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TOUTE L'ACTUALITÉ JAZZ DU QuÉBEC DEPUIS 2003

JazzBulletin   -   jeudi 8 novembre 2018 au vendredi 30 novembre 2018

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Pour les musiciens
et professionnels
du jazz

Doublez votre plaisir avec Barbara Diab - The Smoked Meat Band  et le Billy Georgette Jazz Trio, samedi le 10 novembre à la Maison du Jazz Oliver Jones Montréal.

Barbara Diab auto 150x150.jpgBarbara Diab, l’Enchanteresse du Blues, a une telle joie à s’exprimer que son énergie inspire tous ceux qui sont en sa présence. Née en Australie de parents libanais, la chanteuse montréalaise apporte une honnêteté unique à chaque chanson, sans artifice et avec cœur. Elle est profondément influencée par le gospel, le roots américain et bien sûr, par le blues et le motown, ayant grandi près de la frontière de Détroit.

Barbara a commencé le chant à l'âge de 8 ans avec le trompettiste canadien Bobby Gimby. En 2011 avec le bassiste Pierre Lamontagne ils créent The Smoked Meat Band qui depuis s'est très bien positionné dans le millieu du blues du Québec. Très en demande sur les scène de blues avec The Smoked Meat Band, Barbara a partagé la scène avec des grands du jazz et du blues tels JD Slim, Bob Walsh, Guy Bélanger, Jim Zeller, Steve Rowe, et le saxophoniste Johnny Beaudine de Chicago. Elle a aussi été choriste avec Elizabeth Blouin-Brathwaite sur la très populaire émission En Direct de l’Univers, un moment fort de sa carrière en pleine effervescence.

Barbara Diab - The Smoked Meat Band
samedi le 10 novembre @ 21h

Billy Georgette est né le 7 décembre 1935 à Montréal et a commencé à jouer du piano à l'âge de neuf ans. Ses premiers collaborateurs incluent Wimp Henstridge et le Buddy Jordan Band de 1956 à 1958. Il a vécu à Los Angeles de 1959 à 1962, où il a notamment travaillé avec le trompettiste Joe Gordon. De retour à Montréal en 1962 et travaillant dans de nombreux groupes autour de la ville, il a travaillé avec Leroy Mason de 1966 à 1973, jouant du R&B. Il a également joué avec le légendaire Errol Walters à l'Hôtel de La Montagne et à l'Hôtel Queen Elizabeth. Il a vécu la majeure partie de sa vie à Montréal et a été un important partisan et promoteur de jazz. On pourra l'entendre vendredi le 9 novembre et samedi le 10 novembre à la Maison du Jazz Oliver Jones de Montréal, mais a aussi joué chez Biddle's et au Festival International de Jazz de Montréal. Les membres du Billy Georgette Jazz Trio sont Billy Georgette au piano, Stephen Menold à la basse et Antonio Luis Gil à la batterie.

Billy Georgette Jazz Trio
Samedi le 10 novembre et vendredi le 9 novembre @ 18h

Découvrez la programmation complète de la MduJazz Oliver Jones Montréal et réservez vos places dès maintenant au 514-842-8656 / 2060 Aylmer, Montréal

Découvrez la programmation complète de la MduJazz Oliver Jones Laval et réservez vos places dès maintenant au 450-669-3000 / 1639 boul de l’Avenir, Laval

Visionnez toutes nos vidéos d'artistes à la MduJazz Oliver Jones Montréal et MduJazz Oliver Jones Laval sur youtube.com/maisondujazz


L'Orchestre national de jazz de Montréal retourne sur la scène de L’Astral pour un concert dédié à la musique du grand Count Basie (1904-1984), ce samedi le 10 novembre.

SJN_150X150.jpgOriginaire de Red Bank au New Jersey, William Basie commence à jouer du piano sur les genoux de sa mère. Tout jeune, il assiste aux spectacles du Palace Theatre puis, adolescent, accompagne au piano les films muets des cinémas. Établi à New York en 1924, il rencontre des pianistes tels James Price Johnson et Willie « the Lion » Smith, ainsi que le fascinant Fats Waller, dont l’influence le marquera. Après quelques tournées avec les chanteuses Kattie Crippen et Gonzelle White, il se joint aux Blue Devils à Kansas City. Ensuite recruté par Bennie Moten pour son orchestre, il écrit des arrangements et le remplace au piano. Il adopte alors le surnom de « Count » pour associer son nom à l’aristocratie jazz de l’époque, « Baron » Lee, « Duke » Ellington et « King » Oliver. En 1937, il grave pour Decca des titres qui feront sa renommée, notamment le Honeysuckle Rose de Fats Waller, Roseland Shuffle et Swingin at the Daisy Chain. Il accompagne bientôt Billie Holyday et sa réputation grandit internationalement, malgré une pause forcée pendant la guerre. Au cours des années suivantes, Basie va de succès en succès, obtient le premier Grammy attribué à un Afro-Américain, toujours à la tête de l’orchestre qui lui survivra et passera comme lui à la postérité.

