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TOUTE L'ACTUALITÉ JAZZ DU QuÉBEC DEPUIS 2003

JazzBulletin   -   jeudi 13 juin 2019 au mercredi 19 juin 2019

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Beloeil Jazz au Centre culturel de Beloeil ce weekend du jeudi 13 juin au samedi 15 juin c'est la grande chanteuse Ranee Lee qui présente Dark Divas, le Jazzlab Orchestra qui présente Quintessence et le groupe vocal a capella Jazz Affair.

3 - Ranee Lee - 150x200 - de Michael Slobodian.jpgConsidérée comme l’une de nos plus grandes chanteuses de jazz, Ranee Lee est également actrice et compositrice. Accompagnée de sept musiciens, elle nous présente Dark Divas, un projet où elle plonge dans la vie et le répertoire de sept des plus célèbres jazzwomen du XXe siècle, dont Joséphine Baker, Billie Holiday, Pearl Bailey, Lena Horne, Dinah Washington, Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan.

Au programme de la soirée du samedi 15 juin, toute la musique du double album Dark Divas, qui est également la musique de la pièce The Dark Divas écrite par Ranee Lee sur ces sept grandes dames du jazz : Dark Divas c'est un voyage musical dans le vie et le quotidien de ces grandes chanteuses de jazz de l'époque.

Josephine Baker : Honeysuckle Rose / I’m Just Wild About Harry / J’ai Deux Amours. Billie Holiday : Riffin’ The Scotch / Fine and Mellow / Ill Wind. Lena Horne : The Lady Is A Tramp / Stormy Weather / It Was Just One of Those Things / Make It One For My Baby,  And One More For The Road, Pearl Bailey : Toot, Toot, Tootsie, Goodbye / He May be Your Man, But He Comes To See Me Sometimes / What Happened To The Hair On The Head Of The Man ? / It Takes Two To Tango / Hello Dolly. Dinah Washington : Surprise Party / What A Difference A Day Makes / Makin’ Whoopee. Sarah Vaughan : Misty / Perdido  /  If You Could See Me Now. Ella Fitzgerald : Mack the Knife / A Tisket, A Tasket / A Ballad Medley / Oh Lady Be Good.   

Avec la complicité de Taurey Butler - piano et direction musicale, André Leroux - sax tenor, Bill Mahar - trompette,  Dave Grott - trombone, Carlos Jiménez - guitare, Dave Watts, contrebasse, Dave Laing, batterie.

Ranee Lee - samedi le 15 juin @ 20h30.

Le Jazzlab Orchestra est un ensemble qui présente de la musique créative depuis 2003 et qui célèbre son quinzième anniversaire. Ce collectif de collaboration unique a régulièrement interchangé ses membres au fil des ans, mais en y incluant toujours, des joueurs de haut niveau de la scène jazz de Montréal et d'ailleurs. Le groupe a partagé la scène avec de nombreux artistes invités canadiens et internationaux et interprété des commandes d’oeuvres à la fois de ses membres et de compositeurs de renom. Après 6 albums et plus de 250 concerts à travers le monde, le Jazzlab Orchestra propose pour ce 7e album neuf compositions du pianiste Félix Stüssi sur Quintessence.

« Une perspective musicale particulière du jazz contemporain » Alain Brunet, La Presse.

Accompagné des superbes musiciens que sont Samuel Blais (sax baryton), Mario Allard (sax alto/soprano/clarinette), Alex Francoeur (trompette/flûte), Jacques Kuba Séguin (trompette), Thomas Morelli-Bernard (trombone), Louis-Vincent Hamel (batterie) sous la direction artistique d’Alain Bédard (basse), le pianiste Félix Stüssi nous transportera à sa manière vers l’essence même de ce que le jazz est aujourd’hui.

 Jazzlab Orchestra - jeudi le 13 juin @ 20h30.

