entourée du guitariste Sylvain Provost et du contrebassiste Normand Guilbeault, pour livrer « son histoire du jazz » avec You Make Me Feel So Young. Sans jamais tomber dans la facilité, nous retrouvons le méconnu Strange Feeling (Billy Strayhorn), le très beau Ask Me Now  (Thelonious Monk), un petit Joni Mitchell : Be Cool, Tickle Toe, cheval de bataille du tandem Count Basie/Lester Young et, le grand George Brassens : Mourir pour des idées.

Quand la simplicité va de pair avec l’intelligence du propos, nous saluons une grande dame et ses complices. Et nous souhaitons aux plus jeunes de découvrir une interprète dont la voix est synonyme de beauté.

karenyoung.org


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 Jim Doxas Trio - Blind Leap

24 septembre 2015

À la barre de jam sessions du Upstairs le lundi, accompagnateur efficace du pianiste Oliver Jones, la batteur Jim Doxas est forcément une perle rare. Pour ce premier disque Blind Leap, il s’est entouré du contrebassiste Morgan Moore et du redoutable pianiste Paul Schrofel, dans un ménage à trois.

Privilégiant l’unité au profit de son talent de styliste et de batteur tout terrain, nous sommes en présence d’un maitre du style qui n’est pas sans évoquer, le polyrythmique Philly Joe Jones. Bâti sur un modèle ou les compositions personnelles font office de bougie d’allumage, mise à part une très belle relecture d’un Wayne Shorter (Fall), ce Blind Leap est une grille de précision, avec, en toile de fond, la mémoire du pianiste Jan Jarczyk.

Melo 3
My Old Flame
Fall
Act One
Effervescence
O Sacred Head, Now Wounded
KP
Berceause pour Jan

jimdoxas.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Vera Marijt - Insight Out - CDJazz #3 de l'année 2015

10 septembre 2015

Et voilà, une très belle surprise. La pianiste et compositrice Vera Marijt, native des Pays-Bas, a choisi Montréal comme lieu d’études. Pour son apprentissage, elle a « trouvé » le batteur Andre White, le pianiste François Bourassa et le saxophoniste Rémi Bolduc. Même si les tournées lui avaient apporté quelques expériences, la science de ces trois hommes de la note bleue y est pour beaucoup dans la conception d’Insight Out.

En ouverture, elle a choisi Beautiful Love. Ce magnifique standard est mené rondement avec une belle touche qui donne du poids à ses notes. Respectant les codes, elle cisèle le thème, reste à l’écoute de ses complices, dont le très bon contrebassiste Mathieu McConnell-Enright. Comme il est difficile d’échapper aux influences, nous retrouvons Bill Evans, Bud Powell et le Keith Jarret de The Melody at Night, With You.

Pas à pas, nous découvrons un peu plus l’écriture au fil des six compostions personnelles, dont une relecture de Cherokee (Cheeriookee) qui met en vedette, le jeune saxophoniste alto Benjamin Deschamps, plus parkérien que jamais. Concluons que cette jeune pianiste, lyrique dans le très bon sens du terme, sait habilement jouer des tensions avec une force tranquille, soit une main de fer dans un gant de velours.

Avec Louis-Vincent Hamel à la batterie, Steven Willem Zwanink à la basse et Robbert Jan van Straalen à la batterie, les deux sur la piste 8.

www.veramarijt.com/

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 Samuel Bonnet - DiaspoRapsodie

27 août 2015

Et voilà un projet qui réjouira autant les amateurs de jazz que de musique du monde. C’est avec un plaisir non dissimulé que le découvre le guitariste et compositeur Samuel Bonnet et son équipe. Effectivement, il est question de diasporas harmoniques aux sonorités arabisantes, percussions à la Chano Dominguez, guitare au style flamenco, dans un tout vraiment consistant. Au fil des plages, nous découvrons du funk, un très bon saxophoniste/clarinettiste qui appelle l’influence du saxophoniste Yannick Rieu, et les univers du joueur d’oud Rabih Abouh Khalil.

Nous découvrons aussi la finesse du joueur de bugle Joe Magnarelli, surtout dans la très belle version d’Ani Couni Chaouani, ainsi que les talents de mélodiste du guitariste revisitant What’s Going On. Plus qu’un disque sympathique, cette formation a bien des choses à raconter. 