Double lauréat de prix Opus du Conseil québécois de la musique, Album et Concert de l’année - Jazz, l’ONJM regroupe la crème des musiciens de jazz de Montréal. Il est dirigé cette fois par le trompettiste Ron Di Lauro, interprète et chef d’orchestre au parcours scintillant. Le programme du concert offre notamment des pièces d’anthologie comme April in Paris, All of Me et Sweet Georgia Brown, des perles telles Blues for Alfy et In a Mellow Tone, ainsi que des titres joués plus rarement, le tout animé par le swing irrésistible de Count Basie.

Notez que le prochain concert de l’ONJM, avec Ranee Lee, aura lieu le 8 décembre à 19 h 30 au Conservatoire de musique de Montréal, où il est désormais en résidence.
 
Chef d’orchestre : Ron Di Lauro
Saxophones : Jean-Pierre Zanella, Samuel Blais, Richard Beaudet, Frank Lozano, Alexandre Côté
Trompettes : Jocelyn Couture, Aron Doyle, David Carbonneau, Bill Mahar
Trombones : David Grott, Jean-Nicolas Trottier, Taylor Donaldson, Bob Ellis
Piano : Taurey Butler
Guitare : Steve Raegele    
Contrebasse : Rémi-Jean LeBlanc    
Batterie : Kevin Warren

Pour en savoir plus, ONJM

Pour leur page Facebook, c'est ici

Pour l'événement sur Facebook, c'est ici

Pour leur page YouTube, c'est ici

L'Orchestre national de jazz de Montréal
Hommage Count Basie (1904-1984)

Samedi le 10 novembre 20h

L’Astral
305 Sainte-Catherine O    
514-871-1881


Le Dièse Onze souffle 12 bougies cette fin de semaine avec le saxophoniste David Binney et son Alhambra Quartet et le bassiste Alain Caron en format trio vendredi et samedi les 9 et 10 novembre.

diese_onze_nouveau_logo_150X150.jpgLe symphathique club de jazz et restaurant Dièse Onze célèbre sa 12ième année avec quelques excellents concerts vendredi et samedi les 9 et 10 novembre...ça va chauffer!

Le saxophoniste David Binney et son Alhambra Quartet, vendredi le 9 novembre (18h) et samedi le 10 novembre (22h).

Acclamé pour son talent de compositeur de haut niveau, le saxophoniste David Binney est un de plus prolifiques musiciens de la scène jazz d'aujourd'hui. Louangé par la critique autant que les musiciens, le magazine JazzTimes dit "David fait partie d'une poignée des musiciens qui a crée un scène jazz alternative...et qui jouent une musique originale et pleine de risques". Le son distinctif de David ainsi que ses compositions innovantes se sont fait entendre dans les clubs de jazz de New York, L.A. et dans plusieurs festivals autour du monde. En plus de son immense travail comme leader c'est un sideman très recherché, sur les albums de Medeski, Martin & Wood et d'Uri Caine, et des centaines d'autres. David a aussi partagé la scène avec Aretha Franklin et Maceo Parker, pour nommer que ceux-là. Il a produit tout ses 22 albums, et plusieurs autres, tels ceux de Lost Tribe, Scott Colley, et Donny McCaslin.

Pour voir notre vidéo de Los Angeles de David Binney et son 4tet capté au dernier FIJM, c'est ici, aussi, lisez notre entrevue avec David sur sortiesJAZZnights.com!

David Binney - saxophone / Luca Mendoza - piano / Logan Kane - basse / Anthony Fung - batterie.

Le bassiste Alain Caron en formation trio vendredi le 9 novembre (22h) et samedi le 10 novembre (18h).