Vendredi le 14 juin, le groupe vocal Jazz Affair vous propose un voyage au cœur du désir, du rêve et de l’imaginaire en puisant dans le répertoire des standards de jazz et des grandes chansons qui ont fait la gloire de New York dans les années 40 et 50. Les six chanteurs vous offrent les plus belles mélodies de Thelonious Monk, Horace Silver, Charlie Parker et bien d'autres. Par leurs arrangements originaux et étoffés, Jazz Affair propose une soirée où l’on chante l’amour, le plaisir et la liberté, au-delà des époques et des frontières ! Par la seule force de leur voix, ils revisitent chansons et standards de jazz dans un spectacle rempli de sensibilité et d'humour.

Jazz Affair c'est Luce Bélanger, Marie-Pier Deschênes, Camille Legault Coulombe, Jean-François Aubin, Louis Laprise et Christian B. Poulin - six artistes de relève musical de Québec et de Montréal que vous aurez la chance de découvrir, en plus de vivre une expérience 100 % a cappella où seules les voix mènent le bal.

Jazz Affair - vendredi le 14 juin @ 20h30.

La 2e édition de la série Beloeil Jazz du 13 au 15 juin c'est le Jazzlab Orchestra qui viendra présenter Quintessence en formation octet jeudi le 13 juin, suivi le lendemain du groupe vocal Jazz Affair vendredi le 14 juin et l’une de nos plus grandes chanteuses de jazz, Ranee Lee et ses sept musisiens qui nous présenteront Dark Divas, samedi le 15 juin.

Les billets de tous ces concerts sont disponibles à la billeterie enligne du Centre culturel de Beloeil, par téléphone au 450-464-4772 et au 600 Richelieu, Beloeil (J3G 5E8). 25 $ ou 3 spectacles pour 50 $ @ Beloeil Jazz.


Les Voix Jazz du FestiVoix de Trois-Rivières avec Body & Soul, Suzi Silva, Stéphane Wrembel, Lorraine Desmarais, Dominique Fils-Aimé, Manon Brunet, François Bourassa, Scratchophone Orchestra et Bet.e, du 27 juin au 7 juillet, c'est pas seulement que des voix!

Voix Jazz du FestiVoix 2019 150x150.jpgLa 26e édition du FestiVoix de Trois-Rivières aura lieu du jeudi 27 juin au dimanche 7 juillet 2019 au cœur du décor patrimonial du centre-ville de Trois-Rivières et aux abords du Fleuve St-Laurent. Dès 17h, rendez-vous à la plus belle terrasse en ville située au Jardin des Ursulines à afin d’y déguster un verre de vin du Bistro SAQ et un repas offert par les nombreux restaurateurs locaux sur place!

À 17h45 place aux concerts des Voix Jazz !

L’ouverture, le 27 juin, est confiée au groupe trifluvien Body & Soul qui offrira un concert aux accents funk, swing, soul et manouche. Puis, Suzi Silva présentera, le 28 juin, son projet Fad’AZZ qui met de l’avant une musique jazz imprégnée de sa culture portugaise.  Le guitariste Stéphane Wrembel présentera le 29 juin son répertoire rendant hommage au maître incontesté de la guitare : Django Reinhard. Le FestiVoix est également fier de présenter le concert de la grande pianiste Lorraine Desmarais le 30 juin. Pour l’occasion, c’est le répertoire de Bill Evans que ce monument du jazz reconnu mondialement présentera en formule trio. Puis, le 1er juillet, place à la Révélation Radio-Canada jazz, Dominique Fils-Aimé, véritable phénomène sur la scène jazz actuelle.  

La Trifluvienne Manon Brunet présentera sur scène les pièces de son album à succès Ma Blues Band paru en 2007 pour le plus grand bonheur des festivaliers, le 4 juillet. Le 5 juillet, grand honneur ce sera de recevoir le pianiste et compositeur François Bourassa qui, pour l’occasion, se produira en formule quartet. Puis, belle découverte à faire le 6 juillet avec le groupe français Scratchophone Orchestra qui présentera sa musique alliant le swing, le jazz et l’électronique! Enfin le 7 juillet, la Trifluvienne Bet.e offrira son tout nouveau projet musical Eliza Eleven où elle revoit à la sauce bossa nova de grands succès issus du répertoire rock!

Billet journalier : 28$ (tx.incl.)

Pour en savoir plus, www.festivoix.com


Le très créatif et inspiré pianiste Aaron Parks présente Little Big au Dièse Onze, vendredi le 14 et samedi le 15 juin.