Samuel Bonnet, guitare et compositions
Bruno Lamarche, sax et clarinette
Joe Magnarelli, bugle
Fraser Hollins, basse
Luques Curtis, basse
Elli Miller-Maboungo, percussions
Daniel Sadownick, percussions

http://samuelbonnetguitar.com/

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 Frédéric Alarie - Life et Undertaking

13 août 2015

Frédéric Alarie - Life

Si vous avez raté le doublé du 17 juillet dernier au Dièse Onze, où le contrebassiste Frédéric Alarie présentait ses nouveautés, le temps est venu de vous (et de nous…) rattraper. Plus que de la « belle ouvrage », nous sommes en présence d’un interprète consistant qui fait chanter sa contrebasse sur des temps différents, avec de minutieux complices. Pour Life, nous retrouvons le guitariste Sylvain Provost, sur une guitare à cordes de nylon, et le trompettiste Jacques Kuba Séguin qui au fil des plages, tissent des idées sur le mode  intimiste.

Comme un grand cru qui a lentement vieilli, Life se déguste, et, pas question de l’écouter à toute vapeur. Nous pouvons commencer par nos trois  « corsaires » qui évoluent de façon poétique avec Ballade - titre tout indiqué, poursuivre sur Falling Grace qui met en vedette le guitariste Sylvain Provost, admirer le style du contrebassiste qui évoque la souplesse du légendaire Ron Carter dans Let It Ring, ou, le dialogue contrebasse/trompette dans Green Street. L’art du dialogue, l’art du trio et l’art du solo, voici une nouveauté qui se prend à  merveille.

Frédéric Alarie Jacques Kuba Séguin - Undertaking

Pour cette deuxième nouveauté, Undertaking, autant dire que nous entrons dans une zone franche, soit celle de l’expérimentation. Dans la mouvance d’un Robert Glasper, mais à prendre avec beaucoup de précautions, ce dialogue trompette/contrebasse parfois électrifiée, a de quoi saisir, sans toutefois étonner !
 
Dans le genre démarche cosmique, ceux et celles qui ont suivi les « aventures » du chef d’orchestre Sun Ra ne seront pas déroutés, mais il faut reconnaitre le travail. Si Undertaking n’entre pas dans ma ligne de pensée musicale, admettons que l’expérience extra sensorielle vaut le détour. Pour s’en convaincre ou vous convaincre, Your Higher Self donne une bonne idée de la manifestation entreprise, souvent aux accents cinématographiques. Comme la matière est intense, du style lave en fusion, il est bon de s’attarder à Courage ainsi qu’à Trust. Une opinion mitigée, mais, le jazz est un vaste astéroïde.

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 Montreal Hard Bop Five - Montreal Hard Bop Five

30 juillet 2015

Montreal Hard Bop Five étaient bien présents lors du Festival International de Jazz de Montréal 2015, ainsi que plus récemment au Mexique, au Festival Internacional de Verano à Queretaro. Sur le modèle du batteur Art Blakey et de ses Jazz Messengers, ce quintette collectif montréalais « pur jus » est vraiment à prendre en considération. Plutôt que de répéter les classiques, bien que ce ne soit pas une mauvaise chose, ces jeunes interprètes ont modélisé l’essence de leurs ainés, avec des compositions originales toutes plus swing les unes que les autres. Aux esprits chagrins qui trouvent que la note bleue est tout sauf accessible, offrez-leur cet CD qui contient plusieurs essences de hard bop.

Ouvrez la machine avec le roboratif Bobby Big Wood, poursuivez avec Appolo et enchainez avec le Down At Dino’s, composition du grand saxophoniste alto Dave Turner. On déguste ces pépites en tapant du pied, tout en écoutant le travail du jeune trompettiste David Carbonneau, du saxophoniste ténor Cameron Wallis qui signe presque toutes les compostions, du pianiste Jonathan Cayer qui rend hommage à un de ses maitres Horace Silver sur Horace, du contrebassiste Fred Grenier, et, du batteur Alain Bourgeois.

Plus que du swing estival, c’est un antidote à la morosité post-festivalière !

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 Annie Dominique Quintet - Tout Autour

16 juillet 2015

Parce que les femmes musiciennes solistes ne sont pas monnaie courante en cette terre montréalaise et québécoise, autant vous en faire profiter. La jeune saxophoniste Annie Dominique est tout ce qu’il a plus d’intéressant, justement parce que la constance est présente avec de très bonnes idées. Encore une fois, il n’y a point de standards autour des neuf plages, mais bien des compositions personnelles et plusieurs solos qu’elle partage allègrement avec le joueur de trombone Jean-Nicolas Trottier.