Dans les années 1990, un classement du prestigieux magazine américain Bass Player plaçait le musicien Québécois Alain Caron au quatrième rang des meilleurs bassistes au monde. Longtemps pivot de la formation de jazz UZEB, il a choisi de faire cavalier seul après quatorze années consacrées au trio mythique. À ce jour, Alain Caron a fait paraître plus de 20 disques, que ce soit à titre solo ou avec le groupe UZEB, en plus de collaborer à quelque 25 albums d’artistes évoluant autant dans le jazz et la musique world que la pop et la chanson. Récipiendaire de plusieurs prix, dont 11 Félix, un Gémeaux et le prix Oscar-Peterson à deux reprises, Alain Caron a été élu meilleur bassiste huit années consécutives par le magazine Jazz Report...

Pour voir notre vidéo de Sfing d'Alain Caron en 4tet au FIJM 2013, c'est ici

Alain Caron - basse / John Roney - piano / Mark Kelso - batterie.

Bonne fête au Dièse Onze!

Pour tous les détails et en savoir plus, diezeonze.com, Facebook et bien sur le calendrier sortiesJAZZnights.com!

Dièse Onze
4115A St-Denis
514-223-3543


Le saxophoniste alto David Binney et son Alhambra Quartet, une référence a un quartier de Los Angeles, avec le pianiste Luca Mendoza, le bassiste Logan Kane et le batteur Anthony Fung   célèbrent le 12e anniversaire du Dièse Onze, les 9-10 novembre prochains.

David Binney interview.jpgJ'ai discuté avec David Binney de sa demeure de Los Angeles au sujet de son retour à Los Angeles de NY, la différence entre le millieu de la musique de LA et de NY, comment il a crée l'Alhambra Quartet, ce qu'il aime le plus de la musique, ce qu'il aime le moins de la musique, sa reconnaissance comme compositeur, quelques jeunes saxophonistes prometteurs, ce qu'il entendit jeune qui l'a allumé au jazz, les autres instruments qu'il aimerait jouer, son saxophone, ce qu'il écoute en conduisant et un moment musical WOW qu'il a eu.
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CT - Comment s'est crée l'Alhambra Quartet?

David -  Je viens de revenir à Los Angeles après plusieurs années à NY et depuis que j'y suis, j'ai joué avec beaucoup de jeunes musiciens, il y un toute nouvelle génération de musiciens très actifs à Los Angeles. Il y eu comme un déclin à NY dans le millieu du jazz et de arts, c'est devenu très dispendieux et beaucoup viennent ici. Aussi beaucoup de jeunes musiciens du Monk Institute et de l'USC restent ici après leurs études. J'ai donc rencontré plusieurs de ces musiciens et j'ai joué avec eux. Comme le bassiste Logan Kane qui viens d'avoir 21 ans et qui est fabuleux. Aussi Luca Mendoza, un superbe pianiste de 19 ans et le fils du fameux musicien Vince Mendoza - Vince vous le dira, Luca a tout un son et est impresssionant. J'ai donc voulu rassembler ces jeunes d'ici, c'est le son que j'entendais et c'était bon. Originalement c'était un trio mais j'ai ajouté Luca, ça serait donc super si ça se savait et que Luca sera de la partie. Et je voulais amener un band de Los Angeles au concert de Montréal.

CT - Ce que tu aimes le plus de la musique? la créativité ? la rencontre avec les musiciens ?

David - Oui tout ça et plus. Je ne sais pas pourquoi mais ça m'attire et ça me semble être la bonne chose à faire. C'est comme une addiction, j'aime composer, j'aime produire et jouer de la musique, c'est comme la bonne chose à faire avec ma vie, de présenter la musique au public et que le public l'apprécie. C'est quelque chose de positif, ça contribue de façon positive à notre société. Aussi ce qui est vraiment super c'est tout ce monde que j'ai rencontré dans la musique, ils sont ouverts d'esprit et créatifs. c'est aussi l'occasion de voyager comme à Montréal, que je n'aurai pas connu sans la musique.

CT - Ce que tu aimes le moins de la musique?

David - Ce que j'aimes le moins comme dans le vie en général : la célébrité. L'adulation de certaines personnes pour une musique ou un musicien comme étant le meilleur quand en réalité ce n'est pas du tout le cas. Et ça impacte la quantité de nos concerts et engagements vers le bas. C'est aussi une des raisons qui m'a motivé à revenir à Los Angeles. Il y beaucoup de chicanes de clocher à NY parce que c'est si dispendieux et qu'il y moins d'occasion de jouer et ça peut créer une drôle de situation ce que je sens moins ici. On a vraiment un super band que le public aimerait mais on n'est pas engagé et remplacé par d'autres, et quand on voit c'est qui on est estomaqué. A NY a un moment donné j'ai même arrêté de chercher des engagements, j'ai plutôt joué comme sideman, été producteur et mettais ma musique sur Bandcamp.