Aaron Parks 150x226.jpgAaron Parks Little Big, le nouvel album du label Ropeadope par le réputé pianiste, clavieriste et compositeur est à la fois la culmination de sa jeune et fulgurante carrière et la suite tant attendue de son premier album sur Blue Note, Invisible Cinema. Ce album, lancé en 2008, avec ses suberbes mélodies, improvisations et savoureuse utilisation d'indie-rock, d'electronique et de hip-hop a fait de Parks une des plus originaux et talentueux jeunes musiciens de jazz. Little Big est la suite naturelle de cet album nous dit l'artiste newyorkais de 34 ans. Je me suis inspiré des idées de cet projet dans lequel je me suis complètement engagé.

Little Big c'est aussi le premier enregistrement du groupe de travail intuitif qui prête son nom à l'album (c'est aussi le nom d'un roman fantastique de John Crowley - un des livres préférés de Parks et comme le souligne le pianiste, Wayne Shorter). Parks s'est occupé de la production, en collaboration avec l'ingénieur de son Daniel Schlett (The War on Drugs et Ghostface Killah). L'album a été mixé par Schlett et le bassiste/producteur de Grizzly Bear, que Parks a rencontré dans un big band de Seattle a l'âge de 10 ans. Nous nous sommes beaucoup investis dans le son de cet album et le résultat - à la fois très clair et chaleureux, postmoderne et naturel - m'a beaucoup plu. dit Parks.

Pour écouter : https://aaronparksmusic.bandcamp.com/

2 concerts d'Aaron Parks Little Big au Dièse Onze :

Vendredi le 14 juin 22h / Samedi le 15 juin 18h

Aaron Parks - piano, claviers
Greg Tuohey - guitare (il priorise le son et le bon goût au-delà d'un jeu plein de riffs )
David Ginyard - basse (il comprend vraiment la basse et pense compositions à fond)
Tommy Crane - batterie (il a cette capacité unique d'intérioriser et de s'engager dans le beat unique de chaque pièce)

Dièse Onze
4115A St-Denis    
514-223-3543


On discute avec le pianiste Vincent Gagnon du pourquoi du jazz, l'écriture, le public, un instrument qu'il aimerait jouer en secret, ce qu'il écoute, son band, ses projets, le jazz à Montréal vs Québec, le concert du mercredi le 26 juin à Québec Jazz en Juin...

Vincent Gagnon 150x239.jpgPianiste et compositeur gaspésien établi à Québec, Vincent Gagnon est un des jazzmen les mieux connus de la région et s’est produit dans des centaines de concerts avec des artistes québécois et internationaux. En plus du jazz, on le retrouve sur scène et sur disque avec Keith Kouna, Tire le Coyote, Hubert Lenoir, Lou-Adriane Cassidy, Émilie Clepper, Paule-Andrée Cassidy, Raoûl Duguay, Jennifer Tremblay et bien d'autres.

Il a lancé trois albums en tant que leader de son ensemble jazz : Bleu Cendre (2009), Himalaya (2012) et Tome III - Errances (2014). On l’a décrit comme « [...] la révélation du Festival de jazz de Québec 2009 » (Stanley Péan, Espace Musique). Il a remporté le Prix Étoiles-Galaxie jazz de Montréal en 2009. Il a également été deux fois en nomination aux Prix de Radio-Canada du Gala Opus dans la catégorie Meilleur album jazz et a été finaliste pour le Félix Arrangeur de l'année en 2014.
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CT - Vincent, c'est pendant que tu étais aux études en génie à l'Université Laval qu'un ami guitariste t’initie au jazz...c'était qui et quelle pièces et artistes t'ont allumé ?

Vincent Gagnon – C’est un ami de très longue date qui s’appelle Jean-René Gosselin. Au Cégep, il étudiait en guitare jazz au Cégep de Drummondville et il voulait absolument que je m’y mette. On a joué intensivement ensemble pendant un été à Matane. Il a arrêté le jazz ensuite, mais moi j’étais accroché. Maintenant, Jean-René a sa compagnie, Jonny Rock Gear, qui fabrique des super pédales d’effets pour guitares faites à la main à Montréal. Il s’est remis au jazz l’an dernier; on a même rejoué ensemble chez moi l’hiver dernier!

