Panama, jazz, Danilo Pérez, éducation et société et un état d’esprit connecté au 15e Panama Jazz Festival.

Le 15e Panama Jazz Festival (PJF) actuellement en cours (15-20 janvier 2018), c’est beaucoup plus qu’un série d’excellents concerts d’artistes du Panama, des Amériques, d’Israël, d’Égypte, de l’Inde, des États-Unis et du Canada, c’est un événement axé sur l’éducation, un événement à caractère social et un état d’esprit connecté. Le pianiste, éducateur et humaniste Danilo Pérez, l’homme derrière la Fundacion Danilo Pérez, présentateur et organisateur du PJF, a livré un message très inspirant en conférence de presse d’ouverture le 15 janvier qui résume bien l’événement et sa vision. Les changements sociaux et l’éducation c’est comme l’improvisation, ça requiert un état d’esprit ouvert, ainsi que de la créativité et de la collaboration – et c’est le leitmotiv du PJF. Sa vision du jazz est très inspirante et nous devrions apprendre de Danilo et de sa vision comme société et millieu du jazz. Nous présenterons bientôt une entrevue avec Danilo mais en plus, des extraits de concert de Panamonk Revisited avec Ben Street et Terri Lynn Carrington.

En plus de la programmation musicale du PJF et grâce au travail acharné de la Fundacion Danilo Pérez et de ses 500 bénévoles sont présentés une quantité impressionante de cliniques et ateliers pour les jeunes musiciens du Panama, de l’Amérique Centrale, des États-Unis et d’autre pays donnés par plusieurs des artistes en concert au PJF.

Un autre élément important du PJF est le Ciudad del Saber (Cité du Savoir) où la plupart des événements ont lieu. La Ciudad del Saber c’est l’ancienne base militaire américaine Fort Clayton juste à côté du Canal du Panama qui est devenu un ensemble d’organismes sociaux, culturels, éducatifs, académiques, d’ONG et d’entreprises technlogiques. Deux des importantes séries du PJF y sont présentées, le Global Stage avec trois concerts en fin d’après-midi et L’Ateneo avec deux concerts chaque soirs, a quelques pas l’un de l’autre.

Lundi le 15 janvier
Le Global Stage démarre avec le guitariste Shea Walsh et son groupe (US), suivi du batteur/percussioniste Ruben Amador et Yahuba (Puerto Rico), pour conclure avec le guitariste German Pinzón Jiménez (Panama). L’Ateneo présentait le pianiste Ran Blake avec les musiciens du New England Conservatory de Boston suivi du bassiste Santi DeBriano avec Craig Handy, Bill O’Connell et Will Calhoun (US). Une première journée de haut niveau. Vidéos a venir de tous ces groupes.


Mardi le 16 janvier

Pour la 2e journée du Global Stage j’ai fait la découverte du Pan-African Jazz Project, une collaboration spéciale du Panama et de l’Égypte issue de la rencontre entre le pianiste égyptien Hishem Galal et la saxophoniste/DG du PJF/musicothérapiste panaméenne Patricia Zarate, entre autres. Nous vous présenterons bientôt une entrevue avec les deux et des extraits de concert de ce projet musical singulier. En 2e partie c’était les Shuffle Demons, un groupe canadien qui mit le feu aux poudres. Pour terminer au Global Stage on entendit le Tambo Jazz Collective qui explore la connection entre le jazz et le folkore panaméen. Un délice! A l’Ateneo le trompettiste Luis Carlos Pérez Band (Panama) présentait son latin jazz et une musique inspirée de la Nouvelle Orléans en 1e partie suivi de la chanteuse brésilienne Luciana Souza avec le Berkelee Global Jazz Institute qui nous offrait un jazz rythmé et des pièces du répertoire brésilien. Vidéos a venir de tous ces groupes.


Mercredi le 17 janvier

Au Global Stage Four On A Swing (Indes) lancent le bal avec de classiques du jazz, bebop et swing, suivi de Paulina Perez and Luna Mestiza (Chili) et pour terminer le groupe panaméen La Colectiva qui nous lance une funsion de jazz, de rock, de funk et musique afro-caribéenne. L’Ateneo est en relache pour la soirée et on quitte la Ciudad del Saber pour un des moments forts du PJF, la soirée de Gala au Centre de Convention Atlapa. L’honneur d’ouvrir la soirée reviens à Danilo Pérez et Luciana Souza qui nous interprètent Amores Como El Nuestro et Maybe A Bolero. Se joignent ensuite a eux le Berklee Global Jazz Big Band dirigé par le sympathique Bill Dobbins pour les pièces Começar de Novo et Flor de Lys. Wayne Shorter, Danilo Pérez, John Patitucci (basse) et Brian Blade (batterie) arrivent finalement sur scène pour 2 pièces qui durent environ 25 minutes d’un jazz wayneshorterien très dans le moment présent, tout à fait dans l’esprit de son plus recent album Without a Net, et un Wayne Shorter assez sobre et assis, le tout, il faut le dire, soutenu par un Brian Blade en puissance, inspiré et en grande complicité a Danilo et John. La soirée se termine avec le retour du Berklee Global Jazz Big Band, Danilo Pérez et deux icônes de la musique locale populaire la charismatique chanteuse panaméenne Sandra Sandoval et son frêre, le plutôt timide accordionniste Samy Sandoval pour trois pièces du répertoire latino, Hola Soledad, El Dia Que Me Quieras et Tu Me Vas à Llorar.

Pour la playlist de nos 22 vidéos du PJF 2017 : https://www.youtube.com/watch?v=q5_J7iD-Ihc&list=PLhISNlHAuZ3iQ7dYdDx4IQnmTzrqRugTj

Longue vie au Panama Jazz Festival!

Claude Thibault, éditeur
En direct du 15e Panama Jazz Festival.

pour en savoir plus : panamajazzfestival.com

 

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