Jazz costaud dirons certains, avec en filigrane, l’ombre des regrettés John Coltrane et certainement Michael Brecker, sans toutefois vouloir copier ou s’approprier la pensée. Étude no. 1 nous donne une bonne idée du talent intuitif de la saxophoniste Annie Dominique, tout comme AM où elle « déroule » un fort joli sens de la ballade (il y a du Dexter Gordon là-dessous). Pour le morceau de choix, nous nous réservons Another Waltz. Soulignons aussi le travail essentiel de la section rythmique composée de Jonathan Cayer au piano, Sébastien Pellerin à contrebasse et Éric Thibodeau à la batterie.

www.anniedominique.com

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 L'Orchestre national de jazz de Montréal - Dans la forêt de ma mémoire

2 juillet 2015

Des grands orchestres avec l’âme du swing, ils n’en restent plus beaucoup. Avec beaucoup de moins de subventions que l’Orchestre national de Jazz en France, notre Orchestre national de jazz de Montréal conçoit beaucoup, avec très peu. Grâce à des bénévoles et l’infatigable travail de son président Jacques Laurin et les musiciens, ne l’oublions pas, voici une première mouture qu’il nous faut saluer.

Plus près de la sonorité de Gil  Evans que du roboratif trio Basie/Ellington/Kenton, cette machine à swing proprement « huilée » (parfois trop) explore l’univers des compositeurs et compositrices. Dans le cas présent et sous la direction de Christine Jensen avec comme invité la trompettiste Ingrid Jensen et pour la composition, la pianiste Marianne Trudel, entrez chers amis dans La forêt de ma mémoire.

Ici, nous ne parlons pas du jazz qui fait taper du pied, mais bien de courtepointes. Comme des artisans horlogers, la pianiste, la chef d’orchestre, les musiciens de haut calibre ainsi que la trompettiste invitée travaillent les motifs et le langage orchestral. Jamais pompeux dans son essence, une chance, l’ONJM  est une formation au service de la musique qui dépasse souvent le cadre du jazz. Au fil des plages, vous croiserez des esquisses de Stravinsky, les nuances et textures d’un Jimmy Giuffre, la complexité d’une Carla Bley et certainement, quelques pans de l’univers du regretté contrebassiste Charlie Haden avec son Liberation Orchestra. En sept esquisses, Marianne Trudel et la chef d’orchestre Christine Jensen ont réussi un petit miracle.

Deux concerts exceptionels à venir du l'Orchestre national de jazz de Montréal :

En concert de clotûre du Festival de Lanaudière (Joliette), sous le direction de Mathias Rüegg, dimanche le 2 août, 14h

Au Festival Orford (Orford), sous la direction de Christine Jensen,  avec Karen Young et Ingrid Jensen, samedi le 8 août, 20h

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 Guillaume Bouchard - Basse continue

18 juin 2015

Dans notre chronique, il est souvent question des musiciens de Montréal et peu ceux de la ville du maire Labeaume (Québec). Pourtant, que de talents existent dans ce château fort comme le contrebassiste Guillaume Bouchard et ses complices. Sur le thème d’une contrebasse engagé, confondant la solidité d’un Mingus à la fluidité de Ray Brown, notre homme a convié quelques experts, dont le sous-estimé saxophoniste Michel Côté pour ce Basse continue...

Comme toujours, il fait croire que c’est plus une mode cet absence de "standards", le contrebassiste nous offre onze compositions originales très mouvantes, ancrée dans un post-bop de fine allure, avec un guitariste - André Lachance, qui évoque parfois Barney Kessel. Également sur ce disque, François Côté à la batterie et Anne Thivierge à la flûte alto. Allez, on écoute cette nouveautéavec un plaisir non dissimulé.

guillaumebouchardjazz.com

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 Chantale Gagné - The Left Side Of The Moon

4 juin 2015

Ayant choisi la Grosse Pomme comme terre d’adoption, la pianiste montréalaise Chantal Gagné  « murit » bien avec les années. Pour cette deuxième offrande qui comprend des musiciens de calibre : Lewis Nash à la batterie, Peter Washington à la contrebasse et Steve Wilson au saxophone, elle livre un discours intelligent  emprunte de sagesse avec des bribes de musique classique (After You) qui confère une autre grandeur à son travail.