Dans le temps, j’écoutais beaucoup Workin’ with the Miles Davis Quintet. C’est le premier disque de jazz que j’ai acheté. C’est un disque parfait, avec Red Garland au piano, Paul Chambers à la basse, Philly Joe Jones à la batterie et John Coltrane au sax ténor. Le First Great Quintet. Les solos sont comme des compositions. La section rythmique swingue sans effort. Je crois que c’est un disque que n’importe qui peut aimer. It Never Entered my Mind et Ahmad’s Blues sont des perles. Si tu n’as jamais entendu de jazz et que tu tu me demandes de te donner une idée en 10 minutes, je commence par ce disque. J’avais aussi une cassette de Lorraine Desmarais, Andiamo, et une compilation Verve de Jimmy Smith. On écoutait ça avant de jammer, pour se crinquer.

CT - J'ai lu que tu aimait l'écriture mais c'est plutôt un son que tu recherchait, est-ce toujours le cas ?

Vincent Gagnon – En fait, je cherche une clarté d’intention. Quand j’écoute ou joue de la musique, simple ou complexe, je veux qu’il y ait quelque chose de clair, un message, une ambiance, une attitude. Je veux qu’il y ait quelque chose de simple et sincère qui s’en dégage, un mini-quelque-chose-à-dire, qui serve de point d’ancrage. Si le band et le public peuvent se raccrocher à ça dans un concert, il se passe quelque chose.

Côté “son”, au sens large, si on veut résumer très grossièrement, j’aimerais bien réussir à faire chanter le piano comme si Billie Holliday chantait du Chopin... Je pense que j’y arrive un peu des fois, mais de toute façon, quand j’y pense, ça m’aide à garder le focus.

CT - J'écoutais ton invitation au public pour un concert de lancement au Palais Montcalm il y a de ça quelques années et tu parlais de vouloir créer un bulle avec le public - le public fait donc partie d'une performance, pourquoi ? parles-nous de ça...

Vincent Gagnon – C’est clair que le public est essentiel. Je suis absolument contre le clientélisme dans la musique, mais c’est important pour moi d’être conscient que je fais de la musique pour me faire plaisir et pour la partager. Ça m’est arrivé souvent de l’oublier quand j’étais plus jeune et ça me rendait tendu quand je jouais. J’avais mal dans le cou. J’étais détendu seulement quand je jouais seul chez moi. Je crois que j’accordais trop d’importance à la notion de music for music’s sake, du moins je ne l’interprétais pas d’une façon qui respectait mes limites humaines et techniques. Si je mets mon attention sur la notion de partage quand je joue, ça m’aide être plus libre et à improviser sans jugement et en acceptant mes limites. En général, le public le sent, embarque dans le trip. Ça peut provoquer des moments de grâce!

CT - Le 26 juin on entendra sûrement un éventeil de ton répertoire de trois albums : Tome 111/Errances, Himalaya et Bleu Cendre...et du nouveau matériel ? et avec qui tu y seras ?

Vincent Gagnon – Oui, quelques “succès souvenirs” de mes premiers disques, mais surtout de nouvelles pièces. Il y aura Pierre Côté, qui est un incontournable de la contrebasse à Québec depuis des décennies. Le trio sera complété par Michel Lambert, qui est un de mes batteurs préférés au monde.

CT - Quel autre instrument souhaiterais-tu jouer en secret ?

Vincent Gagnon – La batterie! J’ai un vieux Gretsch chez moi, je pratique quand je suis à la maison. Ça me fascine de voir des batteurs qui ont un time d’enfer et qui peuvent faire chanter le drum en même temps. La voix aussi. Je chante plutôt mal alors c'est plutôt l’attrait romantique du rêve inaccessible.

CT - C'est super pour la scène jazz de la Ville de Québec ce tout nouveau festival Québec Jazz en Juin...est-ce qu'il y une différence entre la jazz de Québec et de Montréal ?