CT - Ton travail de composition est-il méconnu?

David - Definitivement. Si tu regardes l'influence que mon South band a eu sur plusieurs groupes, si tu écoutes la musique de certaines pièces spécifiques tu peut entendre l'influence. Beaucoup de gens du millieu universitaire a un moment donné ont entendu ma musique et elle devenue assez populaire dans le millieu collégial. Donc oui peut de reconnaissance et je ne suis pas le seul à la dire. Demandez à Chris Potter, Craig Taborn et Brian Blade et ils vous diront la même chose. Peut-être à ma mort dans mon euloge. La politique et les labels font aussi partie de l'équation. Dans le cas de Blackstar, le band de Donny McCaslin avec David Bowie,  ça n'aurait pas eu lieu sans moi et la presse ignora ce fait. Donny ne voulait d'un projet électrique et j'ai du le convaincre, j'ai monté le band, je lui ai dit qui embaucher, j'ai écrit plusieurs compositions mais aucune notorieté.

CT - Quelques jeunes saxophonistes prometteurs?

David - Des jeunes musiciens comme Shai Golan, originalement d'Israël, il a étudié au Manhattan School of Music, j'ai beaucoup joué avec lui au 55 Bar de NY, il a étudié avec Donny McCaslin et Donny disait qu'il ne savait pas quoi lui montrer, il voulait plutôt lui poser plein de questions, alors a surveiller.Henry Solomon qui est aussi ici fait des choses intéressantes. Un autre très bon joueur est Josiah Boornazian, et ils sont tous ici à LA.

CT - Qui as-tu écouté plus jeune qui t'alluma au jazz?

David - J'avais 12 ans et je me souviens du jour exact. Mes parents étaient des amateurs de jazz et avaient une collection d'albums de jazz. J'écoutais du Hendrix et du Sly and The Family Stone et des choses comme ça. Ils étaient dans l'autre pièce et écoutaient la télé et j'écoutais My Favorite Things de Coltrane et un saxophoniste de LA, John Klemmer, qui jouait un peu dans le genre free jazz. Dans les années 80 il avait lancé l'album Touch. J'avais dit à mes parents que je voulais devenir saxophoniste et ils avaient dit ok, on verra ce qu'on peut faire. Deux semaines plus tard j'avais un saxophone et et un prof, à l'école secondaire où j'allais on me permettait de terminer mes cours 15 minutes avant les autres pour aller dans une autre pièce apprendre avec le prof. A 14 ans je savais déjà que je voulais aller vivre à NY et jouer de la musique et suis revenu de NY l'an passé. Ma mère était intensément fière, elle jouait mes albums, et tout ce qui paraissait dans la presse était encadré. Elle était une immense supporteure.

CT - Quel autre instrument aimerais-tu jouer?

David - Probablement le piano pour pouvoir y jouer plus qu'un note à la fois et pour l'écriture, mais plus probable serait la basse électrique, j'en ai une et j'en joue un peu. Peut-être la batterie, j'en ai une aussi mais pas de cymbales.

CT - Qu'est-ce que tu écoutes dans l'auto?

David - Il rit. C'est une bonne question car c'est ce que je disais a quelqu'un et ils étaient assez surpris. Les postes de radio de LA sont meilleures que celles de NY, beaucoup de radios universitaires qui semblent assez libre de jouer ce qu'ils veulent. J'aime bien la musique électronique et le rock et c'est surtout ce que j'écoute ces jours-çi. Mais ce qu'écoute depuis environ un mois quand j'embarque dans ma voiture c'est du nouveau country, il y plein de trucs que j'aime la-dedans, les paroles et les textes, la production, le fait que c'est encore des vrais musiciens - comme à Nashville. Il a quelque chose d'innocent que j'aime, beaucoup de musique d'aujourd'hui est sombre et triste mais pas cette musique. On parle de relations, de sortir s'amuser le vendredi soir et des trucs comme ça. Et c'est bon pour conduire.

CT - On jase sax...combien en as-tu et quel est ton préféré?

David - J'ai un saxophone Melody C que j'utilises autour de LA, un soprano mais 99,99% du temps, comme à Montréal, je jouerai mon alto Selmer Mark VI.