Du jazz roboratif qui puisse autant dans le modernisme que dans les sillons tracés par les anciens, et, un swing qui dégage. Si le saxophoniste Steve Wilson n’est pas parmi mes préférés, je peux lui reconnaitre un travail intense, musclé qui colle parfaitement avec les idées émises par la pianiste. De la sonorité Chantal Gagné, nous pouvons affirmer qu’elle est ronde et charnue - un peu comme in Bordeaux bien vieilli - et des trilles qui évoque parfois Erroll Garner ainsi que notre Oscar Peterson. Un vrai travail d’unité, surtout quand l’inventif Lewis Nash accompagne son hôte avec intelligence et précision.

chantalgagne.com

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 Jonathan Turgeon Trio - Au fil des feuilles qui craquent

21 mai 2015

Et nous pourrions dire ; allez, les jeunes. Après le pianiste Guillaume Martineau, Révélation Radio-Canada 2015-2016 en jazz, il faudra aussi compter dans nos rangs le pianiste Jonathan Turgeon. Comme toujours, aucun standard à la clé -- je vais finir par croire que ceux-ci ont été bannis du « nouveau vocabulaire musical », mais plutôt une très longue suite personnelle.

De la poésie dites-vous, que oui et qui trouve son essence dans la mouvance Mehldau, avec un sens du swing bien à lui. Ce Au fil des feuilles qui craquent est loin d’être monotone, puisque notre jeune pianiste et son trio, avec le contrebassiste Hugo Blouin et le batteur Jean-Philippe Godbout, juxtaposent les idées apprises -- il faut bien commencer quelque part -- avec une profondeur de style qui augure bien pour « ces avenirs meilleurs ».  Comme son autre complice, le pianiste Jérôme Beaulieu, nous avons foi en Jonathan Turgeon. Pari gagné.

https://jonathanturgeon.bandcamp.com/

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 Lisanne Tremblay - Violinization

7 mai 2015

Tiens, tiens, une petite nouvelle et pas dans n’importe quel rayon! L’interprète en question a opté pour le violon, instrument outrageusement dominé par Stéphane Grappelli, Svend Admussen, le très coloré Ray Nance de la phalange ellingtonienne, puis Jean-Luc Ponty et Didier Lockwood. De ce pur contenu montréalais, Lisanne Tremblay est entourée du pianiste Rafael Zalvidar, du contrebassiste Rémi-Jean LeBlanc et du batteur Philippe Melanson, nous pouvons en tirer quelques constatations après plusieurs écoutes.

Elle n’a pas choisi la voie de la simplicité, en introduisant des schémas qui font inévitablement penser aux exercices de style de Jean-Luc Ponty. Maitrisant bien son instrument, elle offre dix plages personnelles qui se ressemblent parfois un peu trop. Préférant le gout du risque au  style « sentimentaliste », ce qui est nettement à son avantage, elle surutilise un peu trop l’aspect rugueux de l’archet. Ce qui confine l’auditeur à un rendez-vous, qui peut soit le laisser sur sa faim ou le faire fuir !

lisannetremblay.com


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 André Leroux - Synchronie-Cités - CDJazz #4 de l'année 2015

23 avril 2015

Dire que le saxophoniste André Leroux est talentueux, relève de l’euphémisme. Puissant improvisateur, membre du grand orchestre de Vic Vogel et du quatuor à géométrie variable Quasar, tout est dans cette « bête musicale ».

Depuis plus de vingt ans, il côtoie les rivages du jazz avec un bonheur incendiaire et une intensité qui évoque parfois son maitre; John Coltrane. En cette veille d’un autre FIJM, le voici donc avec Syncronie-Cités, une nouveauté costaude qui s’adresse autant au profane qu’au plus consumé des passionnés de la note bleue. Si le titre facile peut faire sourire, la musique comme toujours, s’inscrit dans le courant de l’authenticité et de la fusion neuronale pour les âmes en quête d’élévation « spirituelle ».

N’ayez crainte, nous ne parlons pas ici des aventures parfois cosmiques d’un Pharoah Sanders, mais bien d’un jazz ancré dans la modernité. Entouré d’une solide équipe dont le guitariste Benoit Charest, le pianiste James Gelfand et le joueur de trombone Muhammad Abdul Al Khabyr, tout est mené avec précision, intelligence et finesse. En neuf plages sous haute tension et qui devraient s’avérer on ne peut meilleur « de visu », nous avons retenu : Ejecta, Série Noire et Outer Space Boss.

Un très beau cadeau printanier.