Vincent Gagnon - J’ai été beaucoup en tournée avec les gens que j’accompagne ces derniers temps. Du coup, mon point de vue sur les scènes jazz locales à Montréal et Québec est probablement passé date ces temps-ci... Il faudrait que je pose la question à des jeunes en début vingtaine! Il y a une chose que j’observe: en dehors du jazz, la 20 se raccourcit, il y a de plus en plus de projets communs entre des gens de Québec et Montréal. Ce n’est plus un handicap de rester à Québec pour faire de la musique de création. Peut-être que ça s’en vient aussi pour le jazz, enfin, j’espère!

CT - Tu écoutes quelle musique ces jours-ci ? as-tu un playlist ?

Vincent Gagnon – Je n’aime pas tant écouter des playlist. Je préfère encore écouter un album, et j’écoute le même album longtemps. Quand je suis seul, j’écoute surtout du jazz ou de la musique acoustique écrite. Ces temps-ci, j’écoute un live de Miles à Berlin, Moonbeams de Bill Evans, Something Else d’Ornette Coleman, The Newest Sound Around de Jeanne Lee et Ran Blake, le Sacre du Printemps de Stravinsky, le Lac des Cygnes de Tchaïkovsky, Metamorphosen de Richard Strauss et Concert in Copenhagen de Lennie Tristano. J’écoute aussi des trucs plus récents, mais plus ponctuellement. Pour le reste, les gens avec qui je voyage en tournée se chargent de me faire écouter une variété d’artistes, récents ou pas, de tous les styles.

CT - Tu a joué avec une foule d'excellent musiciens, en commencant par très projets de trio et de quartet, de sideman en jazz mais aussi avec d'Hubert Lenoir en passant par Lou-Adriane Cassidy, Tire le Coyote, Keith Kouna ainsi qu'avec la Ligue d'improvisation musicale de Québec, parles-nous d'un moment WOW!, mais vraiment WOW! que tu as eu sur scène, tu en a sûrement eu plusieurs...

Vincent Gagnon – C’est difficile d’en choisir un seul... J’ai eu des moments très très wow avec tous ces artistes, à plusieurs niveaux. Beaucoup de mes moments les plus marquants musicalement se sont produits dans des clubs de jazz. Je me rappelle une fois où j’ai joué ‘Round Midnight avec François Côté et Renaud Paquet au Clarendon ; une autre fois, un set de 45 minutes de magie avec François Côté et Guillaume Bouchard à l’Agitée ; un moment ou j’ai joué Left Alone en duo avec Michel Côté dans une soirée au Largo; une soirée surprise avec le Phò Trio et Gabrielle Shonk au Fou-Bar. Dans ces moments, tous les musiciens étaient en détente, les pièces se construisaient toutes seules sans effort, il y avait plein d’espace, on avait tous quelque chose de personnel à dire, on était totalement l’un(e) au service des autres. Pendant quelques minutes, j’avais l’impression d’être en train de faire de la vraie grande musique.

CT - Et quels sont tes projets a venir ?

Vincent Gagnon – Je veux faire un album en trio avec Pierre Côté et Michel Lambert, et me remettre à présenter plus de concerts de ma musique. Il me manque encore quelques pièces et une vision globale de ce que je veux dir, mais ça va se faire. J’ai aussi deux projets de musique instrumentale avec des gens qui ne sont pas dans le milieu du jazz. J’aurai encore des festivals, des tournées et sessions de studio dans les prochains mois avec les gens que j’accompagne. Si tout va bien, je serai aussi sur une pièce de théâtre au Trident à l’automne.

CT - En terminant qu'aimerait-tu dire de plus a nos lecteurs sur le 26 juin au Musée National des Beaux-Arts ?

Vincent Gagnon – Avec toutes les tournées des derniers temps, je n’ai pas présenté ma musique en salle depuis deux ans. J’ai envie qu’il y ait une ambiance de retrouvailles, et que tout le monde se sente en vacances! J’ai tellement hâte de revoir tout le monde!

Ne manquez pas Vincent Gagnon en concert au Musée National des Beaux-Art @ la première édition de Québec Jazz en Juin, a Québec, mercreci le 26 juin. Ce concert est un plateau double avec le pianiste Jean-Michel Pilc.