CT - Parles-nous d'un moment WOW que tu as eu en jouant?

David - Il y eu quelques bons concert au 55 Bar de NY, parce que le musique est demeurée fidèle à la vraie improvisation. Il y eu des moments, comme une soirée  avec Nate Wood à la batterie, Matt Mitchell au piano, Matt Brewer à la basse, c'était malade et c'était WOW. Incroyable. Je devrais tous filmer.

Voyez cette superbe video de David Binney à Los Angeles nommée Future Philosophy :

https://www.youtube.com/watch?v=z0ah6qHEWLs&feature=youtu.be

David Binney's Alhambra (LA)

David Binney, sax
Luca Mendoza, piano
Logan Kane, basse
Anthony Fung, batterie

Vendredi le 9 novembre à 18h et samedi le 10 novembre à 22h.

Dièse Onze
4115A St-Denis
514-223-3543
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Entrevue : Claude Thibault


CDJAZZ par Christophe Rodriguez

The Romance of Improvisation in Canada - Le Génie de Eldon Rathburn

Que voilà une belle surprise. Si le nom du compositeur canadien Eldon Rathburn (1916-2008), associé depuis toujours à l’Office national du film du Canada vous est inconnu, c’est un peu normal, mais c’est aussi l’occasion de redécouvrir son travail. Avec plus de 250 trames sonores à son actif, surtout pour des films d’animation, sa carrière fut plus que prolifique. Du classique au jazz, en passant par le bluegrass, le blues, la musique électrique et même la musique sacrée, ce talent à l’état brut fait l’objet d’une nouveauté en jazz qui vous séduira certainement. Sous le titre The Romance of Improvisation in Canada qui est en soi une relecture de certaines œuvres de M. Rathburn, nous retrouvons un quintette, formé des meilleurs artilleurs de la note bleue. Au piano, faisons place à Marianne Trudel, suivi du trompettiste Kevin Turcotte, du contrebassiste Adrian Vedady, du batteur Jim Doxas et du saxophoniste Petr Cancura.

En douze places qui donnent au jazz ses plus beaux atours, ce sont des petits films qui se développent sur des arrangements plus que séduisants. Conveyance By Canoe évoque autant Neal Hefti, que Duke Ellington, merci Kevin Turcotte pour le cours en accéléré de « plunger », tandis que Fish Spoilage nous plonge dans une course-poursuite, tout comme la pièce phare :
The Romance of Improvisation in Canada. Pour Club Café Tango, nous songeons évidemment à la souplesse d’un Gil Evans mâtiné de Charles Mingus. Nous retenons aussi la qualité intrinsèque des interprètes et des interprétations.

Tout est bon, donc nous sommes heureux. Voilà une très bonne idée pour un concert lors d’un festival près de chez vous!

The Romance of Improvisation in Canada / Fish Spoilage / Conveyance by Canoe / Club Café Tango /
The Industrial Revolution Comes to Canada / Ox Driver's Blues Pt I / Ox Driver's Blues Pt II / Ox Driver's Blues Pt III / Police / Fresh Fish Delight! - Le poisson se mange frais! / Rathburn Mambo / The Rockies


Pour écouter un extrait de The Romance of Improvisation in Canada, c'est ici

Pour en savoir plus, Justin Time

Petr Cancura, saxophone
Kevin Turcotte, trompette et bugle
Marianne Trudel, piano
Adrian Vedady, basse
Jim Doxas, batterie

Christophe Rodriguez est également chroniqueur/blogueur jazz, classique et livres au Journal de Montréal


TVJAZZ  9 avril 2015
L'Orchestre national de jazz de Montréal - Hommage Mingus - Celia - L'Astral, le 9 avril 2015


Le pianiste torontois Bernie Senensky vient réchauffer le Dièse Onze vendredi le 16 novembre.

Bernie Senensky 150x150.jpgBernie Senensky a joué avec les plus grands : Chet Baker, Art Blakey, Dizzy Gillespie, Sonny Stitt, Art Pepper pour nommer que ceux-là. À bientôt 74 ans, le pianiste
continue de faire rayonner son vaste répertoire, du swing au post-bop avec une attirance particulière pour le bebop, à travers les festivals et les clubs de jazz. Originaire du Manitoba, Bernie Senensky a étudié le jazz auprès de Bob Erlendson à Winnipeg, avant d’intégrer des groupes locaux. Concerts et tournées le mèneront à
Toronto, où il décide de s’installer en 1968.