Pour écouter Lost de Wayne Shorter au FIJM 2013, cliquez ici

André Leroux

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Rémi Bolduc Jazz Ensemble - Hommage Dave Brubeck

9 avril 2015

Je n’ai jamais aimé Dave Brubeck, trop poli, trop « mainstream », mais je savais fort bien qu’il était un formidable ambassadeur du jazz. Ce respect, je le devais aussi à son alter ego, l’altiste Paul Desmond, homme des phrases simples et…inimitables, tout comme le batteur, Joe Morello et le contrebassiste Eugene Wright. Cette « phalange » d’exception aura porté vers la note bleue, un nombre incalculable de spectateurs pour cette dernière, n’était visiblement pas leur tasse de thé.

Cette longue introduction nous conduit vers Rémi Bolduc, éminent saxophoniste alto montréalais, compositeur et professeur d’université qui en compagnie de quelques complices, se sont mis dans l’idée de rendre hommage au fondateur de Time Out. Un coup de chapeau ne veut pas dire une relecture, bien qu’il faille respecter certains codes. En premier lieu, l’interprète doit assoir le thème, le rythme, une partie de « la sève », pour que tout un chacun se reconnaisse. Comme il est aussi question d’arrangements, Rémi Bolduc a choisi d’y « injecter » un peu de sa science. Avec son crayon, il a revu légèrement : Rondo A la Turk, Far More Blues, Charles Matthew Halleeluja (deux titres peu connus), Everybody’s Jumpin - cheval de bataille du grand saxophoniste Johnny Hodges et Three To Get Ready.

Entouré du pianiste François Bourassa, très swing en l’occurrence, du contrebassiste chantant Fraser Hollins et du batteur Dave Laing, hélas beaucoup moins à l’aise dans ce registre, la machine Brubeck est sur les rails. Beaucoup moins diaphane que Paul Desmond et plus près de Julian Cannonball Adderley (son rond et charnu avec un tranchant qui évoque aussi le saxophoniste baryton Pepper Adams), Rémi Bolduc virevolte. Ajoutant plusieurs chorus, tout en rudoyant un peu les « espaces temps », il exprime une agilité parfois étonnante avec un sens du « personnel » qui est loin d’être négligeable. Toujours alerte, la section rythmique donne un bon coup de fouet, je redécouvre presque le pianiste François Bourassa, ce qui n’est pas le cas du batteur (n’est pas esprit de Joe Morello qui veut).

Malgré un manque de romantisme, Rémi Bolduc et ses corsaires ont trouvé un terrain d’entente qui est tout, sauf de l’amateurisme.

Pour en savoir plus, écouter des extraits de voir des vidéos de ce projet, visitez remibolduc.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 John Roney - Préludes, live à la Chapelle historique du Bon-Pasteur

26 mars 2015

Des talents vous dites, attendez voir! John Roney, pianiste bien connu de la scène montréalaise a plus d’un « tour dans son sac », et cette nouveauté le prouve. Si le jazz est sa matière première, que dire du classique avec cette nouveauté plus que réjouissante. En douze plages, nous passons d’un univers à l’autre avec une maestria qui peut rendre jaloux tant le travail est de précision.

Des choix, il y a comme ce Prelude To A Kiss (Duke Ellington), deux Gershwin avec des Préludes ma foi peu entendus . D’un acte à l’autre, nous passons à Debussy, Chopin (oh que c’est beau), et le redoutable Scriabine. Autant de Préludes et autant de réussites. Ben, tout est là, on ne peut pas en dire plus!

https://myspace.com/johnroney

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Samuel Blais David Liebman - Cycling

12 mars 2015

Disons-le tout de go, c’est du lourd comme du puissant. Altiste de premier plan, Samuel Blais qui « tâte » aussi du baryton et du soprano est allé à la rencontre du saxo soprano/tenor David Liebman. Ce grand monsieur, certainement plus à l’aise au soprano qu’au ténor, perpétue dans un genre personnel l’esprit coltranien, et, il ne doit pas être pris à la légère.

De son âme qui est trempée dans un chaudron de notes bleues abrasives aux longues mélopées, l’altiste Samuel Blais en fait son affaire, dans une imposante communion. Certes, il faut avoir des connaissances et des notions jazz dit postmoderne pour comprendre ce Cycling, où le vent souffle fort.

Du travail qui mérite une attention soutenue.

Compositions et arrangements de Samuel Blais et David Liebman.