Québec Jazz en Juin presente plus de 30 spectacles mettant en vedette près d'une centaine de musiciens incluant Brad Mehldau, Alain Caron, Gilad Hekselman, Yannick Rieu, Christian Scott aTunde Adjuah, Jim Doxas, Stéphane Wrembel, Jean-Michel Pilc, Sheila Jordan, et plus, du 20 au 30 juin à Québec.dans 11 lieux du Centre-Ville de Québec qui ouvrent leurs portes à la note bleue : Grand Théâtre de Québec, Théâtre Petit Champlain, Musée national des beaux-arts du Québec, Impérial Bell, Palais Montcalm, Hôtel Château Laurier Québec, D’Auteuil, District Saint-Joseph, Bar Ste-Angèle, Fou-Bar et le Restaurant Trattoria La Scala et La Piccola.

jazzenjuin.com
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Entrevue : Claude Thibault


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

Yves Léveillé Quintette - Phare

Parfois, nous évoquons une douce poésie quand nous parlons de jazz. Avec le temps gris qui plombe nos humours, mais ne nous décourageons pas car la chaleur arrivera bien un jour, nous vous conseillons fortement le nouveau disque du pianiste Yves Léveillé. Depuis plus de vingt ans, nous suivons la carrière de cet homme du jazz qui niche justement au cœur de ses compositions, une bonne dose de poésie qui incite à la rêverie et au voyage. 

Avec ce Phare  - qui est certainement celui de Pointe-au-Père (Rimouski) - il a convié des complices et pas des moindres :  Jacques Kuba Séguin, trompette, Yannick Rieu, saxophone soprano, Guy Boisvert, contrebasse et Kevin Warren, batterie à retrousser leurs manches. Pourquoi donc justement ?  Parce que les huit plages proposées s’adressent à des gens de métier, qui ont du cœur au ventre et disons-le, une connaissance approfondie du travail de groupe. L’univers du pianiste qui se confond aisément avec celui du romancier ainsi que celui du voyageur au long cours  et est composé de climats oniriques qui juxtaposent de longues plages rêveuses faisant  appel à tous nos sens. Avec ce quintette, il ouvre la porte à ses musiciens qui s’expriment à travers de longs chorus, nous songeons bien entendu à Jacques Kuba Séguin et l’indispensable Yannick Rieu.

Ne lésinant pas sur le temps, puisque les pièces oscillent entre 6 et 9 minutes, tout un chacun  « apporte sa voix  » à la pièce titre : Phare, ainsi que sur Gestation, Toujours Est-il, Eau Trouble et Gratitude. Sans être un musicien fougueux,  Yves Léveillé expose les thèmes, relance des complices et finalement, nous prend par la main pour le beau des voyages. Un intarissable discours poétique mené de main de maitre, par un interprète dont nous saluons la présence et la faculté d’émouvoir !

Phare / Sang-Froid / Gestation / Centaure / Toujours Est-il / Eau Trouble / La Lune dans sa Bulle / Gratitude

Yves Léveillé Quintette avec Yves Léveillé au piano, Yannick Rieu au saxophone, Jacques Kuba Séguin à la trompette, Guy Boisvert à la contrebasse et Kevin Warren à la batterie.


www.yvesleveille.ca


Pour contacter Christophe Rodriguez : rod.chris@hotmail.com


TVJAZZ  7 mars 2019
Jazzlab Orchestra - Quintessence (Studio Piccolo) 7 mars 2019


D’une Amérique à l’autre : Bianca Gismonti et Julio Falavigna au Résonance samedi le 15 juin.

Bianca Gismonti Julio Falavigna 150x150.jpgLe parcours de la pianiste brésilienne Bianca Gismonti a été parsemé de rencontres heureuses et fructueuses. Bianca a grandi dans une atmosphère propice à l’épanouissement artistique, étant la fille du célèbre compositeur, guitariste et pianiste Egberto Gismonti et de l’actrice Rejane Medeiros. Après des études en piano, elle forme avec la pianiste Claudia Castelo Branco le duo Gisbranco qui nous offre notamment en 2011 le magnifique Flor de Abril, imagé, virtuose et plein de sensualité.