Il se démarque rapidement en tant qu’accompagnateur, jouant avec les plus grands musiciens de passage dans la capitale ontarienne. En même temps, il forme son
propre trio puis joue dans le Moe Koffman Quintet alors très populaire. Il signe en tant que leader 8 albums entre 1976 et 2011, où il collabore avec les bassistes
Michel Donato, Kieran Overs, Gary Bartz et Gene Perla, le trompettiste Eddie Henderson, les batteurs Barry Elmes, Arkia Tana, Bob Moses et Ben Riley, entre autres. Son jeu a suivi les époques, bebop, post-bop, fusion, du piano au Hammond B3, avec un langage résolument ancré dans le bebop.

Vendredi prochain, on pourra entendre Bernie Senensky en compagnie d’une belle brochette d’habitués du Dièse Onze, Dan Faulk au saxophone, Alec Walkington à la contrebasse et André White à la batterie. La soirée ne manquera pas de charmer les amateurs de bon vieux bebop, entraînant, intense, qui fait irrésistiblement danser les talons.

Pour la vidéo de It Could Happen To You, c'est ici

Pour Moanin' avec les Art Blakey Messengers, c'est ici

Pour la page Facebook de Bernie Senensky, c'est ici

Vendredi le 16 novembre @ 22h

Dièse Onze
4115A St-Denis    
514-223-3543
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Benjamin Goron : benjamingoron@gmail.com
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Kaleidoscope - 3 premières mondiales aux frontières du jazz moderne et du classique contemporain par le saxophoniste/compositeur (NY) Quinsin Nachoff avec Nathalie Bonin, le Quatuor Molinari, et plus, au Gesù, samedi le 24 novembre.

Kaleidoscope.gifKaleidoscope c'est 3 premières mondiales des plus éclectiques et étonnantes du compositeur et saxophoniste Quinsin Nachoff dont la musique “pure, stimulante et provocante” explore les territoires aux frontières du jazz moderne et de la musique classique. Le programme inclut le Concerto pour Violon (Violin Concerto) avec la soliste Nathalie Bonin, le Quatuor à Cordes No. 1 (String Quartet No. 1) avec le Quatuor Molinari et une oeuvre pour grand ensemble avec le bassiste Mark Helias, le batteur Satoshi Takeishi et le chef d’orchestre JC Sanford de New York; le vibraphoniste Michael Davidson de Toronto et parmi les meilleurs musiciens jazz de Montréal.

Quinsin Nachoff - saxophoniste/compositeur, NY
Nathalie Bonin - violon solo
Quatuor Molinari

 
Michael Davidson
- vibraphone, Toronto
Mark Helias - basse, NY
Satoshi Takeishi - batterie, NY
JC Sanford - chef d'orchestra, NY

Jean-Pierre Zanella - saxophone soprano/flûte/clarinette
Yvan Belleau - saxophone tenor/clarinette
Brent Besner - clarinette basse
Jocelyn Couture - 1ière trompette
Bill Mahar - 2ième trompette
David Grott - trombone
Robert Ellis - trombone basse

Kaleidoscope est présenté en collaboration avec Le Vivier et rendu possible grâce au support du Conseil des Arts du Canada

Samedi le 24 novembre 19h30
Gesù 1200 Rue de Bleury / Montréal, QC

Pour l'événement Facebook, c'est ici


TVJAZZ  3 juillet 2013
Alain Caron "Sfing" au FIJM, mercredi le 3 juillet, 2013


TVJAZZ  6 février 2014
L'Orchestre national de jazz de Montréal - Le Bolduc - Joe Sullivan Rémi Bolduc - L'Astral, le 6 fév, 2014


TVJAZZ  14 avril 2014
Jean-Pierre Lambert Big Band - El Otoño - en répétition pour le concert du 28 avril 2014 - I Got Rhythm - au Lion d'Or


TVJAZZ  3 juillet 2014
L'Orchestre national de Jazz de Montréal avec le Terence Blanchard Quintet - The Pawnbroker - FIJM, le 3 juillet 2014


TVJAZZ  15 septembre 2016
L'Orchestre national de jazz de Montréal, Azar Lawrence et Al McLean, et la musique de Frontiers, le 24 sept 2016 à L'Astral.


TVJAZZ  5 juillet 2018
David Binney Alhambra Quartet - Los Angeles - au FIJM le 5 juillet 2018


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