Avec Morgan Moore à la basse et Martin Auguste à la batterie.

www.samuelblais.com

www.davidliebman.com

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Jean-Nicolas Trottier Trio - Acid Bunny

26 février 2015

Tromboniste de premier plan et chef d’orchestre à ses heures, Jean-Nicolas Trottier donne toute la mesure de lui-même avec cette nouveauté. Si vous êtes passionné par le trombone - instrument que nous entendons peu souvent hélas - courez chez votre disquaire ou cliquez ici pour le téléchargement.

Disons tout de suite que c’est du jazz costaud, flirtant plus qu’il ne faut avec la modernité et qui évoque sans contredit, les belles années du grand Ray Anderson. En trio avec le contrebassiste Rémi-Jean LeBlanc et le batteur Rich Irwin, Jean-Nicolas soumet en douze plages l’art du trombone, sans difficulté. Si parfois nous sentons « la prise de tête » ou le travail d’écriture, tout est bon à déguster.


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Dom Gobeil Quintette

12 février 2015

Tiens, tiens, pour ceux et celles qui douteraient encore de la vitalité du jazz montréalais, et bien, le guitariste Dom Gobeil se pose là. Rien d’explosif, mais un quintette tout en finesse qui explore différentes voies, avec sept plages costaudes dont une très belle suite. S’il y a l’art du trio, nous pouvons aussi écrire que l’art du quintette est un genre qui dans cette nouveauté est synonyme d’échange.

Au cœur du système, le guitariste Dom Gobeil, qui évoque parfois Jim Hall, le saxophoniste alto Samuel Blais bien présent, le pianiste Jonathan Cayer fort intéressant, le batteur Éric Thobodeau et le contrebassiste Sébastien Pellerin. On écoute cela lentement pour saisir l’interaction puis plusieurs moments d’illuminations. Bravo !

Pour voir "New Clave" cliquez ici

dominicgobeil.com

dominicgobeil1.bandcamp.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Marianne Trudel - La vie commence ici - CDJazz #5 de l'année 2015

29 janvier 2015

Pianiste aux idées et dynamo d’un jazz montréalais, Marianne Trudel célèbre sa nomination pour les Junos dans la catégorie jazz. Dans La vie commence ici où elle fait tandem avec la trompettiste Ingrid Jensen, tout est en place pour un grand disque qui juxtapose des couleurs.

Entre le versant moderniste et le courant jazz de chambre, nul besoin d’être un spécialiste de la note bleue pour s’y retrouver. Avec en plus Jonathan Stewart au saxophone, Morgan Moore à la basse et Robbie Kuster à la batterie, un ensemble soudé qui connait le métier et les échanges avec la trompettiste au son soyeux, nous y sommes. Bravo, Marianne.

Pour voir "Soon" cliquez ici


mariannetrudel.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Marie-Claire Durand Trio - Peu de mots

15 janvier 2015

Allez, en ce petit mois de janvier, nous vous proposons une nouveauté. Comme je ne connaissais pas la pianiste, chanteuse et compositrice Marie-Claire Durand, deux écoutes furent nécessaires pour savoir où elle voulait vraiment venir. Sur fond jazz, neuf compostions personnelles pas trop mauvaises, mais qui assurément, ne passeront pas à l’histoire.

Le problème n’est pas tant la structure rythmique que la voix pas placée du tout, croyez-en votre signataire. Honnêtement, elle aurait dû se réécouter ou alors que quelqu’un lui susurre à l’oreille qu’il y avait de lourdes ambigüités. 

marie-clairedurand.bandcamp.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


 Rachel Therrien - Home Inspiration

1 janvier 2015

Comme la jeune trompettiste et bugliste Rachel Therrien est l’une de très rares à « s’attaquer » à ce carré d’as masculin, autant le souligner. Pour ce deuxième disque au titre évocateur : Inspiration maison (traduction libre), nous retrouvons une constante : le travail bien fait et les compositions de son cru.

Influencée par Freddie Hubbard et certainement Ingrid Jensen, elle dévoile un style, tout en douceur ce qui ne veut pas dire complexe. Sans avoir une large tessiture et nous sentons parfois l’aspect scolaire, elle donne le ton juste. Avec des complices de choix : Benjamin Deschamps au saxophone alto, Charles Trudel au piano et clavier,  Simon Pagé à la basse et basse électrique ainsi qu’Alain Bourgeois à la batterie, Rachel Therrien livre un contenu infusant.


Pour voir un extrait de Homa sur Home Inspiration, cliquez ici

www.racheltherrien.com


Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréa


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