Après son mariage avec le batteur Julio Falavigna, elle se lance dans la composition et sort Sonhos de Nascimento (rêves de naissance), puis consolide le BG Trio avec le bassiste Antonio Porto, nous donnant à entendre Primeiro Céu (premier ciel) sorti en 2015. On y retrouve son univers onirique alternant plans éthérés et rythmes effrénés, avec la collaboration de nombreux musiciens, le temps d’une pièce.

Samedi soir, c’est le duo intime piano-batterie qui viendra entrer en résonance avec le café éponyme. Bianca Gismonti et Julio Falavigna vont nous bercer de couleurs et de rythmes brésiliens avec une touche non négligeable de modernité.  Ils seront accompagnés de Gabriel Schwartz, comme invité spécial.

Une soirée qui s’annonce envoûtante…

https://biancagismonti.wordpress.com/

https://www.facebook.com/BiancaGismonti/

Pour la vidéo de O Primeiro Céu de Marina du BG Trio, c'est ici

Bianca Gismonti et Julio Falavigna

Samedi le 15 juin 21h
Résonance   
5175A Ave. du Parc   
514-360-9629
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Benjamin Goron : benjamingoron@gmail.com
Facebook / twitter


Le bassiste Alain Bédard (Effendi) nous jase du Jazzlab Orchestra et Quintessence, son cheminement depuis 15 ans, la collaboration entre ses membres et pourquoi on devrait participer au concert du jeudi 13 juin de Beloeil Jazz au Centre culturel de Beloeil.

Alain Bedard bio 150x 150.jpgIl y a 15 ans, le contrebassiste et fondateur du label québécois Effendi, Alain Bédard, mettait sur pied le Jazzlab Orchestra. Pour souligner cet exploit le pianiste Félix Stüssi a composé neuf pièces qui illustrent un peu le parcours de cette formation. Incontournable dans le paysage montréalais et du Québec, marqué au fil des ans par des compositions personnelles, le Jazzlab offre un jazz roboratif qui évoque autant le travail des années 50-60 du regretté Art Blakey avec ses Jazz Messengers que le modernisme, mais taillées dans le bon goût. Voici ce qu'il avait a dire concernant Quintessence.
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CT - Alain, après 15 ans d'existence est-ce que le Jazzlab Orchestra est rendu là où tu aurait souhaité qu'il soit?

Alain Bédard  – Le Jazzlab, en quinze ans, a eu des hauts et des bas. Au début, on a eu la chance de démarrer quelque chose d’inédit ou beaucoup de musiciens étaient très intéressés à écrire quelque chose et/ou à faire partie du band. On avait des offres régulièrement et les diffuseurs démontraient beaucoup d’intérêt. On a ainsi donné des concerts dans le cadre de tournées autant au Canada, qu’aux USA et qu’en Europe - et à plusieurs reprises – le groupe était bien coté. On a eu des nominations sur tous les disques qu’on a réalisé. On avait des subventions adéquates pour soutenir la majorité des productions de disques, de tournées et de concerts. Mais seul Musicaction nous a soutenu à tous les niveaux depuis notre début.

En 2009-2010, Jazzlab s'est constitué en compagnie sans but lucratif sous les conseils de spécialistes. Curieusement à partir de là, nous avons commencé à moins recevoir de subventions pour les activités. Ainsi tous les projets ont commencé à prendre du retard et à ralentir. Des tournées comme celle en Chine et d’autres en Europe ont été annulés. Les 2 albums avant Quintessence, World Colors et Portrait d’ici, pourtant 2 superbes projets, n’ont pratiquement pas joué au Québec, au Canada et hors Canada, malgré nos efforts à les présenter. À savoir pourquoi ? les habitudes et les goûts avaient changé, j’imagine….

Dans l’ensemble et selon les projets qui ont été mis sur pied toutes ces années, je suis très fier du travail qui a été accompli. Nous avons réalisé de très belles choses avec le Jazzlab Orchestra autant sur disque, que sur scène. Le Jazzlab Orchestra est un groupe unique dans l’univers du jazz canadien. Composé toujours au moins de  8 musiciens, il ne fait que de la musique originale depuis sa naissance. C’est un ensemble qui a permis d’engendrer de multiples échanges nationaux et internationaux. Donc on a toujours été dans la création, soit dans l’avancement de la musique et dans les échanges culturels top niveau et ça c’est complètement extraordinaire en ce sens. Le Jazzlab Orchestra est une formation qui a su apprivoiser toutes les approches musicales grâce à un travail collectif intense et surtout grâce aux talents de chaque compositeurs et musiciens, qu’il a su soutenir au cours de ces 15 années. Quintessence, le nouveau projet que l’on présente aujourd’hui, constitue en plus, un tremplin pour plusieurs de ses musiciens.


CT - Le groupe t'inclut à la basse mais aussi, en plus de Félix, il y a Mario Allard (sax alto), Alex Francoeur (sax ténor), Samuel Blais (sax baryton) Jacques Kuba Séguin (trompette), Thomas Morelli-Bernard (trombone), et Louis-Vincent Hamel (batterie)...tous des musiciens de premier plan dont plusieurs ont leur propre groupes...étant donné que plusieurs d'entre eux ont leur propre groupe, il y une bonne dynamique de collaboration ?

Alain Bédard – La Jazzlab Orchestra a toujours été un groupe composé de leaders. Du premier projet « Réunion » au dernier « Quintessence » tous les musiciens ont été et sont encore des musiciens de premier plan de la scène jazz québécoise.  Ces artistes ont tous leurs propres groupes, leurs projets et leurs carrières respectives. Plusieurs enseignent aussi. Les agendas sont chargés. Ce n’est jamais facile d’organiser des répétitions ou des scéances photos. Mais avec « Quintessence », je ne sais pas si c’est l’expérience ou le désir rajeuni de bien faire les choses, mais il y a une très bonne collaboration, une superbe dynamique et une excellente synergie au sein du groupe qwi est probablement une des meilleures formations depuis la création du Jazzlab Orchestra.

CT - Et en terminant t'aimerais dire quoi de plus à nos lecteurs concernant le jeudi 13 juin @ Beloeil Jazz au Centre culturel de Beloeil ?

Alain Bédard - Un bon laboratoire en musique a besoin d’éléments diversifiés et puissants pour soutenir sa recherche, sa création et ses performances – et le public est un de  ces éléments primordials. Si on veut que la magie passe, que le cinquième élément soit là, que la Quintessence naisse en direct, alors il faut que ça bouilonne dans tous les sens, autant sur scène, que dans la salle. Le Jazzlab Orchestra arrive avec un nouveau projet  Quintessence, sur la musique de Félix Stüssi. Il suscite depuis la sortie de l’album, en janvier dernier, un certain intérêt et il est très bien reçu de la part des journalistes et des médias. En toute modestie, je peux dire que le Jazzlab Orchestra est un excellent groupe, qui  joue une nouvelle musique fascinante. Quoi de mieux pour satisfaire le public jazz de Montréal et Québec. Quintessence est à consommer sans modération selon plusieurs.

Alors, bienvenue à tous!
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Voyez les vidéos des pièces Quintessence et Altered Ego

Jazzlab Orchestra - Quintessence - jeudi le 13 juin 20h30 @ Beloeil Jazz

Billets disponibles à la billeterie enligne du Centre culturel de Beloeil, par téléphone au 450-464-4772 et au 600 Richelieu, Beloeil (J3G 5E8).
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Entrevue : Claude Thibault


TVJAZZ  7 juillet 2012
Lorraine Desmarais Trio au 33e FIJM, le 7 juillet 2012


TVJAZZ  13 décembre 2013
L'Orchestre national de jazz de Montréal avec Ranee Lee - I've Got Whole World On A String - L'Astral, le 13 déc 2013


TVJAZZ  17 novembre 2017
Stéphane Wrembel Band - Les Yeux Noirs - Église St-James de Trois-Rivières, le 17 nov. 2017


TVJAZZ  5 juillet 2018
Dominique Fils-Aimé - au FIJM le 5 juillet 2018


TVJAZZ  17 avril 2019
La Ruche intergénérationelle des Bourdonnements Jazz 2019 - Coffee Break - Petit Outremont, le 17 avril 2019


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